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Ostula: Défendre le territoire face au Narco-état

tags : pl-fr,

Ostula, défendre le territoire



Article de Dante A. Saucedo et Regina López, 
publié par l’agence SubVersiones 
le 22 février 2017
Traduction 7NubS sur cspcl

Un
Le 5 février dernier, cinq éléments de la police communautaire de la communauté de San Pedro Naranjestil, dans la municipalité d’Aquila, zone de la Costa-Sierra du Michoacán, ont été raptés par des soldats des forces de la Marine, avant d’être délivrés à une cellule du crime organisé opérant dans la région. En échange de leur libération, les leaders du groupe criminel ont sollicité la remise des armes et la dislocation du barrage filtrant maintenu par la police communautaire dans la communauté de Tizupan, située elle aussi dans la municipalité d’Aquila.
Immédiatement, les groupes de la police communautaire d’Aquila, Coahuayana et Chinicuila se sont mobilisés pour obtenir la libération d’Abigail Farías Fernán, Crispín Francisco de Aquino, Saúl Fabián Meraz Martínez, Eleno Valencia Zambrano et Francisco Carreón Valencia qui, en plus d’être de la police communautaire, travaillaient à Aquila comme policiers municipaux. En parallèle, le village nahua de Santa María Ostula a décidé d’installer un barrage sur la route fédérale 200 à la hauteur de la déviation conduisant au chef-lieu de la municipalité, à un endroit appelé Triques.
Le 8 février, la communauté a été informée de la libération des cinq policiers communautaires – avec la délivrance de deux autres personnes qui, selon certaines versions, auraient elles aussi été détenues. Le jour même, la communauté de Santa Maria Ostula a annoncé que la libération des personnes mentionnées était le résultat d’ « opérations conjointes et de négociations ». Le village d’Ostula a en même temps dénoncé que les autorités n’avaient arrêté aucun des responsables du rapt, ni n’avait fait la lumière sur le lien et la complicité manifeste des forces de la Marine dans les évènements survenus.
Au vu de ces exigences, la communauté d’Ostula a décidé de maintenir le barrage routier. Bien que la demande principale était d’exiger la libération des policiers communautaires séquestrés, à ces exigences avaient été directement jointes les exigences permanentes des habitantes et habitants d’Ostula : entre autre, la démilitarisation de la région de la Costa-Sierra, la dislocation du crime organisé dans la région, et justice pour les comuneras et comuneros assassinés et disparus au cours des années précédentes.
Deux
Pour le village organisé de Santa María Ostula, il est clair que cette attaque n’est pas un « fait isolé » et qu’au contraire, elle prend place dans un contexte de réarticulation et de contre-offensive des cellules du crime organisé de la Costa-Sierra du Michoacán, dirigés par Federico González, alias Lico, Jesús Cruz Virrueta alias Chuy Playas, Fernando Cruz Mendoza alias El Tena et José María Cruz alias El Tunco.
En 2014, le mouvement des auto-défenses – dont le noyau dans la région était la Garde communale de Santa María Ostula— avait réussi à nettoyer la région et à désarticuler les cellules criminelles du cartel des Caballeros Templarios [1] qui opéraient dans les muncipalités d’Aquila, Coahuayana, Chinicuila et Coalcomán. A ce moment-là, l’avancée des polices communautaires avait réussi à atteindre Caleta de Campos, à quelques kilomètres au nord du port de Lázaro Cárdenas [2] .
Dans ce contexte, le Commissaire pour la Paix et la Sécurité et la Développement intégral du Michoacán, Alfredo Castillo, impulsait la régularisation des auto-défenses et des polices communautaires dans tout l’Etat, suivant une stratégie de prise de contrôle de la région par l’exécutif fédéral. C’est alors qu’a été créée ce qui a été dénommé La Force Rurale – dissoute en 2016 pour laisser place aux corporations policières régies par le Commandement unique – afin d’incorporer en son sein les membres du mouvement des auto-défenses. Dans les régions où étaient présents la police communautaire ou des gardes communales, les membres ayant intégré les corporations de sécurité officielle ont également souvent maintenu leurs charges communautaires. C’est par exemple le cas des cinq communautaires enlevés le 5 février dernier.
Depuis lors, l’organisation de sécurité communautaire a réussi à maintenir hors de son territoire les groupes du crime organisé. Cependant, grâce à l’inaction et avec la complicité des trois niveaux de gouvernement (municipal, étatique et fédéral), les ex-leaders des Templarios et leurs anciens alliés politiques – tous pleinement identifiés et dénoncés par les communautés de la Costa-Sierra— ont mis en place un processus de réarticulation et de contre-offensive.
Depuis début 2016 au moins, les groupes de sécurité communautaire de Coahuayana, Chinicuila et Aquila — auxquels s’intègre la Garde communale de Santa María Ostula— ont dénoncé la hausse des actions de harcèlement contre elles, ainsi que l’avancée territoriale des groupes du crime organisé et de leurs caciques et alliés politiques. La communauté d’Ostula a fait part d’au moins quatre embuscades et attaques armées contre les groupes de sécurité communautaires ; parmi celles-ci, l’enlèvement et l’assassinat de Luis Olascón Mendoza et Juan Cruz Montejano, tous deux policiers communautaires de San Pedro Naranjestil.
Au-delà des agressions du crime organisé, le village de Santa María Ostula a été victime de la violence et des omissions des Forces Armées de l’Etat mexicain. En juin 2015, ce sont des balles de l’armée qui ont assassiné le petit Hidelberto Reyes García, âgé d’à peine 12 ans, dans la communauté d’Ixtapilla. Et dans la mémoire de la communauté résonne encore l’assassinat de Don Trino, perpétré par un groupe criminel avec l’inaction complice des soldats de la Marine, situés à quelques centaines de mètres de là.
Il est important de souligner que depuis environ un an, toutes les agressions ont eu lieu dans la zone sud de la municipalité d’Aquila, autour du filtre communautaire de Tizupan qui, jusqu’à aujourd’hui, marque la limite du territoire contrôlé par la sécurité communautaire. L’agression du 5 février apparaît ainsi comme la plus récente d’une série d’attaques cherchant à faire se replier les polices communautaires et les gardes communales vers le nord.
L’intention des leaders du crime organisé était claire : retourner sur les territoires que la résistance organisée de Santa María Ostula a réussi à récupérer et à défendre. Les ex-leaders des Caballeros Templarios, avec l’appui de Juan Hernández, ex président municipal d’Aquila, prétendent revenir contrôler la spoliation et l’exploitation des biens communaux dans la région. Pour le village nahua de Santa María Ostula cependant, la terre est bien plus qu’un gisement de minerais ou des ressources forestières. La communauté sait que son territoire est la source et l’espace où se déploie la vie collective, et c’est cela, ce que tout le monde s’organise pour arriver à défendre.
Trois
Sur le blocage de route maintenu sur la route fédérale 200, les savoirs accumulés par le village d’Ostula au cours de dizaines d’années de lutte et de résistance sont directement mis en pratique. Avec une rapidité surprenante, sont montés des enramadas – toits de palme servant à se protéger du soleil intense de la côte – et chacun se met à tisser des hamacs pour rendre moins pénibles les longues heures de garde.
Sur les lieux où le transit de la route 200 est interrompu, les comuneros communiquent entre eux par radio pour organiser le passage et le rythme des coupures du trafic. Aucun véhicule n’est détenu plus d’une demi-heure ; le passage n’est complètement interdit qu’aux camions transportant les marchandises de la société minière Ternium – symbole de la spoliation capitaliste dans la région- et à ceux se dirigeant vers le port de Lázaro Cárdenas.
Pendant ce temps, la vie et les travaux quotidiens se poursuivent dans les encargaturas, les différents hameaux conformant le territoire d’Ostula. Chacune d’entre elles – nous explique un comunero- se divise en trois parties : deux qui se dirigent au blocage, tandis que la troisième réalise les faenas, les travaux collectifs nécessaires au travail de la terre. « Nous, on pense qu’on peut tenir des années ainsi […] en maintenant notre lutte, notre mouvement ». Malgré la fatigue physique qu’implique le fait de tenir le blocage, la communauté maintient l’effort, sachant bien que ce n’est qu’un moment de la longue lutte pour la défense de leur terre et de leur vie.
Bien que les demandes d’Ostula impliquent la désarticulation du crime organisé dans la région, la vision d’un village organisé est radicalement distincte de celle des forces de l’Etat : la communauté sait que la détention des malandrins n’est pas une simple affaire de « sécurité publique ». En maintenant et en défendant le système de sécurité communautaire, les habitantes et habitants d’Ostula défendent la forme de vie communale que le crime organisé, le modèle économique extractiviste et l’Etat mexicain ont tenté de destituer. En une simple phrase, un comunero le résume ainsi : « nous, on ne veut pas disparaître, on veut continuer à exister comme communauté ».
A près de deux semaines de la libération des cinq policiers communautaires enlevés, aucun des trois niveaux de gouvernement ne s’est mobilisé pour arrêter les leaders du crime organisé. Le blocage de la route 200 a finalement été arrêté, mais Ostula se maintient en alerte permanente, et sur le filtre communautaire de Xayacalan une garde d’au moins 300 personnes a été installée. Depuis cet endroit un appui logistique et moral est amené aux gardes communautaires qui se sont posés au sud pour assurer le travail de sécurité que l’Etat mexicain continue de ne pas réaliser.
La communauté d’Ostula sait que la contre-offensive du crime organisé implique le retour de la spoliation et du mépris que représentent les projets extractivistes impulsés par les caciques et les politiques de la région. « Les choses avancent. Lentement, pas comme on le voudrait, mais elles avancent », nous dit un comunero. La lutte est longue, mais l’attachement à son territoire et le souvenir des luttes qui leur ont permis de maintenir leurs formes de vie collective amènent au village nahua d’Ostula la force nécessaire pour continuer leur résistance.
(d’autres photos et vidéos joints à cet article sont consultables sur le site de SubVersiones.

NOTE : face aux menaces actuelles et pour soutenir les mobilisations et la construction de l’autonomie à Ostula, une collecte de fonds est en cours au Mexique, notamment au sein du CNI. Les détails concernant cette collecte ont été communiqués dans le dernier communiqué de la communauté

[1« les chevaliers du Temple », cartel ayant fait régner la terreur sur le Michoacán à partir de 2005
[2port sidérurgique stratégique de la côte pacifique du Mexique, tant pour le trafic de drogues que pour l’exportation de minerais

El CDH Digna Ochoa cumple VII años de luchar en la zona costa de Chiapas

tags : chiapas, pl-fr,
VII ANIVERSARIO DEL CENTRO DE DERECHOS HUMANOS DIGNA OCHOA AC



“Uno necesita ser lento para formar convicciones, pero una vez formadas, deben ser defendidas contra las mayores adversidades” -Mahatma Gandhi

El Centro de Derechos Humanos Digna Ochoa A.C fue fundado hace más de 20 años por el finado Profr. Bersaín Hernández Zavala, quien fungió como Presidente, incansable defensor de los Derechos Humanos, persona solidaria con las causas justas y  luchador de la justicia con una fuerte convicción. Hace 7 años, el 23 de marzo del 2010, en el Municipio de Tonalá, en la Costa de Chiapas, El Centro de Derechos Humanos Digna Ochoa AC se constituyó legalmente, nombrándose así en honor a la Activista y abogada, Defensora de los Derechos Humanos Digna Ochoa Y Plácido, quien fuera asesinada por defender los Derechos Humanos. Somos una organización civil sin fines de lucro que promueve y defiende los derechos humanos en la región costa de Chiapas, independientes de cualquier partido político, gobierno, credo religioso.



Nuestro centro de Derechos Humanos tiene como líneas temáticas específicas el Derecho a la libre autodeterminación de los pueblos y su autonomía, Derecho a la Tierra y Territorio, Criminalización a la protesta social y el Derecho a defender los Derechos Humanos. Nuestros ejes de trabajo son la Asesoría, la Defensa, Acompañamiento a procesos Organizados y la Formación y Capacitación en Derechos Humanos, seguridad y protección para defensores comunitarios en la Costa de Chiapas.

En la región costa de Chiapas, hemos documentado las diversas violaciones a los derechos humanos en los distintos municipios de la región, y vemos con mucha preocupación el incremento de esta actuación sistémica del Estado en contra de la población organizada y no organizada.

Consideramos que los pueblos y comunidades están siendo amenazados por diversos intereses tanto del propio Estado como de particulares, sobre todo por la intención de despojar a las comunidades de sus tierras y territorios, que son ricos en bienes naturales como agua, bosques, montañas, mares, minerales, viento, que dichos interés pretende convertirlos de bienes comunes a mercancías exclusivas para unos cuantos con posibilidades de adquirirlas, incrementando la pobreza, la marginación, exclusión y desigualdad social en nuestra región.

Así mismo ante tal situación, se han conformado y consolidado procesos comunitarios de resistencia civil y pacifica que reivindican la defensa de los derechos humanos desde sus comunidades, y que como premisa fundamental esta la defensa del derecho a la vida,  como el Frente Cívico Tonalteco y el Consejo Autónomo Regional de la Zona Costa de Chiapas quienes luchan contra las altas tarifas de energía eléctrica, la Unión de Campesinos y Pescadores de la Costa y Sierra de Chiapas, quienes luchan y resisten contra la implementación de megaproyectos. Por lo que es de mucha importancia que este organismo no gubernamental pueda brindarles apoyo y acompañamiento a dichos procesos para ayudar a disminuir las posibilidades de violaciones a sus derechos humanos.

A lo largo de los años se ha luchado por la defensa de los derechos de todas las personas vulnerables en la región, denunciando las violaciones a derechos humanos en los distintos niveles de Gobierno, debido a que muchos de los problemas que están pasando son porque nuestros derechos son violentado y porque nos quieren quitar la tierra para explotarla y enriquecerse con ella, pretendiendo implementar megaproyectos de infraestructura para el ecoturismo, explotaciones mineras, minihidroeléctricas, gasoductos y otros planes para empresas transnacionales para despojar de sus tierras a las comunidades y así destruir nuestro Territorio.
Se han entregado concesiones mineras a empresas extranjeras sin consultar a la comunidad y sin dar información sobre los efectos que tienen la explotación de las minas que contaminan la naturaleza y acaban con la madre tierra.

El gobierno pretende privatizar la educación y utilizarla para domesticarnos, para que estemos enajenados, para no reclamar nuestros derechos.

Durante nuestro caminar, en medio de la negación de los derechos más elementales y enfrentando la permanente amenaza de represión que se impone contra quienes se organizan para exigir y ejercer los derechos, a pesar de los incontables encarcelamientos y hostigamiento judicial sufrido hacia nuestros compañeros, seguimos trabajando en la defensa y promoción de los derechos humanos.

Por todos estos problemas, esta represión y estas violaciones a nuestros derechos, reivindicamos nuestra lucha como defensores y defensoras durante estos 7 años de caminar, donde nos organizamos y nos defendemos, para tener una vida con justicia y dignidad.

Quienes integramos este Centro de Derechos Humanos soñamos y anhelamos:
-       Que en algún momento se respete, garantice y proteja los derechos humanos de todos o todas,
-       Cese al hostigamiento judicial contra los y las defensores,
-       Se garantice la seguridad jurídica, física y psicológica de los y las Defensores de Derechos Humanos en el país,

-       No más encarcelamientos ni asesinatos a defensores.

El Consejo Autonomo de la Zona Costa de Chiapas:

Las Abejas face aux soldats: "Cherchez un travail digne et honnête!"

Face à l'armée, les compañeras Abejas (CNI) demandent : "Voulez-vous continuer d'être soldats de cette armée criminelle ?" ORGANISATION SOCIETE CIVILE LAS ABEJAS DE ACTEAL, TERRE SACREE DES MARTYRS D'ACTEAL, MUNICIPALITE DE CHENALHO, CHIAPAS, MEXIQUE.
Trad@Carolita08 mars 2017 À l'Armée Fédérale

=> Voir la vidéo de la journée du 8 mars chez les Abejas
Les femmes de l'Organisation Société civile De Las Abejas d'Acteal, nous ne venons pas vous agresser, nous en tant que femmes, nous voulons seulement la paix, pour cela, nous vous disons que nous ne voulons pas de vous sur notre territoire.
Travailler comme soldat ce n'est pas bon, parce qu'ils ne servent pas le pays, mais un gouvernement corrompu et criminel au service du système capitaliste néolibéral. Si vous, qui êtes ici sur notre territoire, ne le saviez pas, l'Armée Mexicaine a été celle qui a entraîné et qui a armé les paramilitaires qui ont massacrés 45 de nos sœurs et frères y compris 4 bébés pas encore nés qui ont été violemment sortis du ventre de leurs mères. Et les hauts commandements de l'armée quand le massacre a été perpétré, eux, continuent d'être libres et impunis, ils s'appellent : Gral. Enrique Cervantes Aguirre, Srio. de la "Défense nationale" et Gral. Mario Renán Castillo, cdte. De la Septième Région militaire de Rancho Nuevo, Chiapas. Et leur actuel secrétaire de la Défense nationale et d'autres hauts commandements, continuent d'être les mêmes criminels comme leurs prédécesseurs. C'est pourquoi nous en tant que femmes organisées de l'organisation Société civile De Las Abejas d'Acteal, nous disons au nom du peuple mexicain que nous ne voulons pas qu'ils continuent d'être ici sur notre territoire. Parce que leur présence, leur uniforme, leurs armes et leurs camions qui patrouillent sur nos chemins signifient : guerre contre le peuple mexicain que nous sommes.
Frères soldats, nous vous disons "frères" parce que vous êtes des enfants du peuple mexicain, mais sortez de notre territoire, cherchez un travail digne et honnête. Et ne continuez plus de servir les intérêts de l'assassin Enrique Peña Nieto comme "Commandant Suprême des forces armées" et à toute sa mafia politique qui sont tous artisans des déplacements forcés, des disparitions et des massacres contre le peuple mexicain. Frères soldats, c'est notre parole en tant que femmes pacifistes de l'Organisation Société civile Las Abejas d'Acteal, nous espérons qu'avec ce bref message et la narration de l'histoire répressive et criminelle de l'Armée Mexicaine, et vous demandons : Voulez-vous continuer à être soldats de cette armée criminelle ?...! Pensez-y! L'armée hors de notre territoire ! L'armée hors de nos communautés ! L'armée hors du Chiapas ! Nous voulons la paix et non la guerre! Cordialement Les Femmes de l'Organisation de la Société civile las Abejas d'Acteal. Florentina Gómez Pérez Angelina Pucuj Luna

Frente a la violencia causadas por las politicas neoliberales: crean una Escuela de Formacion en Derechos

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Escuela de Derechos contra la violencia hacia las jóvenes

“Escuela de Derechos contra la violencia hacia las jóvenes”
 Convocatoria

+eventos en Chiapas: la otra agenda

El Centro de Derechos de la Mujer de Chiapas A.C, (CDMCH) preocupadas por el aumento de la violencia que causan las políticas neoliberales y la crisis económicas aumentando sensiblemente las desapariciones, violaciones, secuestros y  Feminicidios, organizamos una Escuela de formación en Derechos que ofrecemos como un espacio de encuentro y reflexión  sobre  estas y otras formas de violencia que sufren las mujeres especialmente las jóvenes.

En esta ocasión convocamos a las jóvenes de Comitán y los alrededores de la región a participar en esta escuela que tendrá los siguientes objetivos:

•    Reflexionar sobre las causas y consecuencias que tiene la violencia en nuestros  cuerpos de mujer, en nuestras vidas y en nuestras comunidades.
•    Conocer nuestros  derechos como mujeres  y jóvenes en relación a la  salud, educación, propiedad, trabajo, justicia, autodeterminación, participación y paz en igualdad a los hombres
•    Conocer herramientas metodológicas para compartir en nuestras comunidades y colectivos los conocimientos  adquiridos  en la  escuela  y así fortalecer la lucha por la igualdad, la dignidad  y justicia para las Mujeres.

Para cumplir con estos objetivos la escuela se ha organizado en diez sesiones  quincenales. La llegada será los días viernes por la tarde y trabajaremos todo el día sábado  y domingo desde muy temprano hasta las doce del día.

Podrán participar en los cursos mujeres:
•    De 12 a 30 años.
•    Que sepan leer  y escribir.
•    Que pertenezcan a alguna organización, colectivo o pueblo/comunidad.
•    Que tengan interés, ánimo y entusiasmo de aprender, compartir y socializar  la información con otras mujeres de su colectivo, comunidad u organización.
•    Que  estén dispuestas a defender  sus derechos y a luchar contra la violencia hacia las mujeres.
El  Centro de Derechos de la Mujer se compromete a cubrir los  gastos  de trasporte, alimentación  y hospedaje de las participantes. Por lo que pedimos  asumir el compromiso  y la  responsabilidad de cumplir  con  la asistencia y puntualidad  durante los diez módulos.

El curso se impartirá en la calle Privada Misión de Guadalupe #25, Barrió  7 esquinas, C.P 318, en Comitán, Chiapas.

La primera sesión será los días 25 y 26 de Marzo con la llegada el 24 por la tarde.

El cupo para la escuela es limitado por lo que solicitamos confirmen su inscripción y asistencia a los siguientes contactos:

Teléfono de oficina CDMCH: (01 967) 6316075
Agradecemos  su interés, ánimo y entusiasmo en participar,
las esperamos con mucha alegría.
Atentamente

           Catalina López Gómez             Gloria Guadalupe Flores Ruíz
Responsable de la Escuela                   Coordinadora General
E

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 26 MARS « DE PARIS À AYOTZINAPA, NON AUX CRIMES D'ÉTAT ! »

tags : paris, pl-fr,

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 26 MARS « DE PARIS À AYOTZINAPA, NON AUX CRIMES D'ÉTAT ! »

devant la Fontaine des Innocents

Place Joachim-du-Bellay, 75001 Paris

à partir de 15h

30 mois après la disparition forcée, le 26 septembre 2014, à Iguala, de 43 étudiants de l'École normale rurale d'Ayotzinapa (Guerrero - Mexique) et à l'occasion de la venue en France de MARÍA DE JESÚS TLATEMPA BELLO, mère de José Eduardo Bartolo Tlatempa, l'un des 43 étudiants disparus, et d'ALFREDO LÓPEZ CASANOVA, membre du collectif « Traces de la mémoire / Huellas de la memoria » :

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 26 MARS « DE PARIS À AYOTZINAPA, NON AUX CRIMES D'ÉTAT ! »

- > en mémoire des 6 tués et des 43 camarades disparus aux mains de la
police et de l'armée mexicaines à Iguala ;

- > pour soutenir la lutte des parents des morts et disparus d'Ayotzinapa,
et celle de toutes les familles mexicaines qui se battent pour retrouver
leurs disparu.e.s, et obtenir vérité et justice face aux mensonges du
gouvernement mexicain ;

- > pour dénoncer les violences d'État et l'impunité policière, pas
seulement au Mexique, mais ici en France, particulièrement dans le
contexte actuel.

26/03 Rassemblement à Paris: Non Aux Crimes d'Etat: D'Ayotzinapa à la France

tags : pl-fr,



RASSEMBLEMENT DIMANCHE 26 MARS
« DE PARIS À AYOTZINAPA, NON AUX CRIMES D’ÉTAT ! »

http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1284
https://www.facebook.com/events/749496045212943/
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RASSEMBLEMENT DIMANCHE 26 MARS
« DE PARIS À AYOTZINAPA, NON AUX CRIMES D’ÉTAT ! »

devant la Fontaine des Innocents
Place Joachim-du-Bellay, 75001 Paris
à partir de 15h

30 mois après la disparition forcée, le 26 septembre 2014, à Iguala, de 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa (Guerrero - Mexique) et à l’occasion de la venue en France de MARÍA DE JESÚS TLATEMPA BELLO, mère de José Eduardo Bartolo Tlatempa, l’un des 43 étudiants disparus, et d’ALFREDO LÓPEZ CASANOVA, membre du collectif « Traces de la mémoire / Huellas de la memoria » :


- > en mémoire des 6 tués et des 43 camarades disparus aux mains de la police et de l’armée mexicaines à Iguala ;

- > pour soutenir la lutte des parents des morts et disparus d’Ayotzinapa, et celle de toutes les familles mexicaines qui se battent pour retrouver leurs disparu.e.s, et obtenir vérité et justice face aux mensonges du gouvernement mexicain ;

- > pour dénoncer les violences d’État et l’impunité policière, pas seulement au Mexique, mais ici en France, particulièrement dans le contexte actuel.


L'EZLN annonce une tonne de café pour soutenir les déplacéEs à travers le monde...

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La première de plusieurs autres

ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE.
MEXIQUE

Mars 2017

A la Sexta dans le monde,

Compas,

Bon, comme nous vous avions dit que nous allions voir comment vous soutenir pour qu'à votre tour, vous souteniez la résistance et la rébellion de ceux qui sont poursuivis et séparés par des murs, et bien, voilà, nous avons un peu avancé.

Ça y est, la première tonne de café zapatiste est prête pour la campagne "Face aux murs du Capital : résistance, rébellion, solidarité et soutien d'en bas et à gauche".

C'est un café 100% zapatiste. Cultivé en terres zapatistes, par des mains zapatistes ; récolté par des zapatistes ; séché sous le soleil zapatiste ; moulu dans une machine zapatiste ; le moulin zapatiste est tombé en panne, par la faute des zapatistes ; Il été réparé par des zapatistes (la pièce n'était pas zapatiste) ; empaqueté ensuite par des zapatistes, étiqueté par des zapatistes et transporté par des zapatistes.

Cette première tonne a pu être rassemblée grâce la participation des 5 caracoles, de leurs Conseils de Bon Gouvernement, de leurs MAREZ (Municipalités Autonomes Rebelles Zapatistes) et des collectifs des communautés, et se trouve d'hors et déjà au CIDECI-UniTierra de San Cristobal de Las Casas, au Chiapas, dans le Mexique rebelle.

Ce café zapatiste a meilleur goût si on le boit en luttant. Nous vous mettons ici une petite vidéo qu'ont faite les Tercios Compas (Automédia zapatiste, NdT ) où l'on peut voir tout le processus du café, depuis les plantations jusqu'à l'entrepôt.

Nous sommes aussi en train de trier et d'emballer les oeuvres artistiques avec lesquelles les zapatistes ont participé au dernier festival CompArte [pARTage, NdT], celles-là mêmes que nous vous enverrons pour soutenir vos activités.

Nous espérons que nous pourrons vous les remettre au moment de l'événement qui aura lieu en avril pour que tout cela puisse être mis en circulation dans les différents coins du monde où la Sexta existe, c'est-à-dire là où existent des résistances et des rébellions.

Nous espérons qu'avec ce premier soutien, vous pourrez commencer ou continuer votre travail de soutien envers tou-t-e-s ceux et celles qui souffrent de persécution et de discrimination dans le monde.

Vous vous demandez peut-être comment cela va pouvoir arriver jusqu'à vous. Et bien de la même manière que cela s'est fait jusqu'à maintenant... c'est-à-dire en s'organisant.

Autrement dit, on vous demande de vous organiser non seulement dans le but de recevoir et de distribuer le café, mais aussi et surtout pour réaliser des activités de soutien avec tou-t-e-s celles et ceux qui aujourd'hui sont poursuivis simplement pour avoir une couleur de peau, une culture, une croyance, une origine, une histoire, une vie.

Et ce n'est pas tout pour aujourd'hui : rappelez-vous toujours qu'il faut résister, qu'il faut se rebeller, qu'il faut lutter, qu'il faut s'organiser.

Ah, et nous nous demandons comment on dit ce truc que nous voulons dire, maisde façon à ce que lui, là, le comprenne :

Fuck Trump !

(Et du même coup les autres aussi - c'est-à-dire les Peña Nieto, Macri, Temer, Rajoy, Putin, Merkel, May, Le Pen, Berlusconi, Jinping, Netanyahu, al-Ásad, et rajoutez-y là le nom actuel ou futur du mur qu'il faudra faire tomber, afin que tous les murs reçoivent le message-).

(Autrement dit, voici la première de plusieurs tonnes et la première de plusieurs insultes - qui ne manqueront pas de poivre-).

Depuis les montagnes du Sud-Est Mexicain

Sous-Commandant insurgé Moises

Sous-Commandant insurgé Galeano

Mexique, Mars 2017.

La vidéo des Tercios Compas qui accompagne le communiqué. Avec la chanson "Somos Sur", paroles et musique de Ana Tijoux, accompagnéede Shadia Mansour

source originale : enlace zapatista
( traduction collective)

Mientras se libero un preso de Bachajon, 2 quedan injustamente en los Ceresos


Emilio Jimenez Gomez, preso injusto de Bachajon, LIBRE YA

Compañeras y compañeros les compartimos la palabra del compañero Santiago Moreno Perez,  preso en lucha del Ejido de San SEbastián Bachajón.


19 de marzo del 2017

A las Juntas de Buen Gobierno del EZLN

Al Congreso Nacional Indígena CNI

A la Sexta Nacional e Internacional

Soy Santiago Moreno Perez, estoy preso en el CERESO No 17 de Playas de Catazajá, antes de estar acá estaba luchando por defender la tierra y territorio del ejido de San Sebastián Bachajón, son 3 centros, antes los que nos organizamos, los ejidatarios adentro de la organización seguimos la lucha y no agarramos los proyectos del mal gobierno, queremos hacer la lucha como dicen las Juntas de Buen Gobierno.

Sigue la lucha, también ustedes compañeros y compañeras, hay que seguir la lucha afuera, así estoy yo, luchando con el corazón.

Compañeros y compañeras les pido que sigan apoyándome por que estoy preso en la cárcel, les pido de favor con ustedes compañeros y compañeras.

Les mando un saludo compañeros y compañeras

Santiago Moreno Perez


http://noestamostodxs.tk/carta-de-santiago-moreno-preso-del-ejido-san-sebastian-bachajon/

Encarcelada por defender su tierra de un mina: "no les entreguemos nada a esos bandidos"

Comunicado de Silvia Juárez, presa en el Amate #14 por defender el territorio zoque





Cintalapa de Figueroa, Chiapas, Amate #14. Módulo 1, nivel 2, selda 8, cama 1.

17 de marzo de 2017


Al estado de Chiapas y muy en especial a la ciudadanía del pueblo zoque y comunidades hago de su conocimiento que yo hasta hoy llevo 25 días como presa política es por defender la tierra que son de nuestros campesinos, el agua, el aire es de dios nadie es dueño de nada en nuestra Santa Madre Tierra nos la heredó Tata Dios no dejemos que ese puñado de oportunistas que llegan con trampas al poder las entreguen al mejor postor para envenenarlas. No tengan miedo no se hagan esclavo de él. En nuestras manos está defenderlas.



Estorbo tanto en sus intereses que me tuvieron que inventar lo de motín, daños y secuestro es una vil calumnia, ustedes tienen la oportunidad de frenar todo esto, no firmen nada no entreguen copias de sus documentos porque están caminando por la zona diciendo que me sentenciaron a muchos años porque habrían de hacerlo si yo ni siquiera estuve en el pueblo. Soy inocente, en la zona están caminando el Presidente Municipal Armando Pastrana Jiménez y el Sub secretario de Gobierno.

No tengamos miedo primeramente dios no faltará un ángel para que ustedes los proteja pero no les entreguemos nada a esos bandidos porque ellos solo es temporal sus trabajos, y las tierras que ustedes trabajan les acostado el sudor de la frente.

Defensa de la tierra…
No a la privatización del agua
No al hidrocarburo
Preferible morir de pie que vivir arrodillado

Encarcelarán mi cuerpo pero mi alma y espíritu de lucha jamás, ellos… están y estarán libres con cada uno de aquellas personas que lucha por los mismos ideales que yo.

Si no hay justicia para el pueblo. Que no haya paz para el gobierno

Su amiga


Silvia Juárez Juárez




En Acteal, agresion y violencia en contra del equipo de comunicacion de parte del grupo "sembradores

Tras haberse solidarizado condenando enérgicamente los trágicos hechos sucedidos en Guatemala donde 43 niña perdieron la vida, los y las integrantes de la Sociedad Civil de Las Abejas denunciaron un acto de un grupo de personas, reunidas en la organización "Sembradores" quien desde hace años intenta confundir la gente llevando el mismo logotipo y el mismo nombre que la organización "Sociedad Civil Las Abejas", quien han agredido y violentados a integrantes de la organización.

Después de haber ignorado a la autoridad de la Mesa Directiva los integrantes del grupo "Sembradores" insultaron a mujeres organizadas, y por fin pegaron y violentaron a un comunicador de la organización.

Podrán leer aquí la denuncia completa



Amenazas y agresiones del grupo "Sembradores" en contra de las sobrevivientes de la Masacre de Acteal

Organización de la Sociedad Civil Las Abejas de Acteal
Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Municipio de Chenalhó, Chiapas, México.
22 de marzo del 2017.

Al Congreso Nacional Indígena (CNI)
A las y los adherentes a la Sexta Nacional e nternacional
A las Juntas de Buen Gobierno
A las y los Defensores de los Derechos Humanos
A las Organizaciones Sociales y Políticas
A la Sociedad Civil Nacional e Internacional
A los Medios Libres, Alternativos, Autónomos o como se llamen
A la Prensa Nacional e Internacional
A la opinión publica en general

Hermanas y hermanos:


Con dolor y con profunda indignación, condenamos enérgicamente sobre los trágicos hechos sucedidos en el Hogar seguro "Virgen de la Asunción", ubicado en el municipio de San José Pinula, Departamento de Guatemala, en donde el pasado 8 de marzo murieron quemadas 43 niñas y jóvenes y más de 20 que sobreviven con graves quemaduras, nosotros los hombres y mujeres de la organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal y sobrevivientes y víctimas de la masacre de Acteal, nos unimos al dolor de las sobrevivientes y las familias de las niñas y jóvenes y exigimos justicia al gobierno de Guatemala, que este feminicidio y Crimen de Estado no queden en la impunidad y se investigue y se castiguen a los responsables. !Guatemala Nunca Más!.

Mural en memoria de la Masacre de Acteal. 22/03/17

En estos tiempos suceden muchas cosas que lastiman a la humanidad, el monstruo capitalista neoliberal nos devora de diferentes modos porque tiene varias cabezas, y sólo con la organización y resistencia podemos enfrentarlas.

Hoy denunciamos las consecuencias de las políticas de desgaste que el Estado mexicano ha propiciado por la impunidad en el Caso Acteal, y es uno de los obstáculos que vamos encontrando en nuestro camino por la verdad, el no olvido y la justicia.

Uno de los obstáculos que enfrentamos en nuestra organización es la división que ha sembrado el grupo "Consejo Pacifista Sembradores de Paz", que desde el año de 2014 por voluntad propia se separaron de nuestra Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal. (Este hecho ya lo hemos denunciado públicamente en varias ocasiones por usurpación y suplantación. El año pasado hicimos una conferencia de prensa el día 20 de abril, para aclarar y dar a conocer el verdadero objetivo de este grupo y exigirle a dejar de usar el nombre, el sello y logotipo de nuestra organización, pueden leer comuncado y ver video en nuestra página web: www.acteal.org). Sin embargo, su terquedad, su falta de humildad y respeto, los ha llevado a actuar con amenazas, hostigamiento y agresiones, en contra nuestras.

Es por eso que hoy denunciamos a los "Sembradores", sucedió que el 18 de marzo del 2017, aproximadamente a las 8 de la mañana, los señores: Antonio Gómez Pérez, Francisco Gómez Pérez, Mariano Luna Ruiz y Francisco Pérez Gómez todos representantes del grupo "Sembradores" y Nicolás Luna Ruiz, Mariano Hernández Arias, Antonio Luna Pérez, Cesar Luna Vásquez y Agustín Arias Guzmán todos integrantes del grupo "Sembradores" y acompañados y dirigidos por José Patrocinio Hernández Gómez y Lázaro Arias Gómez, ambos de la comunidad Yaxgemel del municipio de Chenalhó, llegaron aquí en Acteal Casa de la Memoria y la Esperanza, según ellos para realizar una reunión sobre su grupo. El presidente de la Mesa Directiva de nuestra organización Las Abejas se acercó a los "Sembradores" para pedirles amablemente que se retiraran del lugar, les dijo que no pueden venir a hacer su reunión en la sede de nuestra organización, porque existe un acuerdo mediante asamblea general de Las Abejas en conjunto con los sobrevivientes y víctimas de la masacre de Acteal, que el grupo "Sembradores" no pueden entrar a hacer sus reuniones políticas, porque ya no pertenecen a las Abejas, ya que desde el año 2014 por su propia voluntad se separaron de la organización y, además los señores José Patrocinio Hernández Gómez, Lasaro Arias Gómez definitivamente ya no pueden entrar a Acteal, ya que ellos son los artífices de la división de nuestra organización y sobre todo de los sobrevivientes y víctimas de la masacre, pero, ni siquiera le escucharon y tuvieron respeto al presidente de nuestra organización, lo dejaron ahí hablando solo y así entraron a la iglesia a sacar sillas sin pedir permiso y, con esa actitud irrespetuosa intentaron iniciar su reunión.

Al poco rato, al enterarse de este suceso, las y los sobrevivientes y víctimas de

 Acteal, la  mayoría mujeres y como siempre han defendido y protegido con valor la 

Tierra Sagrada,



ellas les pidieron a "los sembradores" que se retiraran del lugar y que respetaran el 

acuerdo


  de "Las Abejas de Acteal". El señor Nicolás Luna Ruiz de los "Sembradores", le 

contestó

fuertemente a las mujeres y les dijo que ellos "tienen derecho de hacer sus reuniones y 

que


  son dueños del lugar". A pesar de la actitud irrespetuosa de los "Sembradores" hacia 

las


 compañeras, ellas siguieron insitiendo en que se retiraran. Una de las compañeras de



 nombre Elena Pérez Jiménez le dijo al señor José Patrocinio quien éste estaba 

dirigiendo


 la reunión, "por qué vienen a molestarnos en nuestro espacio si ya no son de Las 

Abejas",


 este señor respondió: "es que tú no entiendes lo que hacemos, ignoras el trabajo que


 hacemos, porque no tienes estudio, no fuiste a la escuela".




Mientras sucedía todo, los compañeros de comunicación grababan en video, pero, los


 "Sembradores" se enfurecieron por estar siendo grabados, Antonio Gómez Pérez

  
representante de "los sembradores", se acercó a uno de los comunicadores y comenzó a


  hablarle agresivamente y le agarró a los hombros con ganas de golpearlo y en ese  


instante


el señor Francisco Gómez Pérez también representante de los "Sembradores" se 

acercó enfurecidamente al otro comunicador quien estaba grabando e intentó darle una 

patada  para quitarle la cámara, pero, en ese momento nuestro compañero Victorio 

Gómez Pérez trató de proteger al compañero comunicador, y él recibió las patadas, fue 

jaloneado y cayó




 al piso junto con el agresor. El compañero Victorio sufrió una contusión en el hombro



  izquierdo según la valoración médica. Cuando el señor Antonio Gómez Pérez vio que su


 compañero Francisco Gómez no pudo quitar la cámara, también él intentó hacerlo, pero,


 nuestro compañero logró salvar la cámara, sólo le rompieron los audífonos.



La agresión de los "Sembradores" duró aproximadamente entre 20 a 30 minutos. 


Cuando vieron que no podían seguir su reunión, se retiraron del lugar, pero, no sin antes de 


amenazar a las compañeras quienes pudieron defender el espacio, y a la compañera


Margarita Arias Ruiz, compañera del presidente de nuestra organización, fue amenazada


directamente por el señor Antonio Gómez Pérez representante de los "Sembradores"

diciéndole que "esto no se va a quedar así, veo que a veces camina sola, vamos a ver


qué te va a suceder". Y este mismo señor también amenazó a los comunicadores, "vamos


 a ver qué va a pasar con ustedes cuando nos encontremos en la cabecera municipal de

  
Pantelhó". Y por último dijeron, "vamos a volverán, pero, esta vez con más gente".

Hermanas y hermanos, es vergonzoso lo que hicieron los "Sembradores", da pena contarlo y nos duele, sobre todo a nosotras las mujeres, porque no nos dejan vivir en paz. Porque no es la primera vez que nos agreden, ya lo habían hecho en el año de 2015, cuando el 30 de marzo intentaron hacer su conferencia de prensa aquí en Acteal Casa de la Memoria y la Esperanza, pero, las mujeres que somos sobrevivientes de la masacre y junto con las compañeras Abejas de otras comunidades, logramos evitarlo. Lo que nos ha dado fuerza y sabiduría es la oración y ayuno para no caer en las provocaciones violentas del "Consejo Pacifista Sembradores de Paz".



Ante lamentable situación les decimos y recordamos a nuestros hermanos del grupo


 "Consejo Pacifista Sembradores de Paz":

  • Que los señores José Patrocinio Hernández Gómez, Lasaro Arias Gómez, ya no


     tienen cabida aquí en Acteal, porque sólo sirven para hacer divisiones y manipular a


      la gente.

  • Que en Acteal no pueden venir a hacer sus reuniones políticas.

  • Que dejen de usar el nombre, el sello y logotipo de nuestra organización Las Abejas


    de Acteal.

  • Que dejen de engañar a los hombres y mujeres solidarios diciendo que su grupo


    "Sembradores" es de Las Abejas. Por ejemplo, cuando el pasado 8 de marzo nos


    manifestamos y sacamos nuestro comunicado y, resulta que lo publican en su face,


    haciendo creer que es de ellos, poniendo sus propias fotos, y no lo hacen con buena


     intención, sino, para aprovecharse de trabajo ajeno, o sea lo que hacen es


     suplantación.

Terminamos cerrando este asunto, si algo malo nos sucede a las mujeres, a las autoridades de la Mesa Directiva y a nuestros compañeros del Área de comunicación, los responsables directos serán los señores, José Patrocinio Hernández Gómez y Lasaro Arias Gómez.
Pero, ojalá estas personas hagan conciencia y se regrese el respeto y la paz a su corazón, y analicen que sus acciones son de caracter contrainsurgente que sólo le beneficia al mal gobierno y a la impunidad.




Hermanas y hermanos, como decíamos al principo de este documento que el camino 


 de la Paz, de la Otra Justicia y de la autonomía no es fácil, porque el mal gobierno, busca la


 manera de meterse en nuestros procesos de lucha. Pero, no, nos vamos a dar por


 vencidos, porque ya hemos superado muchos ataques de diferentes tipos y rostros. 




Así es que como Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal, y como
guardianasde la memoria y la esperanza, hemos decidido fortalecer y celebrar nuestra lucha, conmemorando los XX de lucha contra la impunidad en la Masacre de Acteal, y así mismo, celebrar los XXV años de resistencia, de construcción de la paz y la autonomía.



Mujeres de Las Abejas de Acteal. 22/03/17
En nombre de la Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal, en nombre de las y los 45 hermanas y hermanos nuestros y de los 4 bebés quienes nacieron asesinados por los paramilitares priistas de Chenalhó, por órdenes del Estado mexicano el 22 de diciembre de 1997, inicia en esta Casa de la Memoria y la Esperanza, nuestra campaña: Acteal: Raíz, Memoria y  esperanza. Las y los esperamos mañana en nuestra conferencia de prensa
que tendrá lugar en las oficinas del Frayba a las 11 de la mañana, con la participación de una comisión de familiares de víctimas y sobrevivientes, autoridades de la Mesa Directiva  de Las Abejas de Acteal, el Coro de Acteal y el Frayba.



 Desde Acteal, Casa de la Memoria y de la Esperanza.

Atentamente

La Voz de la Organización de la Sociedad Civil Las Abejas de Acteal.

Por la Mesa Directiva:

Vicente Jiménez Sántiz        Antonio Ramirez Pérez


Sebastian Pérez Pérez        Javier Ruiz Hernández


Reinaldo Arias Ruiz             Sebastián Cruz Gómez


Por los Sobrevivientes y Víctimas de la Masacre de Acteal:


Mariano Pérez Cura           Tomas Gómez Pérez

María Vázquez Gómez         Elena Pérez Jiménez

Victoria Jiménez Luna           Mercedes Pérez Sántiz

José Luis Pérez Pérez        Agustín Gómez Pérez

                                    María Pérez Días                   Marcela Pérez Sántiz

Martin Gómez Pérez                Domingo Gómez Pérez

Rosa Gómez Pérez           María Gómez Pérez

Diego Pérez Jiménez       María Sántiz Gómez

Ermilo Pérez Sántiz             Catarina Vázquez Pérez

Catarina Vázquez Pérez         Emilio Jiménez luna

Mariana Días Pérez             Mario Vázquez Vázquez
                                    María Pérez Pérez              Pedro López Jiménez

María Elena Vázquez Pérez            Verónica Pérez oyalte

Ernestina Pérez Pérez              Juan Carlos Pérez Pérez

Roselia Vázquez Pérez                Saulo arias Pérez

                                  María Guzmán Pérez                 Victorio Gómez Pérez

Catarina Jiménez luna                  María Jiménez luna

José Jiménez luna                        German Jiménez luna

Juana Pérez arias                            Rosalinda Vázquez luna

                                    Margarita Arias Ruiz                   Maria Pérez cuin

                    Marco Antonio Gómez Vázquez              Ana Graciela Gómez Guzmán

                                                                                Liliana Gómez Guzmán