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Chiapas, le retour du groupe paramilitaire « Paz y Justicia »

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Chiapas, le retour du groupe paramilitaire « Paz y Justicia »

Article de Luis Hernández Navarro, publié dans le quotidien mexicain La Jornada le 15 septembre 2020.

La terreur est de retour à Tila, Chiapas, manifestée par le réapparition du groupe paramilitaire Desarollo, Paz y Justicia [« Développement, Paix et Justice »]. Sans interruption, attaques à main armée, assassinats, barrages et de nombreuses autres agressions se succèdent à l'encontre des 836 membres des terres collectives ejidales qui viennent de récupérer leurs droits territoriaux.

Entre 1995 et 2000, le groupe Paz y Justicia avait assassiné dans la zone nord du Chiapas plus d'une centaine d'indigènes choles, procédé à l'expulsion de leur communauté de plus de 2000 paysans et de leurs familles, fait fermer 45 temples catholiques [1], perpétré des attentats contre les évêques Samuel Ruiz et Raúl Vera [2], abattu plus de 3000 têtes de bétail, et procédé aux viol de 30 femmes. Équipés d'armes lourdes, les paramilitaires contrôlaient les chemins, administraient les ressources publiques et occupaient les postes de pouvoir.

Le groupe civil armé comptait sur le soutien du général Mario Renán Castillo, chef de la septième Région militaire. Un porte-parole de l'institution militaire confessait – selon les dires du journaliste Jesús Ramírez Cuevas – que cette organisation constituait l'orgueil du général. Quelques jours avant que ce haut militaire n'abandonne son poste, il avait été salué et remercié par les leaders du groupe Paz y Justicia, avec des paroles empreintes de complicité et de remerciements. On ne vous oubliera jamais, Señor. Tout ce que vous avez fait pour nous, nous oblige à exprimer toute notre gratitude, lui firent-ils savoir.

Paz y Justicia constituait un acteur central dans la guerre de basse intensité orchestrée par le gouvernement d'Ernesto Zedillo contre l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN). Il cherchait alors à obtenir le contrôle territorial du couloir stratégique assurant la communication entre la région des cañadas chiapanèques et l'Etat du Tabasco [3], ainsi que de saboter, par le biais de la violence, le processus d'autonomie chol.

Le 2 juillet 1997, le gouvernement chiapanèque décidait de doter l'organisation Desarrollo, Paz y Justicia de 4 millions 600 mille pesos [200 000 euros] afin de mettre en place des projets agro-écologiques et productifs. Le document avait été ratifié par les chefs paramilitaires, l'ex-gouverneur Julio César Ruiz Ferro et Uriel Jarquín, sous-secrétaire du gouvernement du Chiapas. Le général Mario Renán Castillo l'avait ratifié en qualité de témoin d'honneur ( Masiosare, 21/12/1997).
Au-delà de ses liens militaires, l'initiative à la base de la formation de Paz y Justicia provenait d'associations d'éleveurs de la localité de Salto de Agua. Elle avait été fondée en mars 1995, et ses opérateurs politiques étaient constitués de dirigeants du Parti Révolutionnaire Institutionnel provenant de la municipalité de Tila. Selon un rapport publié par le Centre des Droits humains Fray Bartolomé de Las Casas, Salto de Agua, Palenque et Playas de Catazajá sont les municipalités de la zone nord du Chiapas comptant le plus de propriétés privées, et où les terres collectives ejidales et les communautés agraires représentent le plus faible pourcentage de la propriété de la terre.

Leur principal dirigeant, aujourd'hui en prison mais auparavant député du Parti Révolutionnaire Institutionnel, Samuel Sánchez Sánchez, expliquait que la création de Paz y Justicia s'était faite en réaction à la radicalisation observée dans l'orientation politique des sympathisants zapatistes et perredistes des communautés et des ejidos de Tila, Sabanilla, Salto de Agua et Tumbalá.

Les membres de Paz y Justicia faisaient partie de Solidaridad Campesino-Magisterial (Socama) [Solidarité paysans-instituteurs], une organisation à l'origine formée par l'équipe dirigeante de la section 7 du SNTE [Syndicat National des Travailleurs de l'Éducation] et un groupe dissident de la CNC [Confédération Nationale Paysanne], dirigé par Germán Jiménez. Le groupe, qui avait repris le nom du syndicat polonais Solidaridad, s'était étroitement associé aux luttes paysannes de la CNC au Chiapas. Il avait cependant entamé une dérive pro-gouvernementale à partir de la détention de ses principaux leaders en 1986. L'accession de Carlos Salinas de Gortari à la présidence du Mexique en avait fait le relais des organisations paysannes proches du gouvernement et, à partir du soulèvement zapatiste de 1994, en pépinière de groupes paramilitaires [4].

La reconstitution des communautés choles en tant que peuple et la construction de leur autonomie a derrière elle une longue histoire. Une histoire qui, dans sa phase moderne, passe de la lutte pour en finir avec le mosojüntel (« le temps où nous étions des serfs »), à la réforme agraire sous le président Lazaro Cardenas dans les années 30, qui avait permis la récupération de la terre, au retour à la production paysanne d'aliments de base, à la formation d'une église autochtone, à l'organisation de coopératives de café afin de s'approprier le processus productif, au soulèvement zapatiste, à la lutte électorale (1994 et 1995), et à la reconquête des ejidos et la formation de gouvernements autonomes.

Au début du 21e siècle, Paz y Justicia est temporairement rentré en disgrâce. Des conflits internes éclatèrent tout d'abord pour le contrôle des ressources économiques. Ensuite, certains de ses dirigeants furent incarcérés. Ils réussirent cependant à se redéployer dans la région, sous la couverture du Parti Vert Ecologique Mexicain (PVEM).

Dans les faits, les personnes responsables des attaques actuelles contre l'ejido Tila sont l'ancien président municipal Arturo Sánchez Sánchez et son fils Francisco Arturo Sánchez Martínez, respectivement frère et neveu de Samuel Sánchez Sánchez, toujours incarcéré. Ont aussi participé l'actuel maire Limbert Gutiérrez Gómez, du PVEM, ainsi que le délégué régional de Paz y Justicia et le secrétaire technique de l'Institut chiapanèque d'éducation des jeunes et des adultes, Óscar Sánchez Alpuche, en lien avec le secrétaire du gouvernement du Chiapas, Ismael Brito Mazariegos [5].

La réactivation de Paz y Justicia dans le nord du Chiapas ainsi que sa politique de terreur ne constituent pas un fait isolé. D'autres groupes paramilitaires ont ressurgi à Chenalhó, Chilón, Oxchuc et Ocosingo, immédiatement après l'annonce zapatiste de l'extension de leurs gouvernements autonomes et de leur refus de la construction du Train Maya. La guerre de contre-insurrection continue.

Twitter : @lhan55


[1] le groupe « Paix et Justice » est proche des obédiences évangéliques

[2] anciens évêques catholiques du Chiapas, Samuel Ruiz et Raúl Vera étaient profondément marqués par la théologie de la libération, et soutenaient le mouvement des « communautés ecclésiales de base » et de la « théologie indienne », très engagées politiquement pour le respect de l'autonomie, des droits territoriaux et des institutions collectives des communautés

[3] la région des cañadas, les « vallées », correspond aux parties de l'ancienne forêt lacandon situées le long des grands fleuves qui la traversent, et peuplées de communautés indiennes tzeltales, choles, tzotziles ou métisses qui furent – et restent encore aujourd'hui – extrêmement impliquées dans l'EZLN. L'Etat du Tabasco est quant à lui peuplé de nombreuses communautés choles et chontales, et bénéficie d'une importance stratégique du fait de ses grandes exploitations pétrolières. L'actuel président Lopez Obrador en est originaire

Communiqué du CNI-CIG en réaction aux événements qui se sont déroulés à Tila, au Chiapas

tags : chiapas, pl-fr,

Communiqué du CNI-CIG en réaction aux événements qui se sont déroulés à Tila, au Chiapas

Aux peuples du monde,
A la Sexta nationale et internationale,
Aux médias,

C'est avec douleur et rage que nous dénonçons la lâche attaque au cours de laquelle a été assassiné le compañero Pedro Alejandro Jiménez Pérez de l'ejido Tila, au Chiapas, le 11 septembre dernier, lorsque la population de Tila a été attaquée à l'arme lourde par le groupe paramilitaire "Paz y justicia", associé à des personnes liées à la mairie. Suivant l'accord de l'assemblée générale, la population allait libérer les blocages que ces groupes avaient installés sur les accès à la municipalité dans le but d'encercler notre village, là où les paramilitaires avaient détruit un portail de sécurité, le 25 août dernier [1].

En plus du compañero Pedro Alejandro, assassiné durant cette attaque, ont également été blessés par balles Medardo Pérez Jiménez, Ángel Vázquez Ramírez et Jaime Lugo Pérez.

Nous dénonçons le fait que le chef paramilitaire Arturo Sánchez Sánchez, son fils Francisco Arturo Sánchez Martínez ainsi que le président municipal Limber Gregorio Gutiérrez Gómez se sont consacrés à renforcer et à promouvoir l'action de groupes armés pour mettre fin à l'autonomie de l'ejido de Tila. Ils veulent le dépouiller au profit d'un prétendu "fonds légal", afin d'y installer leur centre de corruption et de pourriture et d'ouvrir la porte au contrôle narco-paramilitaire [2].

Par le biais de la dépossession territoriale et avec le soutien des trois niveaux du mauvais gouvernement, ils voudraient mettre fin à l'autonomie qui a tant coûté au peuple Chol de Tila, lequel est et sera pleinement reconnu par le Congrès national indigène et le Conseil indigène de gouvernement.

Ces attaques sont à resituer dans le contexte d'une activité accrue des groupes armés et d'une prolifération des paramilitaires autour des communautés composant le Congrès national indigène au Chiapas et autour des bases de soutien de l'Armée zapatiste de libération nationale, et visent à encercler, terroriser, déplacer et démanteler les peuples organisés.

Le parti Morena-Verde-PRI, qui n'en forme en réalité qu'un seul, s'est consacré à soutenir la violence, à semer la division, à armer les ennemis du peuple et à annoncer, par ses lâches attaques, l'intensification de la guerre ; elle vise à mettre fin à la vie collective des peuples et à en finir avec la digne résistance qui protège notre terre mère. Et, en tant que CNI-CIG, nous agirons en conséquence et en solidarité avec l'ejido de Tila.

Nous dénonçons la complicité cynique du gouvernement de l'État et du gouvernement fédéral, qui sont responsables de la violence croissante, et nous appelons le peuple du Mexique et les peuple du monde à se faire entendre pour arrêter la tragédie qui s'annonce.

Bien à vous

Septembre 2020

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples
Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès national indigène - Conseil indigène de gouvernement

source : Congrès National Indigène

Traduction collective


[1] après avoir détruit la présidence municipale de Tila le 25 décembre 2015 et chassé les partis politiques électoraux de leur territoire, les membres de l'ejido de Tila, propriétaires légitimes des 5000 hectares de terres du village et des champs environnants, ont dû faire face à de nombreuses menaces de répression armée. C'est suite à celles-ci et à la situation particulière due à l'épidémie de Covid que des portails de sécurité avaient récemment été mis en place par la population aux différentes entrées du bourg

[2] Bien que le territoire de l'ejido chol de Tila, composé de plus de 5000 hectares, soit reconnu par le gouvernement fédéral mexicain depuis 1934, la municipalité locale (métisse), auparavant située dans le bourg voisin de Petalcingo, a cherché depuis les années 60 à faire reconnaître sa souveraineté juridique sur le cadastre du bourg de Tila et de ses alentours, s'arrogeant illégalement le droit d'émettre des titres de propriété privée et y faisant payer des impôts de propriété foncière, alors que ces terres entrent normalement sous la souveraineté juridique et agraire de l'ejido.

Ce conflit entre administation métisse et indigène a également de fortes répercussions économiques, car Tila est un haut-lieu de pélerinage dans toute la région, du fait de la présence d'un "christ noir" et de la croyance en différents miracles locaux. La multiplication des commerces, hôtels, débits de boisson et autres négoces tenus par les caciques à la tête du pouvoir municipal a entrainé des tensions chaque fois plus fortes durant les trente dernières années, aboutissant à l'expulsion et à la destruction du palais municipal par la population en 2015, ainsi qu'à la mise en place d'un gouvernement local basé sur les us et coutumes indigènes. La reste du territoire municipal, bien plus vaste que l'ejido, est plus ou moins gouverné depuis par le bourg de Nuevo Limar situé dans les terres basses, où règnent les éleveurs et qui fut longtemps un fief du groupe paramilitaire "Paz y Justicia"

plus d'infos en espagnol sur le blog de la "Otra Tila"

Oficio del Comité Nacional para la defensa y Conservación de Los Chimalapas, acerca de tensa y delicada situación prevaleciente en la cabecera municipal de San Miguel Chimalapa, e

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Convocan a la 2a Accion Global contra la Guerra al EZLN los pueblos y la vida "Samir Vive" 16-20/09

tags : ezln, pl-fr,

 

2ª Acción Global contra la Guerra al EZLN, los Pueblos y la Vida: “Samir Vive”

Del 16 al 20 de septiembre. Según tus modos, calendarios y geografías, súmate y participa.

Al CCRI CG EZLN

Al Ejército Zapatista de Liberación Nacional.

A la Comisión Sexta del EZLN.

Al Congreso Nacional Indígena.

Al Concejo Indígena de Gobierno y su vocera, María de Jesús Patricio Martínez.

A la Sexta Nacional e Internacional.

A las Redes de Resistencia y Rebeldía en Apoyo al CIG

A los medios de comunicación, independientes, alternativos o como se llamen.

A las Resistencias y Rebeldías en todo el mundo que luchan contra el Capitalismo.

Al pueblo de México y al Mundo.

Hermanas y Hermanos.

“Pondrán cambiar el Capataz, los Mayordomos y Caporales,

pero el Finquero sigue siendo el mismo”, EZLN

Frente a la escalada de violencia, represión y ataques paramilitares de la Organización Regional de Cafeticultores de Ocosingo, ORCAO, en contra de las bases de apoyo del EZLN en el Municipio Autónomo “Lucio Cabañas” en Ocosingo en días pasados y los recientes ataques del grupo paramilitar “Paz y Justicia” en el Ejido Tila, que han dejado como saldo, el asesinado del compañero Pedro Alejandro Jiménez Pérez y heridos con armas de fuego, a los compañer@s Medardo Pérez Jiménez, Ángel Vázquez Ramírez y Jaime Lugo Pérez integrantes, además, del CNI-CIG.

on las Autonomías de los Pueblos y Comunidades Indígenas zapatistas, la organización y resistencia de los pueblos, barrios, tribus, naciones y comunidades del Congreso Nacional Indígena-Concejo Indígena de Gobierno, quienes se oponen a la imposición de los megaproyectos de muerte, como el Tren Maya, el Corredor Interoceánico, el Aeropuerto Internacional de Santa Lucía, el Proyecto Integral Morelos, La Refinería Dos Bocas y la militarización del país. Por lo anterior…

CONVOCAMOS

2ª Acción Global contra la Guerra al EZLN, los Pueblos y la Vida: “Samir Vive”

Del 16 al 20 de septiembre. Según tus modos, calendarios y geografías, súmate y participa.

Registra tu participación a: redcontralosmegaproyectos@gmail.com y usa el Hashtag: #FueraParamilitaresDeTerritorioZapatista

Herman@s.

Diversos colectivos, redes de resistencia y rebeldía, organizaciones e individu@s adherentes a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona, en México y el mundo, hemos decidido iniciar esta 2ª Acción Global, el día 16 de Septiembre para denunciar que la celebración de Independencia de l@s de arriba, representa para l@s de abajo, el despojo de la Vida, la militarización de los Territorios y la guerra contra los Pueblos; ante ello, nosotr@s decimos que: NO TENEMOS NADA QUE CELEBRAR EN EL DÍA DE LA INDEPENDENCIA, que no sea el “otro grito de la otra independencia que estamos levantando” SCIM. Cerraremos estas actividades el día 20 de septiembre, porque no olvidamos, no perdonamos y no traicionamos la memoria de nuestro hermano Samir Flores Soberanes, a quien el mandón le arrebató la vida por defender la Madre Tierra y luchar contra los Megaproyectos de muerte.

Finalmente, en el marco de esta 2ª Acción Global y en medio de la grave crisis de salud pública que ha provocado la Pandemia del COVID-19, no solamente se agrava la crisis económica y se incrementa el índice de desempleo, sino que, no hay indicios a mediano plazo de una pronta recuperación económica; más al contrario, miramos, una grave crisis en materia de Derechos Humanos y una violación sistemática a las garantías individuales; se institucionaliza, como política de Estado, la criminalización de la protesta social y se registra un incremento desmedido de los actos de represión a cargo de las autoridades de seguridad ciudadana estatal o federal, tal es caso de las compañeras que fueron reprimidas por tomar algunas sedes de la CNDH en los estados y la CDMX para demandar un alto a la violencia de género y la violencia feminicida en nuestro país. Así mismo, los recientes actos represivos contra los normalistas de Tiripetío Michoacán; la demanda de alto a los ataques paramilitares y del crimen organizado contra las organizaciones del CNI como el CIPOG-EZ y en la víspera de cumplirse seis años de la desaparición forzada de los 43 compañeros normalistas de Ayotzinapa, no hay Verdad y no hay Justicia para nuetrso hermanos. #FueElEstado y #NosFaltan43. AYOTZINAPA, 26 de Septiembre, súmate y participa, Marcha Nacional 16:00 Hrs., del Ángel de la Independencia al Zócalo

 

Atentamente

Zapata Vive, la Lucha Sigue!

Viva el Ejército Zapatista de Liberación Nacional

Por la Reconstrucción Integral de Nuestros Pueblos

Viva el #CNI, Viva el #CIG, Viva el #EZLN

No a los Megaproyectos de Muerte

Samir Vive, la Lucha Sigue

Convocan: Redes de resistencia y rebeldía, Colectivos, Organizaciones e individu@s

adherentes a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona



Appel à la 2ème Action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie "Samir vive"

tags : guerre, pl-fr,

Deuxième action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"

Du 16 au 20 septembre, rejoignez-nous et participez suivant vos habitudes, vos calendriers et vos géographies.

PDF - 304.7 ko

Appel à la 2ème Action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"

Au CCRI-CG de l'EZLN,
À l'Armée zapatiste de libération nationale,
À la commission Sexta de l'EZLN,
Au Congrès national indigène,
Au Conseil de gouvernement indigène et à sa porte-parole, María de Jesús Patricio Martínez,
À la Sexta nationale et internationale,
Aux réseaux de résistance et de rébellion en soutien au CIG,
Aux médias, indépendants, alternatifs ou quel que soit leur nom,
Aux résistances et aux rébellions qui, partout dans le monde, luttent contre le capitalisme,
Au peuple mexicain et au monde entier,

Sœurs et frères,

"On peut changer le contremaître, les valets et les caporaux, mais le grand propriétaire, lui, il reste le même", EZLN

Nous faisons face à une escalade de la violence et de la répression : attaques paramilitaires de l'Organisation régionale des producteurs de café d'Ocosingo (ORCAO) contre les bases de soutien de l'EZLN dans la municipalité autonome "Lucio Cabañas" à Ocosingo ces derniers jours ; récentes attaques du groupe paramilitaire "Paix et Justice" dans l'Ejido Tila, soldées par l'assassinat du compañero Pedro Alejandro Jiménez Pérez et les blessures par balles des compañer@s Medardo Pérez Jiménez, Ángel Vázquez Ramírez et Jaime Lugo Pérez, qui sont, en outre, membres du CNI-CIG.

Ces attaques font partie d'un plan contre-insurrectionnel conçu par les sphères gouvernementales pour encourager la prolifération de groupes paramilitaires, qui sont également liés au crime organisé. Cela sous les auspices du capital financier qui, dans une déclaration de guerre ouverte à l'EZLN, cherche à mettre fin à l'autonomie des peuples et des communautés indigènes zapatistes, à l'organisation et à la résistance des peuples, quartiers, tribus, nations et communautés du Congrès national indigène - Conseil de gouvernement indigène, qui s'opposent à l'imposition des mégaprojets de mort, tels que le train maya, le couloir interocéanique, l'aéroport international de Santa Lucia, le projet intégral Morelos, la raffinerie de Dos Bocas et la militarisation du pays. Pour tout cela...

Pour tout cela...

NOUS APPELONS À :

Une 2ème action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"

Du 16 au 20 septembre, rejoignez-nous et participez suivant vos habitudes, vos calendriers et géographies.

Inscrivez-vous comme participant à l'adresse suivante :

redcontralosmegaproyectos@gmail.com

Utilisez le hashtag : #FueraParamilitaresDeTerritorioZapatista

Frères et sœurs,

Divers collectifs, réseaux de résistance et de rébellion, organisations et individu.es adhérant à la Sixième déclaration de la forêt lacandone, au Mexique et dans le monde, ont décidé de lancer cette 2ème Action Globale le 16 septembre pour dénoncer la célébration de l'indépendance de celles et ceux d'en haut qui, pour celles et ceux d'en bas, représente la dépossession de la vie, la militarisation des territoires et la guerre contre les peuples ; face à cela, nous disons : NOUS N'AVONS RIEN À CÉLÉBRER LE JOUR DE L'INDÉPENDANCE, si ce n'est "l'autre cri de l'autre indépendance que nous élevons" (SCIM). Nous clôturerons ces activités le 20 septembre, car nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas et nous ne trahissons pas la mémoire de notre frère Samir Flores Soberanes, dont la vie a été prise par le patron pour avoir défendu la Terre Mère et lutté contre les mégaprojets de mort.

Enfin, dans le cadre de cette 2ème action globale et au milieu de la grave crise de santé publique causée par la pandémie COVID-19, non seulement la crise économique s'aggrave et le taux de chômage augmente, mais il n'y a pas de signes à moyen terme d'une reprise économique rapide. Par ailleurs, nous sommes face à une grave crise dans le domaine des Droits humains et à une violation systématique des garanties individuelles ; la criminalisation de la protestation sociale est institutionnalisée comme politique d'État et il y a une augmentation démesurée des actes de répression de la part des autorités de sécurité citoyenne des États ou de la Fédération, comme dans le cas des compañeras qui ont été réprimées pour avoir pris certains sièges de la CNDH dans les États et dans la Ville de Mexico afin d' exiger la fin de la violence de genre et des féminicides dans notre pays. Relèvent de cela aussi les récents actes de répression contre les étudiants de l'École Normale de Tiripetío dans le Michoacán ; et en témoigne encore la demande de mettre fin aux attaques des paramilitaires et du crime organisé contre les organisations du CNI telles que le CIPOG-EZ et, à la veille du sixième anniversaire de la disparition forcée des 43 compañeros de l'École Normale d'Ayotzinapa, il n'y a pas de vérité et il n'y a pas de justice pour nos frères.

#FueElEstado et #NosFaltan43.

AYOTZINAPA, le 26 septembre, rejoignez-nous et participez à la marche nationale à 16 heures, de l'Ange de l'indépendance au Zócalo.

Sincèrement,

Zapata vit, la lutte continue !

Vive l'Armée zapatiste de libération nationale

Pour la reconstruction intégrale de nos peuples

Vive le #CNI, Vive le #CIG, Vive l'#EZLN

Non aux mégaprojets de mort

Samir vit, la lutte continue

Convoqué par : Réseaux de résistance et de rébellion, collectifs, organisations et individu.es adhérent.es à la Sixième déclaration de la forêt lacandone

A noter aussi, qu'une importante caravane a été organisée par les communautés indigènes du Guerrero membres du CNI cette semaine, afin de dénoncer la répression narco-paramilitaire au Guerrero

Les Mexicaines se révoltent contre les violences envers les femmes

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13 septembre 2020 Par Marie Hibon

" Des militantes féministes et des mères de victimes occupent depuis début septembre les bureaux de la Commission nationale des droits de l’homme à Mexico. Un cri impérieux face à des institutions inefficaces et une violence contre les femmes toujours grandissante.
 
 


Mexico (Mexique).– La Commission nationale des droits de l’homme, située au 60, rue Republica de Cuba, dans le centre historique de la capitale mexicaine, n’est plus. Depuis la semaine dernière, le bâtiment a été rebaptisé « Casa de Refugio Ni Una Menos » (« Refuge “Pas une de moins” », d’après un slogan né en Argentine et généralisé en Amérique latine qui réclame que la violence machiste ne fasse pas une seule victime supplémentaire), comme le signale la bannière qui ceint désormais la porte d’entrée. 

Militantes féministes encagoulées et familles de victimes ont posé les pieds sur le bureau de la présidente, déplié des lits de camp, examiné les frigos bien garnis de la cuisine et se sont installées pour exiger que les autorités agissent enfin face à l’épidémie de violences qui secoue un pays où plus de dix femmes sont assassinées en moyenne chaque jour.

« On n’avait pas prévu de faire ça, c’est sorti de nulle part, de notre sentiment d’impuissance », relate Erika Martinez, 42 ans, qui campe à l’intérieur de l’institution depuis plus d’une semaine avec sa fille de 10 ans, abusée sexuellement par son ex-compagnon, qui les a mises à la rue après qu’Erika a porté plainte. Trois ans plus tard, le dossier n’a pas bougé d’un pouce.

À la Commission défilent habituellement des familles de victimes de violence ou de disparitions qui désespèrent de voir les autorités se saisir réellement de leur cas. La CNDH, une institution publique mais autonome, a pour but d’accompagner les victimes pour faire valoir leurs droits et d’émettre des recommandations non contraignantes auprès d’institutions de justice souvent incompétentes ou ouvertement récalcitrantes à agir. 

Mais pour beaucoup de familles qui traînent leurs dossiers de bureau en bureau depuis des années, les bénéfices de cet accompagnement ne se sont pas manifestés. « Rédiger des piles et des piles de rapports, ce n’est pas s’occuper de nous, si pendant ce temps on continue de souffrir de la même violence ! » claironnait une des résidentes de la « Casa Refugio » vendredi.
 

 

L’électrochoc est venu d’une mère épuisée, dont la fille a été agressée sexuellement dans son école alors qu’elle avait 4 ans. Marcela Aleman venait de l’État de San Luis Potosi, à plus de 350 km de la capitale, pour une réunion à la CNDH le mercredi 2 septembre. Après un entretien infructueux, la mère s’est arrimée à sa chaise, refusant de rentrer une fois de plus bredouille. Elle a passé la nuit dans la salle de réunion, face à la fenêtre, soutenue par des collectifs depuis l’extérieur du bâtiment.

« On s’est dit : pourquoi on reste dehors, alors qu’on pourrait faire la même chose de l’intérieur ? » relate Erika Martinez. Le vendredi, féministes et familles de victimes de violences prennent pacifiquement possession du bâtiment. Si les deux groupes divergent sur les demandes précises faites à la présidente de la Commission, Rosario Piedra – le collectif Ni Una Menos réclame sa démission ; les familles de victimes cherchent à ouvrir un dialogue –, les activistes ont en commun une colère immense et la ferme volonté de ne pas lever le camp avant d’avoir pu faire, enfin, valoir leurs droits.

« Nous avons obtenu de la ministre de l’intérieur que les autorités examinent attentivement chacun des dossiers que nous leur soumettrons », se réjouit Erika Martinez, avant d’ajouter : « Mais ce que nous cherchons, c’est que la justice s’applique enfin pour toutes, pas pour une poignée de privilégiées. Maintenant, ils seront bien obligés de toutes nous écouter ! »

Depuis le début de la semaine, des femmes en détresse viennent à la « Casa Refugio » déposer qui un mot, qui un dossier, auprès de ces militantes qui semblent avoir réussi à ouvrir au forcing un canal de communication avec des autorités sourdes aux requêtes par la voie officielle.

Elles y trouvent une oreille attentive et un colis alimentaire – les dons affluent depuis le début de l’action et les militantes distribuent pâtes, haricots, protections hygiéniques et jouets aux familles dans le besoin poussées à bout par la crise économique qui accompagne la pandémie.

Angelica a fait le trajet depuis Ecatepec, une immense municipalité délaissée à l’est de la capitale. Elle est menacée par son ex-compagnon violent, qui l’empêche de voir sa fille en bas âge depuis sept mois. « J’ai porté plainte, j’ai frappé à toutes les portes, mais tout ce que font les fonctionnaires, c’est se moquer de mon cas et me dire que je n’ai qu’à retirer ma plainte si je veux revoir ma fille », sanglote la jeune femme, son dossier sous le bras. « Personne ne veut m’écouter. Je suis venue ici pour qu’enfin on m’entende. »

Devant la « Casa de Refugio Ni Una Menos », à Mexico. © Sonia Madrigal Devant la « Casa de Refugio Ni Una Menos », à Mexico. © Sonia Madrigal

Au Mexique, « la médiatisation de ton dossier est la seule chose qui le fait avancer », rappelle Maria Elena Rios. À 27 ans, cette jeune saxophoniste prometteuse de Oaxaca se remet d’une attaque à l’acide sulfurique fomentée en septembre 2019 par son ex-compagnon, qui lui a brûlé 85 % du corps. Les autorités ont classé l’affaire en « blessures » avant que la pression médiatique ne les pousse à la requalifier en « tentative de féminicide », un crime automatiquement puni de prison.

Selon la jeune femme, l’émoi national et international qu’a suscité sa cruelle histoire est responsable des avancées obtenues – l’arrestation de quatre personnes, dont son ex-compagnon. « Soudain, les autorités sont disponibles pour travailler sur ton cas… » Un an après les faits, Maria Elena dénonce la lenteur de la justice alors qu’un suspect est toujours en fuite. 

« On va transmettre aux autorités une montagne de dossiers, pour qu’elles réalisent l’étendue de leur omission », renchérit Erika Martinez. 

Le président, Andrés Manuel Lopez Obrador, a reconnu « la douleur » des mères mais esquivé leurs revendications, préférant s’étendre sur « le vandalisme » des militantes de Ni Una Menos, qui ont décroché les austères portraits de présidents des murs de l’institution pour les grimer en icônes pop-punk. Ainsi, l’illustre Francisco I Madero, apôtre de la révolution mexicaine, arbore désormais un costume à fleurs, des cheveux mauves et des lèvres rouges.

« Comment le président peut-il s’indigner pour un tableau quand ma fille a été agressée sexuellement à 7 ans et que la justice ne fait rien ? » explose Erika Martinez. L’artiste auteur du tableau a personnellement appelé Erika pour lui faire don de l’œuvre en soutien à leur combat.

Depuis son arrivée au pouvoir, Lopez Obrador s’est montré largement insensible à l’une des plus importantes crises de son pays : la violence envers les femmes et l’impunité qui l’accompagne. Sous couvert d’austérité, il a par ailleurs réduit les subventions de plusieurs programmes consacrés à la lutte contre la violence envers les femmes. Alors que les chiffres des féminicides sont en augmentation constante ces dernières années, les Mexicaines ont accentué la pression avec des actions de plus en plus impérieuses.

Il y a un an, après l’agression sexuelle de deux mineures par des policiers, des manifestantes recouvraient les monuments de la capitale de slogans vert et mauve, tandis qu’un groupe de militantes radicales vandalisaient l’entrée du bureau du procureur et la station de métrobus la plus proche.

Enhardies par l’action des militantes de la capitale, des activistes féministes encagoulées ont réalisé plusieurs actions de soutien à travers le pays, bloquant l’accès de commissions des droits de l’homme locales. Mais plusieurs collectifs ont été confrontés à la répression des autorités.

À Ecatepec, la banlieue oubliée de Mexico où les femmes vivent dans la peur constante d’être agressées, les militantes qui occupaient la commission ont été violemment délogées par des forces de l’ordre, qui les ont frappées, menacées et emmenées au poste. « Dans la capitale, les manifestations sont normalisées. Mais manifester en banlieue, c’est avoir peur d’être agressée, violée, tuée », rappelait dans un tweet Yoali Zaret, féministe qui vit en périphérie de Mexico."


26 SEPTEMBRE / SOIRÉE DE SOLIDARITÉ AYOTZINAPA

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À l'occasion du 6ème anniversaire de la disparition forcée des étudiants d'Ayotzinapa et dans le cadre du festival du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, qui fête cette année son 25ème anniversaire, on vous invite à vous révolter avec nous !

SOIRÉE DE SOLIDARITÉ - RÉSISTER À LA VIOLENCE D'ÉTAT ET POLICIÈRE :
JOURNÉE DE SOUTIEN AUX LUTTES D'EN BAS EN FRANCE ET AU MEXIQUE

Samedi 26 septembre à partir de 16h
Au Théâtre Nout
7, rue du 19 mars 1962
93450 L'île Saint Dénis

https://www.facebook.com/events/2794211674192256/

AU PROGRAMME :

16h00 – Ouverture des portes

17h – Projection des documentaires « El eterno presente » (Le présent
éternel) d'Ignacio Rosaslanda et « À nos corps défendants » de Ian B.

18h00 - Débat autour des disparitions forcées au Mexique et des
violences policières en France avec la participation de Mathieu Rigouste
et des familles de victimes de violences policières.

20h00 - Soirée Musique Latine :

Billie Brelok
(Hip-hop engagé et féministe)

Sonora de Luchar
(Cumbia rebelle et combative)

– Jaraneros
(Son jarocho, Mexique)

– DJ Hayden
(Métissage electro & latino)

ENTRÉE PRIX LIBRE

Bar & repas solidaire sur place
Au menu : tacos végétariens et vegans.

Vente de livres, t-shirts, exposition photos/textes sur la 5ème Brigade nationale de recherches de personnes disparues (Veracruz, février 2020).

L'intégralité des fonds récoltés sera envoyée au Mexique pour soutenir la lutte des collectifs de familles de personnes disparues.


Le 26 septembre 2014, les 43 étudiants de l'École rurale normale d'Ayotzinapa (Mexique) ont disparu dans des conditions obscures. L'enquête menée par l'État, appelée « la vérité historique », a été démontée point par point par les experts indépendants de la Commission Interaméricaine des Droits Humains. La torture et la fabrication de preuves ont été des stratégies privilégiées par l'État mexicain pour camoufler la participation directe de la police et de l'Armée, au service des cartels locaux.

Six ans après, les familles continuent à exiger inlassablement la vérité et la justice sur cette affaire. « Les 43 » ne sont que la partie visible de l'iceberg : les chiffres officiels de la lutte contre le narcotrafic font état de plus de 275 000 morts et 73 201 disparu.e.s au Mexique depuis 1964, dont 98 % rapporté.e.s depuis 2006. Malgré l'alternance politique entamée il y a deux ans, le Mexique est toujours plongé dans une violence quotidienne et une crise des droits humains sans précédents depuis la Révolution mexicaine. Confrontées à l'inaction de l'État et au manque de moyens déployés par le gouvernement, qui a toutefois mis fin au mensonge d'État, les familles de disparu.e.s continuent à se mobiliser sans relâche partout dans le pays pour mener des recherches indépendantes et retrouver leurs êtres chers. Équipées de pelles et de pioches, ces familles sont devenues malgré elles d'infatigables chercheur.e.s de fosses clandestines. Elles font ainsi émerger la vérité de la terre en retrouvant celles et ceux qu'elles appellent leurs « trésors ».

La Otra Europa denuncia responsabiliza a AMLO por la guerra abierta contra el EZLN y las comunidades zapatistas

 

Al CCRI-CG EZLN

Al Ejército Zapatista de Liberación Nacional.

A la Comisión Sexta del EZLN.

Al Congreso Nacional Indígena.

Al Concejo Indígena de Gobierno y su vocera, María de Jesús Patricio Martínez.

A la Sexta Nacional e Internacional.

A las Redes de Resistencia y Rebeldía en Apoyo al CIG

A los medios de comunicación, independientes, alternativos o como se llamen.

A las Resistencias y Rebeldías en todo el mundo que luchan contra el Capitalismo.

Al pueblo de México y al Mundo.



12 de septiembre de 2020

Desde la Europa de abajo y a la izquierda, las organizaciones que formamos parte de la Red Europa Zapatista recibimos con mucha rabia e indignación las noticias que nos llegan desde México. En el contexto de pandemia mundial, tanto el Estado en sus tres niveles como los paramilitares y el narco, están intensificando la larga guerra que le tienen declarada a las, los y loas compañeras del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) y las comunidades insurgentes. En lo que va del año el Congreso Nacional Indígena (CNI) ha perdido a 7 de sus compañeros asesinados por el mal gobierno local, agresiones que aún no se han esclarecido. Abrazamos el dolor de su incalculable pérdida y junto a las, los y loas compas exigimos justicia y verdad, ya que no habrá perdón ni olvido.

Denunciamos la militarización del Estado de Chiapas y en concreto de los Municipios Autónomos Zapatistas, ya que además de atentar contra la Autonomía zapatista, en nada sirven para evitar los ataques del narco y los paramilitares a las bases de apoyo zapatista.

Desde nuestras latitudes reconocemos y señalamos al EZLN como un referente en la lucha por los derechos de la humanidad y el medioambiente que habitamos, y en particular, de las comunidades indígenas insurgentes. Hace ya casi 37 años que la valiente vida de este ejército del y para el pueblo plantó la semilla de esperanza en el pueblo mexicano y, tras darse a conocer en el levantamiento frente a la autoridad y contra los abusos del poder de 1994, la esperanza en que otro mundo es posible viajó a todo el mundo. Nos reconocemos y acogemos los aprendizajes de su historia, el ejemplo que suponen las comunidades zapatistas y sus 43 centros zapatistas que han roto tanto el cerco con el que el Mal Gobierno de López Obrador trata de exterminar la realidad alternativa que supone el zapatismo, como el Estado de Chiapas.

Igualmente vergonzoso aún nos resulta que recientemente medios propagandísticos traten de relacionar al EZLN con el narcotráfico. ¡Qué poco conocimiento tienen del zapatismo y de la prohibición del consumo de drogas y alcohol en el territorio zapatista, asumida por l@s milician@s, por las comunidades y por sus bases de apoyo! Gracias a éstos y al resto de principios zapatista, pueden afirmar con orgullo que durante los más de 26 años de zapatismo, ninguna mujer ha sido asesinada en los Municipios Autónomos. En un país donde las desapariciones, los feminicidios, el asesinato de periodistas, cuerpos de represión corruptos y paramilitares, sí, lo reafirmamos bien alto, el EZLN es un referente que además ha promovido el entendimiento y luchas comunes de los Pueblos Indígenas en el Congreso Nacional Indígena.  Quizás por eso, tanto el ejército como los paramilitares golpean duro a las y los miembros del CNI. Además del asesinato en 2019 de Samir Flores Soberanes este año se han sumado los más de 7 asesinatos de miembros del CNI.

Desde el pasado 11 de septiembre, 17 efectivos de la Guardia Nacional son investigados por el asesinato de Jessica Silva mientras se manifestaba, junto a su compañero herido de gravedad tras los disparos, contra el desvío de agua a Estados Unidos desde la represa "La Boquilla" Chihuahua.

Responsabilizamos al Gobierno de AMLO y al Estado en sus tres niveles de gestión por la guerra abierta contra el EZLN y las comunidades zapatistas, de los asesinatos que directamente cometen las fuerzas y cuerpos de represión del Estado; así como de los que comete el crimen organizado ante la indiferencia del Gobierno.

Además de la denuncia pública que realizamos el 26 de agosto contra los ataques de ORCAO que saquearon e incendiaron dos bodegas de maíz y café pertenecientes a bases de apoyo zapatistas, en el crucero Cuxuljá, entre Oxchuc y Ocosingo, en el municipio autónomo de Lucio Cabañas; señalamos igualmente los ataques al Ejido de Tila en los que el Ayuntamiento ha abatido las empalizadas que había levantado el Ejido para protegerse de la pandemia y en el último ataque  los paramilitares asesinaron a un compañero ejidatario e hirieron 3 más. También nos sumamos a la denuncia de los compañeros de San Salvador Atenco que han venido sufriendo agresiones por parte del grupo “Los Oaxacos”, presuntamente integrantes del grupo paramilitar Antorcha Campesina del Estado de México. Grupo que viene actuando contrainsurgentemente desde hace más de 30 años.

Por ello, no nos cansaremos de repetir que apoyamos la insurgencia contra el mal llamado progreso de los macroproyectos del Corredor Transístmico, el Plan Integral de Morelos y del mal llamado Tren Maya. Tampoco olvidamos que el próximo 27 de septiembre se cumplirán 6 años de la desaparición de los 43 estudiantes de Ayotzinapa, porque fue el Estado exigimos justicia y verdad de nuevo.

En estos días la Caravana Nacional por una Vida Digna para los Pueblos Indígenas ha llegado al Zócalo para exigir el cumplimiento de los acuerdos de dotación de servicios públicos como la sanidad en el Concejo Indígena y Popular de Guerrero – Emiliano Zapata (CIPOG-EZ).

Desde la Europa Zapatista, como parte de las Redes de Rebeldía y Resistencia,  nos sumamos a la Segunda Acción Global Contra la Guerra al EZLN, los Pueblos y la Vida, “Samir Vive” entre el 16 y 20 de septiembre. Tal y como acordamos, esta Segunda Acción Global comienza el día 16 de septiembre para denunciar que la celebración de Independencia de l@s de arriba representa para l@s de abajo el despojo de la Vida, la militarización de los Territorios y la guerra contra los Pueblos; ante ello, nosotr@s decimos, NOTENEMOS NADA QUE CELEBRAR EN EL DÍA DE LA INDEPENDENCIA, que no sea el “otro grito de la otra independencia que estamos levantando” SCIM. Las actividades se cerrarán el día 20 de septiembre porque no olvidamos, no perdonamos y no traicionamos la memoria de nuestro hermano Samir Flores Soberanes, a quien el mandón le arrebató la vida por defender la Madre Tierra y luchar contra los Megaproyectos de muerte.

Por nuestra parte, registramos esta denuncia en las Embajadas de México en Europa para exigir el Fin de la Guerra contra el EZLN, los Pueblos y la Vida, para que se la hagan llegar al Gobierno de López Obrador, porque cuando atacan al EZLN, atacan a la vida, y por lo tanto, nos atacan a toda la humanidad.

#FueraParamilitaresDeTerritorioZapatista

Colectivos y personas que forman la Red Europa Zapatista:

  1. Asamblea de Solidaridad con México. Valencia, País Valencia, Estado Español
  2. ASSI - Acción Social Sindical Internacionalista. Estado Español.
  3. Centro de Documentación sobre Zapatismo (Cedoz). Madrid, Estado Español
  4. Confederación General del Trabajo (CGT), Estado Español 
  5. Comitato Chiapas "Maribel". Bergamo, Italia
  6. Humanrights – Chiapas. Zurich, Suiza
  7. País Vasco
  8. Union syndicale Solidaires. Francia
  9. Y Retiemble. Madrid, Estado Español
  10. Adherentes a La Sexta. Barcelona, Estado Español
  11. Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai. Catalunya
  12. Espiral de solidaridad-Semilla de resistencia. Grecia
  13. Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista. Grecia
  14. Mut Vitz 13. Francia
  15. CSPCL (Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha). Paris, Francia
  16. Cooperazione Rebelde Napoli. Italia
  17. Grupo CafeZ y Casa Nicaragua. Lieja, Bélgica
  18. MUT-Vitz34
  19. Barcelona
  20. Espoir Chiapas
  21. Red Ya-Basta-Netz. Alemania
  22. Gruppe B.A.S.T.A. Münster, Alemania
  23. Carina Garcia Sanagustin. Barcelona, Catalunya

Appel à la 2ème Action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"

tags : guerre, pl-fr,

 


Deuxième action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"

 




Du 16 au 20 septembre, rejoignez-nous et participez suivant vos habitudes, vos calendriers et vos géographies.

Au CCRI-CG de l'EZLN,

À l'Armée zapatiste de libération nationale,

À la commission Sexta de l'EZLN,

Au Congrès national indigène,

Au Conseil de gouvernement indigène et à sa porte-parole, María de Jesús Patricio Martínez,

À la Sexta nationale et internationale,

Aux réseaux de résistance et de rébellion en soutien au CIG,

Aux médias, indépendants, alternatifs ou quel que soit leur nom,

Aux résistances et aux rébellions qui, partout dans le monde, luttent contre le capitalisme,

Au peuple mexicain et au monde entier,


Sœurs et frères,




"On peut changer le contremaître, les valets et les caporaux, mais le grand propriétaire, lui, il reste le même", EZLN




Nous faisons face à une escalade de la violence et de la répression : attaques paramilitaires de l'Organisation régionale des producteurs de café d'Ocosingo (ORCAO) contre les bases de soutien de l'EZLN dans la municipalité autonome "Lucio Cabañas" à Ocosingo ces derniers jours ; récentes attaques du groupe paramilitaire "Paix et Justice" dans l'Ejido Tila, soldées par l'assassinat du compañero Pedro Alejandro Jiménez Pérez et les blessures par balles des compañer@s Medardo Pérez Jiménez, Ángel Vázquez Ramírez et Jaime Lugo Pérez, qui sont, en outre, membres du CNI-CIG.


Ces attaques font partie d'un plan contre-insurrectionnel conçu par les sphères gouvernementales pour encourager la prolifération de groupes paramilitaires, qui sont également liés au crime organisé. Cela sous les auspices du capital financier qui, dans une déclaration de guerre ouverte à l'EZLN, cherche à mettre fin à l'autonomie des peuples et des communautés indigènes zapatistes, à l'organisation et à la résistance des peuples, quartiers, tribus, nations et communautés du Congrès national indigène - Conseil de gouvernement indigène, qui s'opposent à l'imposition des mégaprojets de mort, tels que le train maya, le couloir interocéanique, l'aéroport international de Santa Lucia, le projet intégral Morelos, la raffinerie de Dos Bocas et la militarisation du pays. Pour tout cela...

Pour tout cela...


NOUS APPELONS À :




Une 2ème action globale pour s'opposer à la guerre contre l'EZLN, les peuples et la vie : "Samir Vive"


Du 16 au 20 septembre, rejoignez-nous et participez suivant vos habitudes, vos calendriers et géographies.

Inscrivez-vous comme participant à l'adresse suivante : redcontralosmegaproyectos@gmail.com

Utilisez le hashtag : #FueraParamilitaresDeTerritorioZapatista


Frères et sœurs,




Divers collectifs, réseaux de résistance et de rébellion, organisations et individu.es adhérant à la Sixième déclaration de la forêt lacandone, au Mexique et dans le monde, ont décidé de lancer cette 2ème Action Globale le 16 septembre pour dénoncer la célébration de l'indépendance de celles et ceux d'en haut qui, pour celles et ceux d'en bas, représente la dépossession de la vie, la militarisation des territoires et la guerre contre les peuples ; face à cela, nous disons : NOUS N'AVONS RIEN À CÉLÉBRER LE JOUR DE L'INDÉPENDANCE, si ce n'est "l'autre cri de l'autre indépendance que nous élevons" (SCIM). Nous clôturerons ces activités le 20 septembre, car nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas et nous ne trahissons pas la mémoire de notre frère Samir Flores Soberanes, dont la vie a été prise par le patron pour avoir défendu la Terre Mère et lutté contre les mégaprojets de mort.


Enfin, dans le cadre de cette 2ème action globale et au milieu de la grave crise de santé publique causée par la pandémie COVID-19, non seulement la crise économique s'aggrave et le taux de chômage augmente, mais il n'y a pas de signes à moyen terme d'une reprise économique rapide. Par ailleurs, nous sommes face à une grave crise dans le domaine des Droits humains et à une violation systématique des garanties individuelles ; la criminalisation de la protestation sociale est institutionnalisée comme politique d'État et il y a une augmentation démesurée des actes de répression de la part des autorités de sécurité citoyenne des États ou de la Fédération, comme dans le cas des compañeras qui ont été réprimées pour avoir pris certains sièges de la CNDH dans les États et dans la Ville de Mexico afin d' exiger la fin de la violence de genre et des féminicides dans notre pays. Relèvent de cela aussi les récents actes de répression contre les étudiants de l'École Normale de Tiripetío dans le Michoacán ; et en témoigne encore la demande de mettre fin aux attaques des paramilitaires et du crime organisé contre les organisations du CNI telles que le CIPOG-EZ et, à la veille du sixième anniversaire de la disparition forcée des 43 compañeros de l'École Normale d'Ayotzinapa, il n'y a pas de vérité et il n'y a pas de justice pour nos frères.


#FueElEstado et #NosFaltan43. AYOTZINAPA, le 26 septembre, rejoignez-nous et participez à la marche nationale à 16 heures, de l'Ange de l'indépendance au Zócalo.


Sincèrement,

Zapata vit, la lutte continue !

Vive l'Armée zapatiste de libération nationale

Pour la reconstruction intégrale de nos peuples

Vive le #CNI, Vive le #CIG, Vive l'#EZLN

Non aux mégaprojets de mort

Samir vit, la lutte continue


Convoqué par : Réseaux de résistance et de rébellion, collectifs, organisations et individu.es adhérent.es à la Sixième déclaration de la forêt lacandone

Ejidatari@s de Tila en Alerta maxima frente al grupo de corte paramilitar y frente a los calomnias difundidas para confundir.

tags : alerta, pl-fr, tila,

Ejido de Tila, Chiapas México a 13 de septiembre del 2020.

DENUNCIA

Al pueblo de México y el mundo
Al congreso nacional indígena
Al consejo indígena de gobierno
A los medios de comunicación nacional e internacional
A las organizaciones sociales no gubernamentales
A la red contra la represión y solidaridad

Saludamos a todos y todas las organizaciones sociales que luchan por justicia y dignidad de parte de los ejidatarios y ejidatarias del ejido de Tila Chiapas que continúan en la construcción de su autonomía.

Denunciamos y condenamos enérgicamente la forma en que el Comité de Derechos Humanos de Base de Chiapas Digna Ochoa está manejando la información sobre el caso ejido Tila señalando a compañeros ejidatarios acerca de la desaparición de dos personas que posteriormente fueron encontrados sin vida en la localidad de Coquija zona alta a unos kilómetros fuera del perímetro del ejido que corresponde al ejido Tila no sin antes investigar claramente los hechos. Asimismo únicamente se está basando de las mentiras y no como sucedieron los hechos porque todo lo que se ha venido denunciando con anterioridad ni siquiera lo ha retomado e investigado que sucedieron en realidad.

Efectivamente los ejidatarios fueron atacados primero cuando se trasladaron al lugar a desbloquear las entradas y fueron recibidos a balazos por personas armadas dejando sin vida al joven Pedro Alejandro Jiménez Pérez y causando heridas a los compañeros Ángel Darinel Vázquez Martínez quien fue trasladado de urgencia a la Cd. De Villahermosa, Medardo Pérez Jiménez, Jaime Lugo Pérez, Isaías López Gómez entre otros. Quien provoco toda esta violencia es el C. Eleazin Bárcenas quien asesino al joven y mientras que los jóvenes que comandaba este señor empezaron a dispararles a los ejidatarios que se tuvieron que replegar al monte; sin embargo, los seguían persiguiendo y disparando y por eso se dieron los hechos lamentables.

Además señala a los sacerdotes que no tienen nada que ver con el conflicto que prevalece en el ejido de Tila ni mucho menos en los asuntos agrarios porque ellos son ajenos al ejido y el único delito que tienen los tres sacerdotes es pedir a favor de la paz y que no se deje llevar las personas a involucrarse en asuntos políticos y el no pronunciarse a favor de los provocadores contra el ejido de Tila encabezada por los CC. Arturo Sánchez Sánchez y Francisco Arturo Sánchez Martínez líderes paramilitares de paz y justicia ex presos que todo el tiempo incitan a la violencia entre otros ya mencionados en publicaciones anteriores que son personas provenientes de otros municipios y ejidos que han venido pisoteando los derechos de los ejidatarios.

Negamos rotundamente donde el Comité señala que existe planes de los ejidatarios para quemar viviendas cosa que es totalmente falso porque no abona en nada para preservar la paz. Los ejidatarios y ejidatarias han apostado siempre la paz y por eso desde que se declararon en autonomía conforme al art. 2 a) fracción II de la Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos retomando también el art. 39 han respetado a todos por igual sin molestar a nadie en sus domicilios y ni en su persona por eso no a todos los pobladores y avecindados se unieron a ese grupo de provocadores.

La lucha por la madre tierra y el territorio que han emprendido los ejidatarios ha sido pacifico tampoco se enfoca a quitar casas como lo manifiestan los seguidores de Francisco Arturo Sánchez Martínez porque no es el camino de la lucha de resistencia. Así también es falso que haya una ambulancia baleada para transportar a los heridos.

Por último el Comité de Derechos Humanos de Base Digna Ochoa de Chiapas señala al C. Gilberto Abraham excomisariado del ejido de Tila como los responsables de la desaparición del C. Luis Aparicio Parcero Martínez y Elidió Zenteno con personas del anexo sañoja sin tener pruebas de su dicho por lo que es tan reprobable hacer señalamientos que no ayudan en nada.

Seguimos en alerta máxima porque sabemos que el grupo de corte paramilitar encabezado por los CC. Arturo Sánchez Sánchez y Francisco Arturo Sánchez Martínez y de más que lo integran siguen organizándose para provocar a los ejidatarios en sus propias tierras.

ATENTAMENTE

TIERRA Y LIBERTAD

ÓRGANOS DE REPRESENTACIÓN

https://laotraejidotila.blogspot.com/2020/09/desmentimos-y-condenamos-una-vez-mas.html