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Campagne "une lettre de liberté pour Fredy Garcia", porte-parole du CODEDI Oaxaca

Campagne "une lettre de liberté pour Fredy Garcia"

La prison pour un combattant social est un autre champ de bataille.

La prison pour un combattant social est un autre champ de bataille. Les donjons du capital qui isolent le corps et la voix pour faire taire la justice n'ont pas pu faire plier l'esprit de rébellion d'un jeune homme en résistance. Encore moins celle d'un indigène lassé de l'injustice, déclaré ennemi, et militant constant de la défense et de la promotion des droits des peuples indigènes et de leur autonomie.

Fredy García, un jeune camarade membre du Comité de défense des droits indigènes CODEDI, a été injustement emprisonné en novembre 2019. Fredy demandait justice pour les camarades du CODEDI assassinés, et la réponse a été la prison.

Cinq camarades avaient été abattus sur ordre du gouvernement et des hommes d'affaires ; assassinés après une table de dialogue avec le gouverneur Alejandro Murat Hinojosa. Un autre a été tué à Barra de la Cruz alors qu'il travaillait dans son taxi ; un autre a été roué de coups etexpulsé de sa maison puis assassiné dans un terrain vague et son corps laissé là, sans vie. Ces crimes restent dans l'impunité la plus absolue : le parquet et le gouverneur n'ont fait qu'entraver le processus d'enquête, et pire, ils criminalisent la protestation d'une organisation indigène qui ne se lasse pas de réclamer justice.

Les preuves de l'innocence de Fredy sont claires. La manière dont il a été jugé est louche : acheter des témoins et empêcher les témoignages en sa faveur de se présenter. Il s'agissait d'une audience organisée et manipulée par le gouvernement et par des personnes jouissant d'une impunité totale, comme Aída Martínez Moreno, qui occupe actuellement, de manière illégitime, le poste de présidente municipale de Santiago Xanica. Ricardo Luria, cacique du PRI qui a déjà été président illégitime, tout comme Aída, son allié ; Oscar Valencia, député de Loxicha, toujours présent dans les crimes contre ceux qui s'opposent à sa rapacité et à son autoritarisme.

L'État cherche quelqu'un pour payer les coups durs que le CODEDI lui a portés avec ses actions de lutte, son organisation et sa grande force sociale : des victoires qu'il a remportées avec les 45 communautés qui sont unies dans ce comité de défense. Ce n'est pas la première fois qu'un membre du CODEDI est emprisonné pour avoir manifesté. Dans des communiqués précédents, nous avons raconté l'histoire de la lutte indigène dans le sud-est de Oaxaca et la participation active de ses membres malgré les persécutions et les menaces, car la lutte des hommes et des femmes des hauts plateaux de Oaxaca est inlassable.

Tant que l'inégalité sociale prévaudra pour les peuples et les communautés indigènes, il y aura des protestations et des manifestations, il y aura une lutte anticapitaliste. Tant que le territoire et les ressources naturelles continueront à être vendus, il y aura des mouvements sociaux et des peuples qui se battront pour la terre et le territoire, pour leurs droits, pour la culture et l'autodétermination.
La prison est faite pour ceux qui sont inadaptés à un système homogène. Dès ses débuts, elle a enfermé derrière les barreaux les meilleurs défenseurs, les femmes les plus rebelles qui, dans leurs paroles, dénoncent l'injustice avec vérité et courage. La prison est aujourd'hui pleine d'hommes et de femmes qui se battent pour leur peuple, pour leur famille, pour leurs égaux, pour les droits du travail, pour l'autonomie, pour la liberté d'expression.

Nous ne pouvons pas rester silencieux lorsque nous voyons nos camarades intimidés pour avoir crié la vérité. De la côte aux montagnes, les banderoles et les affiches, les slogans, les justes revendications du peuple se lèveront à nouveau parce que la lutte continue, jusqu'à ce que nous voyions un nouveau monde fleurir sur la liberté et la justice.

La prison pour un combattant social est un autre champ de bataille, une bataille que livre quotidiennement Fredy à l'intérieur de la prison de Tanivet, où il dénonce les abus dont sont victimes ses codétenus, l'insalubrité et le manque d'attention médicale pour les malades du covid. Fredy García, comme des centaines d'autres prisonniers, a fait grève à l'intérieur de la prison et a gagné. Il a reçu des punitions et des représailles pour s'être levé et s'être organisé, comme ce fut le cas le 10 juillet 2020 entre 22 heures et 22 h 40, lorsqu'il a été battu par des gardiens dans la prison de Tanivet à Tlacolula. Quand il a essayé de demander ce qui se passait, ils lui ont dit "tu n'as pas le droit de parler, nous avons des ordres d'en haut", et ils l'ont emmené dans un endroit isolé dans la zone des casiers et ont continué à le frapper. Il est resté dans cette zone isolée jusqu'au 12 juillet, date à laquelle il a été emmené dans une cellule différente de celle où il se trouvait, le séparant ainsi de la population carcérale.

Grâce aux actions immédiates des défenseurs des droits de l'homme, ces outrages ont pu être dénoncés à temps et ainsi éviter la torture à laquelle le camarade était soumis. Malgré tout cela, Fredy García lève son poing gauche derrière les barreaux et crie sa liberté. Il continue de dénoncer les conditions de ses codétenus dans cette pandémie et ne cessera de le faire jusqu'à sa libération. Lorsqu'il sortira de prison, nous sommes sûrs que nous le reverrons dans les caravanes de paysans, dans les marches et les manifestations de rue ; dans les blocages et les blocages des agences et des autoroutes fédérales ; dans les assemblées et les ateliers d'éducation populaire, parce que la justice ne se demande pas et ne se mendie pas, elle s'exige et se fait.

Ne laissons pas Fredy seul dans ce moment difficile pour lui, sa famille et ses camarades de lutte. Rejoignons-le en lui envoyant notre parole de solidarité pour qu'il puisse continuer à se battre. Fredy n'est pas le seul prisonnier indigène injustement emprisonné, il y a des centaines de prisonniers dans le monde pour avoir exigé le respect et la réalisation de leurs droits. Pour cette raison, nous appelons les collectifs, les organisations, les syndicats, les médias libres et communautaires, et les individus qui luttent depuis leurs tranchées à envoyer un message d'encouragement à notre camarade.

Nous invitons tout le monde à se joindre à cette campagne de correspondance anti-prison qui débute aujourd'hui, en signe de soutien mutuel et d'accompagnement de la lutte de Fredy García et de celle de tous les prisonniers politiques au Mexique et dans le monde.

A bas les prisons ! Vive les peuples indigènes !
Vive la lutte populaire et combative !

Comité pour la défense des droits indigènes CODEDI
Radio Machete
Collectif des médias libres "Tequio Libertario".

source : Campagne "une lettre de liberté pour Fredy Garcia"

Soutien au prisonnier politique indigène Yaqui Fidencio Aldama

tags : pl-fr, yaqui,

pour impression en A4 :

Communiqué annonçant le lancement d'un site web bilingue de soutien au prisonnier politique indigène Yaqui, Fidencio Aldama, et un appel à la solidarité dans la lutte pour sa liberté.

Il y a plus de quatre ans maintenant, notre compañero indigène yaqui Fidencio Aldama a été arrêté par le gouvernement mexicain et enfermé dans une cellule de prison à Ciudad Obregón, Sonora, dans le nord du Mexique. Dans le cadre d'une machination flagrante, il a été accusé de meurtre sans l'ombre d'une preuve, et le système judiciaire l'a condamné à quinze ans et six mois. Sa punition a toutefois moins à voir avec un crime qu'il n'a pas commis qu'avec l'engagement inébranlable dont lui et sa communauté de Loma de Bácum ont fait preuve dans leur résistance à un gazoduc empiétant sur leurs terres sans leur consentement.

La société Sempra Energy, basée à San Diego et opérant par le biais de sa filiale mexicaine IEnova, a utilisé toutes sortes de tactiques douteuses pour tenter de faire passer son projet de gazoduc Sonora Pipeline sur le territoire des Yaqui. Après avoir échoué à acheter les autorités traditionnelles de Loma de Bácum, comme elle l'a fait dans les sept autres communautés Yaqui environnantes, la compagnie énergétique s'est tournée vers la violence physique, envoyant un groupe armé à Loma de Bácum le 21 octobre 2016 pour briser l'organisation et la résistance de la communauté. Au cours de l'attaque, un individu a été tué. Fidencio a été arrêté six jours plus tard lorsqu'il s'est présenté volontairement pour être interrogé sur sa version des événements de cette journée. L'État n'a pas tenu compte du fait qu'en tant que membre de la garde traditionnelle Yaqui, il portait une arme d'un autre calibre que celle qui a infligé la blessure, ni d'autres preuves contredisant l'accusation. Le message se voulait clair : accepter le pipeline ou faire face à la violence, à l'intimidation, à l'emprisonnement, voire à la mort.

Ces dernières années, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador (AMLO) et son administration ont tenté d'utiliser leurs stratégies de cooptation et de clientélisme pour donner le feu vert à des projets d'extraction néolibéraux, non seulement sur le territoire des Yaqui, mais dans tout le pays. Actuellement, le gouvernement promet de restituer les territoires traditionnels Yaqui à la tribu, tandis que Fidencio Aldama reste dans une cellule de prison à Ciudad Obregón pour avoir défendu ces mêmes territoires contre la destruction. Le régime d'AMLO, avec sa rhétorique progressiste vide de sens de la "Quatrième Transformation", a clairement l'intention de renforcer le contrôle de l'État et d'étendre l'accumulation du capital sur le territoire Yaqui, tout en sapant l'autodétermination des Yaqui.

La section Guaymas-El Oro du gazoduc de Sonora, qui cherche à traverser le territoire des Yaqui, fait partie d'un réseau plus vaste de gazoducs et d'infrastructures énergétiques transportant le gaz naturel extrait des États-Unis vers le Mexique. L'extraction et le transport du gaz dans toute la région frontalière font partie de la dépossession, du pillage et de la destruction continus de multiples territoires indigènes sur lesquels les États-Unis et le Mexique ont été illégitimement fondés. Si l'emprisonnement de Fidencio et la lutte à Loma de Bácum peuvent sembler localisés, ils ont de profondes ramifications régionales et mondiales.

Pour contribuer à cette lutte, nous sommes heureux d'annoncer le lancement d'un nouveau site web bilingue espagnol/anglais afin d'étendre les efforts de solidarité avec Fidencio Aldama, sa famille et la communauté de Loma de Bácum. Vous y trouverez des informations et des mises à jour sur le cas de Fidencio et le travail en cours pour obtenir sa liberté. Vous pouvez également écrire une lettre à Fidencio, télécharger des documents textuels et visuels relatifs à son affaire, ou faire un don à son fonds de solidarité - un moyen direct de contribuer aux frais de justice et d'apporter un soutien matériel à Fidencio et à sa famille. Cet appel est lancé aux personnes du monde entier pour qu'elles s'impliquent et fassent leur la lutte pour la liberté de Fidencio.

Restez en contact avec nous en suivant le site Web, en vous inscrivant à notre liste d'annonces ou en nous envoyant par courriel vos réflexions, questions ou idées.

Site web : Fidencioaldama.org

Courriel : fidenciolibre@protonmail.com

TRIPTIQUE EN FRANCAIS/ pour impression en A4 :

Solidarité avec les prisonniers politiques indigènes mazatèques d'Eloxochitlán de Flores Magón

tags : pl-fr, prisonniers,

Compte-rendu des récentes actions menées à Oaxaca en solidarité avec les prisonniers politiques indigènes mazatèques d'Eloxochitlán de Flores Magón.

Le vendredi 19 mars, des membres de la famille et des amis des sept prisonniers politiques indigènes mazatèques d'Eloxochitlán de Flores Magón, dans l'État de Oaxaca, ont mené une série d'actions dans la vallée centrale de l'État de Oaxaca pour réclamer la libération des prisonniers et la fin de la répression politique contre les membres de l'assemblée communautaire. Plus de six ans se sont écoulés depuis que la majorité des prisonniers ont été arrêtés, et ils restent en prison sans verdict de culpabilité ni condamnation. Plusieurs autres membres de la communauté accusés des mêmes chefs d'inculpation sous les mêmes (absences de) preuves ont déjà été libérés. L'État n'a pas voulu reconnaître ce manque de preuves et libérer le reste des prisonniers, retardant continuellement l'avancement de leurs affaires devant les tribunaux afin de maintenir les compañeros en prison - une indication claire de la nature politique de leur emprisonnement.

Dans la matinée du vendredi 19 mars, une conférence de presse s'est tenue sur la place centrale de la ville de Oaxaca, au cours de laquelle l'équipe juridique a fourni des informations sur l'évolution des affaires judiciaires et sur l'évidente corruption politique qui maintient les compañeros en prison. Des anciens détenus de la communauté étaient également présents, partageant leurs expériences derrière les barreaux et exprimant leur solidarité avec ceux qui restent emprisonnés. Des banderoles ont été accrochées et des cris ont été entendus pour demander la libération des prisonniers et la fin de la répression de l'État contre les formes d'organisation autodéterminées de la communauté indigène mazatèque.

Le groupe s'est ensuite rendu à Ciudad Judicial, un complexe de tribunaux et d'autorités judiciaires à San Bartolo Coyotepec, dans l'État d'Oaxaca. Là, ils ont bloqué l'entrée principale des installations et ont interrompu les activités pendant quelques heures, exigeant des tribunaux qu'ils prennent des mesures pour libérer les prisonniers. Plusieurs membres des familles ont témoigné dans leur langue maternelle, le mazateco, de leur expérience de l'accompagnement de leurs proches emprisonnés et de la répression de l'État en tant qu'indigènes. Les actions ont été menées par des femmes indigènes : filles, partenaires et autres membres de la famille des compañeros emprisonnés.

Les arrestations à Eloxochitlan de Flores Magón découlent d'un violent conflit qui a eu lieu en décembre 2014 dans la municipalité, lorsque les membres de la communauté se sont réunis en assemblée pour élire leurs autorités municipales. L'assemblée communautaire a été attaquée par une autre faction de la communauté, historiquement soutenue par les intérêts des partis politiques, avec l'intention de briser l'organisation de l'assemblée communautaire, et d'installer des dirigeants locaux et des formes d'organisation plus favorables au pouvoir et au contrôle de l'État.

Depuis l'attaque, l'une des victimes présumées, Elisa Zepeda Lagunas, a gravi les échelons de l'appareil du pouvoir politique, devenant d'abord présidente municipale d'Eloxochitlán de Flores Magón, puis membre du Congrès de l'État de Oaxaca pour le parti MORENA. Elle est actuellement en lice pour être réélue au Congrès de l'État. Elisa Zepeda Lagunas n'a cessé d'user de son pouvoir politique, utilisant son parti politique et ses relations gouvernementales pour influencer les tribunaux et maintenir les compañeros en prison, tout en cherchant à étendre la société carcérale par le biais de la législation de l'État de Oaxaca.

Pendant les actions, les membres de la famille et de la communauté ont promis de revenir avec plus de force si des mesures ne sont pas prises rapidement par les tribunaux pour libérer les prisonniers politiques. Avec la pandémie de covid-19, l'urgence est plus grande que jamais, car plusieurs prisonniers d'Eloxochitlán ont déjà contracté la maladie, et tous restent en danger dans les différentes prisons de l'État de Oaxaca.

Déclaration de la défense juridique :

Le 14 décembre 2014, nos compañeros Omar Hugo Morales Alvarez, Herminio Monfil Avendaño, Fernando Gavito Martinez, Jaime Betanzos Fuentes et Alfredo Bolaños Pacheco ont été détenus illégalement en violation de leurs droits humains et civils. Divers crimes ont été fabriqués contre eux, accusés d'homicide aggravé contre Manuel Zepeda Lagunas, ainsi que de tentative d'homicide contre Elisa Zepeda Lagunas (actuelle députée du parti MORENA). Avec ces accusations, le dossier juridique 02/2015 a été construit dans le tribunal de district de Huautla de Jimenez, Oaxaca. À la suite d'un long processus juridique, et après diverses années de lutte inlassable des membres de la famille, des prisonniers politiques et de la défense légale, la majorité des prisonniers ont été exonérés du crime d'homicide aggravé. Il a été clairement démontré qu'il s'agit d'une accusation fausse et fabriquée.

En 2018, les compañeros Isaias Gallardo Alvarez et Francisco Duran Ortiz ont été placés en détention. Contre Isaias, ils ont fabriqué le crime d'homicide aggravé pour la mort de Gustavo Estrada Andrade dans le dossier juridique 55/2014 au tribunal de district de Huautla de Jimenez, Oaxaca. Ils ont accusé le second compañero, Francisco Duran Ortiz, d'avoir commis un homicide aggravé sur Manuel Zepeda Lagunas, ainsi qu'une tentative d'homicide sur Elisa Zepeda Lagunas.

En 2015, une autorité fédérale du premier tribunal de district du treizième circuit - un tribunal auxiliaire de Xalapa, Veracruz - a statué sur l'appel, 311/ 2015, qu'il n'existe aucune preuve qui prouve la responsabilité des personnes accusées dans le dossier juridique 02/2015. Avec ce jugement, dix-huit résolutions ont été obtenues en faveur des compañeros et compañeras qui ont été faussement accusés. Cependant, Alfredo Bolaños Pacheco et Francisco Duran Ortiz, malgré toutes les preuves, restent accusés d'homicide aggravé contre Manuel Zepeda Lagunas. Herminio Monfil Avendaño, Fernando Gavito Martinez et Jaime Betanzos Fuentes ont été libérés, mais au moment d'obtenir leur liberté, un autre mandat d'arrêt a été exécuté contre eux pour tentative d'homicide sur Elisa Zepeda Lagunas. Cette nouvelle arrestation a été effectuée de manière frauduleuse, ce qui constitue clairement un exercice abusif du pouvoir politique. Une fois encore, ils sont en détention provisoire malgré l'absence totale de preuves.

Dans le cas des compañeros Omar Hugo Morales Alvarez et Isaias Gallardo Alvarez, le 2 décembre 2019, un rapport a été publié par le docteur Guadalupe Chavez Espinoza, expert en médecine légale. Il y a été déterminé que la cause de la mort de Gustavo Estrada Andrade est incompatible avec l'accusation qui maintient nos compañeros en prison.

Il y a deux ans, les prisonniers ont présenté ces preuves de leur innocence. Cependant, le pouvoir judiciaire n'a donné aucune suite.

Face à ce retard systématique de procédure de la part de la Cour suprême de l'État de Oaxaca, nous avons fait appel aux autorités fédérales pour la protection des droits civils et humains de nos compañeros. Nous demandons à nouveau à la Cour suprême de l'État de Oaxaca d'autoriser la libération immédiate de nos prisonniers politiques. Il a déjà été prouvé dans la procédure pénale que les crimes ont été préfabriqués contre les compañeros et qu'ils ne sont pas responsables de ce qui leur est reproché.

Communiqué du prisonnier indigène en lutte au Chiapas, Marcelino Ruíz Gómez, exprimant sa solidarité avec la lutte pour la liberté des sept prisonniers politiques d'Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca :

21 mars 2021

CERSS n° 10

Comitán, Chiapas, México

À l'armée zapatiste de libération nationale
À la société civile nationale et internationale
A la Sexta Nationale et Internationale
Au Congrès National Indigène
Au Conseil de gouvernement indigène
Aux médias
Aux croyants
Aux organisations indépendantes
Aux peuples du Mexique et du monde

Frères et sœurs, compañeros, compañeras, compañeroas, je vous envoie des salutations fraternelles depuis mon espace de résistance derrière ces quatre murs.

J'exprime ma solidarité avec la demande de libération immédiate des sept prisonniers politiques d'Eloxochitlán de Flores Magón. Ils sont injustement emprisonnés sur la base d'accusations préfabriquées.

Le gouvernement a utilisé la prison pour réprimer le peuple et faire taire les voix de ceux qui réclament leurs droits - une stratégie d'intimidation des peuples autochtones.

C'est pourquoi nous demandons que la Cour suprême de l'État de Oaxaca se saisisse de cette question, car il y a des mères, des épouses et des enfants qui souffrent pour les membres de leur famille emprisonnés. Il y a la tristesse et le désespoir, conséquence de l'injustice et de l'inégalité.

J'envoie un salut très spécial à chacun des membres de la famille de chaque prisonnier. Je partage vos sentiments et votre lutte, votre chemin, jusqu'à ce que nous soyons libres.

Libérez les prisonniers en lutte !

Sincèrement,

Marcelino Ruíz Gómez

source : It's going down, média anarchiste américain

trad deepl et 7NubS

tract :

Soutenons le Voyage pour la Vie des Zapatistes en Europe!

tags : pl-fr,

10, 15,20€ voire plus... n'hésitez pas à faire un don en ligne pour permettre aux comp@s zapatistes de connaître nos luttes et partagez autour! 

 

Le 5 octobre 2020, après 27 années de résistance et de construction d’un
autre monde, l’Armée zapatiste de Libération Nationale (EZLN) a annoncé
officiellement qu’une délégation allait quitter le Mexique et partir à la
rencontre des peuples des 5 continents.




Première étape : l’Europe !

Ce sont plusieurs companer@s de l’EZLN mais aussi du congrès national indigène et du Front des Villages en Défense de l’Eau et de la Terre, majoritairement
des femmes, qui veulent briser la résignation, semer l’espoir et ébranler
à nouveau le statu quo du système...

Ils et elles déclarent :

"Nous sommes des zapatistes, porteur.euses du virus de la résistance et de la rébellion."
En savoir plus sur la venue des zapatistes

Les rencontres, qu’elles et ils vont provoquer par leur venue, visent à
nous renforcer mutuellement "en bas à gauche" partout en Europe et
construire de nouveaux ponts entre les luttes du monde entier et entre
toutes celles et ceux qui, comme elles et eux, luttent pour la vie. Il
s’agit de se relier, de s’écouter et d’apprendre les un.es des autres.

Une campagne Européenne de collecte de fond est lancée pour participer
collectivement à leur venue.

L’argent collecté servira en premier aux frais d’organisation, de
logistique (traductrices-teurs, assurances médicales...) et de déplacement
à l’intérieur de l’Europe, ainsi qu’en soutien à certains territoires qui
ne peuvent pas couvrir les frais (cas de la Sibérie pour une rencontre des
peuples autochtones) et enfin à la poursuite de leur voyage autour du
monde...

Pour en savoir plus sur ce "voyage pour la vie", rendez vous sur la page
Hello Asso suivante :

https://www.helloasso.com/associations/une-montagne-en-haute-mer/collectes/la-route-pour-la-vie-2021

Contact : umehm@riseup.net
(c’est le mail de l’association "une montagne en haute mer", créée pour
mettre en place et relayer la collecte au niveau national)

P.S. Partout en Europe, de très nombreuses organisations, collectifs,
associations, groupements en lutte se sont mis en réseau pour leur
répondre avec enthousiasme que nous les accueillons et nous construisons
jour après jour, toutes et tous ensemble, le voyage et les rencontres pour
cet été ! rejoignez nous !

Journée internationale des prisonnier.e.s politiques

tags : pl-fr,

Le CSPCL et le Collectif Paris Ayotzinapa seront présent au rassemblement organisé à Paris, le 17 avril dans le cadre de la Journée internationale des prisonnier.e.s politiques

17 avril - Journée internationale des prisonnier.e.s politiques

Venez nombreuses nombreux !

Solidarité internationale et de classe avec les prisonnier.e.s politiques

Rassemblement

Le samedi 17 avril 2021 ­- Place de la Réunion (Paris 20e) ­- 14h Prises de paroles, tables de presse…

Palestine - Corse - Euskal Herria - Sahara occidental - Kurdistan - Chili - Mapuche - Mexique - Mumia Abu Jamal - Leonard Peltier - Georges Ibrahim Abdallah - Antifascisme - Guerre sociale - Luttes féministes…

En hommage à Ghjuvanni (militant CNT-Education 93 / Associu Sulidarità / CSPB) qui nous a quittés… organisé par le STE 93 et le Secrétariat International de la CNT, avec le soutien du Collectif du 17 avril

et la participation de : Associu Sulidarità - Corsica, Comité de solidarité avec le peuple basque (CSPB), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, GUPS-France (Palestine), Collectif national pour la libération de Mumia Abu-Jamal, Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) / Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-France), Terre et Liberté pour Wallmapu-Mapuche, Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA), Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F), Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités (USTKE), Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), Collectif Paris-Ayotzinapa, Campagne de solidarité aux pres@s du 18 octobre au Chili, Comité de soutien au mouvement Rifain (CSMR- Ile de France), FreeKoulchi, Campagne des artistes pour la libération de Tadjadit et des prisonniers politiques en Algérie, La Lucha en RD Congo, Comité Vérité et Justice pour Adama (Campagne pour la libération de Bagui Traoré), Collectif Libérons-les (prisonnier.e.s antifascistes)

Rassemblement déposé

Port du masque obligatoire et respect des normes sanitaires

CSOA Il Molino menacé d'expulsion !

tags : molino, pl-fr,

Le CSOA Il Molino est un centre social occupé et un espace auto-géré de suisse italienne né dans la ferveur du soulèvement zapatiste, il y a 25 ans, à Lugano en Suisse italienne. Depuis lors, c'est un lieu incontournable du mouvement social et de la contre-culture de la région du Tessin, qui a toujours joué le rôle de caisse de résonnance et de solidarité avec les luttes de là-bas et d'ailleurs, et tout particulièrement du Mexique, au travers de ses festivals du piment rebelle et bien d'autres initiatives.

Si l'on touche un de nos espaces, on touche tout le monde ! Solidarité avec les espaces occupés ! Battons-nous pour que le CSOA Il Molino continue d'exister et aidons à diffuser la solidarité !

CSOA Il Molino menacé d'expulsion !

Anonim* compagn*, amic* che restate,le verità sociali da forti propagate.È questa la vendetta che noi vi domandiam.È questa la vendetta che noi vi domandiam.("Addio Lugano bella", Pietro Gori, 1895)

Traduction : Anonymes, camarades, amiExs qui restez.Les vérités sociales par les fortExs propagées.Voici la revanche que nous vous demandons.Voici la revanche que nous vous demandons. (Traduction d'un extrait de “addio Lugano Bella”, d'Alberto Gorin 1895.

Après la répression de la manif du 8 mars “contre le patriarcat, le racisme et l'islamophobie” à la gare de Lugano, au cours de laquelle la police a utilisé du spray au poivre et des matraques contre les manifestant.e.s [1], les membres de différents partis politiques (Lega dei Ticinesi, UDC, PLR) et les médias locaux ont déclenché une véritable campagne en faveur de l'expulsion du Molino.

Le 18 mars 2021, lors d'une conférence de presse, le maire Marco Borradori et le vice-maire Michele Bertini ont communiqué la décision de la ville de Lugano : la mairie accorde au Molino 20 jours pour quitter les lieux du centre social, un délai après lequel une expulsion pourrait avoir lieu.

Le message est clair : dans un paradis fiscal comme Lugano, on ne veut pas tolérer un espace qui ne suit pas les lois du profit capitaliste. Dans une ville où il y a une banque à chaque coin de rue, cela doit-il nous surprendre ?

Nous invitons tout le monde à se mobiliser, chacun.e.x suivant sa propre fantaisie et son imagination, chaque geste est important.

Il n'y a aucune certitude sur la date d'expulsion, mais les 20 jours sont écoulés et le 18 avril, il y aura les élections. Pour certains candidats, l'expulsion de Molino est l'un des chevaux de bataille de la campagne électorale. Mieux vaut donc être prêt.e.s !

C'est pourquoi, à partir de samedi 10 avril, on commencera une période de mobilisation “anti-expulsion” avec des activités chaque jour et une présence solidaire de l'aube au crépuscule pour réaffirmer que nous sommes là et que nous restons là !

IL MOLINO NON SI TOCCA !

En cas d'expulsion, nous lançons les rendez-vous suivants :

Le jour même : devant le Molino et en ville. Le samedi suivant l'expulsion : manif en ville a Lugano.

Pour plus d'info :
frecciaspezzata.noblogs.org
inventati.org/molino
telegram : CONTROINFORMA-TI (t.me/controinformati)

Avec rage et avec amour : communiqué post-non-manif

Communiqué du Centre Social Occupé Autogéré (CSOA) Il Molino, Lugano, Ticino suite à la répression du 8 mars 2021.

Tessin/Sud des Alpes | 19 mars

Ma réponse au racisme est la colère. J'ai vécu avec cette colère, en l'ignorant, en m'en nourrissant, en apprenant à m'en servir avant qu'elle ne détruise mes idéaux, et ce, la plus grande partie de ma vie. Autrefois, je faisais tout cela en silence, effrayée par le poids d'un tel fardeau. Ma peur de la colère ne m'a rien appris. Votre peur de cette colère ne vous apprendra rien, à vous non plus.

(Audre Lorde, "De l'usage de la colère : la réponse des femmes au racisme“. Titre original "The Uses of Anger. Women Responding to Racism”)

Dans de nombreux endroits cette année, les marches féministes du 8 mars ont été fortement réprimées : Zurich, Barcelone, Mexico. Néanmoins, dans le monde entier, la signification historique et revendicative de cette journée a donné lieu à des marches déterminées, des actions perturbatrices, des tags sur les murs, des barrages routiers, des manifestations nocturnes, des flash mobs et bien d'autres choses encore. Les pratiques de revendications féministes et antiracistes inclusives deviennent de plus en plus un élément de rupture et de déconstruction du système hétéropatriarcal, masculin et blanc.

A Lugano, lundi 8 mars, en tant que CSOA Molino nous avons appelé à un cortège autodéterminé et rebelle contre le patriarcat, le racisme et l'islamophobie ! Car - nous le rappelons - c'est précisément dans le patriarcat que nous identifions les racines historiques et structurelles de l'oppression et de toutes les formes de discrimination et de racisme. Une manifestation appelée "8 mars", également pour ramener d'autres contenus que ceux qui l'ont transformé en un jour de fête vide et de célébrations annexes du système capitaliste.

Un cortège, également organisé en prévision du vote du dimanche 7 mars, concernant la dissimulation du visage. Comme toujours, nous ne souhaitons pas entrer dans la logique institutionnelle et la farce du vote, mais il nous a semblé essentiel de visibiliser notre opposition. Car - pour celleux qui ne se souviennent pas ou ne veulent pas se souvenir quand on parle en vain de "démocratie" - ce sont les lois racistes (dont la loi "anti-burqa" pourrait être une version moderne), le fascisme et le nazisme qui naissent dans les parlements démocratiques et dans le vide conceptuel et instrumental de la légalité. Mais si une loi est injuste, elle est contestée. Et nous sommes convaincuExs que les lois racistes, patriarcales et discriminatoires doivent être contestées comme nous le voulons, où nous le voulons et de n'importe quelle manière !

Celle de lundi a été une non-manifestation participée et pleine d'interventions. Un moment de rue a commencé avec des interventions, des slogans et des contenus clairs. Nous avons parlé de féminicides, de doubles peines pour les femmes migrantes, des effets de l'hétéropatriarcat sous nos latitudes, des lois racistes, du traumatisme de l'isolement carcéral, des expériences d'autodéfense des femmes kurdes au Rojava et des féminismes communautaires dans le monde. On a parlé de contrôle et de sécurité, d'autodéfense et de rébellion. Une centaine de personnes ont traversé la non-manifestation, bloquée dans la gare : des enfants traversant le Molino, des personnes de la communauté kurde et de diverses autres communautés, cultures et milieux, des représentants de collectifs de solidarité avec les migrantExs, de jeunes étudiantExs.

Si l'idée était celle d'un cortège masqué, communicatif et déterminé qui devait traverser l'une des villes les plus contrôlées et gardées de Suisse, sa réalisation - étant donné le dispositif répressif massif mis en place par les autorités - a été rendue impossible. Un déploiement de policiers en tenue anti-émeute, prévisible et provocateur, a accueilli et encerclé dès le début, dans une situation de nervosité et d'incertitude, les militantExs et les participantExs solidaires.

Si l'idée était celle d'un cortège masqué, communicatif et déterminé qui devait traverser l'une des villes les plus contrôlées et gardées de Suisse, sa réalisation - étant donné le dispositif répressif massif mis en place par les autorités - a été rendue impossible. Un déploiement de policiers en tenue anti-émeute, prévisible et provocateur, a accueilli et encerclé dès le début, dans une situation de nervosité et d'incertitude, les militantExs et les participantExs solidaires.

L'intention était immédiatement claire et le dispositif un avertissement limpide : aujourd'hui, aucune manifestation - par ordre clair de la mairie - ne doit avoir lieu dans les rues de Lugano. Et le degré de réaction des personnes présentes n'a que peu d'importance : personne ne devait sortir indemne de cette nasse. Qu'il s'agisse d'un contrôle d'identité, d'une fouille, d'une provocation, l'appareil répressif a continué jusqu'à arriver à l'énième prétexte pour mettre en péril l'expérience d'autogestion du Centre Social.

Dans ce contexte, et après plus d'une heure de blocage, la tentative de se diriger vers le seul espace laissé libre par le dispositif (environ 70 agentExs en tenue anti-émeute !), n'était rien d'autre que la volonté de reprendre notre souffle et de tenter de porter dans les rues de la ville les revendications du 8 mars. Les 5 pas nécessaires pour avancer vers le cordon policier, juste pour sortir de la nasse, ont été définis - par les flics et les médias - comme une charge des manifestantEXs. Avec pour résultat des coups de matraque, du spray au poivre et divers coups de pied.

Le 8 mars, à Lugano - la ville où, il y a quelques années, le maire de la Ligue italienne, Marco Borradori, recevait en souriant l'hommage floral de l'homme d'affaires sexiste et macho Philippe Plein - plusieurs femmes ont été battues, touchées, poussées, repoussées, insultées, aspergées, menottées par des policiers homme-cis. Et une jeune fille arrêtée s'est même vu arracher son hijab !

Jusqu'à la farce finale : les 40 dernières personnes ont été encerclées par 50 flics en tenue anti-émeute. La police, matraque à la main - après que nous ayons refusé l'ordre “de sortir un par un, pièce d'identité à la main et mains sur la tête” (sic !) - dans un tourbillon de violence gratuite et vindicative, s'active avec diverses saisies éclair pour nous prendre un par un, lourdement matraqués, frappés, assommés et menottés. Avec tout le corollaire d'insultes dénigrantes, de mains dans le nez et de coups de pied bien placés tout en étant écraséExs au sol, le visage forcé contre l'asphalte, par de multiples agentExs.

Nous ne sommes certainement pas surprisExs par le traitement de l'appareil répressif de l'État, dont nous savons en fait qu'il est fondé sur le contrôle et la violence. Tout comme nous ne sommes pas surprisExs par l'énième représentation dramatique mise en scène contre le Molino à la veille de chaque campagne électorale. Toutes ces scènes, déjà vues en 2012, 2016 et 2020, sont prises comme excuses pour salir le Molino. Une fois les élections terminées, silence absolu : tant que l'on reste enferméExs dans les murs de l'ancien abattoir, sans déranger la ville vitrine, tout se passe bien...

Il est cependant toujours amusant, lorsque l'on vit certains fait en tant que protagonistes, de lire et d'écouter les récits, les opinions et les analyses superficielles des journalistes et des politicienNexs de tous les partis. Une comédie plutôt tragique, étant donné la pauvreté des arguments avancés. Et il bien que les bars et restaurants soient fermés et les apéros proscrits, les discours entendus ressemblent de plus en plus à des bavardages du classique "Bar des Sports” du coin, plutôt qu'à des prises de position de celleux qui se vantent de promouvoir des versions impartiales, comme les journalistes, ou par celleux qui, en bon politicienNex, utilisent leur autorité pour cracher des jugements en vain.

Les doigts anxieux, nerveux et tambourinant sur la table de Teleticino, pendant l'émission propagandiste "Matrioska, de l'obersturmbannsführer Norman Gobbi, ne laissent donc pas trop de doutes : à l'intérieur des institutions la nervosité est latente et le désir d'y aller fort semble établi.

"Falta lo que falta” (il faut ce qu'il faut), disaient les ancienNexs. En 2021, cela fera 25 ans que l'expulsion violente de la fête du printemps dans le parc Tassino a conduit à l'occupation des moulins Bernasconi. Ce sera également le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Aujourd'hui plus que jamais, avec l'aggravation de l'obscurité, avec les dangereux retours de l'histoire et avec un avenir dont les possibilités libératrices seront de plus en plus réduites, il est nécessaire de s'inspirer et de reprendre ces expériences révolutionnaires, véritablement émancipatrices et de rupture visant à la création d'autres mondes possibles.

Avec détermination, complicité et beaucoup d'amour. Mais - si nécessaire - aussi avec des pierres et des bâtons. On se voit dans la rue. Nous sommes là et nous restons là.


L'assemblée du CSOA il Molino

article republié de renversé, média libre de suisse romande


[1] voir communiqué plus bas

2 membres du CDH Frayba kidnappés près de Kuxulja

tags : 2, frayba, pl-fr,

 


San Cristóbal de La Casas, Chiapas, México 
13 avril 2021 Action Urgente N°3



Privation arbitraire de liberté des membres de Frayba 

Le Centre des droits de l'homme Fray Bartolomé de Las Casas, A.C. (Frayba), a été informé que deux de ses membres ont été kidnappés alors qu'ils se rendaient dans la ville de Palenque, au Chiapas. À l'heure actuelle, nous ne savons pas où ils se trouvent.


Le 12 avril 2021, vers 7 heures du matin, les défenseurs des droits humains Lázaro Sánchez Gutiérrez et Victórico Gálvez Pérez ont quitté les bureaux de Frayba à bord d’une camionnette Hillux blanche à destination de Palenque, au Chiapas, dans le but de participer à une réunion de travail avec les membres de l'organisation Pueblos Autónomos por la Defensa de los Usos y Costumbres (PADUC) ainsi que les membres des familles des détenus.

Vers 21h00 ce même jour, Frayba a été informé que le défenseur des droits humains Lázaro Sánchez Gutiérrez avait appelé sa famille depuis un numéro inconnu, indiquant que lui et son compagnon Victórico Gálvez se portaient bien, qu'ils se trouvaient dans la ville de San Felipe, près de Kuxulja, municipalité d'Ocosingo, et pour qu'un membre de sa famille vienne, en véhicule privé, apporter une certaine somme d'argent à 8h00 ce matin 13 avril.

Il est important de souligner que, dès les premiers instants, les autorités étatiques et fédérales ont eu connaissance des faits, mais qu'elles n'ont jusqu'à présent pas donné d'informations claires sur la situation.

Face à ces événements malheureux, Frayba exprime son inquiétude et condamne fermement ces actes d'intimidation, d'agression et l'enlèvement de M. Lázaro Sánchez Gutiérrez et M. Victórico Gálvez Pérez. Nous n'omettons pas de mentionner que ces actes se produisent dans un contexte de criminalisation des défenseurs des droits de l'homme au Mexique et d'accusations contre le Centre des droits de l'homme Fray Bartolomé de Las Casas. Nous lançons un appel urgent à l'État mexicain pour qu'il procède à une enquête exhaustive et impartiale sur la privation arbitraire de liberté de Lázaro Sánchez et Victórico Gálvez afin de garantir la vie, la liberté, la sécurité et l'intégrité de nos compagnons.

Nous lançons un appel à la solidarité nationale et internationale et nous vous demandons de signer cette action urgente disponible sur www.frayba.org.mx et d'écrire aux autorités mexicaines pour qu'elles s'engagent à mettre en œuvre des mesures de sécurité pour l'exercice du droit de défendre les droits de l'homme.

Lic. Andrés Manuel López Obrador. Presidente Constitucional de México. Palacio Nacional-Plaza de la Constitución s/n. Patio de Honor - 2° Piso. Col. Centro. Delegación Cuauhtémoc. Cd. de México CP: 06066. Fax. (+52) 55 5093-4800, 55 5093-5300 Exts. 4103/4882.800- 080-1127 Atención Ciudadana. 
Correo: amlo@presidencia.gob.mx y gobmx@funcionpublica.gob.mx Twitter: @lopezobrador_

Lic. Olga Sánchez Cordero. Secretaria de Gobernación de México. Bucareli 99, Edificio Cobian. 1er. piso. Col. Juárez. Delegación Cuauhtémoc. Ciudad de México. C.P. 06600. Fax: (+52) 55 5093 34 14. Correo: secretario@segob.gob.mx Twitter: @M_OlgaSCordero

Lic. Alejandro de Jesús Encinas Rodríguez. Subsecretaría de Derechos Humanos, Población y Migración. Bucareli 99, Edificio Cobian. 1er. piso. Col. Juárez. Delegación Cuauhtémoc. C.P. 06600. Ciudad de México. Fax: (+52) 55 5128-0000 Ext. 33077 Correo: ajencinas@segob.gob.mx y projasm@segob.gob.mx Tuiter: @A_Encinas_R

Lic. Rosario Piedra Ibarra. Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos. Edificio “Héctor Fix Zamudio”, Blvd. Adolfo López Mateos 1922, 6°piso. Col. Tlacopac San Ángel. Delegación Álvaro Obregón. Ciudad de México. C.P. 01040. Fax: (+52) 0155 36 68 07 67. Correo: correo@cndh.org.mx Twitter: @CNDH. 

Lic. Rutilio Escandón Cadenas. Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas. Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas, 1er Piso Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009. Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México. Fax: +52 961 61 88088, + 52 961 6188056; Extensión 21120. 21122. Correo: secparticular@chiapas.gob.mx Twitter: @RutilioEscandon 

Lic. Victoria Cecilia Flores Pérez. Secretaria General de Gobierno en Chiapas. Palacio De Gobierno, 2o. Piso, Centro C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas. Conmutador: (961) 61 8 74 60 Ext. 20003. Correo: secretariaparticular.sgg@gmail.com 

Lic. Juan José Zepeda Bermúdez. Presidente de la Comisión Estatal de Derechos Humanos. Avenida 1 Sur Oriente S/N, Edificio Plaza, 3er y 4to piso, Barrio San Roque C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas. Conmutador: (961) 602 89 80; 961-60289-81 Ext. 206; Lada sin costo 01800-55-282-42Fax: (961) 60 2 57 84. Correo: presidencia@cedh-chiapas.org

En route vers l'Europe...

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En route vers l'Europe...

Commission Sexta de l'EZLN

Mexique

Le 10 avril 2021

Aux personnes, groupes, collectifs, organisations, mouvements, coordinations et peuples originaires en Europe qui attendent notre visite,
À la Sexta nationale et internationale,
Aux réseaux de résistance et de rébellion,
Au Congrès national indigène,
Aux peuples du monde,
Sœurs, frères et compañer@s :

Ce 10 avril 2021, les compañer@s qui constituent le premier groupe de délégué.es dans notre Traversée pour la Vie, chapitre Europe, se sont réuni.es dans le « Semillero Commandante Ramona » [1]. Il s'agit de la délégation maritime.

Lors d'une petite cérémonie, selon nos us et coutumes, la délégation a reçu le mandat des peuples zapatistes pour porter au loin notre pensée, c'est-à-dire notre cœur. Nos délégué.e.s ont un grand cœur. Il s'agira non seulement d'embrasser celles et ceux qui, sur le continent européen, se rebellent et résistent, mais aussi d'écouter et d'apprendre de leurs histoires, de leurs géographies, de leurs calendriers et de leurs façons de faire.

Ce premier groupe restera en quarantaine pendant 15 jours, isolé dans le Semillero afin de s'assurer qu'il n'est pas infecté par le dénommé COVID-19 et de se préparer pour le temps de la traversée en mer. Pendant ces deux semaines, elles et ils vivront à l'intérieur de la réplique du bateau que nous avons construite au Semillero.

Le 26 avril 2021, elles et ils partiront vers un port de la République du Mexique. Il.les arriveront au plus tard le 30 avril et monteront à bord du bateau que nous avons baptisé « La Montaña ». Pendant deux ou trois jours et trois nuits, elles et ils resteront à bord du navire, et le 3 mai 2021, jour de la Sainte Croix, Chan Santa Cruz [2], le navire La Montaña partira avec nos camarades en destination des côtes européennes, pour un voyage qui devrait durer 6 à 8 semaines [3]. On estime que dans la seconde moitié du mois de juin 2021, elles et ils seront devant les côtes européennes.

À partir de ce 15 avril 2021, depuis les 12 caracoles zapatistes, nos compañer@s des bases d‘appui réaliseront des activités pour saluer la délégation zapatiste qui, par mer et par air, se rendra vers la géographie appelée « Europe ».

Dans cette partie de ce que nous avons appelé « La traversée pour la vie, chapitre Europe », les délégué.es zapatistes rencontreront celles et ceux qui nous ont invité.es pour parler de nos histoires mutuelles, de nos douleurs, de nos rages, de nos réussites et de nos échecs. Jusqu'à présent, nous avons reçu et accepté des invitations des pays suivants :

Allemagne,
Autriche,
Belgique,
Bulgarie,
Catalogne,
Sardaigne,
Chypre,
Croatie,
Danemark,
Slovénie,
État espagnol,
Finlande,
France,
Grèce,
Pays-Bas,
Hongrie,
Italie,
Luxembourg,
Norvège,
Pays basque,
Pologne,
Portugal,
Royaume-Uni,
Roumanie,
Russie,
Serbie,
Suède,
Suisse,
Turquie,
Ukraine.

  • -

À partir d'aujourd'hui, le Sous-commandant insurgé Galeano publiera une série de textes dans lesquels il vous parlera des membres de la délégation maritime zapatiste, des travaux réalisés, de certains problèmes que nous avons rencontrés, etc.

En résumé, nous sommes déjà en route pour l'Europe.

C'est tout pour le moment.

Depuis les montagnes du Sud-est mexicain.
Sous-commandant insurgé Moisés.
Commission Sexta de l'EZLN.

Mexique, avril 2021

source : Enlace zapatista

construccion.mp4 from Enlace Zapatista on Vimeo.

ceremonia.mp4 from Enlace Zapatista on Vimeo.


[1] NdT : "semillero" : pépinière. Le semillero Comandante Ramona est un espace construit au sein du caracol de Morelia, l'un des 12 centres politico-culturels des territoires zapatistes, qui a notamment servi à accueillir les rencontres internationales des femmes qui luttent

[2] Note CSPCL : Chan Santa Cruz, "la petite croix" ou la "croix qui parle", est le culte autochtone établi suite au soulèvement insurrectionnel maya de 1847. De 1850 à 1901, un véritable état maya s'était mis en place sur toute la partie de la péninsule du Yucatan appelé aujourd'hui le Quintina Roo, voire même au-delà. Malgré la terrible extermination dont les mayas insurgés ont alors été victimes durant cette période - évalué à plus de 200 000 morts - le culte de Chan Santa Cruz a perduré depuis lors, et donne lieu chaque année à des festivités traditionnelles dans les villages mayas du Yucatan.

[3] Note CSPCL : La date du 3 mai est hautement symbolique, car c'est le 3 mai 1518 que le conquistador espagnol Juan de Grijalva, à la recherche d'esclaves, débarquait sur l'île de Cozumel, rebaptisée "Santa Cruz de Puerta Latina", et où eu lieu la première messe catholique sur des terres mexicaines. C'est également le 3 mai 1901 que l'armée fédérale mexicaine envahissait et détruisait "Chan Santa Cruz", la capitale de l'Etat maya rebelle, après cinquante ans d'affrontements militaires. C'est enfin ce 3 mai 2021 que Lopez Obrador, actuel président du Mexique, prétend demander pardon aux peuples mayas pour la guerre d'extermination menée contre eux par le gouvernement mexicain durant toute la seconde moitié du 19e siècle. Avec toute l'hypocrisie de la construction, par le même gouvernement, du "tren maya", gigantesque mégaprojet de réaménagement capitaliste de tout le sud-est mexicain.

Les Zapatistes annoncent le départ d'une délégation vers l'Europe dès le 26/04

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En route vers l’Europe… Commission Sexta de l’EZLN

+ d'infos

+ Campagne de don Francophone

Le 10 avril 2021



Aux personnes, groupes, collectifs, organisations, mouvements, coordinations et peuples originaires en Europe qui attendent notre visite,

À la Sexta nationale et internationale,

Aux réseaux de résistance et de rébellion,

Au Congrès national indigène,

Aux peuples du monde,

 


 

 



Sœurs, frères et compañer@s :

 



Ce 10 avril 2021, les compañer@s qui constituent le premier groupe de délégué.es dans notre Traversée pour la Vie, chapitre Europe, se sont réuni.es dans le « Semillero Commandante Ramona » (Semillero : pépinière, ndt). Il s’agit de la délégation maritime.

 



Lors d'une petite cérémonie, selon nos us et coutumes, la délégation a reçu le mandat des peuples zapatistes pour porter au loin notre pensée, c'est-à-dire notre cœur. Nos délégué.es ont un grand cœur. Il s'agira non seulement d'embrasser celles et ceux qui, sur le continent européen, se rebellent et résistent, mais aussi d'écouter et d’apprendre de leurs histoires, de leurs géographies, de leurs calendriers et de leurs façons de faire.



Ce premier groupe restera en quarantaine pendant 15 jours, isolé dans le Semillero afin de s'assurer qu'il n'est pas infecté par le dénommé COVID 19 et de se préparer pour le temps de la traversée en mer. Pendant ces deux semaines, elles et ils vivront à l'intérieur de la réplique du bateau que nous avons construite au Semillero.



Le 26 avril 2021, elles et ils partiront vers un port de la République du Mexique. Il.les arriveront au plus tard le 30 avril et monteront à bord du bateau que nous avons baptisé « La Montaña ». Pendant deux ou trois jours et trois nuits, elles et ils resteront à bord du navire, et le 3 mai 2021, jour de la Sainte Croix, Chan Santa Cruz, le navire La Montaña partira avec nos camarades en destination des côtes européennes, pour un voyage qui devrait durer 6 à 8 semaines. On estime que dans la seconde moitié du mois de juin 2021, elles et ils seront devant les côtes européennes.



À partir de ce 15 avril 2021, depuis les 12 caracoles zapatistes, nos compañer@s des bases d‘appui réaliseront des activités pour saluer la délégation zapatiste qui, par mer et par air, se rendra vers la géographie appelée « Europe ».



Dans cette partie de ce que nous avons appelé « La traversée pour la vie, chapitre Europe », les délégué.es zapatistes rencontreront celles et ceux qui nous ont invité.es pour parler de nos histoires mutuelles, de nos douleurs, de nos rages, de nos réussites et de nos échecs. Jusqu'à présent, nous avons reçu et accepté des invitations des pays suivants :



Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Catalogne, Sardaigne, Chypre, Croatie, Danemark, Slovénie, État espagnol, Finlande, France, Grèce, Pays-Bas, Hongrie, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays basque, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Roumanie, Russie, Serbie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine.



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À partir d'aujourd'hui, le Sous-commandant insurgé Galeano publiera une série de textes dans lesquels il vous parlera des membres de la délégation maritime zapatiste, des travaux réalisés, de certains problèmes que nous avons rencontrés, etc.



En résumé, nous sommes déjà en route pour l'Europe.



C'est tout pour le moment.

 

 






Depuis les montagnes du Sud-est mexicain.



Sous-commandant insurgé Moisés.



Commission Sexta de l'EZLN.



Mexique, avril 2021.


Appel à financements pour le voyage pour la vie

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Appel à dons : les zapatistes nous rendent visite !

Participez au voyage pour la vie impulsé par l'organisation zapatiste au Mexique !

Le 5 octobre 2020, après 27 années de résistance et de construction d'un autre monde, l'Armée zapatiste de Libération Nationale (EZLN) a annoncé officiellement qu'une délégation allait quitter le Mexique et partir à la rencontre des peuples des 5 continents.

Première étape : chez nous ! l'Europe !

Ce sont 160 personnes de l'EZLN mais aussi du congrès national indigène et du Front des Villages en Défense de l'Eau et de la Terre, majoritairement des femmes, qui veulent briser la résignation, semer l'espoir et ébranler à nouveau le statu quo du système...

Ils et elles déclarent :
"Nous sommes des zapatistes, porteur.euses du virus de la résistance et de la rébellion."

Les rencontres, qu'elles et ils vont provoquer par leur venue, visent à nous renforcer mutuellement "en bas à gauche" partout en Europe et construire de nouveaux ponts entre les luttes du monde entier et entre toutes celles et ceux qui, comme elles et eux, luttent pour la vie. Il s'agit de se relier, de s'écouter et d'apprendre les un.es des autres.

Une campagne Européenne de collecte de fond est lancée pour participer collectivement à leur venue.

L'argent collecté servira en premier aux frais d'organisation, de logistique (traductrices-teurs, assurances médicales...) et de déplacement à l'intérieur de l'Europe, ainsi qu'en soutien à certains territoires qui ne peuvent pas couvrir les frais (cas de la Sibérie pour une rencontre des peuples autochtones) et enfin à la poursuite de leur voyage autour du monde...

Pour en savoir plus sur ce "voyage pour la vie", rendez vous sur la page Hello Asso suivante :

https://www.helloasso.com/associations/une-montagne-en-haute-mer/collectes/la-route-pour-la-vie-2021

Contact : umehm@riseup.net
(c'est le mail de l'association "une montagne en haute mer", créée pour mettre en place et relayer la collecte au niveau national)

P.S. Partout en Europe, de très nombreuses organisations, collectifs, associations, groupements en lutte se sont mis en réseau pour leur répondre avec enthousiasme que nous les accueillons et nous construisons jour après jour, toutes et tous ensemble, le voyage et les rencontres pour cet été ! rejoignez nous !