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Rencontres des luttes dignes contre le colonialisme énergétique

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Tournée informative avec une délégation de l'Isthme de Tehuantepec, Mexique Août- Septembre 2021

Reconnue comme l'une des régions les plus venteuses au monde, l'isthme de Tehuantepec, situé dans l'État de Oaxaca au sud du Mexique, est devenu l'eldorado des multinationales de l'énergie renouvelable. Protégées par le discours de l'énergie "propre" et de la "transition énergétique", ces grandes entreprises envahissent les terres des populations indigènes en y installant des parcs éoliens industriels par dizaine depuis plus de deux décennies.

Trois défenseur.euse.s du territoire de l'Isthme de Tehuantepec, membres de l'assemblée des comuner@s d'Union Hidalgo et participant à la résistance contre le dernier projet éolien d'EDF sur leurs terres, seront présent-es en France de mi aout à fin septembre dans le cadre d'une tournée organisée par le collectif Stop EDF Mexique. Leur venue sera l'occasion de questionner les dynamiques coloniales à l'œuvre derrière le discours de l'énergie « propre » et de la transition écologique, en interrogeant les liens entre renouvelable industriel, extractivisme et dépossession du territoire.

En quoi les agissements de multinationales du renouvelable à l'international s'apparentent à un colonialisme vert ? Comment penser une transition énergétique d'un point de vue populaire et décolonial ? Comment sortir le thème de l'énergie du cercle des experts, des politiques et de la seule rhétorique technique pour en faire aussi une question sociale ? Comment repenser l'énergie et quelles sont les alternatives énergétiques durables, collectives et solidaires qui existent déjà ?

Il nous semble plus que nécessaire pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons de penser une nouvelle dynamique d'organisation sociale qui arrive à se détacher radicalement du modèle capitaliste et colonialiste actuel de production de l'énergie. Nous souhaitons que cette tournée soit un maillage de plus d'une toile de résistances internationales en devenir : celles qui construisent des alternatives par le bas au modèle énergétique actuel et font vivre une écologie réelle, résolument sociale et décoloniale.

Nous avons besoin de votre aide pour financer cette grande tournée solidaire ! Vous pouvez nous soutenir via notre crowdfunding où vous pourrez trouver plus d'informations sur la tournée et les différentes étapes par lesquelles nous allons passer : https://www.helloasso.com/associations/la-tempete-du-progres/collectes/rencontre-des-luttes-dignes-contre-le-colonialisme-energetique?fbclid=IwAR3NixoXpMIjmzObgz15bWiPuZwJA0mNJyNHGvgNyiCycKFwDRRbB-FNB8Q

Le passage sur Paris des compas de l'isthme sera par ailleurs articulé autour de la date de l'audience du procès intenté contre EDF par les communautés d'Union Hidalgo le mardi 7 septembre au matin, devant le tribunal de Paris. Ce moment important pour les compas sera surement l'occasion d'une conférence de presse et mobilisation. Plus d'infos à suivre, mais vous pouvez déjà noter cette date dans vos agendas pour venir soutenir les compas devant le tribunal ou depuis vos localités le jour J.

Pour plus d'informations, nous aider à organiser cette tournée, nous rejoindre, proposer des dynamiques, nous rencontrer, contactez-nous : stopedfmexique@riseup.net

Au Quai Branly près des ministères, l'Europe d'en bas à gauche exige l'entrée des peuples autochtones et des zapatistes en France

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Au Quai Branly près des ministères, l'Europe d'en bas à gauche exige l'entrée des peuples autochtones et des zapatistes en France

Le « bon Indien » est-il l'Indien mort ? Action coup de poing au musée du Quai Branly, samedi 24 juillet à 10h. Une autre action est prévue lundi 27 juillet pour maintenir la pression.

Cinq-cents ans après l'invasion du Mexique actuel, une importante délégation des peuples autochtones, les zapatistes (membres du Conseil National Indigène et du Front pour la Défense de la Terre et de l'Eau des États de Tlaxcala, Puebla et Morelos), s'apprêtent à commencer une tournée d'écoute et de parole en Europe. Selon les communiqués publiés par l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), toutes ces personnes envisagent d'atterrir prochainement à Paris avant de se disperser en Europe.

Or, à une lettre aux ministères de l'Intérieur et des Affaires Étrangères signée par des centaines d'organisations, personnes, personnalités et élu.es, pour demander à l'État français d'autoriser leur venue, le ministère de l'Intérieur répond par une fin de non-recevoir. Une audience a été obtenue lundi à 15h au ministère des Affaires Étrangères, mais l'Europe d'en bas à gauche doit s'assurer qu'une réponse favorable soit apportée au voyage de cette délégation.

Cette semaine, une série de rassemblements s'est déroulée en Europe. Mardi, une conférence de presse a réuni des signataires de la lettre, à Paris. Jeudi, un rassemblement déclaré s'est tenu Place Saint-Augustin, à proximité du ministère de l'Intérieur. En parallèle, des actions ont été ou vont être menées aujourd'hui devant les consulats et ambassades de France en Allemagne, Italie, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Grèce, État espagnol et Finlande.

A Paris aussi, les actions de pression continuent.

Samedi matin, à partir de 10h30, des militant.es de l'Europe d'en-bas à gauche ont déroulé une banderole et crié des slogans dans la salle d'exposition temporaire où sont exposées les statues Olmèques, au musée du Quai-Branly. N'est-il pas terriblement cynique qu'une statue gigantesque de plusieurs tonnes ait pu être déplacée depuis le Mexique, mais qu'une délégation de peuples autochtones vivants qui viennent en paix pour échanger soit bloquée à la frontière française ? Cela signifie-t-il que l'inerte a plus de valeur que des personnes vivantes ? L'autochtonie n'est-elle valorisée que morte et inanimée, sous la forme d'objets archéologiques aussi précieux soient-ils ?

Les personnes que l'Europe d'en-bas à gauche s'apprête à accueillir sont mayas, descendantes survivantes d'une histoire coloniale et génocidaire. Loin de l'image idéalisée, apolitique, anhistorique, exotique des musées, ces personnes portent en elles une histoire longue, des actes et des idées politiques, une culture en mouvement, et une juste rébellion. La défense de la vie est un impératif, car la vie des paysan.nes autochtones du Mexique est menacée au quotidien, par de grandes entreprises occidentales, par les intérêts commerciaux et financiers liés au capitalisme, par le changement climatique. L'Europe a une dette envers les peuples autochtones du monde, après cinq cents ans de pillages. Permettre le voyage pour la vie relève d'un motif impérieux.

Lundi, à 15h, la pression continuera, afin que l'audience au ministère des Affaires Étrangères aboutisse à une réponse favorable, et pour que le ministère de l'Intérieur revienne sur sa réponse évasive. Nous lutterons par tous les moyens possibles, jusqu'à ce que le gouvernement français garantisse l'entrée sur le territoire européen de la délégation zapatiste.

L'Europe d'en bas à gauche.

Ouvrez les frontières aux zapatistes

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PARCE QUE DÉFENDRE LA VIE EST IMPÉRIEUX !

Rassemblement à Paris - Jeudi 22 Juillet 17h30- Place Saint Augustin

Cinq-cents ans après la conquête du Mexique, une importante délégation des peuples autochtones (composée de zapatistes mais aussi de membre du Congrès National Indigène et du Front pour la Défense de la Terre et de l'Eau des États de Tlaxcala, Puebla et Morelos) s'apprête à commencer une tournée en Europe. Selon le dernier communiqué publiée par l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), toutes ces personnes envisagent d'atterrir prochainement à Paris.

De nombreuses organisations et personnalités demandent au gouvernement français d'autoriser leur entrée sur le territoire. Iels ne viennent en Europe ni pour faire du commerce, ni pour faire du tourisme. Iels entreprennent un « voyage pour la vie », pour rencontrer d'autres personnes qui, comme elleux, inventent un quotidien plus respectueux du vivant. « L'Europe en bas à gauche » exige la fin d'une Europe-forteresse, du racisme d'État et de toute forme de discrimination, pour une libre circulation des personnes indépendamment de leur origine, classe sociale, identité de genre, ou âge.

En 1994, la presse du monde entier a rivé ses yeux sur le soulèvement armé de l'EZLN. A présent, l'EZLN vient en paix, dans un grand silence médiatique, mais son action est tout aussi historique. C'est un échange international, interculturel, politique, qui s'engage en défense de la vie.

Le 13 juillet 2021, de nombreuses personnalités, élu-es et organisations ont adressé une lettre au ministre de l'Intérieur et au ministre des Affaires Étrangères afin qu'ils garantissent l'entrée de ces personnes sur le territoire français. Le 19 juillet, toujours aucune réponse n'a été apportée. Dès le 18 juillet, les signataires de la lettre ont relayé sur Twitter l'appel à laisser passer les zapatistes. Une semaine d'actions à travers toute l'Europe est également en cours pour demander l'ouverture des frontières aux zapatistes.

La extemporanea et une Iniciative Nationale

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Commission Sexta de l'EZLN.
Mexique

Juillet 2021

Aux adhérent·e·s à la Déclaration pour la Vie
À l'Europe d'en bas et à gauche
À la Sexta nationale et internationale
Au Congrès national indigène-Conseil indigène de gouvernement
Aux Réseaux en résistance et rébellion
Au Collectif « Llegó la hora de los Pueblos » [« L'heure des peuples est arrivée »]

De : Sous-commandant insurgé Moisés

Compañeras, compañeroas, compañeros,
Frères, froeurs, et sœurs,

Je vous salue au nom des enfants, des femmes, des autrxs, des anciens et des hommes des communautés zapatistes, et je vous communique ce qui suit :

Premièrement. – Une compagnie zapatiste aéroportée forte de 177 zapatistes est déjà prête. Elle est entièrement composée de natifs d'origine maya, de langues cho'ol, tzotzil, tzeltal, tojolabal et castilla. Nous sommes nés dans la géographie qu'on appelle le Mexique. Nos ancêtres sont nés et sont morts sur ces terres. Puisque l'État mexicain ne reconnaît ni notre identité ni notre origine et nous dit que nous sommes « extemporáneos » (c'est ce que dit le ministère des Affaires étrangères, que nous sommes des Mexicains « extemporáneos« ), nous avons décidé de baptiser cette unité d'Écoute et de Parole “La Extemporánea”.

Selon ce que nous avons vu dans les dictionnaires, « extemporáneo » signifie « qui est inopportun, inconvenant », ou « qui est inapproprié au moment où il se produit ». En d'autres termes, nous sommes inopportuns, inconvenants et impropres.

Jamais auparavant nous n'avions été définis de manière aussi adéquate. Nous sommes heureux que l'État mexicain reconnaisse enfin que c'est ainsi qu'il considère les peuples originaires de cette géographie appelée Mexique. Je pense que c'est sa manière de regretter de ne pas nous avoir encore… anéantis ; et que notre existence contredise le discours officiel sur la « conquête ». On comprend maintenant que si le gouvernement mexicain a réclamé au gouvernement espagnol de demander pardon, c'est de ne pas nous avoir exterminés.

Sur les 177 délégué.es, 62 d'entre nous n'ont pas encore de passeport. Le ministère des Affaires étrangères reste bloqué sur « l'inconvenance » que nous représentons. Malgré le fait que nous ayons prouvé notre identité et notre origine, il continue d'exiger de plus en plus de papiers. Il ne manquerait plus qu'il demande aux gouvernements d'Amérique centrale de dire que nous ne sommes pas des citoyens de ces pays.

2 – La compagnie aéroportée « La Extemporánea », avec moi à sa tête, se prépare depuis octobre 2020 et nous sommes en quarantaine depuis presque un mois. Elle se compose de :

– Plusieurs groupes d'« Écoute et Parole » : des zapatistes indigènes dont l'existence et la mémoire couvrent l'histoire de notre lutte depuis les années précédant le soulèvement jusqu'au début de la Traversée pour la vie.

– Une équipe féminine de football : elle est composée de 36 miliciennes (qui font aussi partie des groupes d'« Écoute et de Parole ») qui ont pris le nom et suivi l'exemple de la défunte Commandante Ramona, la première zapatiste à quitter le Chiapas, et qui s'identifient comme « Ixchel Ramona ». Et c'est avec ce nom qu'elles se présenteront sur les terrains de sport d'Europe.

– L'autoproclamé « Comando Palomitas » ou « Commando Pop Corn » : 6 petites filles et garçons du groupe « Jeu et malice ». Comme nous tous.tes, iels se sont aussi préparé.e.s.

– Le groupe qui coordonne l'invasion : il sera chargé d'organiser et, si nécessaire, de renforcer les groupes d'« Écoute et Parole » qui seront répartis dans les 5 zones selon lesquelles nous avons divisé le continent européen. En outre, il s'occupera des médias libres et des médias payants, participera à des tables rondes, des conférences et des événements publics, et évaluera le déroulement de l'invasion.
Avec l'Escadron 421, nous compléterons la première vague zapatiste et nous commencerons à rendre visite à celleux qui nous ont invité.e.s et, avec attention et respect, nous les écouterons. S'iels le demandent, nous leur parlerons de notre petite histoire de résistance et de rébellion.

3 – Une délégation du Congrès national indigène-CIG voyagera avec nous, forte de 10 indigènes des langues suivantes : Maya originaire, Popoluca, Binizá, Purhépecha, Raramuri, Otomí, Naayeri/Wixarika et Nahua ; ainsi que 3 sœurs et frères du Front des peuples en défense de la terre et de l'eau de Tlaxcala, Puebla et Morelos. Au total 13.

4 – Étant donné que je suis chargé de la Traversée pour la Vie – chapitre Europe, j'ai demandé au Sous-commandant insurgé Galeano de prendre le commandement au Mexique et d'établir, dès que possible, des contacts avec le Congrès national indigène-CIG, avec la Sexta nationale, avec les Réseaux en résistance et rébellion, avec des Organisations non gouvernementales de défense des droits humains, avec des collectifs de Victimes de la violence, des proches de disparu.es et apparentés, ainsi qu'avec des artistes, des scientifiques et des intellectuels, dans le but de les informer d'une nouvelle initiative nationale et de les inviter à s'organiser pour celle-ci. Et ainsi d'ouvrir un front de lutte pour la Vie dans notre pays.

5 – Dans quelques jours encore, que nous vous communiquerons en temps voulu, nous commencerons notre voyage. Aujourd'hui, nous essayons de tous.tes nous faire vacciner pour ne pas vous amener des problèmes de santé, et en espérant que la dite « troisième vague » de contagions au Mexique se calme un peu.

Ensuite, nous irons au caracol Jacinto Canek, à San Cristóbal de Las Casas, et là nous nous rassemblerons. De là, nous irons à Mexico où, nous, les 177 délégué.es, nous nous rendrons dans les bureaux de la SRE (ndt. Ministère des affaires étrangères) pour qu'ils nous disent, en face et publiquement, que nous n'avons aucun droit parce que nous sommes « extemporáneos », et que leur « ambitionnisme » les oblige à déléguer leur responsabilité à des bureaucrates racistes et ignorants. Puis, peut-être, à Paris, en France.

Les dates précises nous vous les donnerons après, parce qu'apparemment, pour le gouvernement français aussi nous sommes inopportuns ; en plus, bien sûr, de la nouvelle vague mondiale de COVID 19. Tant pis, ce doit être la globalisation.

Nous sommes un peu nerveux mais contents – car ce n'est pas la première fois que nous ferons quelque chose sans savoir ce qui nous attend. Nous remercions d'ores et déjà l'Europe d'en bas, la Sexta nationale, les Réseaux en résistance et rébellion, les ONG solidaires de ce côté et de l'autre côté de l'océan, et le collectif « Llegó la hora de los pueblos » [« L'heure des peuples est arrivée »], pour le soutien économique et matériel qui nous permettra de réaliser le voyage aérien. Le coût du voyage maritime et des passeports (entre 10 et 15 mille pesos chacun, à cause des incessants voyages aller et retour vers nos villages pour répondre aux ridicules demandes de l'État mexicain parce que nous sommes « extemporáneos« ), a été intégralement couvert par l'EZLN et nous a laissés sans fonds de réserve. Mais cela n'a représenté pour aucun.e des délégué.e.s des dépenses personnelles.

7. De l'initiative nationale – celle dont est chargé le SupGaleano -, je vous annonce juste qu'elle démarrera avec notre appel à participer à la dite « Consultation populaire » du 1er août, et à répondre « Oui » à la question de savoir si on doit ou non faire quelque chose pour faire respecter le droit à la vérité et à la justice de celleux qui ont été victimes par actions et omissions de l'État mexicain (car c'est cela, et pas autre chose que désigne la question posée par la Cour Suprême de Justice de la Nation du pays qui s'appelle le Mexique). Ceux qui, là-haut, dans les partis d'« opposition » sont réticents à la consultation n'ont pas seulement peur de ce qui en découlera, ils ont aussi très peur à l'idée que les victimes puissent se réapproprier leurs plaintes pour les soustraire à l'usage vil et pervers que l'ultra-droite fait de leur douleur. Car la douleur ne doit pas être un commerce électoral, et encore moins à des fins aussi merdiques que le retour au gouvernement de certains des principaux responsables de la violence et qui ne s'étaient auparavant consacrés qu'à accumuler argent et cynisme. C'est pour cela que l'INE (Institut national électoral), qui nous considère aussi, nous les indigènes, comme « extemporáneos » et nous refuse nos papiers d'identité, fait tout son possible pour que la consultation soit un échec, car il sait qu'il est lui aussi responsable d'une partie du délit en raison de sa politique exclusive en faveur de la peau claire et urbaine.

Il faut y aller, sans regarder en l'air mais en regardant les victimes. Il faut convertir la consultation en une consultation « extemporánea« . Ceci avec pour objectif que démarre ainsi, indépendamment de ceux d'en haut, une mobilisation en faveur d'une Commission pour la vérité et la justice pour les victimes, ou comme vous voudrez l'appeler. Car il ne peut y avoir de vie sans vérité ni justice.

C'est tout pour le moment.

Depuis les Montagnes du Sud-est mexicain.
Pour les zapatistes « extemporáneos« .

Sous-commandant insurgé Moisés
Toujours au Mexique, juillet 2021.

« Bella Ciao » versión trombones, Germán El Trombón & El Clan del Solar

Source : Enlace Zapatista

Demande D'entrée Sur Le Territoire Français D'une Délégation De Communautés De Peuples Autochtones, en Particulier Zapatiste Du Mexique

tags : mexique, pl-fr, zapatiste,

Depuis de nombreux mois, les Zapatistes se préparent pour une Traversée pour la Vie qui commence par une tournée dans toute l'Europe.
De nombreuses organisations, collectifs, personnes les attendent pour échanger sur les luttes menées ici et là-bas pour une société démocratique, juste, égalitaire, écologiste et contre la capitalisme, le patriarcat et toutes les formes de domination.

Le gouvernement mexicain refuse de délivrer des passeports à une partie de la délégation parce qu'ils et elles seraient “extratemporaneos”, c'est-à-dire “Hors-délais”.
Le gouvernement français n'a pas répondu à la demande de plus de 700 collectifs, associations et personnalités européennes, qui lui a été faite le 13 juillet dernier de laisser entrer la délégation en France. Nous publions ici la lettre.

Source

Communiqué de presse

Lettre au format pdf :

A l'attention de

M. Darmanin

Ministre de l'Intérieur

Place Beauvau 75008 Paris

M. Le Drian

Ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères

37 Quai d'Orsay, 75007 Paris

Copie à M. Jean-Pierre Asvazadourian

Ambassadeur de France au Mexique

Paris, le 13 juillet 2021

Messieurs,

Une délégation de 160 ressortissants du Mexique, principalement issus de communautés de peuples autochtones Zapatistes, se prépare depuis des mois pour venir en Europe rencontrer des groupes de solidarité, des associations culturelles, des groupes artistiques, des syndicats, des ONG et des organisations de défense des droits humains. Entre juillet et septembre, de nombreux événements sont prévus dans lesquels leur présence est indispensable pour échanger sur les questions de santé, d'éducation, d'écologie, de justice, des droits sociaux et des droits humains.

Plus de 800 organisations, institutions, et personnalités ont signé la déclaration “En attente du Bateau pour la Vie” dans laquelle on peut lire “depuis nos géographies, nos territoires et nos espaces, nous réitérons notre invitation à venir en Europe, à nous rendre visite, à nous rencontrer sur ces terres qui ne sont pas seulement celles du capital sauvage et transnational, mais le lieu d'où nous luttons pour faire en sorte que la vie, et donc, le monde, soit un endroit digne où vivre ”.

Face à la situation actuelle de choc planétaire, les communautés indigènes et surtout le mouvement zapatiste viennent en Europe pour « réaliser des rencontres, des dialogues, des échanges d'idées, d'expériences, d'analyses et d'évaluations entre personnes qui sont engagées, à partir de différentes conceptions et sur différents terrains, dans la lutte pour la vie », comme l'indique le texte intitulé Une déclaration pour la vie.

Nous qui les avons invités à venir participer à ces réunions et échanges, nous considérons que la lutte pour la vie est une question d'importance vitale, une question impérative ; si nous ne luttons pas pour la vie, il n'y aura pas d'avenir.

Et comme nous supposons que, pour le gouvernement français, cette lutte pour la vie devrait aussi être une priorité, nous comprenons que l'administration publique française devrait admettre ceci comme un des motifs impérieux pour entrer dans le pays, parce que le voyage est pour la reconstruction d'un tissu d'espoir et de liberté.

Nous considérons que les réunions déjà engagées, les invitations des signataires des déclarations déjà mentionnées, les invitations de ceux qui signent également cette lettre, et surtout le fait que la délégation vienne lutter pour la vie face au désastre environnemental et humain dans lequel nous vivons, prouvent l'existence d'un motif impérieux qui devrait permettre l'entrée de la délégation.

C'est pourquoi nous nous adressons à vous, car nous aimerions avoir votre confirmation que le gouvernement français ne s'opposera pas à cette lutte pour la vie. Qu'il n'y aura pas d'obstacles, de distances ou de frontières qui empêcheront la patrie de la fraternité, de la liberté et de l'égalité d'être le pont naturel d'arrivée de cette délégation historique qui, pour la première fois, mettra la voix des peuples originaires au premier plan dans nos rues, nos théâtres, nos universités et nos cœurs.

En conséquence, en nous appuyant sur les plus de 4000 organisations de solidarité du monde entier qui ont signé le communiqué : Une déclaration pour la vie (http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2021/01/01/primera-parte-una-declaracion-por-la-vida/) et sur celles qui rejoignent et signent cette lettre,

Nous demandons que vous preniez les mesures nécessaires pour que cette délégation puisse entrer sur le territoire français à la mi-juillet, par voie aérienne.

Dans l'attente de votre réponse

SIGNATAIRES

FRANCE

Organisations nationales

ATTAC

CEDETIM/IPAM

Collectif Questions de classe(s)

Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan)

Confédération Générale du Travail (CGT)

Confédération Nationale du Travail (CNT-F)

Confédération Paysanne

Coopératives Agricoles Européennes Longo maï

DAL – Droit au logement

FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s)

Fondation Danielle Mitterrand

Fondation Frantz Fanon International

Forum Civique Européen

France Amérique Latine (FAL)

FSU

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Marche des Solidarités

MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)

Se fédérer

SUD Recherche EPST – Solidaires

Union syndicale Solidaires

Fédération Anarchiste

NPA

PEPS (Pour une Écologie Populaire et Sociale)

Union Communiste Libertaire (UCL)

Organisations locales et collectifs

Acides (Alliance contre les crimes industriels et pour le droit à un environnement sain)

AGENA (Association du Groupe d'Etudes du Néolibéralisme et des Alternatives)

Ambassade de la MétaNation

Assemblée DZLN

Association Adéquations

Association Alternatives et Autogestion

Association Américasol

Association Chiapas sol

Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas

Association La ligne d'horizon-Les Amis de François Partant

Association La Pépinière (Aubervilliers)

Association Mut Vitz 31

Association Mut-Vitz 30-84

Association Mut-Vitz 34

Association RISOMES (Réseaux d'initiatives solidaires mutuelles et écologiques, Côte-d'Or)

Association Tous Les Maquis

Cip-idf (Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile-de-France)

CNNR Marseille

CNNR Montpellier

CNT 34 ESS

Collectif Accueil Zapatistes Place des Fêtes

Collectif Chiapas 09

Collectif de Défense des Jardins Ouvriers des Vertus (Aubervilliers-Pantin)

Collectif de Solidarité avec le Peuple du Nicaragua

Collectif Ganges Solidarités (34)

Collectif Paris-Ayotzinapa

Compagnie Jolie Môme

Compagnie Tamèrantong !

Compagnie théâtrale NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir)

CSP 75

ÉcoRev, revue critique d'écologie politique

El Cambuche

Fédération Pacari

Festi-débat 68

Groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste

Intercollectif Cévennes Méditerranée (30-34)

Les Communaux

Radio Acentrale

Radio Quetsch 89.1 (68)

Radio Sauvage

Revue Ballast

Revue d'Études Décoloniales

Revue Jaggernaut (éditions Crise et critique)

Revue Orbs, l'autre Planète

Scic Le Bouche à Oreille (32)

SUD Éducation 66-11

Surnatural Orchestra

Terrestres. Revue des livres, des idées et des écologies

Thur Ecologie & Transports

Wos/agence des hypothèses

Yala Colectiva (Nantes)

Youth For Climate (Paris/Île-de-France)

Zapa47

Zapateria Toulouse

Zapatisten Lagunak (Pays Basque Nord)

Individus

Artistes

Adrien Mejía Mejía (architecte colombo-français)

Aïda Kebadian (peintre, Paris)

Aïda Kebadian (peintre, Paris)

Annie Ernaux (écrivaine)

Antoine Perez (artiste et régisseur d'exposition)

Antonieta Pardo-Alarcon (artiste)

Ariane Mnouchkine (directrice du Théâtre du Soleil)

Ariane Vaneigem (chanteuse et actrice)

Arno Bertina (romancier)

Barbara Métais-Chastanier (autrice, dramaturge)

Benjamin Ortiz (artiste scénique et gestionnaire culturel)

Benoit Guillaume (auteur de bande dessinée)

Carmen Castillo (cinéaste, Paris)

Charles Clapaud (compositeur)

Claire Ananos (réalisatrice)

Clément Xavier (auteur de bande dessinée)

Diego Ribes (musicien)

Ernest Pignon-Ernest (artiste-plasticien, Paris)

Fanchon Daemers (artiste)

Ingrid Luche (artiste et enseignante, ENSA Bourges)

Jacques Kébadian (cinéaste)

Jean Rochard (producteur de musique enregistrée, Paris)

Kaddour Hadadi (HK, auteur-chanteur)

Karine Lebrun (artiste et enseignante, EESAB site de Quimper)

L'1consolable (rappeur, Paris)

Ladislas de Monge (artiste, Tonnerre)

Laure Gardette (cheffe monteuse – cinéma, Paris)

Lisa Lugrin (autrice de bande dessinée)

Lisa Mandel (autrice de bande dessinée)

Lysika Clapaud (artiste)

Maguy Marin (chorégraphe)

Marco Candore (auteur, Paris)

Massimiliano Cangelosi (musicien, Lodève)

Mat Jacob (photographe)

Métie Navajo (écrivaine, artiste dramatique)

Michèle Sebastia (comédienne)

Monsieur Jack (musicien)

Naimed Sayarba (poeta, Al-Andalus, Magerit)

Nicolas Guillemin (artiste, Montreuil-sous-Bois)

Nicole Augereau (autrice)

Philippe Guitton (artiste-peintre)

Pierre Akrich (artiste, Cannes)

Pierre Bance (auteur, Paris)

Rémy Ricordeau (cinéaste)

Romain Bobichon (artiste)

Samuel Gallet (écrivain et metteur en scène)

Stéphane Elmadjian (cinéaste, Paris)

Tancrède Ramonet (réalisateur)

Valérie Guidoux (auteur jeunesse)

Valerie Jouve (photographe)

Victor Desjobert (cinéaste éduc pop, Toulouse)

Violette Hocquenghem (artiste de cirque)

Yannick Durand Gasselin (artiste de cirque)

Yannis Youlountas (réalisateur et écrivain)

Intellectuel-les et signatures individuelles

Agathe Farout (travailleur social, Allier)

Alain Minet (travailleur social, Audierne)

Alessandro Stella (historien)

Alexandra Oeser (sociologue, maîtresse de conférence, Université Paris Nanterre, membre honoraire de l'Institut Universitaire de France)

Amandine Mercier (maîtresse de conférences à l'Université d'Artois)

Anne Colin (professeure de sciences sociales, Gard)

Anselm Jappe (écrivain et enseignant, Tours)

Antonella Corsani (enseignant-chercheur, Paris)

Ariel Planeix (anthropologue, Paris)

Arnaud Giganon (chercheur)

Arthur Lorot (enseignant)

Aurélie Andry (chercheuse, Université d'Évry Paris-Saclay)

Aurélie Journée-Duez (anthropologue, EHESS, Laboratoire d'Anthropologie Sociale)

Barbara Glowczewski (directrice de recherche au CNRS)

Béatrice Bonne (traductrice, Paris)

Béatrice Fumet (responsable culturelle, Ile-de-France)

Bernard Duterme (CETRI – Centre tricontinental)

Brice Bonfanti (poète-œuvrier, Grenoble)

Bruno Serralongue (artiste et enseignant, Pantin)

Camille Louis (philosophe et dramaturge)

Cécile Canut (linguiste, universitaire)

Cécile Voyer (professeur des universités, Poitiers)

Celio Sierra-Paycha (maître de conférences, Paris 1)

Christian Laval (professeur émérite de sociologie, Université Paris-Nanterre)

Christian Tutin (économiste, Université de Créteil)

Christiane Vollaire (Philosophe, Chercheure associée au CNAM)

Christine Lapostolle (enseignante et écrivain, EESAB, site de Quimper)

Christophe Bonneuil (historien, Centre de Recherches Historiques)

Claire Dehove (maîtresse de conférences)

Claude Calame (directeur d'études, EHESS)

Clovis Maillet (historien et artiste)

Corinne Morel Darleux (autrice)

David gé Bartoli (philosophe, Tours)

Dominique Mathieu (artiste-enseignant, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)

Eleni Konstantinidou (journaliste)

Eleni Varikas (professeur émérite de sciences politiques, Université de Paris 8 Saint-Denis)

Élise Lowy (enseignante, Paris, revue EcoRev)

Emilie Hache (philosophe, Université Paris Nanterre)

Enzo Traverso (professeur des universités, Université de Picardie et Cornell University)

Eric Alliez (philosophe, professeur des universités, Université Paris 8)

Étienne Balibar (philosophe)

Fanny Madeline (historienne)

Florence Bonnefous (Galerie Air de Paris, Romainville)

Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, EnsAD, Paris)

Franck Gaudichaud (professeur en histoire latinoaméricaine, Université Toulouse Jean Jaurès)

François Bernheim (auteur)

François Gèze (éditeur, Paris)

François Jarrige (historien, Université de Bourgogne)

François Parreau (professeur d'université retraité)

Françoise Guillemaut (sociologue, Université Toulouse Jean Jaurès)

Frédéric Neyrat (philosophe, professeur associé à l'Université de Wisconsin-Madison)

Gaelle Vicherd (revue de(s)générations)

Geneviève Azam (économiste, maîtresse de conférences honoraire, Université Toulouse Jean Jaurès)

Georges Didi-Huberman (directeur d'études, EHESS)

Gil Ben Aych (écrivain)

Gilles Rivière (anthropologue, EHESS)

Grégory Jarry (auteur et éditeur)

Guillaume Faburel (enseignant-chercheur, Université Lumière Lyon 2)

Gustave Massiah (économiste, Paris)

Igor Babou (professeur à l'université Paris Diderot, Ladyss UMR CNRS 7533)

Inti Lucia Morales (psychologue sociale, Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine)

Jacques Testart (biologiste et essayiste)

Jean Puyade (professeur d'espagnol honoraire, Paris)

Jean-Baptiste Boissy (anthropologue)

Jean-Claude Bonne (directeur d'études retraité, EHESS)

Jean-Louis Tornatore (professeur, Université de Bourgogne)

Jean-Marc Cerino (professeur, École d'art de Nîmes, revue de(s)générations)

Jérôme Baschet (historien, Paris)

Jérôme Lèbre (philosophe, professeur en classes préparatoires, Paris)

Joani Hocquengem (écrivain, Florac)

Johan Badour (éditions Divergences)

Josep Rafanell i Orra (psychologue et écrivain, Les Lilas)

Joseph Morsel (historien, Université Panthéon-Sorbonne Paris 1)

Jules Falquet (sociologue, professeure des universités, Université Paris 8)

Karine Parrot (enseignante, Université de Cergy-Pontoise)

Kristin Ross (historienne, New York)

Laurence De Cock (enseignante et historienne, université de Paris)

Laurent Binet (écrivain)

Laurent Husson (géologue, CNRS)

Laurent Jeanpierre (enseignant-chercheur, Université Panthéon-Sorbonne Paris 1)

Laurent Ripart (professeur d'histoire du Moyen Age, Université Savoie Mont-Blanc)

Léopoldine Manac'h (anthropologue, Paris)

Luc Chelly (auteur)

Ludivine Bantigny (historienne, maîtresse de conférences, Université de Rouen-Normandie)

Marie Berville (éditrice, Magnard)

Marie Cuillerai (professeur de philosophie, responsable du Master SPP, Université de Paris)

Marie Cuillerai (professeur de philosophie, Université de Paris)

Mariette Navarro (écrivaine, Paris)

Marnix Dressen-Vagne (professeur émérite, Université VSQ/ Paris Saclay)

Maryline Brustolin (galerie Salle Principale, Paris)

Mathieu Rigouste (chercheur en sciences sociales)

Mathilde Larrère (historienne, Université Gustave Eiffel)

Matthieu Renault (enseignant-chercheur, Université Paris 8)

Maud Pérez-Simon (enseignante-chercheuse, Université Sorbonne Nouvelle)

Michael Löwy (directeur de recherches émérite au CNRS)

Michel Kokoreff (professeur des universités, Université Paris 8 Saint-Denis)

Michel Surya (écrivain)

Michèle Leclerc-Olive (chercheuse, IRIS-CNRS-EHESS)

Michèle Riot-Sarcey (historienne, professeure émérite, Université Paris 8 Saint-Denis)

Mireille Fanon-Mendès France (ex-experte Nations Unies, Fondation Frantz Fanon International)

Nayeli Palomo (anthropologue, Grenoble)

Nicolas Perreaux (historien, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Noel Barbe (anthropologue, CNRS)

Noëlle Audejean (auteure et psychanalyste, Paris)

Odile Hélier (anthropologue, Paris)

Odile Henry (sociologue, Université Paris 8)

Pablo Servigne (auteur)

Pascal Nicolas-Le Strat (sociologue, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis)

Pascal Thévenet (revue de(s)générations)

Pascale Fautrier (écrivaine et enseignante)

Paul Bouffartigue (sociologue)

Paul Poulain (spécialiste des risques et des impacts industriels)

Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique, IEP de Lyon)

Philippe Descola (anthropologue, professeur émérite au Collège de France)

Philippe Guérin (professeur, Université Sorbonne Nouvelle)

Philippe Pelletier (professeur émérite, Université Lumière Lyon 2)

Philippe Pignarre (éditeur, les Empêcheurs de penser en rond)

Philippe Roux (professeur, École d'art de Saint-Étienne, revue de(s)générations)

Pierre Couturier (géo-anthropologue, Université Clermont Auvergne)

Pierre Dardot (philosophe, chercheur au Sophiapol, Université de Paris Nanterre)

Pierre Jouannet (membre de l'Académie Nationale de Médecine)

Pierre Lénel (sociologue, Paris)

Pierre Macé (neuropsychologue)

Pierre Salama (professeur émérite des universités, Université de Paris13)

Pierre Sauvêtre (maître de conférences en sociologie à l'Université Paris Nanterre)

Pierre-Olivier Dittmar (historien, maître de conférences, EHESS)

Quentin Deluermoz (historien, Université de Paris)

Raoul Vaneigem (écrivain)

Raphaël Kempf (avocat au barreau de Paris)

Rémy Toulouse (éditeur, La Découverte)

Roland Pfefferkorn (professeur émérite de sociologie, Université de Strasbourg)

Samuel Hayat (chercheur, CNRS, Sciences Po)

Sandrine Le Pors (dramaturge, maîtresse de conférences HDR à l'Université d'Artois)

Sarah Katz (démographe, retraitée du CNRS)

Sébastien Rozeaux (historien, Toulouse)

Sedda Paola (maîtresse de conférences à l'Université de Bourgogne)

Serge Latouche (Professeur émérite d'économie, Université Paris-Sud)

Serge Pey (écrivain)

Sergio Ghirardi (écrivain et traducteur)

Séverin Muller (sociologue, Lille)

Silvia Grünig (architecte-urbaniste, professeure universitaire, auteure)

Sophie Gosselin (philosophe, EHESS)

Sophie Wahnich (directrice de recherche, CNRS)

Sylvaine Bulle (sociologue, Université de Paris)

Thomas Coutrot (membre fondateur des Economistes atterrés)

Thomas Golsenne (historien de l'art, Université de Lille)

Tristan Planeix (aide-soignant, La Salpêtrière, Paris)

Vanessa Manceron (anthropologue, CNRS)

Willy Gianinazzi (historien, Paris)

Yves Cohen (historien, directeur d'études, EHESS)

Yvette Marcela Garcia (sociologue)

Yvon Le Bot (sociologue)

Politiques

Aline Pailler (ex-députée européenne)

Anne-Sophie Pelletier (députée, Parlement européen)

Christine Poupin (porte-parole du NPA)

Clémentine Autain (députée, Parlement français)

Jean-Paul Lecoq (député, Parlement français)

Leila Chaibi (députée, Parlement européen)

Mathilde Panot (députée, Parlement français)

Michel Larive (député, Parlement français)

Michèle Manoa (conseillère départementale)

Michele Rivasi (députée, Parlement européen)

Muriel Ressiguier (députée, Parlement français)

Olivier Besancenot (NPA)

Philippe Poutou (NPA)

Sabine Rubin (députée, Parlement français)

Autres signatures

Adrien Vieillet (chocolatier, Solstice)

Amparo Ibanez (Paris)

Anne Hocquenghem (groupe de buveurs de café zapatiste)

Annick Dumout

Annie Trassaert (Paris)

Antoine Pécard (Attac)

Baptiste Allagnat (ouvrier agricole, Die)

Bautz Marjolaine (COPsy retraitée)

Bernard Vandendaele (analyste programmeur, Tarn)

Bretagnolle Marie-claude (SUD éducation)

Carine Cotte (éleveuse, Monestiés)

Carolina Bedoya Monsalve

Cécile Pérez (animatrice environnement, Paris)

Christiane Buges (retraitée, Lacaune)

Christine Ackermann (retraitée, Haut Rhin)

Claire Ferrandon

Claude Parreau (enseignante retraitée)

Clotilde Fauroux (avocate, Paris)

Danièle Marchal

Danielle de Contes (retraitée, France)

Dolores Pazos (enseignante)

Dominique Leclerc artisan (Montluçon)

Edouard V. Piely (journaliste, Sciences Critiques)

Élie Kongs (éditions Dehors)

Elisabeth Stutz (enseignante, Tarn)

Elise Czernichow (Saint-Denis)

Elise Reslinger (doctorante, Université de Bath)

Elsa Neuville (doctorante, Lyon)

Emmanuel Dessendier (Saint-Denis)

Emmanuelle Posse (enseignante, Éducation Nationale)

Éric Manigaud (enseignant, Saint-Étienne)

Estelle Leclerc

Evelyne Perrin (économiste, ATTAC)

Francesca Catoio (infirmière à la retraite, Marseille)

Franck Antoine (CNT 34)

François Thomas (éleveur, Tarn)

Françoise Dabin (formatrice)

Gérard Moine

Gillet Pierre (enseignant retraité, SNES FSU)

Guillaume Matuzesky

Hakima Berrada (gilet jaune Paris)

Hélène Hernandez (secrétaire à l'Animation Librairie Publico, Paris)

Hubert Duval (enseignant)

Hubert Labbé (Informaticien)

Igor et Laure Marconnet (éleveurs, Montredon-Labessonnié)

Inès de Luna Fr (militante féministe décoloniale)

Isabelle Mouly (infirmière, Toulouse)

Jacques Debiesse (Molezon)

Jacques Landry (Bienvenue à Mandagout (30) – Intercollectif Cévennes Méditerranée (30-34))

Jano Celle

Jean Fauché (formateur retraité, Tarn)

Jean Stentz

Jean-Claude Salaün (Névez, Finistère)

Jean-Luc Debard, (Alternatives et Autogestion, PEPS)

Jean-Manuel Traimond (guide-interprète, Paris)

Jean-Marc Lhommeau (vidéothécaire, Paris)

Jean-Paul Castels (NPA/ Vaucluse)

Jeanne Parreau (Attac Lille, retraitée de l'Université)

Jeanne Roy (présidente de Radio Quetsch)

Jérôme Leboeuf

Jérôme Sanzo (libraire)

Jimmy Markoum (enseignant, Saint-Denis)

Laëtitia Laizin (enseignante, Éducation nationale)

Laura Delsaux

Laura Duguet

Laure Issanchou (Penne)

Lena Grigoriadou (enseignante, Paris)

Louise Mahé

Luc Ueberschlag (Radio Quetsch)

Lucile Daumas (retraitée, Ariège)

Lucile Mulliez (formatrice en éducation populaire, l'Escargot Migrateur)

Magali Jacquemain (professeure des écoles)

Maria Mercado (enseignante, Éducation nationale)

Marianne Enjalbert (enseignante, Tarn)

Marie Merlier (enseignante, Lozère)

Marie-Christine Callet (Attac)

Marthe-Hélène Choukroun (présidente de l'Association “Saudade”)

Michele Aveline (Vence)

Mirella Ugolini (retraitée de l'Éducation nationale, ATTAC 93)

Monique Petit (psychanalyste, Paris)

Muriel Wolfers (Montreuil-sous-Bois)

Natalie Barsacq

Nathalie Guiraudou (34)

Natura Ruiz (éditions Dehors)

Nicolas George (Hautes Alpes)

Noé le Blanc (enseignant, Paris)

Norbert Joly (éducateur à la nature)

Odette Furois

Odile Gabriel-Calixte (photographe, Morlaix)

Odile Maurin (activiste anti validisme, élue municipale et métropolitaine, Conseillère CESER, Toulouse)

Olivier Le Trocquer (enseignant)

Olivier Legrain (thérapeute)

Olivier Piazza (Paris)

Oscarine Bosquet (écrivain, enseignante)

Pascale Drivière (Tarn)

Patrice Gaumeton (ébéniste, Paris)

Patrice Kappel (jardinier, Aussillon 81)

Patricia Grime (Molezon)

Paule Latorre (conteuse, Montpellier)

Pauline Sales

Philippe Gigon

Pierre Ackermann (retraité, Haut Rhin)

Pierre Stambul (Ujfp, professeur retraité)

Rachele Shamouni-Naghde (ethnologue, University of London in Paris)

Rémi Bénos (géographe, Université de Toulouse)

Rémy Prat (habitant de St-Denis et actif dans le commerce équitable)

Rioual Olivier (enseignant en lycée)

Robin Huart (développeur, Clamart)

Robin Kerguillec (libraire, Mellionnec)

Rose Combes

Roudier Gil (artisan boulanger)

Sophie Plattner

Stéphanie Araud

Stéphanie Meissonnier (enseignante, Mende)

Sylvain Kassap (musicien, Montreuil)

Sylvie Poignant (Paris)

Thomas De Contes (informaticien)

Thomas Lafaye de Micheaux (étudiant en CPGE, Lycée Chaptal)

Tristan Delamotte (journaliste)

Valentine Lavergne

Valérie Guagliardo (artisane, Paris)

Veronica Noseda (militante lesbienne féministe)

Vincent Laborde

Wilfried Voiriot (Tarn)

Xavier Lesaffre (médecin urgentiste)

Yoga nomade

Yoram Moati (transcripteur-adaptateur, UJFP, Diwan Brest, Collectif Utopie Brest)

Yvette Doremieux (psychiatre retraitée)

Cataluña

Organizaciones y colectivos

CGT Alt Camp i Conca de Barberà

CGT Baix Camp

CGT Barcelona

CGT Catalunya

CGT Federació Intercomarcal de Ponente, Lleida

CGT Federació Intercomarcal de Tarragona

CNT-AITT Tarragona

CNT Cornella i comarca

CNT Manresa

CNT Premià de Mar

Acció Lila

Adherentes a la Sexta Barcelona

Adhesiva, espai de trobada i acció

Agrupament Roques Albes

Àngel Sànchez i Martínez

Arran Manresa

Asociación de Mujeres Migrantes Diversas

Ass. Cafè Rebeldía-Infoespai, Barcelona

Assemblea catalana de suport a la Gira Zapatista

Assemblea de Joves de Sant Celoni

Assemblea Llibertaria Heura Negra

Ateneu Popular la Malgirbada

Ateneu Popular La Falç

Ateneu Popular Rocaus

Azadi Jin

Azadî Plataforma

Banc del temps de Sant Celoni

Banc Expropiat

Batzac – Joventuts Llibertàries

C.S.O Kan pasqual

Cal Cases

Can Batlló : Associació Espai Comunitari i Veïnal Autogestionat

Can Tonal de Vallbona

Casa Okupada Puntales

Casa Terra

Centre of Discourse Studies

Colectiva Katari

Colectivo Maloka

Colectivo Maloka. Barcelona

Ecoxarxa del Bages

Entrepobles

Escola de Dones Soror

Espai de defensa legal Manresa

Espai Popular Alqua

Esteve Carol i Clotet

FESSrural

Gita de Bruixa

Gong, per la defensa dels Drets Humans i dels Pobles, Pineda d Mar

Huertos Comunales de Sant Celoni

Itaca

Kasa de la Muntanya

L'Erol

L'espora

La Clau

La Foradada

La Garriga Societat Civil

La Mosca Tv

Llibertàries BCN Zona Nord

Llibreria Aldarull

Migjorn, Casa de Naixements

PAHC Bages

PAHC Baix Montseny

Pallasos en Rebeldía de Cataluña

Pinyol Vermell

Prepirineu antifa. Ateneu Popular del Lluçanés

Prepirineu Antifa. Ateneu Feminista La Pastora

Prepirineu Antifa. Ateneu Llibertari del Berguedà

Prepirineu Antifa. La feixa

Prepirineu Antifa. Xarxa de suport mutu del Berguedà

Raval Rebel

Research & Degrowth

Sindicat de Poble de Vilamajor

Sindicato Popular de Vendedores Ambulantes

Teler Cooperatiu XES Sabadell

Terra Viva de Súria. Bruixes Salines

Universitat Popular del Baix Montseny

Vidalia

Xarxa de suport mutuo de la Trini

Xarxa de Vallbona

Intelectuales

Pablo Martinez, Director de programas MACBA, Museo de Arte Contemporáneo de Barcelona

Políticos

Jose Antonio Martínez Sintes, Portavoz Grupo Municipal Regidor Podemos, Viladecans

M. Carmen López Álvarez, Regidora de Podemos, Ayuntamiento de Cornellá de Llobregat

Mari Maqueda Ortega, Regidora de Podemos en Canovelles

Salvador Giralt Carrillo, Regidor de Podemos en Tordera y Consejero Comarcal del Maresme

Personas a título individual

Joel Segarra

Justo Alijarde Ibáñez.Luisa Garcíai i Pelegrin

Maria Botey

Míriam Sánchez García

Montserrat Vilajosana i Estopiñan

Petra Rodriguez Pedraza

Galiza

Organizaciones y colectivos

Grupo de Intervención Xurídica Socio-Comunitaria A SENSU CONTRARIO

Pallasos en Rebeldía de Galicia

Intelectuales

Antón Lopo, escritor

Políticos

Antón Gomez Reino Varela, Diputado en el Congreso

Isabel Faraldo Calvo, Concejala en A Coruña

María de la O Fernández González, Concejala en Vilagarcía de Arousa

Román González Garrido, Concejal en Mos

Personas a título individual

Alfonso Mascuñana Bordas

Andrea López Rodríguez

Sandra Garrido Fernández

Xaquín Pastoriza Cerviño

Euskal Herria

Organizaciones y colectivos

ELA sindikatua

ESK sindikatua

LAB sindikatua

Asociacion Sierra Maestra Euskadi

B.A.L.A.

Bizilur

Ixim Azpeiti

Lumaltik Herriak

Mugarik Gabe

Mundubat

Paz y Solidaridad Euskadi

TxiapasEKIN

Artistas

Fermín Muguruza, músico

Intelectuales

Luis Miguel Uharte, Profesor de la Universidad del País Vasco

Itziar Gandarias Goikoetxea, Profesora de la Universidad de Deusto

Mikel Bordonaba Marín, profesor de Historia de la Comunidad Foral de Navarra

Pablo Garaizar Sagarminaga, Profesor de la Universidad de Deusto

Políticos

EH Bildu

Podemos Ahal dugu

Ainhoa Aznarez, Parlamentaria. Parlamento Navarro.

Carlos Amatriain, Director gerente del Instituto Navarro de la Juventud

David Soto Rodríguez, Parlamentario Vasco

Gustavo Angulo Garcia, Parlamentario Vasco

Iñigo Martínez Zaton, Parlamentario Vasco

Isabel Gonzalez Rodríguez, Parlamentaria vasca

José Manuel Ferradás, Concejal de Medio Ambiente de Errenteria

Julen Rodriguez Aboy, Concejal de Pasaia

Maite Gartzia Ontiveros, Teniente de Alcalde y Concejal de Cultura y Deportes de Errenteria

Maria Angeles Cantero Barquin, Concejala de Basauri

Maria Valiente Gonzalez, Juntera de Guipuzkoa

Miguel Ángel Navarro Lashayas, Responsable de Derechos Humanos del CCA de Podemos Ahal Dugu

Mikel Buil. Parlamentario. Parlamento Navarro.

Miren Echeveste Lacombe, Delegada de Igualdad Y Euskera del Ayuntamiento de Irun y Consejera de Politica Lingüística del Consejo Ciudadano Autonómico de Euskadi

Miren Edurne Gorrotxategi Axurmendi, Parlamentaria Vasca

Patricia Ruiz de Irizar, Directora general de Políticas Migratorias.

Rafael Sainz de Rozas, Director General de Justicia

Txuma Huarte, Concejal Barañain

Personas a título individual

Aitor Nafarrate Aurrekoetxea

Daniel Pereiro Badillo

Elena Rincón Zubeldia

Estibaliz Gil Iriondo

Itziar Albaina Bakaikoa

Estado Español

Organizaciones y colectivos

CGT Andalucía, Ceuta y Melilla

CGT. Confederación General del Trabajo

CGT Sindicato de OO.VV. de Almería

CNT Extremadura

CNT Fraga

CNT Huesca

CNT Sevilla

CNT Teruel

ACTP

Algrano Extremadura, Medio Libre

Asamblea Plaza de los Pueblos. Madrid

ASC La Desbandá. Andalucía

Asociacion Itaca

Asociación A Minglana

Asociación Brasileña Maloka. Madrid

Asociación cultural de arte social Ortika

Asociación de cantautores y cantautoras de Alicante. País Valencià

Asociación Metik

Assemblea de Solidaritat amb Mèxic del País Valencià

Assemblea Feminista de València. País Valencià

Associació Connecta Natura. País Valencià

Associació Per l'Horta. País Valencià

Azadî Jin PV

Ca Revolta

Ca Saforaui. País Valencià

Café Rebeldía Olba Teruel. Aragón

Cámara Negra

Caracol Extremadura

Caracol Gredos. Castilla-León

Caracol Zaragoza – Red de Personas por la Autonomía Zapatista. Aragón

Centro de Documentación sobre Zapatismo – CEDOZ

Centro Social La Villana de Vallekas. Madrid

Cia. Victoria Sickness

Coletivo pelos Direitos no Brasil – Madrid

Comite de solidaridad con América Latina de Asturias COSAL

Comité de Solidaridad Internacionalista, Zaragoza. Aragón

Comité de Solidaritat amb el Kurdistan del PV. País Valencià

Comitè Acollida Zapatistes – Illes Balears i Pitiüses

Coordinadora Aragón – Gira Zapatista por la Vida 2021

Coro Feminista Sevilla. Andalucía

Diálogos Transatlánticos

Ecologistas en Acción Extremadura

Ecoloxistes n'Aicion d'Asturies.

Ecoyundar

El Punt, Espai de Lliure Aprenentatge. País Valencià

Feministas Aragón por Nicaragua

Frente Sur Andalucía

Fundación 1* de Mayo de CCOO

Fundación Ruy López. Extremadura

Grupo de Apoyo por la Vida Teruel norte. Aragón

INCYDE, Iniciativas de Cooperación y Desarrollo S. Coop. IS

Laboratorios de Vida « La Garrofera »

Lumaltik Aragón

Mujeres Libres Extremadura

Mujeres Sembrando. Extremadura

Mujeres Supervivientes de Sevilla. Andalucía

Pallasos en Rebeldía de Madrid

Paz con Dignidad

Perifèries del Món. País Valencià

Pikara Magazine

REASPV – Xarxa d'economia alternativa i solidària. País Valencià

Red Maricones del Sur

Redretro Sistema de Transporte Onírico .Madrid

Resistencia Saharaui

Rincón Cubano de Torrelavega. Cantabria

Solidaridad Internacional Andalucía

Tribunal Permanente de los Puebos

Y Retiemble. Madrid

Zambra Málaga. Andalucía

Artistas

Amparo Sánchez – Amparanoia, música

Auxili, músicos

Chikos del Maíz, músicos

Ciudad Jara, músicos

Feliu Ventura, músico

Gossos, músicos

Guadi Galego, músico

HYLSEN, artista

Kop, músicos

Las Marikarmen, Cia. artista

Leo Bassi, actor

Manu Chao, músico

MARIKARMENFREE, artista

Mercedes Peon, músicos

Muerdo, músicos

Oona Chaplin, actriz

Pepe Viyuela, actor y payaso

Pirat's Sound Sistem, músicos

Pupil.les, músicos

Sergi López, actor

Smoking Souls, músicos

Tesa, músicos

Tribade, músicos

Txarango, músicos

TXINORRI, artista

Uxia Senlle, músicos

Xavi Sarrià, músico

YUNA, artista

Zoo, músicos

Intelectuales

Boaventura de Sousa Santos, Doctor en Sociología del Derecho por la Universidad de Yale y Director Emérito del Centro de Estudios Sociales de Coimbra, Portugal

Carlos Taibo, escritor y pensador

Carolina Meloni, filósofa

Emilia Bea Pérez, Doctora en Filosofía del Derecho y Política, Profesora Titular de la Universitat de València.

Francisco José Infante Ruiz, Director del Máster en Derechos Humanos, Interculturalidad y Desarrollo, UPO-UNIA. de la Universitat Jaume I. Castellón.

Jaime Pastor, editor de Viento Sur

Juan José Tamayo, Teólogo de la Liberación, Profesor emérito de la Cátedra de Teología y Ciencias de la Religión de la Universidad Carlos III de Madrid

Lola Cubells Aguilar, Doctora en Filosofía del Derecho y Política. Profesora

Mabel Tapia, Subdirectora de el Museo Reina Sofía

Manuel Rivas, escritor

Marcos Roitman Rosenmann, academico, profesor titular Sociologia. UCM

Paul B. Preciado, filósofo y comisario de arte

Políticos

Izquierda Unida

PCE

Nueva Canarias

Anticapitalistas Aragón

Esquerra Unida Alacant, País Valencià

Ana Miranda, Europarlamentaria

Idoia Villanueva, Europarlamentaria

Manu Pineda, Europarlamentario

Maria Eugenia Rodríguez Palop, Europarlamentaria

Miguel Urbán, Europarlamentario

Sira Rego, Europarlamentaria

Alba Leo Pérez, Concejala Getafe Comunidad de Madrid

Alberto Jarabo Vicente, Regidor de Participación Ciudadana y Gobierno Interior del Ayuntamiento de Palma. Baleares

Alberto Martínez Portillo, Concejal de Castro Urdiales Cantabria

Alejandra Duran Parra, Diputada Provincial Granada y Concejala en el Ayuntamiento de Padul, Granada Andalucía

Alejandra Jacinto Uranga, Diputada Asamblea de Madrid Comunidad de Madrid

Alfredo Vicente Ruano, Secretario del GM UP, Guadalajara. Castilla La Mancha

Alvaro Jaen Barbado, Diputado de la Asamblea de Extremadura Extremadura

Amaia Castro, Concejala de Logroño La Rioja

Amparo Bella Rando, Concejal de Podemos del Ayuntamiento de Zaragoza Aragón

Ana Isabel del Val Rodríguez, Concejala de UP Alovera, Guadalajara Castilla La Mancha

Ana Isabel Guzmán Guerra, Concejala UP Pioz, Guadalajara Castilla La Mancha.

Ana Mercedes Muñoz Casado, Concejala Ayuntamiento de Cordoba Andalucía

Ana Taboada, Concejala de SOMOS Oviedo/Uviéu Asturias

Andrés Ruiz Velasco, Concejal de UP, Pioz, Guadalajara Castilla La Mancha

Antonia Fernández Pérez, Concejala en el Ayuntamiento de Roquetas Andalucía

Araceli Rocío Monedero Rojo, Concejala Ayuntamiento Jerez en Jerez de la Frontera, Cádiz Andalucía

Aranzazu Carrero Bacigalupe, Concejala de Haro La Rioja

Aticus Méndez Díaz, Concejal de Podemos en Alcalá de Guadaíra Andalucía

Beatriu Gascó, Diputada en Les Corts Valencianes País Valencià

Benjamín Ortega Freire, Primer Teniente de Alcalde de El Valle Andalucía

Carlos Arroyos Bellmunt, Concejal de Podemos de Binefar y Consejero Comarcal de La Litera/Llitera Aragón

Carlos Daniel Enjuto Domínguez, Concejal en Getafe Comunidad de Madrid

Carlos Reyes, Concejal de Podemos en Jaca y Consejero Comarcal de la Jacetania Aragón

Carmen Fajardo Barba, Concejala de UP, Albacete Castilla La Mancha

Cesar Bargundia, Concejal de Hormilla La Rioja

Cristina Cabedo, Diputada en Les Corts Valencianes País Valencià

Cristina Pedrajas Rodríguez, Concejala Ayuntamiento de Córdoba Andalucía

Daniel Jiménez González, Concejal Fresnedillas de la Oliva Comunidad de Madrid

Daniel Ripa, Diputado autonómico de Podemos Asturies Asturias

David Carballo, Consejero del Cabildo de Tenerife Canarias

Eduardo Quilis Hernández, Secretario del GM Cuenca, En Marcha ! PodemosEquo, Cuenca Castilla La Mancha

Elisa María Cabrerizo Medina, Concejala Ayuntamiento de Granada Andalucía

Eva Santamaría Rueda, Concejala UP, El Casar, Guadalajara Castilla La Mancha

Felipe Gutiérrez, Concejal de Fuenlabrada Comunidad de Madrid

Fernando Rivarés Esco, Concejal Portavoz de Podemos Ayuntamiento de Zaragoza Aragón

Ferran Martínez, Diputado en Les Corts Valencianes País Valencià

Fidel Castro Pérez, Concejal Ayuntamiento Chauchina, Granada Andalucía

Gema María Gil Mira, Concejala de Leganés Comunidad de Madrid

Guillermo Boix Sánchez, Concejal en el Ayuntamiento de Huesca Aragón

Irene de Miguel Pérez, Diputada Asamblea de Extremadura Extremadura

Irene Gómez, Diputada en Les Corts Valencianes País Valencià

Itxaso Cabrera Gil, Diputada de Podemos en las Cortes de Aragón Aragón

Iván Andrés Martínez, SGT de Ciencia, Universidad y Sociedad del Conocimiento, Podemos, Zaragoza Aragón

Jacinto Morano González, Diputado Asamblea de Madrid Comunidad de Madrid

Javier Pintado, Concejal de SOMOS Siero Asturias

Javier Ureña Olivera, Concejal en el Ayuntamiento de Jaén Andalucía

Jon Rodríguez Forrest, responsable de internacional de Izquierda Unida Nacional

Jose Antonio Paniagua Guzmán, Concejal de Ganemos, Peligros Andalucía

Jose Manuel Aranda Regules, Regidor de Alcudia Baleares

Jose María Oviedo Oviedo, Concejal de UP en Quintanar del Rey, Cuenca Castilla La Mancha

José Gabriel Bejerano Alcón, Concejal de Unidas Podemos por Palomeque, Toledo Castilla La Mancha.

José Gabriel López Navarro, Concejal Podemos de Castejón de Sos y Consejero de la Ribagorza Aragón

José Rodríguez Santiago, Concejal Ayuntamiento de Iznalloz, Granada Andalucía

Juan Antonio Beas Cobo, Concejal Ayuntamiento de Alquife, Granada Andalucía

Juan Antonio Pendás Zacarías, Alcalde de Pioz, Guadalajara Castilla La Mancha

Juan Jesús Noval Delgado, Concejal Podemos / Adelante Dos Hermanas Andalucía

Juan Manuel Santos Delgado, Concejal de San Juan de Aznalfarache Andalucía

Juan Rodríguez Rambla, Concejal Podemos de Olba, Teruel Aragón

Julián Martínez Pérez, Concejal UP Alovera, Guadalajara Castilla La Mancha

Juliet Anne Wangensteen Nieto, Concejala Ayuntamiento Albolote, Granada Andalucía

Julio Huete, Concejal de Coslada Comunidad de Madrid

Laura Prado Marchal, Concejala de Cubas de la Sagra Comunidad de Madrid

Lilian Concepción Álvarez, Concejala Ayuntamiento de Puerto del Rosario, Fuerteventura Canarias

Luis del Piñal de Cos, Concejal de Santa Cruz de Bezana Cantabria

Luis Muñoz Jiménez, Concejal UP, Pioz, Guadalajara Castilla La Mancha

Manuel Ruiz Caparrós, Concejal Ayuntamiento de Chauchina, Granada Andalucía

Manuel Tribaldos Garrido, Concejal del Ayuntamiento de Ibros, Jaén Andalucía

María Ángeles García Ramírez, Concejal de Adelante Tomares, Sí Se Puede Tomares, Sevilla Andalucía

María Ángeles García Jiménez, Concejala de Cuenca, En Marcha ! PodemosEquo, Cuenca Castilla La Mancha

María Isabel Natividad Espinosa Nuñez, Concejala Getafe Comunidad de Madrid

María Victoria Mata Moreno, Concejala de Plasencia, Cáceres Extremadura

Maribel González Badía, Concejala Adelante/Podemos Alhaurín el Grande y Diputada Provincial, Málaga Andalucía

Mario Perea Ruiz, Concejal de PODEMOS en Écija Andalucía

Marta Blanco Allona, Alcaldesa Podemos de Aladrén, Zaragoza Aragón

Marta de Santos Loriente, Directora Generala de Cambio Climático del Gobierno de Aragón Podemos Aragón

Marta Prades Alquezar, Diputada Podemos en las Cortes de Aragón Aragón

Martina García Anguita, Concejala UP Marchamalo, Guadalajara Castilla La Mancha

Mati Mas, Concejala de Podemos en Buñol País Valencià

Miguel Angel Guerrero García, Concejal de Getafe Comunidad de Madrid

Mireia Vehi Cantenys, Diputada en el Congreso Nacional

Myrian Barrios, Consejera del Cabildo de Lanzarote Canarias

Mª Ángeles Adorna Caballo, Concejala de Marea Municipalista Andaluza en Camas Andalucía

Nacho Escartin La Sierra, Diputado Portavoz de Podemos en las Cortes de Aragón Aragón

Naiara Davó, Diputada en Les Corts Valencianes País Valencià

Neftali Mahillo Garrido, Concejal en Coria, Cáceres Extremadura

Nuria Rodríguez, Diputada Autonómica de Podemos Asturies Asturias

Olga Jiménez Velado, Concejala Torrejón de Ardoz Comunidad de Madrid

Paloma García Villa, Diputada Asamblea de Madrid Comunidad de Madrid

Pedro Antonio Honrubia Hurtado, Diputado en el Congreso por Granada Andalucía

Pedro Balbuena Fernández, Concejal Ayuntamiento Torreperogil, Jaén Andalucía

Pedro Vigil, Concejal de Fuenlabrada Comunidad de Madrid

Pepa Macías Bejarano, Concejala Leganés Comunidad de Madrid

Pilar Lima, Diputada en Les Corts Valencianes País Valencià

Rafael Palacios, Diputado Autonómico de Podemos Asturies Asturias

Raffaella Corrales Grande, Concejala Unidas por Tórtola, Tórtola de Henares, Guadalajara Castilla La Mancha

Raquel Almendros Alguacil, Concejala de Galapagar Comunidad de Madrid

Raúl López Casado, Concejal UP Miguelturra, Ciudad Real Castilla La Mancha

Ricardo García López, Concejal UP, Pioz, Guadalajara Castilla La Mancha

Ricardo Menéndez, Diputado Autonómico de Podemos Asturies Asturias

Roberto Menéndez, Concejal de SOMOS Tinéo Asturias

Roberto Murillo, Concejal de Humanes de Madrid Comunidad de Madrid

Rogelio Concejal, SOMOS Corvera Podemos Asturias

Rosa Martínez Mata, Concejala de Coslada Comunidad de Madrid

Rosa Ramada Guillen, Concejala Ayuntamiento Rincón de la Victoria, Málaga Andalucía

Salud Ramos Vergeles, Concejala de Fuente del Maestre, Badajoz Extremadura

Sandra Jaén Martínez, Concejala de Podemos en Alcalá de Guadaira Andalucía

Santiago de Miguel, Concejal Coslada Comunidad de Madrid

Silvia Ruz García, Concejala Valdemorillo Comunidad de Madrid

Sofía Díaz Sabán, Cuarta Teniente de Alcalde de Armilla, Granada Andalucía

Sonia Busto, Concejala Podemos de Cuideiru Asturias

Susana López Ramos, Concejala de Adelante Morón Unidas Podemos en el Ayuntamiento de Morón de la Frontera Andalucía

Trinidad Pascual Zapata, Concejala de Podemos /Adelante Valencina Andalucía

Vanesa Carbonell Escudero, Diputada Podemos en las Cortes de Aragón Aragón

Vanessa Millán Buitrago, Concejala de Rivas Comunidad de Madrid

Virginia Robles, Concejala de Coslada Comunidad de Madrid

Yésica Sposati Copes, Concejala y Portavoz de Podemos en el Ayuntamiento de Bormujos Andalucía

Yolanda García Laguna, Concejala UP, Carranque, Toledo. Castilla La Mancha

Personas a título individual

Ana Macías Rodríguez

Andrea Oliver Sanjusto

Aranzazu Ogarrio UNAM

Blanca Soler

Carmen Arnaiz de la Rosa

Carmen Gonzales Castilla.

Daniela Fontaine López, Calala Fondo de Mujeres

Diana Barja Alcántara. CNT Sevilla

Estela Soler Fides

Esther Canarias Fernández-Cavada

Fernando Altamira Basterretxea

Fidel Romero Garrucho

Germán Luque Caballero

Gina Milagros Acea Alfonso

Ivan Lopez Popov, RFC Luxemburgo

Lucas Kopke Karlsruhe

M Carmen Linares Gey

Maite Rodriguez Moles

Manuela Susana Castilla Rodriguez.

Maria Isabel Lozano López

Mª Carmen Lafuente García

Pastora Albarrán Díez

Raquel García Terán

Rut Moyano Lon

Salvador Ramon Roig

Simón Castillo Lindell

Sixto Armán Caramés Ecoloxistes n'Ación d'Asturies

Teresa González de Chávez

Vicente Amador Visuerte

William Gosselin, bibliothécaire

Yuri Alvarez, Asturies

ITALIA

Organisations

LAPAZ – Libera Assemblea Pensando/Praticando Autonomia Zapatista Italia, compuesta por organizaciones/grupos/colectivos nacionales :

Partito della Rifondazione Comunista – Sinistra Europea

Collettivo Nodo Solidale Italia

USI – Unione Sindacale Italiana

Servizio Civile Internazionale (SCI-Italia)

Ufficio Informazione del Kurdistan in Italia

Rete Kurdistan Italia

Collettivo Redazionale della Rivista LEF Libertè Egalitè

APS C.D.C.A. – ABRUZZO

Ass. Oltre il ponte – ABRUZZO

Ass. Kabawil – ABRUZZO

Brigate di Solidarietà Attiva – ABRUZZO

Campagna per il clima, fuori dal fossile – ABRUZZO

Cobas Abruzzo – ABRUZZO

Genuino Clandestino Abruzzo – ABRUZZO

No Hub del gas – ABRUZZO

Paese Comune Abruzzo – ABRUZZO

Potere al popolo – ABRUZZO

Rifondazione Comunista Abruzzo – ABRUZZO

Coop. Agr. Valli Unite Paderna – ALESSANDRIA

Laboratorio Anarchico Perla Nera – ALESSANDRIA

Laboratorio Sociale – ALESSANDRIA

Altra Idea di Città – ANCONA

Collettivo transfemminista Nate Intere- ANCONA

Polisportiva Antirazzista Assata Shakur – ANCONA

Brigate poeti rivoluzionari – BARI

Camera del lavoro auto organizzata Cobas Bari – BARI

Network Barletta – BARLETTA

Torneo “Giochiamo per Loro” aficionados Atalanta fútbol – BERGAMO

ARPIONI – BERGAMO

Maite – Bergamo Alta Social Club – BERGAMO

Barrio Campagnola -BERGAMO

Centro Solidarietà – Cologno al Serio – BERGAMO

Circolo Fratellanza Casnigo – BERGAMO

Comitato Chiapas “Maribel” – BERGAMO

Kascina Autogestita Popolare – BERGAMO

Pacì Paciana Progetto 20K – BERGAMO

Spazio Jurka – BERGAMO

Centro Sociale TPO – BOLOGNA

CUA – BOLOGNA

La Pirata – BOLOGNA

Labas – BOLOGNA

Laboratorio Crash ! – BOLOGNA

Spazio Pubblico Autogestito XM24 – BOLOGNA

Ya Basta Bologna – BOLOGNA

Collettivo 20ZLN – BRESCIA

GAS Caracol Franciacorta – BRESCIA

Centro Sociale ex Canapificio – CASERTA

Terranostra occupata – CASORIA (NAPOLI)

Collettivo reAzione – CASTRI DI LECCE

C.s.a. Officina Rebelde – CATANIA

Campo San Teodoro Liberato – CATANIA

Redazione « I Siciliani Giovani » – CATANIA

Rete antirazzista catanese – CATANIA

Spazi Sociali Catania – CATANIA

S.L.A.I. Cobas – coordinamento provinciale Chieti -CHIETI

Ass. La Terra di Piero – COSENZA

Auditorium Popolare – COSENZA

Aula occupata P2 Unical – COSENZA

Boxe Popolare – COSENZA

Comitato Prendocasa – COSENZA

Cosenza por la Vida – COSENZA

Cosenza solidale COSENZA

Fem.In. Cosentine in Lotta – COSENZA

Fridays For Future – COSENZA

Progetto Azadì – COSENZA

Radio Ciroma – COSENZA

SPA Arrow – COSENZA

La Milpa Orto Collettivo – CUNEO

Associazione Ecotòno APS – DOLO-VENEZIA

Centro Sociale Autogestito INTIFADA – Comunità in Resistenza EMPOLI

Associazione Jambo – Commercio Equo – FIDENZA

Comunità di Resistenza Contadina Jerome Laronze – FIRENZE

Genuino Clandestino – FIRENZE

IAM FIRENZE

Collettivo No Porto Fiumicino – FIUMICINO (ROMA)

Cea Buendia FRANCAVILLA AL MARE (CHIETI)

Associazione di amicizia Italia Cuba Circolo Foresti – GENOVA

Associazione Senza Paura – GENOVA

Centro sociale Zapata – TDN GENOVA

Collettivo Lsoa Buridda – GENOVA

Comitato Piazza Carlo Giuliani – GENOVA

CSOA Terra di Nessuno – GENOVA

Progetto 20k – GENOVA-VENTIMIGLIA

Lisangà – culture in movimento – GIAVENO (TORINO)

Centro Sociale La talpa e l'orologio -IMPERIA

Centri Sociali del Nordest – ITALIA NORDEST

Archivi della Resistenza – LA SPEZIA

Circolo ARCI Canaletto – LA SPEZIA

Partito della Rifondazione Comunista – LA SPEZIA

A.S.D. Lanciano Special – LANCIANO (CHIETI)

Ass. L'AltraItalia – LANCIANO (CHIETI)

Ass. L'Orda d'oro – LANCIANO (CHIETI)

Ass. Mercato Scoperto – LANCIANO (CHIETI)

Ass. Nuova Gutenberg – LANCIANO (CHIETI)

Ass. Teatro Possibile – LANCIANO (CHIETI)

Bottega del viaggiatore errante – LANCIANO (CHIETI)

Comune di Lanciano, città medaglia d'oro al valor militare – LANCIANO (CHIETI)

Istituto Comprensivo Mario Bosco – LANCIANO (CHIETI)

Laboratorio Sociale Largo Tappia – LANCIANO (CHIETI)

Libreria Barbati – LANCIANO (CHIETI)

Libreria D'Ovidio – LANCIANO (CHIETI)

Libreria Mu – LANCIANO (CHIETI)

Musica e Libri – LANCIANO (CHIETI)

Patto di collaborazione 1000 Alberi – LANCIANO (CHIETI)

Patto di Collaborazione Piedibus – LANCIANO (CHIETI)

Scuola dell'infanzia INA Cappuccini – LANCIANO (CHIETI)

Scuola dell'infanzia Maria Vittoria – LANCIANO (CHIETI)

Scuola primaria Rocco Carabba – LANCIANO (CHIETI)

Sezione ANPI « Trentino La Barba » – LANCIANO (CHIETI)

Connettivo terraTERRA – LAZIO

Casa del popolo “Silvia Picci” – LECCE

Ex Caserma occupata – LIVORNO

Casa delle Erbe – LOCRI (REGGIO CALABRIA)

Partito della Rifondazione Comunista – Fed.ne di LUCCA

Potere al Popolo Lucca – LUCCA

Calcistica Popolare Trebesto – LUCCA

Non Una Di Meno Lucca – LUCCA

Caminar Domandando LUCCA-BOLOGNA

Brigate di Solidarietà attiva – MARCHE

Collettivo utopiA – MARIGLIANO (NAPOLI)

A.D.L. Cobas – MILANO

Associazione Dax – MILANO

Associazione Ya Basta ! Milano – MILANO

Brigata Sanitaria Soccorso Rosso – MILANO

Camera del Non Lavoro – MILANO

Cantiere – MILANO

Casa delle Donne di Milano – MILANO

Centro Sociale Casa Loca – MILANO

Comitato Abitanti San Siro – MILANO

Comitato per non dimenticare Abba – MILANO

Coordinamento dei Collettivi Studenteschi di Milano e Provincia – MILANO

L.U.M.E. MILANO

Non Una Di Meno Milano – MILANO

Rete Jin – MILANO

Riders A.D.L Cobas – MILANO

Saltimbanchi senza frontiere – MILANO

Sezione Audrey – ANPI – MILANO

Spazio di Mutuo Soccorso – MILANO

I discoli del Sinarca – MOLISE

Mondeggi Bene Comune – Fattoria Senza Padroni MONDEGGI (FIRENZE)

COBAS Napoli – NAPOLI

Fraternitè – NAPOLI

Cooperazione Rebelde Napoli – NAPOLI

Cortocircuito Flegreo – NAPOLI

FAL-Falegnameria Sociale – NAPOLI

Federazione di Rifondazione Comunista – NAPOLI

Laboratorio di Mutuo Soccorso ZERO81 – NAPOLI

Laboratorio Occupato Insurgencia – NAPOLI

Progetto Teknes – NAPOLI

Diritti a sud – NARDO'

Associazione Ya Basta Caminantes – PADOVA

Radio Sherwood – PADOVA

Centro Sociale Anomalia – PALERMO

CISS – Cooperazione Internazionale Sud Sud – PALERMO

Comitato antirazzista COBAS – PALERMO

Comitato di Base No Muos – PALERMO

Laboratorio Andrea Ballarò – PALERMO

Non Una di Meno Palermo – PALERMO

Palermo ribelle – PALERMO

Art Lab Occupato – PARMA

CIAC (centro immigrazione, asilo, cooperazione internazionale) – PARMA

Ciclofficina Popolare CAP. 15 – PESCARA

Gelatina – stamperia popolare – PESCARA

Giovani Comunisti/e – PESCARA

Radio Città Pescara Popolare network – PESCARA

Collettivo Femminista Lotto non solo l'otto – PINEROLO-TORINO

Comunità di Sant'Ermete – PISA

Mala Servanen Jin – casa delle donne che combattono – PISA

Non Una di Meno Pisa – PISA

Spazio Antagonista Newroz – PISA

Circolo Libertario “Emiliano Zapata” – PORDENONE

Laboratorio Cittadinanza Attiva – POZZUOLI (NAPOLI)

Altro Modo Flegreo – POZZUOLI (NAPOLI)

S.I. COBAS PRATO-FIRENZE

Rete regionale Puglia per il Chiapas – PUGLIA

Centro Sociale Occupato Autogestito « Angelina Cartella » – REGGIO CALABRIA

Circolo Armino – Palmi – REGGIO CALABRIA

GAS Felce&Mirtillo – REGGIO CALABRIA

Malanova – Redazione militante – REGGIO CALABRIA

Associazione Città Migrante – REGGIO EMILIA

Laboratorio Aq16 – REGGIO EMILIA

Non Una Di Meno Reggio Emilia – REGGIO EMILIA

Collettivo Balia dal Collare – RIETI

Casa Madiba Network – RIMINI

No Border APS – RIMINI

Non Una di Meno Rimini – RIMINI

All Reds Basket – ROMA

All Reds Rugby – ROMA

Associazione Centro socio culturale ARARAT – ROMA

Associazione UNICONS – ROMA

Associazione Ya Basta Moltitudia – ROMA

Associazione Yaku Roma – ROMA

Azione Antifascista Roma Est – ROMA

Black Lives Matter Roma – ROMA

CAR (Collettivi Autonomi Romani) – ROMA

Casa delle Donne Lucha y Siesta – ROMA

Casale Alba 2 – ROMA

Casale Garibaldi – ROMA

Casetta Rossa – Spazio pubblico per l'autogoverno – ROMA

Circolo ANPI Renato Biagetti – ROMA

Collettivo Atto e potenza (Liceo Aristotele) – ROMA

Collettivo autorganizzato Mamiani (Liceo Mamiani) – ROMA

Collettivo ludos Righi (Liceo Righi) – ROMA

Collettivo politico Galeano (Liceo Socrate) – ROMA

Collettivo politico Tasso (Liceo Tasso) – ROMA

Collettivo studentesco Kant (Liceo Kant) – ROMA

Comitato e doposcuola Mammut – ROMA

Comitato Madri per Roma Città Aperta – ROMA

Comune del Crocicchio – ROMA

CRAP – Coordinamento Romano Acqua Pubblica – ROMA

Centro sociale Brancaleone – ROMA

Csa Astra – ROMA

Csoa Ex Snia – ROMA

Csoa Forte Prenestino – ROMA

Csoa La Strada – ROMA

Csoa La Torre – ROMA

Csoa Spartaco – ROMA

Dinamopress – ROMA

Elementi Kairos – ROMA

Enoize – ROMA

ESC Atelier – ROMA

Fridays For Future Roma – ROMA

Grande Come una Città – ROMA

Gruppo Anarchico « Bakunin » – FAI Roma e Lazio ROMA

Gruppo Autonomo LiberidiAmare Autonomia Contropotere – ROMA

Hierba Mala – ROMA

Jineoloji – ROMA

La Città dell'Utopia – ROMA

La Malamurga – ROMA

La Panchovilla in Sabina – ROMA

Lab.Puzzle ! – ROMA

Laboratorio Occupato Autogestito Acrobax – ROMA

Le Ca7 Occupate – ROMA

Momo Edizioni – ROMA

Non Una di Meno Roma – ROMA

Re:common – ROMA

Rete Antifascista Roma Sud – ROMA

Rete delle Scuole Popolari di Roma – ROMA

Rete Kurdistan Roma – ROMA

Scuola Popolare Piero Bruno – ROMA

Spazio sociale 100celle aperte – ROMA

Vivèro- luogo di quartiere – ROMA

Ass. La Locomotiva San Vito Chietino -CHIETI

Comune di San Vito Chietino – CHIETI

Coordinamento dei compas di Sardegna – SARDEGNA

Non Una di Meno Savona – SAVONA

YaBasta ! Scisciano – SCISCIANO (NAPOLI)

Terre di Vasia – Serrata – (REGGIO CALABRIA)

Assemblea di Sicilie Zapatiste – SICILIA

Movimento NO MUOS – SICILIA

Collettivo Colline Resistenti SIENA-PISA

Pci – Sez. Enrico Berlinguer – SIRACUSA

Siracusa Ribelle – SIRACUSA

Aps Quale terra – SULMONA (L'AQUILA)

Ass. Un solo pianeta – SULMONA (L'AQUILA)

Comitati cittadini per l'ambiente – SULMONA (L'AQUILA)

Arcigay Strambopoli QueerTown – TARANTO

Ardita Due Mari – TARANTO

Comitato Città Vecchia – TARANTO

Comitato cittadini e lavoratori liberi e pensanti – TARANTO

Confederazione COBAS TARANTO

Coordinamento Taranto Pride TARANTO

Hermes Academy – TARANTO

Potere al popolo – TARANTO

Rete unità nelle lotte – TARANTO

Urupia – comunità libertaria – TARANTO

Casa del Popolo Teramo – TERAMO

Centro Politico Comunista « Sandro Santacroce » – TERAMO

C.s.o.a Askatasuna / Murazzi – TORINO

Csoa Gabrio – TORINO

Manituana – Laboratorio Culturale Autogestito – TORINO

Non Una di Meno Torino – TORINO

Potere al popolo – TORINO

Tatawelo – TORINO

Circolo Lega Ambiente di Trani – TRANI

Associazione Yaku – TRENTO

Laboratorio Decoloniale Femminista e Queer UNIVERSITA' DI CALABRIA

Movimento NO TAV VAL DI SUSA

ADL COBAS VENETO

Associazione Ya Basta ! ÊdÎ Bese – VENEZIA

Caracol Olol Jackson – VICENZA

R.A.S.P.A. Rete Autonoma Sibaritide e Pollino per l'Autotutela – VILLAPIANA (COSENZA)

Collectivos

Collettivo Basso Piemonte dal basso (circoli SCIALLO – BARBUN)

Cooperativa VALLI UNITE, Piemonte

Libero Mondo Soc. Cooperativa

Spazio Vitale ODV

Individuos

Adele Cozzi (Camminar Domandando)

Aldo e Brunella Zanchetta – Lucca

Andrea e Marta Seghizzi – Milano

Carovane Migranti – Torino

Daniela Patania (insegnante) Palermo

Elena Caruso – Livorno

Famiglia Cianchi – Firenze

Famiglia Ricciarelli – Firenze

Gabriele Cantú – Livorno

Gian Paolo Marcucci – Lucca

Gianluca Bertelli -Firenze

Giovanna Cossia (Associazione URIHI ufficio ricerca indigeni habitat interdipendenza) – Milano

Ida Chiarini – Livorno

Isabella Nutini (insegnante) – Lucca

Laura Soletti – Lucca

Maddalena Sala – Firenze

Marco De Poli (Regista documentarista) – Milano

Matteo Cangelosi (insegnante) Palermo

Mauro Rubichi – Livorno

Michela Scipioni (impiegata) – Lucca

Morena Poltronieri – Riola

Nadia Bugini Pastore

Osvaldo Santi – Como

Osvaldo Santi (monaco buddhista) – Como

Roberto Bugliani – La Spezia

Roberto Claudia e Linda Canaccini – Livorno

Roberto Giovannini (Associazione Documentaristi Italiani) – Lucca

Simona Casciarri (cuoca rebelde) ( NUDM Lucca)

Tiziana Fabiani (contadina)

ALEMANiA

ORGANIZACIONES

¡Alerta ! – Lateinamerika Gruppe Düsseldorf

Café Libertad Kollektiv

Carea e.V.

Citizens Summons

Dachverband der Kritischen Aktionärinnen und Aktionäre e.V./Association of Ethical Shareholders Germany

Gruppe B.A.S.T.A. Münster

Hafengruppe Hamburg

Initiative Mexiko (Mitglied in der deutschen Menschenrechtskoordination Mexiko)

interventionistische Linke

IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War) Sektion Frankfurt

Kaffeekollektiv Aroma Zapatista eG – Hamburg

Kokreis Rebellisches Wendland/Altmark

medico international

Netz der Rebellion Thüringen

Netz der Rebellion Göttingen, Kassel, Witzenhausen, Leinebergland

Netz der Rebellion Mecklenburg-Vorpommern

Ökumenisches Büro, Oficina Ecumenica por la Paz y la Justicia, München

Partner Südmexikos e.V.

Red Ya-Basta-Netz, Alemania

Regionalvernetzung Leipzig Halle, Netz der Rebellion

Tokata – LPSG RheinMain e. V.

Transgalaxia e.V., Rostock, Berlin, Neugersdorf, Leipzig, Chemnitz

Wolfgang Grenz (Vorstand für Flüchtlingsschutz, Amnesty International Deutschland)

Ya Basta Rhein Main

Zapapres e.V., Hamburg

Zwischenzeit e.V. – Münster – Alemania

ARTISTAS

Bernhard Bub – antagon TheaterAKTion

Jonglirium e.V. (artista)

Sinthujan Varatharajah (researcher/essayist)

Tanasgol Sabbagh (poeta)

Temye Tesfu, poeta

ACADEMICOS

Prof. Dr. Ulrich Brand – Universität Wien, Austria

Dr. Michael Koch – (Univeristät Frankfurt, Autor, Musican)

Prof Dr. Elisabeth Tuider – Universität Kassel, Alemania

Prof. Dr. Hanns Wienold – Universität Münster, Alemania

Prof. Dr. Aram Ziai – Universidad Kassel, Alemania

PARLAMENTARIOS

Özlem DEMIREL (Europarlamentaria)

FIRMAS INDIVIDUALES

Israel Ramirez Tinoco (persona)

Dr.med. Mohammad Reza Shahyar

Pedram Shahyar (Journalist)

PAYS- BAS

Organisations

Gira Paises Bajos (Gira Holanda)

ASEED Europe

globalinfo.nl

Feministas en Holanda

Individus

Sam de Goeij

Patricia Enriquez

Patricia Reyes

Fernando Hernandez

Deimion van der Sloot

Gemma van der Haar

Catalina Hildebrand

Andrea Elera Coello

DANEMARK

Collectif

Foro Internacional, Grupo México

Individus

Nikolaj VILLUMSEN (Europarlamentario)

Clara Nepper Winther

Julie Stokholm Daugaard

Patrick Sean Cullen

PORTUGAL

José GUSMÃO (Europarlamentario)

Marisa MATIAS (Europarlamentario)

SOS RACISMO

SUECIA

Organisations

Latinamerikagrupperna

SAC – syndikalisterna Comité International

Colectiva Feminista Maiz

Solidaridad con Ayotzinapa

Individus

Patricia Martinez, periodista

Gustavo Maturana, diseñador

Eloina Bello, activista

Monica Gutiérrez, activista fotógrafa

Efrain Calderón, activista

Gloria Trujillo, activista

Marcelina Velázquez, activista

GRÈCE / ΕΛΛΑΔΑ

Organisations

Network for the Political and Social Rights

Migrants and Refugees Social Support Network

Laboratory for Urban Commons, Athens

Editions des Etrangers, Thessaloniki

Notara26 refugee housing squat

“Vamos Lesvos” – welcoming group of Zapatistas on Lesvos island

Groupe de recherche Villes Invisibles, Lesvos, Université de l'Égée

Clandestina network, Thessaloniki

Colectivo Calendario Zapatista

Undebted World

Thassos Water SOS

Worker's collective Pagkaki, Athens

Les Éditions des Collègues

Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista

Espiral de solidaridad-semilla de resistencia

Chispa de Solidaridad con l@s Zapatistas y Pueblos Indigenas

Support Earth, Athens

Asociación Cultural Ambiental de la península de Mani, PERI.POL.O MANIS (Gition)

Colectivo Libertario « Fiore Nero » (Corinto)

Colectivo Libertario « Odo » (Corinto)

Empresa Social Cooperativa de Beneficio Colectivo y Social « Kukuva » (Kalamata)

Iniciativa Antifascista de Kalamata

Asamblea de Bienvenida a l@s Zapatistas en Corfu

Emeis-Ask (Colectivo autoorganizado de Kalavrita)

Clinica y Farmacia Solidaria Social de Ilio

Espace Social Libre Nosotros

Mouvement Antiautoritaire Athenes

Gruppo OJO

Red Mesojora – Ajeloos SOS

SEVIOME Coop. – Cooperative Workers of Industrial Mining

Libertarian Syndicalist Union (ESE), Rethymno

Colectivo de trabajo Lacandona, Athens

Grupo de Salud Mental – Covid19 : Solidaridad de Tesalónica (Grecia)

Infolibre – cooperative media for independent information

Individus

Konstantinos ARVANITIS (Europarlamentario)

Dimitrios PAPADIMOULIS (vicepresidente del Parlamento Europeo)

Stavros Stavrides, Professor School of Architecture, National Technical University of Athens

Tassis Papaioannou, Architect-Emeritus Professor School of Architecture NTUA

Lia Yoka Aristotle, University of Thessaloniki

Gerasimos Spathis, Emeritus Professor School of SEMFE NTUA

Athina Stavridou, architect- assistant professor school of architecture NTUA

Christos Taxiltaris, Professeur à l'Université Aristote de Thessalonique

Konstantina Ritsatou, Professeure Associée à l'Université Aristote de Thessalonique

Dimitris Stamatopoulos, Professor, University of Macedonia

Loukianos Hassiotis, Associate Professor, Aristotle University of Thessaloniki

Alexis Benos, Professeur à l'Université Aristote de Thessalonique

Christy Petropoulou, Professeure Associée, Université de l'Égée

Maria Markou, Professeure Associée, Université Technique Nationale d' Athenes

Spyros Marchetos, Universite Aristote de Thessalonique

Αlexandros Kioupkiolis, Universite Aristote de Thessalonique

Kekos Dimitris, Professeure Université Technique Nationale d' Athenes

Konstantina Karvountzi, Associate Professor, National Technical University of Athens

Athanasios Marvakis, Professeur à l'Université Aristote de Thessalonique

Evie Chantzi, Aristotle University of Thessaloniki

Nickolas Charistos, Aristotle University of Thessaloniki

Penny Koutrolikou, Associate Professor, National Technical University of Athens

CHYPRE

Colectivo Ramona

Spirithkia

Cyprus Natural Coastline Initiative

FINLANDE

Colectivo Armadillo de Finlandia

Colectivo Maanvoima

Somos La Colectiva

BELGIQUE

Organisations

Comité pour l'abolition des dettes illégitimes – CADTM

Centre Tricontinenal – CETRI

JOC- Jeunes Organisés et Combatifs

Quinoa

Rencontre des Continents

La Santé en LutteActeurs et Actrices de Temps Présents

ADES – Réseau pour des alternatives écologiques, démocratiques et sociales

ARLAC asbl – asociación de refugiados latinoamericanos y del Caribe

Bruxelles Panthères

Capitane Records

Cafétaria Collective Kali

Cantine Le Chaudron

Casa Nicaragua

Ceinture AlimenTerre de Liège

Climaxi Anvers

Collecti.e.f 8 maars Bruxelles

Collectif Citoyen pour la défense de la fontaine Tridaine

Collectif de résistance aux centres pour étrangers – CRACPE

Collectif L@s Insumis@s

Collectif Liège Rojava

De Groentelaar

DK

D'une certaine Gaieté – association culturelle

Ecologie Sociale Liège

Ensemble Zoologique de Libération Nationale

Entre Murs/Entre-Mondes

Forum Paysans

Groupe CafeZ

Kawaz,

La Pandilla Ecofeminista

Le Monde des Possible

Le Petit Théatre de la Grande Vie

Li Mestère ASBL

Mala Hierba

MJ de Thier

Nimis Groupe (collectif de théâtre)

Occupons le Terrain

PLOEF ! PLus On Est de Fous…

Radio Pyr FM

RAZB – Réseau d'accueil des Zapatistes en Belgique.

Sécurité sociale de la Voix des Sans Papiers de Liège

Sororidad sin Fronteras Bruxelles

Individus

Geert Carpels

Sofia Corte Real

Catherine Dorsimond, citoyenne du monde

Étienne Droussin

Bernard Duterme – CETRI

Martine Gerardy

Rafa Grinfeld, écrivain et activiste

Nicolas Kozakis, artiste plasticien

Michaël Lucas XR Arlon et région

Milady Renoir, poétesse en soutien à la lutte des Sans Papiers

Laurence Grun

Indirah Osumba

Nordine Saidi, militant Décolonial

LUXEMBOURG

Organisations

Colectivo Let'Zapatistas
Mexikalux, Mexicanos en Luxemburgo a.s.b.l.

LIFE coop | DES ACTEURS SOCIAUX EN AUTOGESTION POUR L'ÉCONOMIE SOLIDAIRE
LIFE | d'ecoCreActiv Plattform

KNK Luxembourg

Kongreya Star Luxembourg

Individus

Sofia Fernandes
Frenz Azzeri
Paca Rimbau Hernández
Miriam Martinez

ROYAUME-UNI

Scotland Zapatista

Zapatista Solidarity Network

SUISSE

Medico International Schweiz

Asociación Politica Cultural Barfuss Kollektiv

LibrAdio-Genève, radio politica

DIVERS TERRITOIRES

Mujeres y Disidencias de la Sexta en la Otra Europa y Abya Yala- Red de resistencia y rebeldía

La Coalition Internationale des Sans-papiers, Migrant.es, Réfugié.es et Demandeur.euses d'asile (CISPM)

Redretro Sistema de Transporte Onírico

Alddo Flores Periodista Radial

Colectivo Andeesheh va Peykar (Pensamiento y Lucha)

prison's dialogue

L'invasion zapatiste commence, retour en vidéo sur la journée d'accueil de l'Escadron 421 à La Parole Errante

tags : pl-fr, zapatiste,

L'invasion zapatiste commence, retour en vidéo sur la journée d'accueil de l'Escadron 421 à La Parole Errante.

Vidéo collective Médias Libres, Juillet 2021, Montreuil, France

VOLANTEM EST ALIO MODO GRADIENDI ( Qu'est-ce qu'on espère ? )

tags : pl-fr,

N'importe quel jour, n'importe quel mois de n'importe quelle année.

Sécheresses. Inondations. Séismes. Éruptions. Pollution. Pandémies actuelles et futures. Assassinats de dirigeants de peuples originels, de défenseurs des droits humains, de gardiens de la Terre. Violence de genre qui va jusqu'au génocide contre les femmes – le suicide imbécile de l'humanité -. Racisme souvent souvent à peine dissimulé derrière l'aumône. Criminalisation et persécution de la différence. La condamnation irrémédiable de la disparition forcée. Répression en réponse à des demandes légitimes. Exploitation du plus grand nombre par le plus petit. Grands projets de destruction de territoires. Villages dépeuplés. Déplacés par millions, occultés sous le terme de « migration ». Espèces en danger d'extinction ou déjà plus qu'un nom dans le dossier des « animaux préhistoriques ». Profits gigantesques des plus riches parmi les riches de la planète. Misère extrême des plus pauvres parmi les indigents du monde. La tyrannie de l'argent. La réalité virtuelle comme fausse sortie face à la réalité réelle. États-Nations à l'agonie. Chaque individu un étrange ennemi. Le mensonge comme programme de gouvernement. Le frivole et le superficiel comme idéaux à atteindre. Le cynisme comme nouvelle religion. La mort au quotidien. La guerre. Toujours la guerre.

La tempête ravage tout, en murmurant, conseillant et criant :

Rends-toi !

Rends-toi !

Rends-toi !

Et pourtant…

Là-bas, près et loin de nos terres et de nos cieux, il y a quelqu'un. Une femme, un homme, un.e autre, un groupe, un collectif, une organisation, un mouvement, un peuple originel, un quartier, une rue, un village, une maison, une chambre. Dans le recoin le plus petit, le plus oublié, le plus lointain, il y a quelqu'un qui dit » NON ». Qui le dit tout bas, qu'on entend à peine, qui le crie, qui en vit et en meure. Et se rebelle et résiste. Quelqu'un. Il faut le chercher. Il faut le trouver. Il faut l'écouter. Il faut apprendre de lui.

Même si nous devons voler pour l'étreindre.

Car, après tout, voler, c'est seulement une autre façon de marcher. Et, bon, marcher est notre façon de lutter, de vivre.

Alors, dans la Traversée pour la Vie, qu'espérons-nous ? Nous espérons voir votre cœur à vous. Nous espérons qu'il ne soit pas trop tard. Nous espérons… tout.

J'en témoigne.

SupGaléano.
Planète Terre… ou ce qu'il en reste.

« On lâche rien » en français, en espagnol, en catalan, en basque, en galicien. Interprétée par : HK et les SALTIMBANKS avec LA PULQUERIA, TXARANGO, LA TROBA KUNG-FÙ, FERMIN MUGURUZA et DAKIDARRIA.

La Traversée pour la Vie : Qu'allons-nous faire ?

tags : pl-fr,

Juin 2021

Une précision : souvent, quand nous utilisons « los zapatistas », ce n'est pas aux hommes que nous faisons référence mais aux peuples zapatistes. Et quand nous utilisons « las zapatistas », ce ne sont pas les femmes que nous décrivons mais les communautés zapatistes. Vous trouverez donc ce « saut » d'un genre à l'autre dans notre expression. Quand nous faisons référence au genre, nous ajoutons toujours « otroa » pour montrer l'existence et la lutte des personnes qui ne sont ni hommes ni femmes (et que notre ignorance en la matière nous empêche de préciser – mais nous apprendrons à nommer toutes les différences-)

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Ceci étant dit, la première chose que vous devez savoir ou comprendre c'est que nous, les zapatistes, quand nous allons faire quelque chose, nous nous préparons tout d'abord au pire. On imagine d'abord que ça finira par un échec, et en sens inverse, on se prépare à y faire face ou, dans le meilleur des cas, à l'éviter.

Par exemple, nous imaginons que nous allons être attaqués, les massacres de rigueur, le génocide déguisé en civilisation moderne, l'extermination totale. Et nous nous préparons à toutes ces possibilités. Bon, pour le premier janvier 1994, nous n'imaginions pas la défaite, nous l'assumions comme une certitude.

Bref, peut-être que cela vous aidera à comprendre le pourquoi de notre effarement initial, de nos hésitations et d'une improvisation déconcertante lorsque, après beaucoup de temps, de travail et de préparation au désastre, il nous est apparu que…. nous étions vivants.

C'est à partir de ce scepticisme que nos initiatives se développent. Certains petits, d'autres plus grands, tous délirants, nos appels sont toujours dirigés vers « l'autre », ce qui est au-delà de notre horizon quotidien, mais que nous reconnaissons comme nécessaire à la lutte pour la vie, c'est-à-dire à la lutte pour l'humanité.

Par exemple, pour cette initiative, ce pari, ce délire ou cette folie, dans sa version maritime, nous nous sommes préparés à ce que le Kraken, une tempête ou une baleine blanche égarée, fassent naufrager l'embarcation, c'est pourquoi nous avons fabriqué des canoës – et ils ont voyagé avec l'Escadron 421 sur la Montagne jusqu'à l'arrivée à Vigo, Galice, État espagnol, Europe.

Nous nous sommes aussi préparés à ne pas être les bienvenus, c'est pourquoi nous avons recherché auparavant le consensus sur l'invasion, c'est-à-dire, la visite… Bon, du fait d'être les « bienvenus », nous n'en sommes pas encore vraiment sûrs. Pour plus d'un, d'une, d'unx, notre présence est pour le moins perturbante, voire franchement intrusive. Et nous le comprenons, après plus d'un an de confinement, cela pourrait sembler inopportun à plus d'un qu'un groupe d'indigènes d'origine maya, de simples producteurs et consommateurs de marchandises (à but électoral ou pas) prétende discuter en personne. En personne ! (vous vous souvenez que cela faisait auparavant partie de votre quotidien ?). Et en plus que sa mission principale soit de vous écouter, de vous bombarder de questions, de partager des cauchemars et, évidemment, des rêves.

Nous nous sommes préparés à ce que les mauvais gouvernements, d'un côté comme de l'autre, empêchent ou rendent difficiles notre départ et notre arrivée, c'est pourquoi certain.es zapatistes, nous étions déjà en Europe…. Oups, je n'aurais pas dû écrire ça, effacez-le. Nous savons maintenant que le gouvernement mexicain ne nous mettra pas d'obstacle. Il reste à voir ce que vont dire et faire les autres gouvernements européens – étant donné que le Portugal et l'État espagnol ne se sont pas opposés.

Nous nous sommes préparés à ce que la mission échoue, c'est-à-dire qu'elle se transforme en un évènement médiatique, et de ce fait, fugace et sans intérêt. C'est pourquoi nous avons, avant tout, accepté les invitations de qui veut écouter, parler, c'est-à-dire discuter. Car notre principal objectif, ce ne sont pas les rassemblements de masse – même si nous ne les excluons pas – mais l'échange d'histoires, de connaissances, de sentiments, de points de vue, de défis, d'échecs et de succès.

Nous nous préparerons à une panne d'avion, c'est pourquoi nous avons fabriqué des parachutes brodés de nombreuses couleurs pour que, au lieu d'un « Jour J » en Normandie (oh, oh, cela veut dire que le débarquement aérien se ferait en France ? … hein ? … à Paris ?!), ce soit un « Jour Z » pour l'Europe d'en-bas, et il semblera alors que du ciel, il pleuve des fleurs comme si Ixchel, la déesse mère, la déesse arc-en-ciel, nous accompagnait, et qu'avec sa main et son envol, elle ouvrait un deuxième front pour l'invasion. Et c'est le plus probable car maintenant, grâce à la Galice d'en-bas, l'Escadron 421 a réussi à établir un avant-poste sur la plage, sur les terres de Breogán.

En somme, nous nous préparons toujours à l'échec … et à la mort. C'est pourquoi la vie, pour le zapatisme, est une surprise qu'il faut célébrer tous les jours, à toute heure. Et comment mieux le faire qu'avec des danses, de la musique, des arts.

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Pendant toutes ces années, nous avons appris beaucoup de choses. La plus importante est peut-être de réaliser à quel point nous sommes petits. Et je ne me réfère ni à la taille ni au poids, mais à la dimension de notre engagement. Les contacts avec des personnes, des groupes, des collectifs, des mouvements et des organisations de différentes parties de la planète, nous ont montré un monde diversifié, multiple et complexe. Cela a renforcé notre conviction que toute proposition d'hégémonie et d'homogénéité non seulement est impossible, mais qu'elle est, surtout, criminelle.

Parce que les tentatives, -souvent occultées derrière des nationalismes en carton-pâte dans les vitrines du centre commercial de la politique électorale-, d'imposer des manières d'être et des regards, sont criminelles parce qu'elles visent à l'extinction des différences en tout genre.

L'autre c'est l'ennemi : la différence de genre, de race, d'identité sexuelle ou asexuelle, de langue, de couleur de peau, de culture, de credo ou sans credo, de conception du monde, de physique, de stéréotype de beauté, d'histoire. Si l'on prend en considération tous les mondes qui sont dans le monde, il y a pratiquement autant d'ennemis, actuels ou potentiels, que d'êtres humains.

Et nous pourrions dire que presque toute affirmation identitaire est une déclaration de guerre à la différence. J'ai dit « presque », et les zapatistes que nous sommes, nous tenons fort à ce « presque ».

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Suivant nos façons de faire, nos calendriers et dans notre géographie, nous sommes arrivés à la conclusion qu'il est toujours possible que le cauchemar empire. La pandémie du dit « Coronavirus » n'est pas l'apocalypse. Ce n'est que son prélude. Si les médias et les réseaux sociaux voulaient nous rassurer, avant, en nous « informant » de la disparition d'un glacier, d'un tremblement de terre, d'un tsunami, d'une guerre dans une partie reculée de la planète, de l'assassinat d'un autre indigène par des paramilitaires, d'une nouvelle agression contre la Palestine ou contre le peuple mapuche, de la brutalité gouvernementale en Colombie et au Nicaragua, d'images de camps de migrants qui sont d'ailleurs, d'un autre continent, d'un autre monde, et ainsi nous convaincre que cela « se passe ailleurs » ; en seulement quelques semaines, la pandémie a démontré que le monde peut se résumer à une petite paroisse égoïste, idiote et vulnérable. Les différents gouvernements nationaux sont les gangs qui prétendent contrôler, au moyen d'une violence « légale », une rue ou un quartier, mais le « parrain » qui contrôle tout, c'est le capital.

Bref, de pires choses sont à venir. Mais ça vous le saviez déjà, non ? Et si non, il est grand temps que vous vous en rendiez compte. Parce que, en plus d'essayer de vous convaincre que les peines et les malheurs ne concerneront toujours que les autres (jusqu'à que cela ne soit plus le cas, et qu'ils s'assoient avec vous à table, troublent votre sommeil et épuisent vos larmes), on vous dit que la meilleure manière d'affronter ces menaces, c'est individuellement.

Qu'on évite le mal en s'en éloignant, en se construisant un monde hermétique, et en le rendant toujours plus étroit jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place que pour le « moi je, mon, me, avec moi ». Et pour cela, on vous offre des « ennemis » sur mesure, qui ont toujours une un point faible et qu'il est possible de vaincre en achetant, écoutez moi bien, cet article qui, voyez, quelle coïncidence, est une occasion unique, nous avons une promotion et vous pourrez l »acquérir et le recevoir à la porte de votre bunker, ce n'est qu'une question d'heures, de jours … ou de semaines, parce que la machine a découvert, oh surprise, que le gain dépend aussi de la circulation des marchandises, et que, si ce processus s'arrête ou s'ankylose, la bête souffre … c'est pourquoi leur distribution et leur livraison constitue aussi un commerce.

Mais, en tant que zapatistes que nous sommes, nous avons étudié et analysé. Et nous voulons confronter les conclusions auxquelles nous sommes arrivés, avec des scientifiques, des artistes, des philosophes et des analystes critiques du monde entier.

Mais pas seulement, aussi et surtout avec les personnes qui, dans le quotidien de leurs luttes, ont souffert et se sont rendues compte des malheurs à venir. Parce qu'en ce qui concerne les questions sociales, nous tenons en haute estime l'analyse et l'évaluation de celles et ceux qui risquent leur peau dans le combat contre la machine, et nous sommes sceptiques face à celles des personnes qui, avec leur regard extérieur, opinent, évaluent, conseillent, jugent et condamnent ou absolvent.

Mais, attention, nous considérons que ce regard critique « outsider » est nécessaire et vital, parce qu'il permet de voir des choses qu'on n'observe pas dans le tumulte de la lutte et, attention, il apporte des connaissances sur la généalogie de la bête, ses transformations et son fonctionnement.

En bref, nous voulons parler et, surtout, écouter les personnes qui y seront disposées. Et nous n'accordons pas d'importance à leur couleur, à leur taille, à leur race, à leur sexe, à leur religion, à leur militance politique ou leur faux pas idéologique, à partir du moment où elles coïncident quant au portrait-robot de la machine assassine.

Parce que si, quand nous parlons du criminel, quelqu'un l'identifie avec le destin fatidique, le mauvais sort, « l'ordre naturel des choses », la colère divine, le laisser-aller et la désinvolture, alors là nous n'avons plus aucun intérêt à écouter ni à parler. Pour connaître ces explications, il suffit de regarder des feuilletons télévisés et d'aller sur les réseaux sociaux à la recherche de confirmation.

Autrement dit, nous croyons avoir établi qui est le criminel, son modus operandi et le crime en soi. Ces 3 caractéristiques se synthétisent en un système, c'est à dire en une manière d'être en relation avec l'humanité et avec la nature : le capitalisme.

Nous savons que c'est un crime en cours et que son aboutissement sera désastreux pour le monde entier. Mais ce n'est pas cette conclusion qu'il nous intéresse de corroborer, non.

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Parce qu'il s'avère que, également en étudiant et en analysant, nous avons découvert quelque chose qui peut être important ou pas. Cela dépend.

Partant du principe que cette planète sera anéantie, du moins telle que nous la percevons jusqu'à présent, nous avons étudié toutes les options possibles.

C'est à dire, le bateau coule et là-haut ils disent qu'il ne se passe rien, que c'est passager. Oui, comme lorsque le pétrolier Prestige a fait naufrage au large des côtes européennes (2002) – la Galice en a été le premier témoin et la première victime – et que les autorités commerciales et gouvernementales ont déclaré que seules quelques giclées de carburant s'étaient répandues. La catastrophe n'a été payée ni par le Chef aux commandes, ni par ses sous-chefs et contremaîtres. Elle a été payée, et continue de l'être, par les populations qui vivent de la pêche le long de ces côtes. Elles et leurs descendants.

Et par « Bateau », nous entendons la planète homogénéisée et hégémonisée par un système : le capitalisme. Bien sûr, ils pourront dire que « ce n'est pas notre bateau », mais le naufrage actuel n'est pas seulement celui d'un système, c'est celui du monde entier, complet, total, jusqu'au coin le plus reculé et le plus isolé, et pas seulement celui de ses centres de pouvoir.

Nous comprenons que certains pensent qu'il est encore possible de réparer, rafistoler, repeindre un peu ici et là, pour rénover le bateau et qu'ils agissent en conséquence. Le maintenir à flot quoi qu'il arrive, même en vendant le fantasme que des méga-projets sont possibles qui non seulement n'anéantissent pas des villages entiers, mais aussi n'affectent pas la nature.

Qu'il y ait des gens qui pensent qu'il suffit d'être très déterminé et de se mettre une bonne couche de maquillage (au moins jusqu'à la fin des processus électoraux). Et qui croient que la meilleure réponse aux exigences du « Jamais plus » – répétées dans tous les coins de la planète – sont les promesses et l'argent, les programmes politiques et l'argent, les bonnes intentions et l'argent, les drapeaux et l'argent, les fanatismes et l'argent. Qui croient dur comme fer que les problèmes du monde se résument au manque d'argent.

Et l'argent a besoin de routes, de grands projets civilisateurs, d'hôtels, de centres commerciaux, d'usines, de banques, de main-d'œuvre, de consommateurs,… de police et d'armées.

Ce que l'on appelle les « communautés rurales » sont classées comme « sous-développées » ou « arriérées » parce que la circulation de l'argent, c'est-à-dire des marchandises, est inexistante ou très réduite. Peu importe que, par exemple, leur taux de féminicide et de violence de genre soit inférieur à celui des zones urbaines. Les succès gouvernementaux se mesurent au nombre de zones détruites et repeuplées par des producteurs et des consommateurs de marchandises, grâce à la reconstruction de ce territoire. Là où il y avait un champ de maïs, une source, une forêt, il y a maintenant des hôtels, des centres commerciaux, des usines, des centrales thermoélectriques, … la violence de genre, la persécution de la différence, le trafic de drogue, des infanticides, le trafic d'êtres humains, l'exploitation, le racisme, la discrimination. En bref : la c-i-v-i-l-i-s-a-t-i-o-n.

Leur idée est que la population paysanne devienne l'employée de cette « urbanisation ». Ils continueront à vivre, à travailler et à consommer dans leur localité, mais le propriétaire de tout leur environnement est un conglomérat industriel-commercial-financier-militaire dont le siège est dans le cyberespace et pour qui ce territoire conquis n'est qu'un point sur la carte, un pourcentage des bénéfices, une marchandise. Et le véritable résultat sera que la population autochtone devra migrer, car le capital arrivera avec ses propres employés « qualifiés ». La population d'origine devra arroser les jardins et nettoyer les parkings, les magasins et les piscines là où il y avait autrefois des champs de cultures, des forêts, des côtes, des lagunes, des rivières et des sources.

Ce que l'on cache, c'est que derrière les expansions (« guerres de conquêtes ») des États, -qu'elles soient internes (« en intégrant plus de population à la modernité ») ou externes sous différents prétextes (comme celui du gouvernement d'Israël dans sa guerre contre la Palestine)- il y a une logique commune : la conquête d'un territoire par la marchandise, c'est-à-dire l'argent, c'est-à-dire le capital.

Mais nous comprenons que ces gens-là, pour devenir les caissiers qui gèrent les paiements et les encaissements qui donnent vie à la machine, forment des partis politiques électoraux, des fronts – larges ou étroits – pour se disputer l'accès au gouvernement, des alliances et des ruptures « stratégiques », et toutes les nuances dans lesquelles s'engagent des efforts et des vies qui, derrière de petits succès, cachent de grands échecs. Une petite loi par ici, un dialogue officiel par là, une note de presse là, un tweet ici, un like là, et pourtant, pour donner un exemple de crime mondial en cours, les féminicides sont en augmentation. Pendant ce temps, la gauche monte et descend, la droite monte et descend, le centre monte et descend. Comme le chantait l'inoubliable Marisol de Malaga, « la vie est une tombola » : tout le monde (en haut) gagne, tout le monde (en bas) perd.

Mais la « civilisation » n'est qu'un alibi fragile pour une destruction brutale. Le poison continue de jaillir (non plus du Prestige – ou pas seulement de ce navire), et l'ensemble du système semble prêt à intoxiquer jusqu'au dernier recoin de la planète, car la destruction et la mort sont plus rentables que l'arrêt de la machine.

Nous sommes sûrs que vous serez en mesure d'ajouter bien d'autres d'exemples. Des échantillons d'un cauchemar irrationnel et pourtant bien actif.

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Ainsi depuis plusieurs dizaines d'années nous nous sommes concentrés sur la recherche d'alternatives. La construction de radeaux, de canoës, de canots, et même de plus grandes embarcations (la sexta comme une arche improbable), ont un horizon bien défini. Quelque part, il faudra débarquer.

Nous avons lu et nous lisons. Nous avons étudié et continuons à le faire. Nous analysons avant et maintenant. Nous ouvrons notre cœur et notre regard, non pas aux idéologies actuelles ou démodées, mais aux sciences, aux arts et à notre histoire en tant que peuples originels. Et avec ces connaissances et ces outils, nous avons découvert qu'il existe, dans ce système solaire, une planète qui pourrait être habitable : la troisième du système solaire et qui, jusqu'à présent, apparaît dans les livres scolaires et scientifiques sous le nom de « La Terre ». Pour plus de précisions, elle se situe entre Vénus et Mars. C'est-à-dire, selon certaines cultures, entre l'amour et la guerre.

Le problème est que cette planète est déjà un tas de décombres, de cauchemars réels et d'horreurs tangibles. Peu de choses tiennent encore debout. Même le décor qui occulte la catastrophe se fissure. Ainsi, comment dire, le but n'est pas de conquérir ce monde et de profiter des plaisirs du vainqueur. C'est plus compliqué et alors oui, cela demande un effort mondial : il faut recommencer.

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Cependant, selon les grandes productions cinématographiques hollywoodiennes, la solution à la catastrophe mondiale (toujours quelque chose d'extérieur -aliens, météores, pandémies inexplicables, zombies ressemblant à des candidats à quelque fonction publique-), est le produit d'une union de tous les gouvernements du monde (dirigés par les ricains)… ou, pire, du gouvernement américain synthétisé dans un individu ou une individue (parce que la machine a déjà appris que la farce doit être inclusive), qui peut avoir les caractéristiques raciales et de genre politiquement correctes, mais porte sur sa poitrine la marque de l'Hydre.

Mais, loin de ces fictions, la réalité nous montre que tout est commerce : le système produit la destruction et te vend des billets pour que tu t'en échappes… dans l'espace. Et c'est sûr, dans les bureaux des grandes entreprises, il y a de brillants projets de colonisation interstellaire… incluant la propriété privée des moyens de production. C'est dire que le système déménage, tout entier, sur une autre planète. Le “all included” fait référence à celles et ceux qui travaillent, qui vivent sur celles et ceux qui travaillent et à leur rapport d'exploitation.

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Mais parfois ils ne regardent pas seulement l'espace. Le capitalisme « vert » se bat pour des zones « protégées » sur la planète. Des bulles écologiques où abriter la bête pendant que la planète soigne ses morsures (ce qui prendrait à peine quelques millions d'années).

Quand la machine parle d'un « monde nouveau » ou « d'humaniser la planète », elle pense à des territoires à conquérir, dépeupler et détruire, pour ensuite repeupler et reconstruire avec la même logique qui aujourd'hui a amené le monde entier au bord de l'abîme, toujours prêt à faire le pas en avant requis par le progrès.

Vous pensez peut-être qu'il n'est pas possible que quelqu'un soit assez idiot pour détruire la maison où il vit. « La grenouille ne boit pas toute l'eau de la flaque où elle habite« , dit, paraît-il, un proverbe du peuple originaire Sioux. Mais si vous prétendez appliquer une logique rationnelle au fonctionnement de la machine, vous ne comprendrez rien (et la machine non plus). Les appréciations morales et éthiques ne sont d'aucune utilité. La logique de la bête est le profit. Bien sûr, vous vous demandez maintenant comment il est possible qu'une machine irrationnelle, immorale et stupide dirige le destin d'une planète entière. Ah, (soupir), c'est dans sa généalogie, dans son essence même.

Mais, laissant de côté l'exercice impossible de doter de rationalité l'irrationnel, vous arriverez à la conclusion qu'il est nécessaire de détruire cette monstruosité qui non, n'est pas diabolique. Malheureusement elle est humaine.

Et évidemment, vous étudiez, vous lisez, vous confrontez, vous analysez et vous découvrez qu'il existe de grandes propositions pour aller de l'avant. Depuis celles qui proposent des onguents et des maquillages jusqu'à celles qui recommandent des cours de morale et de logique pour la bête, en passant par de vieux ou de nouveaux systèmes.

Oui, nous vous comprenons, la vie est merdique et il est toujours possible de se réfugier dans ce cynisme tellement surestimé dans les réseaux sociaux. Feu le SubMarcos disait : « le problème n'est pas que la vie soit une merde, mais qu'ils t'obligent à la manger et qu'en plus, ils attendent tes remerciements ».

Mais supposons que non, que vous sachiez qu'en effet, la vie est puante, mais que votre réaction ne soit pas de vous replier sur vous-même (ou sur votre « monde », selon le nombre de vos « adeptes » sur les réseaux sociaux existants ou en devenir). Et vous décidez donc d'embrasser, avec foi, espoir et charité, l'une des options qui se présentent à vous. Et vous choisissez la meilleure, la plus grande, celle qui a le plus de succès, la plus célèbre, celle qui gagne… ou celle qui est proche de vous.

Grands projets de systèmes politiques nouveaux et anciens. Retards impossibles de l'horloge de l'histoire. Nationalismes patriotiques. Avenirs partagés à condition que telle option prenne le pouvoir et y reste jusqu'à ce que tout soit résolu. Votre robinet fuit, votez pour celui-ci. Trop de bruit dans le quartier ? Votez pour celui-là. Le coût des transports, de la nourriture, des médicaments, de l'énergie, des écoles, des vêtements, des loisirs, de la culture a augmenté ? Vous avez peur de la migration ? Les personnes à la peau foncée, les croyances différentes, les langues incompréhensibles, les tailles et les teints différents vous dérangent ? Votez pour…

Il y en a même qui sont d'accord sur l'objectif mais pas sur la méthode. Et après on répète en haut ce qui a été critiqué en bas. Avec des contorsions répugnantes et en argumentant des stratégies géopolitiques, on soutient celui ou celle qui suit la même voie du crime et de la stupidité. On exige que les peuples supportent les oppressions au profit du « rapport de forces international et de la montée de la gauche dans la région ». Mais le Nicaragua n'est pas Ortega-Murillo et la bête ne va pas tarder à le comprendre.

Dans ces grandes braderies de solution au supermarché mortifère du système, on omet souvent de dire qu'il s'agit de l'imposition brutale d'une hégémonie, d'un décret de persécution et de mort pour tout ce qui n'est pas homogène au vainqueur.

Les gouvernements gouvernent pour leurs partisans, jamais pour ceux qui ne le sont pas. Les stars des réseaux sociaux alimentent leurs troupes, même s'il faut sacrifier l'intelligence et la dignité. Et le « politiquement correct » avale des couleuvres, qui devront ensuite dévorer celui qui préconise la résignation « pour ne pas favoriser l'ennemi principal ».

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Le zapatisme est-il une grande réponse, une de plus, aux problèmes du monde ?

Non. Le zapatisme c'est un tas de questions. Et la plus petite peut être la plus inquiétante. Et toi alors ?

Face à la catastrophe capitaliste, le zapatisme propose-t-il un vieux-nouveau système social idyllique, qui nous fasse reproduire les impositions d'hégémonies et homogénéités devenues « bonnes » ?

Non. Notre pensée est petite comme nous : ce sont les efforts de chacun, dans sa géographie, selon son calendrier et à sa manière, qui permettront, peut-être de liquider le criminel et, simultanément, de tout refaire. Et tout, signifie tout.

Chaque personne, selon son calendrier, sa géographie, à sa manière, devra tracer sa voie. Et comme nous, les peuples zapatistes, elle trébuchera et se relèvera, et ce qu'elle construira prendra le nom qu'elle voudra avoir. Et cela ne sera distinct, et en mieux que ce que nous avons enduré avant, et que nous endurons actuellement, que si cette personne reconnaît ce qui est autre et le respecte, si elle renonce à imposer sa pensée à ce qui est différent, et si finalement elle se rend compte que les mondes sont nombreux et que leur richesse provient de leur différence et brille en elle.

Est-ce possible ? Nous ne le savons pas. Mais ce que nous savons c'est que, pour le vérifier, il faut lutter pour la Vie.

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Alors, qu'allons-nous faire dans cette Traversée pour la Vie si nous n'aspirons pas à dicter des chemins, des routes, des destins ? Pour quoi, si nous ne recherchons pas des adhérents, des votes, des likes ? Pour quoi, si nous ne venons pas pour juger, condamner ou absoudre ? Pour quoi, si nous n'appelons pas au fanatisme pour un nouvel-ancien credo ? Pour quoi, si nous ne cherchons pas à entrer dans l'Histoire et à occuper une niche dans le panthéon moisi du spectre politique ?

Eh bien, pour être honnête avec vous en tant que zapatistes que nous sommes : nous n'allons pas seulement confronter nos analyses et nos conclusions avec l'autre qui lutte et pense de manière critique.

Nous venons pour remercier l'autre d'exister. Le remercier pour les enseignements que sa rébellion et sa résistance nous ont offerts. Pour livrer la fleur promise. Embrasser l'autre et lui dire à l'oreille qu'il n'est pas seule, seulx, seul. Lui murmurer que cela vaut la peine de résister, de lutter, de souffrir pour celles et ceux qui ne sont plus là, d'avoir la rage que le criminel soit impuni, de rêver d'un monde non pas parfait, mais meilleur : un monde sans peur.

Et aussi, et surtout, nous allons chercher des complicités… pour la vie.

SupGaleano.
Juin 2021, Planète Terre.

Source : Enlace Zapatista

Le débarquement

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« Le débarquement » de León Gieco interprété par León Gieco (Voix et Harmonica), Jairo (Voix et Djembé), Silvina Moreno (Voix), Sandra Corizzo (Voix), Diego Boris (Harmonica), Antonio Druetta (Mandoline), Pablo Elizondo (Guitare), Luciana Elizondo (Viole de gambe). 2021.

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Depuis l'autre Europe.
Individus, Groupes, Collectifs, Organisations et mouvements européens – avec la collaboration de l'Escadron 421.
Juin 2021.

Post-scriptum – Il y a cette chanson de León Gieco qui s'appelle « Le débarquement ». Je l'ai gardée pendant des années dans mon dossier « en attente », en me demandant quand et dans quelle vidéo la diffuser. Finalement, j'ai pensé que, le moment venu, je le saurais.
En regardant le moment où Marijose pose son pied sur le sol galicien, j'ai pensé, non pas à la chanson, mais à l'entrelacs invisible qui unissait la musique et une botte de boucanier entourant un pied d'origine maya, qui se pose sur le sol ibérique.

J'ai fait quelques recherches et il s'avère que la chanson a été rendue publique en 2011, sur un album du même nom. C'était il y a 10 ans… ou plus. Quand l'idée de faire cette chanson arriva-t-elle dans le cœur de León Gieco, ce frère involontaire – ou contre son gré, comme Juan Villoro -, que nous avons dans la grande étreinte qu'est l'Amérique latine ? Des mois ou des années auparavant ?

León a-t-il rêvé de ce que disent ces paroles ?

Est-ce le même rêve que Marijose a fait quand, dans l'étreinte ardente du mois d'avril, on lui a annoncé qu'iel serait la première à débarquer ? Est-ce le même rêve que feu le SupMarcos a fait quand, des années avant le soulèvement, il a écrit « Marin dans la montagne » ? Est-ce le même qui a provoqué des insomnies à Don Durito de La Lacandone quand il a imaginé (ou réalisé, nous ne le saurons jamais) son périple sur le sol européen ? Est-ce un rêve qu'a eu la Commandante Ramona, la première à quitter le territoire zapatiste et dans le sillage de laquelle est né le Congrès national indigène ? Est-ce le même rêve qu'a fait celui qui à l'époque était le Lieutenant-colonel insurgé Moisés, lorsqu'il reçut – en 2010 et aux abords d'une cahute dans les montagnes du Sud-est mexicain – le grade de Sous-commandant ? Celui qu'avaient Monsieur Ik, le SubPedro et 45 autres zapatistes, quelques instants avant de tomber au combat en janvier 1994 ? Celui dont a rêvé, collectivement, le peuple autochtone Sami – dans la partie la plus au nord du nord de l'Europe – avec la Déclaration pour la vie ? Gonzalo Guerrero a-t-il eu ce rêve il y a plus de 500 ans lorsqu'il a fait sien le chemin et le destin du peuple Maya ? Ce rêve a-t-il troublé Jacinto Canek ?
A-t-il apporté un quelconque soulagement au départ du Commandant Ismaël, de la doctoresse Paulina Fernández C., d'Oscar Chávez, de Jaime Montejo, de Jean Robert, de Paul Leduc, de Vicente Rojo, de Mario Molina, d'Ernesto Cardenal et de tant d'autres parents – frères et sœurs sans le savoir – que nous avons perdus au cours des derniers mois ?

Est-ce le rêve qui a stimulé l'Europe d'en bas pour organiser ce terrible et merveilleux accueil à Vigo ?
Celui qui parcourt désormais les rues, les quartiers, les campagnes et les côtes d'Europe en répétant « Pleuvra-t-il en juillet à Paris » ?
Est-ce le rêve qui anime les voix qui, dans les miroirs emblématiques de la plage de Vigo, ont traversé l'Atlantique et se nichent désormais dans les communautés zapatistes ?
Car ce n'est pas d'un navire que l'escadron 421 descend, il débarque de La Montagne « sans armes, pour la vie ».
Est-ce cela l'humain ? Ce qui brode le fil long et caché unissant des géographies distinctes et distantes, reliant des calendriers proches et lointains ?
Je ne sais pas. Mais voilà ce que je recommanderais à ceux qui voient l'art comme une malédiction : donnez forme à votre rêve. Quel qu'il soit, pourvu qu'il soit à vous.
Parce qu'on ne sait jamais quand et où un autre regard, une autre oreille, d'autres mains, un autre pas, un autre cœur, dans un autre calendrier et dans une autre géographie, le feront descendre du vaste rayon des illusions, ouvriront ses entrailles et le planteront, comme une graine, dans la douloureuse réalité.

J'en témoigne.
Le SupGaleano.
Juin 2021.

Source : Enlace Zapatista

Repudio de organizaciones europeas ante el asesinato del defensor de los derechos humanos Simón Pedro

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Ante el asesinato de Simón Pedro, defensor de los derechos humanos de las Abejas de Acteal, desde las organizaciones y colectivos de SLUMIL K´AJXEMK´OP solidarias con las luchas de abajo y a la izquierda en México, repudiamos la acción criminal que impera en los Altos de Chiapas.

SLUMIL K´AJXEMK´OP (Tierra Insumisa, también conocida como Europa)

A 6 de julio de 2021

Ante el asesinato de Simón Pedro, defensor de los derechos humanos de las Abejas de Acteal, desde las organizaciones y colectivos de SLUMIL K´AJXEMK´OP solidarias con las luchas de abajo y a la izquierda en México, repudiamos la acción criminal que impera en los Altos de Chiapas.

Justo ahora que el Escuadrón 421, avanzadilla zapatista que recorre Europa para: “Abrazar lo otro y decirle al oído que no está sola, soloa, solo. A susurrarle que valen la pena la resistencia, la lucha, el dolor por quienes ya no están, la rabia de que esté impune el criminal, el sueño de un mundo no perfecto, pero sí mejor: un mundo sin miedo.” Nos enteramos del cobarde asesinato de nuestro compañero Simón Pedro Pérez López (Simón Pedro).

Simón Pedro era defensor de derechos humanos, vivía en la comunidad de Israelita, municipio de Simojovel, perteneciente a la Parroquia de Santa Catarina del municipio de Pantelhó, era catequista, integrante de la Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal (Las Abejas de Acteal), de la cual fue presidente de la Mesa Directiva en el año 2020.

Desde su trabajo como integrante de Las Abejas de Acteal y como servidor de la iglesia, trabajó en la promoción y defensa de los derechos de los pueblos indígenas. Desde esa labor había estado acompañando a comunidades que han denunciado la violencia, solicitando su cese y la búsqueda de justicia.

El pasado 5 de julio, alrededor de la 10:00 horas, en la cabecera municipal de Simojovel, fue asesinado de un disparo de arma de fuego, quien iba acompañado de su hijo, para hacer compras en el mercado. El Perpetrador iba en una motocicleta en movimiento desde donde le disparó de manera directa.

Las organizaciones y colectivos de SLUMIL K´AJXEMK´OP solidarias con la lucha por la paz y justicia del pueblo de Acteal, repudia el asesinato de Simón Pedro Pérez López, abraza a su familia, así como a las y los integrantes de Las Abejas de Acteal y a todas y todos los servidores de la Parroquia de Santa Catarina, Pantelhó.

Exigimos a las autoridades del Gobierno del Estado de Chiapas una investigación diligente, garantizando la seguridad de la familia de Simón Pedro y de las y los integrantes de Las Abejas de Acteal.

SIMÓN PEDRO ¡QUIEN LUCHA POR LA VIDA NUNCA MUERE!

20ZLN. Italia

Adherentes a la Sexta Barcelona

AlgranoExtremadura.org (Medios Libres)

Asamblea de Solidaridad con México. Valencia, País Valencià , Estado Español

Asamblea galega da xira pola vida

Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista, Grecia

Asdecoba

ASSI – Accion Social Sindical Internacionalista. Estado Español

Asociacion Americasol – Red Escargot, Francia

Asociación contra la exclusión ALAMBIQUE , Asturies, EStado Español

Asociación de dinamización comunitaria “El telar”, Asturies. Estado Español

Asociacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas

Asociación Ya Basta! Moltitudia Roma – Lapaz Italia

Ass. Cafè Rebeldía-Infoespai, Barcelona-Catalunya

Association MUT VITZ 31 Francia

Associazione di promozione sociale “Centro di Documentazione sui Conflitti Ambientali-CDCA Abruzzo”

Associazione Jambo Fidenza – Italia

Bruxelles Panthères – Belgique

Bund demokratischer Frauen Österreichs

C. Baladre

Café Rebeldía, Olba, Teruel

Caracol Zaragoza – Red de Personas por la Autonomía Zapatista

Casa Nicaragua, Liège, Bélgica

Centro de Documentacion sobre Zapatismo (Cedoz). Madrid, Estado Español

CNT-AIT Tarragona, España

Colectiv@ París-Ayotzinapa, Francia

Colectivo Acción Solidaria (Viena)

Colectivo Armadillo Finlandia

Colectivo Calendario Zapatista, Grecia

Colectivo Kinoki. Austria

Colectivo Libertad de Austria / Europa

Colectivo “Ramona”. Chipre

Collectif Printemps du changement

Collettivo Balia dal Collare – Rieti

Comitato Chiapas “Maribel”. Bergamo, Italia

Comitè Acollida Zapatistes – Illes Balears i Pitiüses

Comité de Solidaridad con América Latina de Asturias (COSAL)

Comité de Solidaridad con América Latina de Asturias (COSAL)

Confederación General del Trabajo (CGT-Estado español)

Confederación Intersindical

CSOA L’Horta. Horta Nord, València, País Valencià, Estado Español

El Punt, Espai de Lliure Aprenentatge (València, País Valencià)

Espiral de solidaridad semilla de resistencia, Grecia

Foro Civico Européo

Frente Camaleón (Almería)

Fundació Pau i Solidaritat PV

Groupe CafeZ, Liège Bélgica

Grupo de Información sobre América Latina (IGLA), Viena, Austria

Humanrights – Chiapas. Suiza, Zurich

Intersindical Solidària

Intersindical Valenciana

KOMBINAT Denkwerkstatt. Austria

La milpa orto collettivo Italia

Laboratorio Sociale Largo Tappia, Lanciano (Ch)

Llibreria La Repartidora

Lumaltik

Lumaltik Herriak, País Vasco

Movimiento de las cooperativas agricolas europeas Longo maï

Mujeres Sembrando, Extremadura, España

MVR Mujeres, Voces y Resistencias Valencia

NomadsHRC

Palästina Solidarität Steiermark, Austria

Perifèries del Món (País Valencià)

Réseau d’accueil des Zapatistes en Belgique (RAZB)

Tatawelo Italia

TxiapasEKIN. País Vasco

Union Syndicale Solidaires. Francia

Y Retiemble. Madrid, Estado Español

ZapaGraz (Austria/Europa)

Zapalotta. Coordinadora Austriaca

Zapatisten Lagunak – Euskal Herria