l@s zapatistas no están sol@s.

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Esta es la nueva pagina de europa Zapatista : Contiene noticias y artículos publicados en los sitios web y blogs de los diferentes colectivos europeos solidarios con l@s zapatist@s y con los de abajo y a la izquierda. Permitiendo así colectivizar e intercambiar la información desde nuestros rincones.

Estado de la pagina

Número de artículos:
10  15  20 

 

Comp@s de la Zona Costa de Chiapas hace un llamado a la defensa del territorio !

tags : chiapas, pl-fr, un,

El Consejo Autónomo de la Zona Costa de Chiapas hace un amplio llamado a la defensa del territorio frente al avance de los proyectos extractivos en la región.


marché solidaire le dimanche 15 décembre

tags : pl-fr,

Bonjour à toutes et à tous,

Nous organisons dimanche prochain un marché solidaire de 14h à 18h au CICP 21 ter rue voltaire 75011 paris (M° Rue des boulets)

Vous y trouverez :

- le café zapatiste (Echanges Solidaires) et de l'artisanat des communautés
zapatistes (avec notamment l'association La Milpa),

- des livres et documents sur la lutte zapatiste avec le Comité de
Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte.

- Plus largement des livres, cd, t-shirts et artisanat présentés par le
Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques.

- Des savons à l'huile d'olive palestiniennes et de l'artisanat du camp de
réfugiés de Dheisheh et de Hebron avec l'association Entre ici et Là-bas.

- un stand des comités de solidarité avec les prisonniers basques et corses.

Entrée libre
Bar et petite restauration

Déclaration commune du CNI-CIG et de l’EZLN concernant les récentes agressions de la part des capitalistes contre les peuples originaires du Mexique

tags : mexique, pl-fr,

Déclaration commune du CNI-CIG et de l’EZLN concernant les récentes agressions de la part des capitalistes, de leurs gouvernements et leurs cartels, contre les peuples originaires du Mexique

Aux peuples du monde
Aux Réseaux de Résistance et de Rébellion
A la Sexta Nationale et Internationale
Aux médias

Nous, peuples, nations, tribus et quartiers du Congrès National Indigène - Conseil Indigène de Gouvernement et de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, nous condamnons les événements présentés ci-dessous :

Photo : Répression par la Garde Nationale [1] des communautés originaires du peuple nahua de Juan C. Bonilla
- > Nous dénonçons l’attaque par la police fédérale, la police régionale de Puebla et la Garde Nationale des communautés originaires du peuple nahua de San Mateo Cuanalá, San Lucas Nextetelco, San Gabriel Ometoxtla, Santa María Zacatepec et du quartier José Ángeles, municipalité de Juan C. Bonilla [Puebla] qui le 30 octobre dernier ont été tabassées et ont reçues des tirs de flashball, y compris sur des enfants, des femmes et des personnes âgées.


Le déploiement des forces répressives contre les compañeros vise à concrétiser l’empoisonnement de la rivière Metlapanapa, dans le cadre du Projet Intégral de construction du système d’évacuation des eaux usées de la zone industrielle de Huejotzingo, dite "Cité du textile", dans l’état de Puebla. Ce projet fait lui-même partie du méga-projet d’infrastructure urbano-industriel connu sous le nom de Projet Intégral Morelos, qui a déjà coûté la vie au compañero Samir Flores.

Photo : Attaque de la Garde Nationale contre les communautés originaires du peuple nahua de la municipalité de Juan C. Bonilla.

- > Nous condamnons la lâche attaque subie par la communauté wixárika et tepehuana de San Lorenzo de Azqueltán, municipalité de Villa Guerrero, Etat de Jalisco, perpétrée le 3 novembre dernier par les caciques Fabio Ernesto Flores Sánchez (alias La Polla), Javier Guadalupe Flores Sánchez et Mario Flores, qui, à bord de trois pick-up et accompagnés de personnes armées ont tendu une embuscade aux comuneros et aux autorités traditionelles de la communauté ; agissant en totale impunité, ils ont tabassé et grièvement blessé les compañeros Ricardo de la Cruz González, Noé Aguilar Rojas et Rafael Reyes Márquez, encore aujourd’hui sous attention médicale.
Ces tentatives d’homicide, qui restent ouvertement impunies, sont orchestrées dans le but d’arrêter la digne et historique lutte pour la terre, celle-là même qui est convoitée par ceux qui, parce qu’ils possèdent l’argent, prétendent être les propriétaires de la région et qui ont toujours pu compter sur la pleine complicité des instances de gouvernement qui cherchent à faire des millions de chiffre d’affaire avec la terre communale, en prétendant effacer l’histoire du peuple tepecano.

- > Nous exigeons la présentation en vie des compañeros Carmelo Marcelino Chino et Jaime Raquel Cecilio du Front National pour la Libération des Peuples dans l’état de Guerrero, qui sont portés disparus depuis le 22 octobre dernier, alors que, venant d’Acapulco, ils se dirigeaient vers la localité de Huamuchapa. Cet acte criminel s’ajoute à la criminalisation, à la persécution, à l’assassinat et la disparition de ceux qui, dans l’état de Guerrero et partout au Mexique, luttent pour le respect des territoires indigènes contre la dévastation capitaliste.

- > En outre, nous dénonçons la détention et la disparition durant plusieurs heures du compañero Fredy García du Comité de Défense des Droits Indigènes (CODEDI), aux mains d’agents policiers de l’état d’Oaxaca, après qu’il se soit rendu à une soi-disante réunion de travail avec des fonctionnaires du gouvernement, en lui imputant des accusations absurdes visant à criminaliser la digne lutte du CODEDI et du compañero Fredy García contre la spoliation et la répression capitalistes. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de notre compañero Fredy García !!

Les capitalistes, leurs cartels et leurs gouvernements imposent la mort en se servant de groupes armés, qu’ils soient du mauvais gouvernement ou qu’ils soient des groupes de choc ou de criminels, afin de spolier les peuples indigènes. Pour nous les peuples, il n’y a que violence, terreur et indignation ; pour eux, c’est l’impunité et la garantie que leurs crimes se traduiront en profits sur le dos de peuples entiers.
Cordialement
Novembre 2019
Pour la reconstitution intégrale de nos peuples
Plus jamais un Mexique sans nous

Congrès National Indigène
Conseil Indigène de Gouvernement
Armée Zapatiste de Libération Nationale

Comunicado y ruta de la Caravana de Madres de Migrantes Desaparecidos 2019



COMUNICADO
CDMX a 12 de noviembre de 2019.- Se acerca ya la XV “Caravana de Madres de Migrantes Desaparecidos” que, como cada año, recorren parte de la ruta migratoria buscando pistas y buscando a sus hijos que desaparecieron en el territorio mexicano. Del 15 de noviembre al 3 de diciembre, esta caravana estará realizando acciones de búsqueda, de convivencia y de protesta por 13 estados del territorio nacional cubriendo casi 5,000 kilómetros de extensión y con la confianza de impactar a la sociedad mexicana a la que piden solidaridad con su causa.


Foto: @RubenFigueroaDH / MMM
Uno de los propósitos de esta experiencia es enlazar a las organizaciones emergente de familiares, madres en particular, que comparten la lucha por encontrar a sus seres queridos y reunir a sus familias rotas por el fenómeno del desplazamiento forzado, compartir experiencias de búsqueda y sanación, alimentar la esperanza y reconocer que el problema de las desapariciones de personas en movimiento es mundial y extremadamente complejo.

Foto: @MMMesoamericano
En este mismo sentido, la Caravana de Madres busca enviar un fuerte mensaje de repudio a los poderes mundiales, gobiernos e instituciones. Decirles que sus modelos de gestión de la migración, lo que asumen erróneamente como un problema, agravan criminalmente la situación que ellos mismos causan en esta era de acumulación capitalista por despojo y violencia y que no lograran, por más muertos que produzcan, ordenar y controlar los flujos migratorios. La lucha de los seres humanos por la vida y el bienestar es energía vital que ninguna implacable medida de contención podrá controlar jamás.
En cada uno de lugares, se cuenta con la participación solidaria de las numerosas organizaciones y albergues de la ruta quienes son los anfitriones locales indispensables para el buen tránsito y el éxito de la caravana donde sea de los seres humanos  la solidaridad del pueblo mexicano se demuestra con la generosidad y empatía de los que nos reciben. Invitamos a los medios de comunicación a que nos acompañen una vez más en este recorrido. Su apoyo ha sido crucial en esta lucha de las madres por localizar a sus hijos. Visibilizan la situación vergonzosamente dramática de los migrantes en tránsito por México y son vínculo de comunicación a partir de la cual se han facilitado muchos encuentros.
RUTA DE LA CARAVANA


C

Ya empezo el festival de cine "Puy ta Cuxlejaltic". Descubren la programacion de los 8 proximos dias

tags : ezln, festival, pl-fr,
PROGRAMA DEL SEGUNDO FESTIVAL DE CINE “PUY TA CUXLEJALTIC”
Del 7 al 15 de diciembre del 2019.



Sábado 7:
Gran Jornada de Mujeres que Luchan del colectivo Luces Rebeldes.
Escuela por la Defensa del Territorio de la Sandía Digital y Witness.
Corrientes del sur de Geovanni Ocampo Villanueva.
Noosfera de Amelia Hernández.
Santo Remedio de Andrea Ayala Luna, Ingrid Denisse Alarcón Díaz.
Sobre la hierba de José Alfredo Jiménez Milán.
3 x 10 pesos de Uzziel Ortega Sánchez y David Donner Castro.
El caminar de las Pastoras de Gabriela Ruvalcaba.
Videoclip & Discurso de El Gran Om.
Soles Negros de Julien Elie.

Domingo 8
Huir de Daniel Hernández Delgadillo.
Restos de viento de Jimena Montemayor.
Birders de Otilia Portillo.
Vaquero del mediodía de Diego Osorno.
¿Qué les pasó a las abejas? de Adriana Otero.
Poetas del Cielo de Emilio Maillé.
Lunes 9
El gallinero de Fabián Ibarra.
Rojo De María Candelaria Palma Marcelino.
La bruja del fósforo paseante de Sofía Carrillo.
Gyuri de Mariana Lacerda.
Un amor en rebeldía de Tania Castillo.
Mujeres que luchan de Larissa Rojas.
El Vapor del Olvido de Marcos Ignacio Hidalgo Sánchez.
La Camarista de Lila Avilés.
Martes 10
El sembrador de Melissa Elizondo Moreno.
Sanctorum de Joshua Gil.
Ya no estoy aquí de Fernando Frías de la Parra.
Titixte de Tania Hernández Velasco.
El Guardián de la memoria de Marcela Arteaga.
Miércoles 11
“Kuxlejal” (vida) de Elke Franke.
Rapsodia de Antonio del Rivero Herrera.
Las Lecciones de Silveria de Yolanda Cruz.
Retiro de Daniela Alatorre.
Voces de barro de Tania Paz.
Antes del olvido de Iria Gómez.
Jueves 12
Los nacimientos de Celia de Carlos Hagerman.
Mamartuile de Alejandro Saevich.
Arcángel de Ángeles Cruz.
45 días en Jarbar de César Aréchiga.
Mano de obra de David Zonana.
Chicuarotes de Gael García Bernal.
Viernes 13
Lorena de Juan Carlos Rulfo
Nosotras de Natalia Beristain
Polvo de Chema Yazpik
Sonora de Alejandro Springall
Pájaros de Verano de Cristina Gallego y Ciro Guerra

Sábado 14
MESA REDONDA DE TAN RECTANGULAR: CINE: CREADOR@S Y CREATURAS.

Domingo 15
Tuyuku (Ahuehuete) de Nicolás Rojas
Amador Hernández, una cabrona patada en la costilla de Martí Torrens
Dos episodios de la Docuserie Somos valientes, co-producida por Marcela Zendejas y Lidya Cacho: Episodio Yucatán, HUNAB; y Episodio Sinaloa, Malala Academia.
Pasco, avanzar más allá de la muerte de Martín Sabio y Patricia Miriam Rodríguez

Programación sujeta a cambios de última hora
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Mexique : mégaparcs éoliens et résistance zapotèque



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Archive : El Imparcial de Oaxaca, le 3 septembre 2017 « Ensemble nous serons victorieux ; Ne vend pas mon future ; Femmes indigènes en défense de la vie. »


Par Josefa Sánchez Contreras et Adrea Manzo
Paru dans Ojarasca, complément de la Jornada, Mexique. Traduction autogérée par M et G.

La consultation des peuples indigènes, selon la convention 169 de l’OIT, a lieu dans un entrelacement de relations capitalistes extractivistes. Cette consultation se présente comme une opportunité juridique dans l’échafaudage de réformes structurales approuvées ces dernières années en matière d’hydrocarbure, d’énergie, de produits miniers et de sécurité interne. La municipalité binnizá d’Union Hidalgo avec ses 11 mille 317 ha de terres communales se trouve au centre de ce scénario. Déjà la moitié de ses terres ont été laissées à des entreprises d’aérogénérateurs.
Actuellement, le parc d’éoliennes Piedra Larga de Demex (Développement aéro-énergétique de Mexico), filiale de l’entreprise espagnole Renovalia Energy, est en activité, alors même qu’EDF Énergies Nouvelles a l’intention de construire le parc d’éoliennes « Gunaa Sicaru » sur 4 mille 400 ha de la plaine qui se trouve au nord de l’estuaire avec une inversion de 600 millions de dollars annuels.
Ils sont pressés de construire le parc éolien ; nous le discernons à travers la consulta qu’ils veulent réaliser au sein de Ranchu Gubina, malgré l’absence de conditions, physiques, politiques et économiques, permettant qu’elle soit libre, préalable, informée et culturellement adéquate, ceci, malgré le fait que la situation de la population binnizá, suite au séisme de magnitude 8.2 du 7 septembre 2017, a accentué et aggravé la crise économique et politique de la région.

Les comuneros (liste des membres actifs participants aux assemblées agraires liées aux terres communales), les femmes de Gubiña en défense du territoire, les organisations indépendantes et divers collectifs ont fait savoir lors de la réunion du 12 février 2018 avec le directeur général des impacts sociaux qu’il n’existait pas de conditions pour la consultation, étant donné l’urgence de la reconstruction des logements et les conditions de travail difficiles.
La situation est tendue et complexe face à l’empressement que manifestent les petits propriétaires et les autorités municipales pour la réalisation de la consulta et l’installation du parc éolien.
Les comuneros signalent que la procédure de consultation n’a pas respecté le caractère « préalable » qu’elle doit avoir, dans la mesure où cela fait deux ans que EDF s’accapare des terres communales sans le consentement de leur assemblée, et qu’elle a consolidé et renforcé ses relations avec les petits propriétaires, passant sous silence le caractère communal du territoire : un mépris de plus envers les droits concernant les terres communales et la libre détermination.
Ce désaccord entre comuneros et petits propriétaires est grave et connaît des antécédents. En 1964, la Résolution Présidentielle concernant la Titulation de Biens Communaux reconnaît et attribue 68.112 ha à la municipalité zapotèque de Juchitán de Zaragoza et ses annexes : Xadani, La Ventosa, El Espinal, Chicapa de Castro et Unión Hidalgo.
La vie de la communauté agraire via l’assemblée populaire n’a duré que 14 années. La dernière session s’est déroulée en 1978 et le changement des autorités a eu lieu au sein de conflits importants traversant le mouvement national des paysans s’opposant au régime corporatiste du Parti Révolutionnaire Institutionnel.

Ces années ont vu la naissance de la Coalition Ouvrière Paysanne Estudiantine de l’Isthme (COCEI). Son projet politique était lié au pouvoir municipal, alors que la question agraire avait été mise de côté.

La violence a atteint son apogée avec la disparition forcée de Victor Pineda Henestrosa, le massacre d’enfants, jeunes et paysans, dans les alentours de Juchitán, ainsi que les affrontements entre paysans et propriétaires terriens, faisant partie de la répression systématique de la population paysanne, de cette guerra sucia , de cette sale guerre, initiée par l’État mexicain.

Ces années de troubles et de conflits expliquent l’instabilité agraire actuelle avec une assemblée qui n’a pas été convoquée depuis 1978 et l’absence d’un commissaire de biens communaux.

Avec la COCEI au pouvoir municipal, la communauté agraire ne s’est pas reconstituée ce, qui a entraîné la fragmentation des terres communales, occasionnant ainsi un déferlement de petites propriétés nées des dynamiques agraires arbitraires et tyranniques.


Quarante années se sont écoulées depuis la dernière assemblée et le dernier commissaire de biens communaux. Les terres de Juchitán ont été démantelées et 12 parcs éoliens sont implantés au sein d’un vaste territoire plat et venté.
A la lumière de cette situation désavantageuse pour les peuples, l’annexe agraire que forme Unión Hidalgo a rétabli son assemblée communale et nommé le représentant des biens communaux, exerçant ainsi son autonomie et sa libre détermination. Chaque mois a lieu l’assemblée ordinaire durant laquelle les participant.e.s sont informé.e.s des litiges qui ont débuté avec la défense du territoire :
  • Un procès contre DEMEX : nous soutenons que les contrats signés avec DEMEX sont illégaux puisqu’ils concernent des terres communales et non des terres privées.
  • Un litige depuis trois ans ayant pour cause un conflit territorial avec Niltepec et San Miguel Chimalapas, au bout duquel le Tribunal Unitaire Agraire de Tuxtepec, Oaxaca, a émis une sentence en faveur d’Unión Hidalgo durant le mois d’octobre dernier.
  • Un autre conflit limitrophe avec San Dionisio del Mar, où le problème central se concentre sur l’existence d’une concession minière de la Coopérative La Cruz Azul (marque de ciment) s’étendant sur 2.660 ha, et qui prévoit de s’agrandir étant donné la hausse des demandes en ciment suite à la reconstruction après le séisme dévastateur de septembre 2019.
Dans ce contexte général, la consultation n’est en fait qu’un prétexte protocolaire qui accompagne l’installation des parcs éoliens. La fragmentation de la communauté due à la sale guerre paraît préparer le terrain pour la mise en place des éoliennes. Les comuneros et organisations sociales dénoncent la non-viabilité du processus de consultation étant donné le manque de conditions juridiques, politiques, sociales et matérielles qui respecteraient les accords et normes nationales et internationales.
Malgré les efforts afin de reconstruire le territoire communal, et face à l’inertie des partis politiques à la veille des élections municipales et fédérales, l’idée de profit liée à la violence du crime organisé et à celle du séisme, à la militarisation aussi, convertit ce processus de consultation favorisant les intérêts des entreprises à un pillage du territoire.
L’assemblée des comuneros se souvient de la consultation concernant l’installation Éolicos del Sur qui eut lieu Juchitán en 2013, et qui a violé tous ses principes et bafoué les droits du peuple binnizá en faveur des propriétaires terriens.
A tout cela s’ajoute la violation du droit à la libre détermination avec l’imposition des parcs éoliens sur des territoires communaux exploités par Demex sans aucune consultation anticipée. Par ailleurs un permis administratif est attribué à Éolica d’Oaxaca avec des dates précises concernant les débuts de la construction, avant même de réaliser le processus de la consultation.
D’autres antécédents ont été dénoncés par l’avocate Silvia Rui suite à son enquête sur les consultations appliquées auprès de la tribu yaqui, concernant l’aqueduc Independencia, l’hydroélectrique Agua Zarca en Honduras, le barrage Choxoy au Guatemala, le barrage hydroélectrique Maranon au Pérou, la centrale hydroélectrique Neltume au Chili et le barrage Belo Monte au Brésil. Tous ces cas ont démontré que la mise en application de la consultation des peuples indigènes est une composante de cette simulation juridique qui légitime la spoliation des territoires associés aux peuples d’Amérique Latine.
Cette enquête ne nie pas la défense du territoire, bien au contraire. Elle trace les limites et possibilités juridiques face à l’accumulation basée sur l’exploitation, dont la poursuite conditionne le cadre légal de l’économie capitaliste du XXIème siècle, convertissant en simulation juridique une pratique où devaient s’exercer les droits à l’autonomie et la libre détermination des peuples indigènes.

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EDF
Énergie renouvelable et génocide dans l’isthme de Tehuantepec
Face au changement climatique, l’énergie éolienne est perçue dans le monde comme une mesure écologique et alternative. En d’autres termes, ce qui était sensé être une transition écologique, a, de fait, ouvert la brèche à tout un marché de crédits-carbone.
 La crise environnementale, quasi incontrôlable, que nous connaissons annonce non seulement la catastrophe vers laquelle nous allons, mais elle reste aussi accrochée au colonialisme structurel qui domine dans les pays du « premier monde » à l’égard des pays du troisième monde, ou des pays dits « émergents ». C’est le cas des investissements de l’entreprise EDF, dont l’état français est actionnaire majoritaire, qui ont entraîné une violence génocidaire contre le peuple Binnizá (Zapotèque).
Ce génocide, comme l’a dénommé Alexander Dunlap (Université d’Oslo), s’explique à partir d’un ensemble « structurel » où entrent en jeu les relations politiques, sociales et culturelles sur deux niveaux, au plan international et au plan local. Concrètement, je fais référence à la forme sous laquelle se déploie le capital français dans l’isthme de Tehuantepec, intensifiant ainsi une économie du crime qui trouve son reflet dans les assassinats produits des conflits entre caciques locaux. A ce sujet, on peut affirmer de manière catégorique que le capital français fait bien partie de la violence structurelle qui s’exerce actuellement contre les peuples de l’Isthme.
Vu sous cet angle, ce que l’on suppose être une alternative à la catastrophe écologique apparaît non seulement comme une tartuferie du capitalisme vert, mais elle se trouve aussi profondément imbriquée dans une économie de guerre. En effet dans la mesure où le capital français exaspère les disputes locales, il donne des arguments à l’État mexicain pour légitimer une intervention militaire et déployer des Bases d’Opérations Mixtes[1], qui ne sont rien d’autres que des manœuvres pour l’occupation des routes fédérales, des entrées et des sorties des communautés.
Voilà la tragédie de l’énergie renouvelable, qui marche dans les traces d’un colonialisme qui bouscule de manière drastique la vie des peuples indigènes. Cela se manifeste concrètement par l’appropriation de leurs territoires, la privatisation accélérée des terres communales, la division des communautés, la modification des paysages, l’assassinat des travailleurs, le meurtre systématique des femmes (le féminicide), la criminalisation des  comuneros, hommes ou femmes, qui prennent la défense de la vie et du territoire, qu’ils fassent partie de l’Assemblée des peuples indigènes de l’Isthme pour la défense de la terre et du territoire, de l’Assemblée populaire de peuple de Juchitán ou encore de l’Assemblée des comuneros d’Unión Hidalgo, tous faisant partie du Congrès national indigène.
Passer d’un régime de combustible fossile à un autre fondé sur l’énergie renouvelable pour sauver l’humanité ne devrait pas avoir pour coût la mort des peuples indiens. Pourtant c’est bien ce qui est en train d’arriver et une fois de plus nous sommes amenés à entrevoir la continuité de la mentalité coloniale qui consiste à maintenir les peuples indiens en marge de la condition humaine ; -« C’est pourquoi il est si difficile d’user du droit international et national pour porter un coup d’arrêt aux violations des droits de l’homme commises par le capital français -la France étant paradoxalement « le berceau des droits de l’homme ».
Alors que trois parcs d’éoliennes d’EDF Énergie Nouvelles sont déjà installés, l’Assemblée zapotèque des comuneros d’Unión Hidalgo lutte sur le plan juridique et pacifiquement contre le quatrième parc d’EDF EN appelé « Gunaa Sicarú » comprenant 96  aérogénérateurs sur 4400 ha de terres communales.
Face à l’opposition des assemblées et aux constantes dénonciations concernant les violations des droits indigènes et agraires, le ministère de l’énergie (SENER) s’est vu dans l’obligation d’avoir recours à une consultation indigène. Cependant celle-ci est pleine d’irrégularités, elle n’a pas respecté deux des pré-réquisitions de la Convention 169 de l’OIT: la consultation doit en effet être préalable au démarrage des travaux, et fournir toute l’information nécessaire au libre choix. »
En faisant valoir l’histoire et le droit, l’Assemblée des comuneros a réussi en 2018 à obtenir du premier Juge de district de l’État d’Oaxaca la suspension de la procédure  de la consultation et, avec elle, celle de la construction du parc d’éoliennes. Cependant, fin 2018, cette procédure a été réenclenchée, et nous sommes sensés nous trouver actuellement dans la première phase d’accords préalables, dans un climat détestable de menaces de mort en direction des Comuneros.
Parmi les irrégularités de la consultation, on retiendra le refus de la part de la SENER et de l’Institut national des peuples indigènes (INPI) de reconnaître le représentant des biens communaux comme relevant du Sujet collectif à consulter alors  même qu’ils signalent l’Assemblée d’Union Hidalgo comme étant une institution représentative de la communauté indigène. Cette ambiguïté maintenue délibérément révèle la sujétion dans laquelle se trouve l’INPI à l’égard de la politique néolibérale menée par les ministères de l’énergie et de l’économie ; autrement dit cet assujettissement de l’INPI montre bien  que le discours tenu par le gouvernement sur la reconnaissance des peuples comme sujet de droit n’est qu’un voile qui cache l’accaparement des terres et des territoires dont souffrent encore les peuples indigènes de ce pays.
La contradiction flagrante entre l’économie libérale menée par le nouveau gouvernement de la quatrième transformation et la pleine reconnaissance des droits des peuples indiens est une réalité incontournable en ces temps de consultations simulées. Éclairés sous ce jour, les parcs d’éoliennes apparaissent non seulement comme une hypocrisie sur le plan de l’énergie « propre », mais ils participent en outre au génocide des peuples, qui est en train de se dérouler sous nos yeux.
Août 2019

1 Elles sont dites mixtes car elles sont constituées par des éléments de l’armée et de la police.m

13 años de impunidad de la masacre de Viejo Velasco.

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A 13 años de la Masacre de Viejo Velasco el gobierno de México mantiene en Impunidad el desplazamiento forzado de 36 personas, la ejecución extrajudicial de seis y dos desapariciones forzadas. Lejos de la justicia este es otro de los casos de grave violación a los derechos humanos alimentado por la falta de respuesta institucional.

La masacre ocurrió en Viejo Velasco, municipio de Ocosingo, Chiapas, cuando 40 personas provenientes de la comunidad Nueva Palestina, Frontera Corozal y Lacanjá Chansayab (de la Comunidad Lacandona), armadas con machetes, palos, escopetas y rifles calibre 22., algunas con uniformes tipo militar y de seguridad pública, entraron de manera violenta a la comunidad. Estas personas iban acompañadas por 300 elementos de la entonces Policía Sectorial de Chiapas, portando armas de alto poder conocidas como cuerno de chivo: Ar-15 y AK-47. Así también, hubo presencia de cinco Fiscales del Ministerio Público, dos peritos, el Comandante Regional Zona Selva de la entonces Agencia Estatal de Investigación con siete elementos a su mando y un representante de la anterior Secretaría de Desarrollo Social. Estos actos violentos provocaron el desplazamiento forzado de 36 habitantes, cuatro ejecuciones extrajudiciales y cuatro desapariciones forzadas, de las cuales se encontraron restos de dos personas y fueron entregados a sus familiares cinco años después.

A 13 años de esta masacre de nuestros hermanos indígenas tseltales y choles, no hay justicia. Los sobrevivientes y familiares de las víctimas continúan sin garantías para el retorno y sin reparación del daño. Durante este tiempo, la Fiscalía General de estado de Chiapas (FGE) sigue sin realizar una investigación completa y efectiva de estos hechos; los responsables intelectuales y materiales siguen libres y en la impunidad.

La FGE no cuenta con un plan de investigación y ha cesado las acciones de búsqueda de Antonio Peñate López y Mariano Pérez Guzmán, quienes desaparecieron en estos hechos y continúa la criminalización en contra de 5 personas que dieron auxilio a las víctimas de la masacre y que hasta el momento cuentan con ordenes de aprehensión, acusados de asesinar a sus compañeros.

En este 13 aniversario de la Masacre de Viejo Velasco, celebramos nuestra asamblea como organización Xinich. Nuestra compañera y compañeros que fueron asesinados en esta masacre están vivos en nuestra memoria, son ellos quienes nos empujan día a día a seguir luchando por nuestra autonomía, por la defensa del territorio, por nuestra Madre Tierra y por la Otra Justicia.

No al despojo de nuestra Madre Tierra
NUNCA MÁS UN MÉXICO SIN NOSOTROS
¡Viejo Velasco no se olvida!

Familiares de Víctimas y Victimas Sobrevivientes de la Masacre de Viejo Velasco
Coordinadora de Organizaciones Sociales Indígenas
CDLI-XI’NICH’,Ucisech, Tsolej Yu’un Wocoltic
Organización Xinich
Suscriben

Casa de Apoyo a la Mujer Ixim Antsetic A.C. (Casa Mujer)
Centro de Derechos de la Mujer de Chiapas A.C. (CDMCH)
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas A.C. (Frayba)
Centro Diocesano para los Derechos Humanos Fray Juan de Larios A.C
Comité de Defensa de las Libertades Indígenas – CDLI
Comité Nacional para la Defensa y Conservación de Los Chimalapas
Maderas del Pueblo del Sureste, A.C (MPS)
Movimiento Agrario Indígena Zapatista (MAIZ)
Organización Sociedad Civil Las Abejas de Acteal (Las Abejas de Acteal)
Salud y Desarrollo Comunitario A.C. (Sadec)
Red Nacional de Organismos Civiles de Derechos Humanos
“Todos los Derechos para Todas y Todos”
(conformada por 87 organizaciones en 23 estados de la República mexicana):
Academia Hidalguense de Educación y Derechos Humanos A.C. (ACADERH) (Hidalgo); Agenda LGBT (Estado de México); Alianza Sierra Madre, A.C. (Chihuahua); Aluna Acompañamiento Psicosocial, A.C.(Ciudad de México); Asistencia Legal por los Derechos Humanos, A.C. (AsiLegal) (Ciudad de México); Asociación Jalisciense de Apoyo a los Grupos Indígenas, A.C. (AJAGI) (Guadalajara, Jal.); Asociación para la Defensa de los Derechos Ciudadanos “Miguel Hidalgo” (Jacala Hgo.); Bowerasa, A.C. “Haciendo Camino” (Chihuahua, Chih.); Casa del Migrante Saltillo (Saltillo, Coah.); Católicas por el Derecho a Decidir, A.C. (Ciudad de México); Centro de Capacitación y Defensa de los Derechos Humanos e Indígenas, Asociación Civil (CECADDHI) (Chihuahua); Centro “Fray Julián Garcés” Derechos Humanos y Desarrollo Local, A. C. (Tlaxcala, Tlax.); Centro de Apoyo al Trabajador, A.C. (CAT) (Ciudad de México); Centro de Derechos de la Mujeres de Chiapas (San Cristóbal de Las Casas, Chis.); Centro de Derechos Humanos “Don Sergio” (Jiutepec, Mor.); Centro de Derechos Humanos “Fray Bartolomé de Las Casas”, A. C. (San Cristóbal de Las Casas, Chis); Centro de Derechos Humanos “Fray Francisco de Vitoria O.P.”, A. C. (Ciudad de México); Centro de Derechos Humanos “Fray Matías de Córdova”, A.C. (Tapachula, Chis.); Centro de Derechos Humanos “Juan Gerardi”, A. C. (Torreón, Coah.); Centro de Derechos Humanos “Miguel Agustín Pro Juárez”, A. C. (Ciudad de México); Centro de Derechos Humanos de la Montaña, Tlachinollan, A. C. (Tlapa, Gro.); Centro de Derechos Humanos de las Mujeres (Chihuahua); Centro de Derechos Humanos de los Pueblos del Sur de Veracruz “Bety Cariño”, A.C. (Tatahuicapan de Juárez, Ver.); Centro de Derechos Humanos Digna Ochoa, A.C (Tonalá, Chis.); Centro de Derechos Humanos Paso del Norte (Cd. Juárez, Chih.); Centro de Derechos Humanos Toaltepeyolo (Orizaba, Veracruz); Centro de Derechos Humanos Victoria Diez, A.C. (León, Gto.); Centro de Derechos Humanos Zeferino Ladrillero (CDHZL) (Estado de México); Centro de Derechos Indígenas “Flor y Canto”, A. C. (Oaxaca, Oax.); Centro de Derechos Indígenas A. C. (Bachajón, Chis.); Centro de Investigación y Capacitación Propuesta Cívica A. C. (Propuesta Cívica) (Ciudad de México); Centro de Justicia para la Paz y el Desarrollo, A. C. (CEPAD) (Guadalajara, Jal.); Centro de los Derechos del Migrante (Ciudad de México); Centro de Reflexión y Acción Laboral (CEREAL-Guadalajara) (Guadalajara, Jal.); Centro Diocesano para los Derechos Humanos “Fray Juan de Larios”, A.C. (Saltillo, Coah.); Centro Juvenil Generando Dignidad (Comalcalco, Tabasco); Centro Kalli Luz Marina (Orizaba, Ver.); Centro Mexicano de Derecho Ambiental (CEMDA) (Ciudad de México); Centro Mujeres (La Paz, BCS.); Centro Regional de Defensa de DDHH José María Morelos y Pavón, A.C. (Chilapa, Gro.); Centro Regional de Derechos Humanos “Bartolomé Carrasco”, A.C. (BARCA) (Oaxaca, Oax.); Ciencia Social Alternativa, A.C. KOOKAY (Mérida, Yuc.); Ciudadanía Lagunera por los Derechos Humanos, A.C. (CILADHAC) (Torreón, Coah.); Colectivo contra la Tortura y la Impunidad (CCTI) (Ciudad de México); Colectivo Educación para la Paz y los Derechos Humanos, A.C. (CEPAZDH) (San Cristóbal de Las Casas, Chis.); Comisión Ciudadana de Derechos Humanos del Noroeste (Mexicali, Baja California); Comisión de Derechos Humanos y Laborales del Valle de Tehuacán, A.C. (Tehuacán, Pue.); Comisión de Solidaridad y Defensa de los Derechos Humanos, A.C. (COSYDDHAC) (Chihuahua, Chih.); Comisión Independiente de Derechos Humanos de Morelos, A. C. (CIDHMOR) (Cuernavaca, Mor.); Comisión Regional de Derechos Humanos “Mahatma Gandhi”, A. C. (Tuxtepec, Oax.); Comité Cerezo (Ciudad de México); Comité Cristiano de Solidaridad Monseñor Romero (Ciudad de México); Comité de Defensa de las Libertades Indígenas (Palenque, Chis.); Comité de Defensa Integral de Derechos Humanos Gobixha A.C. (CODIGODH) (Oaxaca, Oax.); Comité de Derechos Humanos “Fr. Pedro Lorenzo de la Nada”, A. C. (Ocosingo, Chis.); Comité de Derechos Humanos “Sierra Norte de Veracruz”, A. C. (Huayacocotla, Ver.); Comité de Derechos Humanos Ajusco (Ciudad de México); Comité de Derechos Humanos de Colima No Gubermantal A. C. (Colima, Col.); Comité de Derechos Humanos de Comalcalco, A. C. (CODEHUCO) (Comalcalco, Tab); Comité de Derechos Humanos de Tabasco, A. C. (CODEHUTAB) (Villahermosa, Tab); Comité de Derechos Humanos y Orientación Miguel Hidalgo, A. C. (Dolores Hidalgo, Gto.); Comité de Familiares de Detenidos Desaparecidos “Hasta Encontrarlos”(Ciudad de México); Comité Sergio Méndez Arceo Pro Derechos Humanos de Tulancingo, Hgo A.C. (Tulancingo, Hgo.); Consultoría Técnica Comunitaria AC (CONTEC) (Chihuahua); El Caracol, A.C (Ciudad de México); Estancia del Migrante González y Martínez, A.C. (Querétaro, Qro.); Frente Cívico Sinaloense. Secretaría de Derechos Humanos (Culiacán, Sin.); Fundación para la Justicia y el Estado Democrático de Derecho (Ciudad de México); Indignación, A. C. Promoción y Defensa de los Derechos Humanos (Mérida, Yuc.); Instituto de Derechos Humanos Ignacio Ellacuria, S.J. Universidad Iberoamericana- Puebla (Puebla, Pue.); Instituto Mexicano de Derechos Humanos y Democracia (Ciudad de México); Instituto Mexicano para el Desarrollo Comunitario, A. C. (IMDEC) (Guadalajara, Jal.); Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores de Occidente. Programa Institucional de Derechos Humanos y Paz (Guadalajara, Jal.); Justicia, Derechos Humanos y Género, A.C. (Ciudad de México); La 72, Hogar-Refugio para Personas Migrantes (La 72) (Tenosique, Tabasco); Mujeres Indígenas por la Conservación, Investigación y Aprovechamiento de los Recursos Naturales, A. C. (CIARENA) (Oaxaca); Oficina de Defensoría de los Derechos de la Infancia A.C. (ODI) (Ciudad de México); Promoción de los Derechos Económicos, Sociales y Culturales (PRODESCAC) (Estado de México); Proyecto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (ProDESC) (Ciudad de México); Proyecto sobre Organización, Desarrollo, Educación e Investigación (PODER) (Ciudad de México); Red Solidaria de Derechos Humanos, A.C. (Morelia, Michoacán); Respuesta Alternativa, A. C. Servicio de Derechos Humanos y Desarrollo Comunitario (San Luis Potosí); Servicio, Paz y Justicia de Tabasco, A.C. (SERPATAB) (Villahermosa, Tab.); Servicios de Inclusión Integral, A.C. (SEIINAC) (Pachuca, Hgo.); Tequio Jurídico A.C. (Oaxaca, Oax.); VIHas de Vida (Guadalajara, Jal.); Voces Mesoamericanas, Acción con Pueblos Migrantes AC (San Cristobal de las Casas, Chiapas).

SupGaleano: Una Ballena en las montañas del sureste Mexicano (creador@s y creaturas)

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UNA BALLENA EN LAS MONTAÑAS DEL SURESTE MEXICANO (Creador@s y Creaturas)

COMISIÓN SEXTA DEL EZLN.
MÉXICO.
Diciembre del 2019.

Al Congreso Nacional Indígena-Concejo Indígena de Gobierno:
A las personas, grupos, colectivos y organizaciones de la Sexta nacional e internacional:
A las Redes de Resistencia y Rebeldía:
A quienes son adictos al cine:

CONSIDERANDO QUE:

Primero y único:

UNA BALLENA EN LAS MONTAÑAS DEL SURESTE MEXICANO.
(Creador@s y Creaturas).



Usted no sabe cómo es que llegó hasta ese lugar. Sí, parece que ya se va haciendo una costumbre… “Usos y costumbres ciudadanos”, recuerda usted que decía el finado SupMarcos, y recuerda también la irritación que le provocaban esos comentarios sarcásticos… bueno, no sólo eso. La tarde deja ahora su lugar a la noche. Usted se detuvo porque vio de lejos una estrella roja de cinco puntas en lo alto de un cerro, luego una especie de aviso monumental con tantas letras que no alcanzó a leer de qué se trataba. Más allá, una silueta azulada de un caballo relinchando y unas letras grandes que, con luz, sentencian lacónicas: “TULAN KAW ZAPATISTA”. En la entrada, la niña que le guió en aquel primer cine imposible y su banda de niñas y niños, se le acercan. Usted duda si correr, aparentar que no les conoce o permanecer a la expectativa. Cualquier estrategia se derrumba porque la niña le toma de la mano y le reconviene: “siempre llegando tarde”.


Cruzan por una planada, como en una especie de feria de pueblo. En una suerte de ruta serpenteante, hay unas como “estaciones” con diferentes ingenios de luces y sonidos, disfraces de… monstruos, cirquer@s, trapecistas, alguien enseñando artes, por allá se escucha música, se baila y se canta. La gente se arremolina en su “estación” favorita y hay risas, gritos de admiración y sorpresa. Además, claro, de las “selfies”. Como iniciando el trayecto, una gran pantalla. Usted está a punto de decir “parece un auto cinema”, pero un letrero aclara: “Pie Cinema. Esta noche: Cantinflas y Manuel Medel en Águila o Sol. Mañana: Piporro y Pedro Infante en Ahí viene Martín Corona”.

La niña le conduce en esa marcha zigzagueante: delante va un extraño ser, parecido a un gato o a un perro; a sus costados van otras niñas y niños hablando todos al mismo tiempo.

Usted trata de entender lo que dicen, pero entonces mira una gran manta con la imagen de ¿Boris Karloff?, maquillado como la creatura de Frankestein, con una taza en una mano y una pieza mordisqueada de pan en la otra. Las letras señalan una verdad ancestral: “Nada como un cafecito y un bocadillo para volver a la vida”. Más al fondo, en otro lado, se lee “Cirugía Maxilofacial. Luzca su mejor rostro y una sonrisa irresistible” y la imagen de las distintas versiones de la creatura de las secuelas y precuelas de “Alien, el octavo pasajero”. Usted se revisa instintivamente las mejillas y sí, se estremece.

Hay muchas luces de colores centellantes, un alargado comedor (usted alcanza a leer “ZAPATISTAS” y “BIENVENID@S”), y está por decir que hace frío y que no le vendría mal un café caliente y, sí, tal vez comer algo, cuando ve, en una de las paredes del comedor, otra manta con la imagen de Edward James Olmos anunciando “Sushi pasado por agua. Cursos de Origami. Eliminación de Plagas. Corbatas de moño. Gaff & Company”. En lo alto, como suspendida en el cielo, la imagen animada de la geisha de Blade Runner. Usted se detiene un momento tratando de adivinar cómo es posible ese ingenio, pero la gente que va detrás suyo le empuja.

Casi al terminar “la ruta de las estaciones”, hay una mesa con una maqueta grande de lo que tal vez será una construcción, con un letrero que reza “Proyecto de Teatro”, y una caja como alcancía con la aclaración “Donativos Anónimos”. Detrás de una tienda de artesanías, una imagen de un “atrapacaras” anuncia bufandas y antifaces para dormir.

Luego un camino empedrado de luz y la silueta de una gran estrella roja, y, entre escombros aparentemente puestos a propósito, imágenes cambiantes de un escenario distópico. Bosque adentro y montaña arriba se adivinan luces parpadeantes. Sí, como si en lugar de un árbol, los zapatistas hubieran adornado de luces la montaña entera y los árboles del bosque no fueran sino las ramas de ese gran pino obeso.

Usted piensa que es mejor volver, nada tranquilizante pasa en las tierras del zapatismo… al menos no para usted. Siempre que viene, queda con una sensación de inconformidad y escepticismo respecto a sí mismo. Y se necesitan muchos baños de cotidianeidad citadina para volver a la normalidad. Así que usted se retrasa un poco, buscando la oportunidad de regresar sin que los niños le miren…
Pero entonces la ve y se detiene.

Usted se dice que lo ha visto todo, para eso están el internet y el ancho de banda, pero eso que ahora mira es tan ilógico que… Bueno, usted saca su celular e intenta una foto panorámica, pero casi inmediatamente entiende que no es posible. Se necesitaría un satélite para tomar el conjunto, porque se aprecia que todo es parte de un rompecabezas y para armarlo hay que caminar… y cerrar los ojos.

Pero, al volverlos a abrir, ella sigue ahí. Una gran construcción. Una especie de galerón que, desafiando las leyes físicas, se alarga hasta perderse entre los árboles y en la piel húmeda de la montaña. Una galera cuyo espolón de proa es una estrella roja de cinco puntas. Usted no se sorprendería si, en el costado a su vista, se abrieran ventanillas y salieran decenas, cientos, miles de remos… y dentro se encontrara, “escribiendo en el mar”, el manco de Lepanto. Semeja un galeón. O un barco ballenero… No, más bien una ballena extraviada que, empeñada en nadar contra la corriente y loma arriba, descansa ahora entre árboles y gente. Sí, gente, mucha. De todos los tamaños. Y de todos los colores, porque aunque parece que la mayoría tiene el rostro oculto, sus ropas son como si un caleidoscopio se moviera alrededor del gran cetáceo, absurdo en su reposar a media montaña, como absurdo es todo lo que ahí transcurre.

No, no se le ocurrió que podría tratarse del navío “Pequod”, sino de la legendaria Moby Dick, la ballena obsesión de Ahab, de Gregory Peck y de Herman Melville.

“Festival de Cine”, recuerda usted que leyó en varios letreros. Pero no hay ninguna referencia a la película de John Houston ni a la novela de Melville. Entonces usted recuerda lo que dijeron alguna vez l@s zapatistas: “nosotras, nosotros, hablamos para otro tiempo. Nuestra palabra se entenderá en otros calendarios y geografías”. Aun así usted está dispuesto a responder “Llamadme Ismael” si alguien le pregunta su nombre, pero, entonces, mira con detenimiento las 3 grandes mantas que cubren el costado; y, en la del medio, la del cuerpo bordado con lanzas y sogas, se lee:

Trempülkalwe

Es idioma mapuche, o mapudungun”, escucha usted que alguien le explica a otra persona. Un poco más arriba, otras letras señalan: “¡MARICHEWEU! Diez, cien, mil veces venceremos”. Y, como ratificándolo, a su alrededor pululan diez, cien, mil personas encapuchadas, remeros de esa paradójica galera de buenaboya. Jóvenes, hombres, mujeres y otroas zapatistas. Como diciendo que cada una de sus existencias, de sus vidas, fuera un triunfo frente a un pasado que les prometía muerte y olvido.
Aquí, en las montañas del Sureste Mexicano, usted se encuentra con ese grito de resistencia y rebeldía Mapuche. ¿Por qué el zapatismo saluda así y aquí a ese pueblo originario? ¿Por qué el empeño en traer una historia ancestral de resistencia y rebeldía desde el más profundo sur del continente y venir a sembrarla en esta montaña que, además, se llama “Tulan Kaw” (“caballo fuerte” en tojolabal y tzeltal) y hermanar así, irracional, anacrónicamente, dos resistencias y rebeldías con un mismo objetivo: la defensa de la madre tierra?

Usted está tratando de descifrar ese rompecabezas cuando la banda infantil le empuja dentro de la panza de la ballena… ok, del auditorio. Bancas de madera, muchas, escalonadas siguiendo el perfil de la montaña, un templete con mesas y 3 pantallas (la versión zapatista del 3D), bocinas, cables como tripas desordenadas.

La niña le dice: “Aquí nos esperas. Vamos por palomitas”. Usted trata de decirle que no vio ningún puesto de palomitas, pero la banda de infantes desaparece al salir del interior del cetáceo… ok, del auditorio. Mientras espera, usted recorre con la mirada el interior de la construcción. En las bancas, seres de todo tipo. En el templete, personas que, usted supone, crean cine. Y es que hablan de cine, pero como que responden a preguntas que, al parecer, nadie les ha hecho… al menos nadie visible. O hablan para sí mismas.

Regresan corriendo la niña y su banda, todos con bolsas de palomitas. La niña le da una bolsa mientras le aclara: “No le puse mucha salsa porque qué tal duele tu panza luego”. La entrada del grupo infantil es como una señal, y la gente sale en tropel. Quienes están en el templete, suspiran con alivio. Alguien confiesa “¡Uff! ¡Ahora recordé por qué me dediqué al cine!” Otro: “Es como una película de terror mezclada con un thriller y ciencia ficción, y me temo que el guión no me depara nada bueno”. Una más allá: “Pues la verdad no supe qué contestarle, ella tenía demasiadas preguntas”. “Cierto”, dice uno más, “como estar en un tribunal, pero sin abogado defensor… y sabiendo que eres culpable”.

La niña le dice al oído: “Si viene el SupGaleano a buscarnos, tú le dices que aquí hemos estado todo el tiempo, que tú trajiste palomitas de la ciudad y nos compartiste. Aunque lo veas que está bravo, tú firme, nada de que nada, resistencia y rebeldía”. En un altavoz se escucha: “Se agradecería cualquier información sobre el paradero de un gato-perro, se le busca por robo de material estratégico de la comandancia general. Se supone acompañado de una banda de niñas y niños que… ok, olviden eso de niñas y niños, pero el gato-perro es inconfundible”. El susodicho, se esconde en el regazo de la niña y, sí, usted juraría que tiene una sonrisa traviesa.

Usted está valorando la conveniencia o no de mentirle a un Subcomandante, cuando las personas regresan, todas con olorosas bolsas de palomitas, toman su lugar y, en el templete, alguien dice: “¿Nadie va a hacer una pregunta frívola?, digo, para volver a la normalidad y todos crean que éste es un festival de cine como los otros”.

Vaya”, se dice usted, “un festival de cine donde se esperan explicaciones, razones, reflexiones. Como si en la pantalla apareciera un gran signo de interrogación y todas, todos, todoas, esperaran que… ¿qué esperan?”. La niña le confiesa: “Estamos un poco contentas porque ya vinieron ya esas personas que hacen cine. Es que, ¿qué tal que están tristes, o se siente mal su corazón de no saber dónde andan sus crías? ¿Ah, verdad? Entonces les invitamos que vienen y nos cuentan si están bien, o mal, o depende. Y qué tal que echan baile y comen palomitas y se pone contento su corazón”, dice la niña con la boca llena y las mejillas manchadas de salsa.

Parece que hay un receso, así que todos, incluyéndolo a usted, salen. Para su sorpresa, ahora hay un puesto de palomitas rodante que, como un cometa lleno de luces, arrastra una larga fila de niñas y niños esperando su turno. Hay otro más abajo. Y se adivina uno más lejos. Usted se forma y, ya con su bolsa de palomitas, se queda mirando esa absurda sala de cine y su inclinación rebelde, desafiando la lógica y la ley de gravedad…

La mítica ballena mapuche, Mocha Dick, navegando montaña arriba, con toda esa gente a cuestas… “y, en medio de todos, un gran fantasma encapuchado, como un monte nevado en el aire” (Moby Dick. Herman Melville, 1851).

Un cetáceo irreverente como parte de un rompecabezas.
El cine como algo más, mucho más, que una película.

Como si aquí fuera parte de un rompecabezas más amplio: usted vio un gran cartel anunciando un festival de Danza, otro sobre un foro en Defensa del territorio y la madre tierra, uno más sobre un encuentro internacional de mujeres que luchan, otro de un cumpleaños; y letreros, muchos: los que señalan baños, regaderas, internet, abarrotes, “Un mundo donde quepan muchos mundos”, además de los de Junta de Buen Gobierno, Municipio Autónomo Rebelde Zapatista, Comisión de Información y Vigilancia… y a usted no le sorprendería topar a Elías Contreras, fumando y sentado afuera de una champa sobre cuyo dintel se leería “Comisión de Investigación”.

Hay muchas piezas sueltas que usted detecta. Porque usted mira a otras personas que sólo se diferencian de las locales por un gafete que señala “Congreso Nacional Indígena” y, claro, por no traer el rostro oculto; además de “ciudadanos, ciudadanas y ciudadanoas”, que es como el zapatismo nombra a quienes viven o sobreviven en las ciudades.

Y le desespera saber que hay y habrá otras piezas más.

Como si el zapatismo se empeñara en retar a la humanidad con enigmas,… o con la silueta de un mundo, de otro mundo.
Como si su vida de usted le importara a alguien que no conoce.  Alguien por quien tal vez usted ha hecho mucho, poco o nada, pero que le toma en cuenta.
Como si hasta entonces entendiera que ese “Caracol de Nuestra Vida” le incluye a usted y a los suyos… diez, cien, mil veces.
Y esta pieza del rompecabezas, el cine, como la vida, dentro de una ballena que remonta, herida en los costados, las montañas del sureste mexicano…
Pero eso es imposible… ¿o no?
-*-
Con base a lo anteriormente expuesto, la Comisión Sexta del EZLN, invita a los hombres, mujeres, otroas, niños y ancianos de la Sexta, del CNI y de las redes de Resistencia y Rebeldía en todo el mundo, y, bueno, a l@s cinéfil@s que puedan y quieran, al FESTIVAL DE CINE…

“PUY TA CUXLEJALTIC”

(“Caracol de nuestra Vida”),
Cuya segunda edición se realizará en el Caracol zapatista de Tulan Kaw,
en las montañas del Sureste Mexicano, del 7 al 15 de diciembre del 2019.
Las películas que se exhibirán y las actividades en el festival se darán a conocer públicamente en breve en la sede del Festival.
Desde las montañas del Sureste Mexicano.
El SupGaleano.
Persiguiendo la mutación más temible del Xenoformo: el Gato-Perro.
¿Qué? Pues es que se robó mis palomitas. Y el cine sin palomitas es… ¿cómo le explico?… como tacos sin salsa, como Messi sin balón, como burro sin mecate, como pingüino sin frac, como Sherlock sin Watson, como Donald Trump sin twitter (o viceversa)…
¿eh?… ok, ése fue otro mal ejemplo.
México, diciembre del 2019.

Nouvelles zapatistes : « Notre lutte est pour la vie »

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L’été dernier, le mouvement zapatiste annonçait sa (ré)apparition, contre les mégaprojets du nouveau gouvernement mexicain, et conviait à la mise en place d’un Réseau international de résistance et de rébellion. Depuis, les travaux d’agrandissement des territoires rebelles ont commencé et quatre rencontres vont avoir lieu à partir du 7 décembre prochain. Un mois placé sous le signe de la défense anticapitaliste de la « Terre-Mère » et de la lutte contre le patriarcat. ☰ Par Julia Arnaud et Espoir Chiapas



Août 2019 : les communautés zapatistes proclament l’expansion de la rébellion via la création de sept nouveaux caracoles1 élevant ainsi leur nombre à 12. Trois mois plus tard, l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) proteste publiquement contre la répression policière qui frappe les peuples indigènes et exige que les militants portés disparus soient présentés en vie. « Les capitalistes, leurs cartels et leurs gouvernements imposent la mort avec des groupes armés, pour dépouiller les peuples autochtones », lance l’organisation aux côtés du CNI, le Congrès national indigène. Dans le même temps, l’EZLN diffuse les premières images du chantier entrepris à Tulan Ka’u, une terre « récupérée » à mi-chemin entre les villes de San Cristóbal de las Casas et de Comitán de Domínguez. Le Conseil de bon gouvernement qui administrera ce futur caracol aura pour nom « Semilla que florece con la conciencia de l@s que luchan por siempre » : « Graine qui fleurit grâce à la conscience de celles et ceux qui luttent pour toujours ».

« Rester en vie. Donc s’organiser. Par le bas, c’est-à-dire par des réunions et des discussions dans les villages et les communautés. »
Ce « retour » va également prendre la forme d’un « combo pour la vie ». C’est ce que l’on apprend par la voix du sous-commandant insurgé Moisés, porte-parole et successeur de Marcos (alias Galeano). Il se tiendra au Chiapas tout au long du mois de décembre : aux « femmes qui luttent dans le monde entier » et aux « réseaux de résistance et de rébellion » nationaux et internationaux, l’EZLN annonce donc une série d’évènements. Une nouvelle édition des festivals « Puy Ta Cuxlejaltic »2 et « CompArte »3, un Forum en défense du territoire et de la Terre-Mère4 ainsi qu’une seconde Rencontre internationale de « femmes qui luttent »5. S’ensuivra la célébration du 26e anniversaire du début de « la guerre contre l’oubli », en référence à l’insurrection zapatiste de 1994.

S’organiser contre la violence sexiste

En mars 2018, la première édition de cette rencontre avait réuni environ 7 000 femmes : 2 000 zapatistes et 5 000 venues du Mexique et de 38 pays de tous les continents. Durant trois jours, elles s’y sont côtoyées, connues et reconnues au travers d’une multitude d’ateliers et d’activités politiques, culturelles, artistiques et sportives. Un temps hors du monde patriarcal, qui leur a permis de partager leurs luttes, leurs doutes, leurs douleurs, leurs stratégies, leurs forces et leur solidarité. « Bon, eh bien maintenant, oui on va commencer à construire le monde que l’on mérite et dont on a besoin. […] Et ce dont on a besoin, c’est que jamais aucune femme, quel que soit son monde, quelle que soit sa couleur, quelle que soit sa taille, quelle que soit sa langue, quelle que soit sa culture, n’ait peur. » À l’issue de cet évènement inaugural, un mot d’ordre était trouvé. Cruel de simplicité : rester en vie. Donc s’organiser. Par le bas, c’est-à-dire par des réunions et des discussions dans les villages et les communautés. « [S]œur et compañera, ce qu’on est en train de te dire ici, c’est une femme zapatiste qui te le dit en te prenant dans ses bras et en te disant dans l’oreille, dans ta langue, à ta manière, selon ton temps : Ne te rends pas, ne te vends pas, ne capitule pas. » Mais, début 2019, les femmes zapatistes avaient annoncé l’annulation de la seconde édition, initialement prévue en mars, au regard de la militarisation et de la paramilitarisation croissante de leur territoire : une conséquence directe, expliquaient-elles, des mégaprojets initiés par le gouvernement « de gauche » que préside actuellement Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO.

Chiapas : séminaire de la pensée critique « contre l’hydre capitaliste », en 2015 (Val K)

Partie remise, donc. Cette nouvelle convocation, en décembre, va avoir pour thème unique « la violence contre les femmes » : c’est qu’il est bien question de « massacre ». Dans les zones sous autorité zapatiste, aucun féminicide n’a été commis ces dernières années, mais, dans son dernier rapport mensuel, l’Observatoire féministe contre la violence faites aux femmes du Chiapas comptabilise plus de 26 morts violentes sur l’ensemble de l’État du Chiapas, pour le seul mois de septembre 2019 — et un total de 156 depuis le début de l’année. La situation n’est pas meilleure sur le reste du territoire national, qui voit même la violence augmenter : selon les chiffres officiels, 1 199 femmes ont été assassinées au Mexique au cours du premier trimestre 2019 (soit une femme toutes les deux heures et demie). En toute impunité. « Ils nous assassinent ont écrit les militantes zapatistes il y a maintenant près de trois mois — et nous font disparaître parce que nous sommes des femmes. Et en plus, ils disent encore que c’est notre faute, que c’est parce que nous nous habillons comme nous nous habillons, parce que nous marchons là où nous marchons, à telle heure et en tel lieu. […] Nous devons déjà lutter contre la discrimination à la maison, dans la rue, à l’école, au travail, dans les transports, avec nos proches et les inconnus, et, le comble, c’est qu’on dit encore que c’est nous qui cherchons à mourir. […] [Les mauvais gouvernements] ne feront que des déclarations pour dire que les coupables seront poursuivis, et pas les assassins, ni les violeurs, ni les ravisseurs, mais les femmes qui dans leur rage cassent des vitrines ou peignent des graffitis sur une statue. C’est ça le système capitaliste patriarcal, sœur et compañera. Et il en va ainsi, une vitrine ou un mur égratigné vaut plus que la vie d’une femme. »
« C’est ça le système capitaliste patriarcal, sœur et compañera. Et il en va ainsi, une vitrine ou un mur égratigné vaut plus que la vie d’une femme. »
Si, lors de la première rencontre, les hommes préalablement inscrits et accompagnés par une femme (laquelle se portait garante de son bon comportement) avaient pu s’approcher des lieux en installant leur campement aux abords, il n’en sera pas de même, cette fois. Peut-être recevront-ils, au cours de ces journées, la visite d’une commission de femmes zapatistes qui les informera de la teneur de leurs échanges. « Pour qu’ils le sachent, quoi. Et qu’ils aient un peu honte, et pour qu’ils aillent alors le raconter à d’autres hommes, et qu’ils leur disent le principal : que nous n’allons pas attendre qu’ils comprennent, qu’ils se comportent bien ou qu’ils arrêtent leurs conneries, mais que nous allons nous organiser pour nous défendre d’abord et ensuite pour tout changer, tout, TOUT. »

La Loi révolutionnaire des femmes

Ce « combo pour la vie » intervient dans un processus d’élargissement et d’approfondissement de la lutte des femmes indigènes, commencée au Chiapas il y a bien longtemps déjà. Avant même le soulèvement. C’est ce que racontent les grands-mères, les anciennes, elles qui ont vécu les violences des propriétaires terriens, lesquels les soumettaient en esclavage, puis celles, domestiques, au sein de leur foyer alors qu’elles avaient fui leur premier oppresseur. De là, ces femmes ont dit « Ya basta6 » et, plusieurs mois avant l’insurrection de 1994, ont proclamé la « Loi révolutionnaire des femmes ». En 10 points. Soit : droit de prendre part à la lutte révolutionnaire ; de travailler et d’être justement rémunérée ; de décider du nombre d’enfants qu’elles souhaitent avoir ; de participer à la vie politique et d’être élue ; d’avoir accès à la santé et à l’alimentation, pour elles et leurs enfants ; d’être éduquée ; de choisir librement son conjoint ; d’occuper des fonctions dans la direction zapatiste ainsi que dans sa force armée — enfin, les femmes ne sauraient être battues ni violées. C’est à la même époque que l’alcool a été prohibé dans les territoires zapatistes. « Nous ne soutiendrons pas l’idée que la lutte pour la terre prime sur la lutte de genre7 », précisait pour sa part le sous-commandant Marcos/Galeano. Lors du soulèvement, 30 % des combattants étaient des femmes8.

Caracol d’Oventik, 2015 (Val K)

La comandanta Ramona, figure emblématique du mouvement, est décédée en 2006 : elle est l’une des instigatrices de cette loi, rédigée suite à la consultation des femmes des communautés de tout le Chiapas. En 1996, après la trahison gouvernementale des Accords de San Andrés, qui prévoyaient l’autonomie des peuples indigènes, elle est la première à rompre l’encerclement militaire et à rejoindre la ville de Mexico pour participer à la fondation du Congrès national indigène. L’espace du caracol de Morelia qui accueille les rencontres de femmes porte aujourd’hui son nom : « Huellas de la Comandanta Ramona » (« Traces des pas de la commandante Ramona »). La journaliste et sympathisante zapatiste Orsetta Bellani assure ainsi que le mouvement combat le patriarcat « en s’appuyant sur la façon de penser indigène9 », décolonisant par là même le mot « féminisme »10.

« Les expériences politiques menées au Chiapas mexicain et au Rojava syrien, depuis 2012, sont régulièrement comparées. Non sans raison. »
En 2013, lors de la Petite école zapatiste, au cours de laquelle des milliers de personnes avaient séjourné au sein des communautés pour apprendre de leur projet révolutionnaire, quatre ouvrages avaient été distribués ; dans l’un d’eux, La Participation des femmes dans le gouvernement autonome, les femmes zapatistes exposent avec précision les avancées réelles, fruits de cette loi, et les lacunes à combler. « Ce qui est dur pour nous, en tant que compañeras, c’est d’apprendre à parler, à décider, à accepter et à proposer des choses nouvelles pour que nous prenions un nouveau chemin. Mais cela ne sera pas possible sans la participation des compañeras, que ce soit aux différents niveaux de gouvernement ou dans les autres domaines de travail comme la santé et l’éducation. Nous avons maintenant des compañeras dans tous les domaines, même si ce n’est pas à 100 % », y raconte une ancienne membre du Conseil de bon gouvernement du caracol de la Realidad. Et une promotrice d’éducation du caracol d’Oventik d’ajouter : « Ce qu’on veut, c’est comme une construction d’humanité, c’est ce que nous sommes en train d’essayer de changer, ce qu’on veut c’est un autre monde. C’est le sens de notre lutte, des hommes et des femmes, car il ne s’agit pas d’une lutte de femmes et pas plus que d’une lutte d’hommes. Quand on veut parler de révolution, c’est qu’on y va ensemble, c’est pour tout le monde, les hommes et les femmes, c’est comme ça, notre lutte. »

Chiapas et Rojava : la révolution de celles d’en-bas

Les expériences politiques menées au Chiapas mexicain et au Rojava syrien, depuis 2012, sont régulièrement comparées. Non sans raison. Démocratie locale, armée populaire, refus du pouvoir d’État, dépassement du marxisme-léninisme historique et valorisation d’une identité culturelle opprimée : autant d’éléments, pour singuliers et spécifiques qu’ils soient, à même d’être mis en relation. L’essayiste libertaire Pierre Bance analysait en 2017 : « Les Indiens du Chiapas comme les Kurdes de Syrie ne demandent pas leur indépendance, mais l’autonomie, le droit de se gouverner eux-mêmes dans un cadre fédéraliste, au sein des frontières du Mexique et de la Syrie. Au Chiapas, si l’État n’est pas dedans, bien que tentant d’y entrer en faisant, par exemple, du chantage aux programmes d’aide sociale, il est tout autour. Toujours menaçant. Il n’en faut pas moins composer avec lui […]. Au Rojava, le fédéralisme est présenté comme une solution de paix pour résoudre la crise syrienne en particulier et proche-orientale en général. L’idée chemine, mais davantage vers un fédéralisme étatique […]. Pour l’immédiat, l’État syrien n’a pas totalement disparu au Rojava. »

Chiapas : la militante kurde Havin Güneşer brandit le drapeau de l’Association des étudiants du Kurdistan (YXK), en 2015 (Val K)

À quoi il convient d’ajouter la résistance commune au patriarcat. Le mouvement révolutionnaire kurde — présent en Turquie, en Syrie, en Irak, en Iran et dans la diaspora — dispose même de ce qu’il nomme une « science de la libération de la femme » : la jinéologie. Socle du socialisme kurde, la lutte des femmes se voit, comme chez les zapatistes, corrélée à la question écologique. Des échanges réguliers ont d’ailleurs eu lieu entre les zapatistes et les révolutionnaires kurdes depuis le « Séminaire de la pensée critique face à l’hydre capitaliste », en 2015, au cours duquel Havin Güneşer, militante féministe et porte-parole de la plateforme « Liberté pour Abdullah Öcalan – Paix pour le Kurdistan », a salué « le peuple de la forêt » au nom « du peuple des montagnes ». Et souligné que si tout semblait opposer leurs deux mondes, leur engagement en faveur de la vie s’avérait identique. Deux ans plus tard, le Mouvement des femmes du Kurdistan (KJK) s’adressait au Conseil national indigène : « Nous, au Kurdistan, nous avons développé notre propre défense contre les forces capitalistes modernistes et contre les attaques des États colonialistes qui occupent notre sol, éclairés par les expériences de lutte des peuples indigènes d’Amérique latine. Nous voulons que vous sachiez que nous recevons une inspiration constante et spéciale de vos expériences d’autogouvernement, de bon gouvernement et de communalisme. » En retour, le CNI déclarait : « Votre peuple et le nôtre ne font qu’un. » En 2018, tandis que l’armée turque et ses auxiliaires de l’Armée nationale syrienne frappaient le Rojava, María de Jesús Patricio Martínez, plus connue sous le nom de Marichuy, représentante du CNI et de l’EZLN aux élections présidentielles mexicaines de la même année, lançait encore : « [N]’arrêtez pas votre lutte anticapitaliste et anti-patriarcale, qui inspire résistance et rébellion dans de nombreux coins de ce monde douloureux, n’abandonnez pas votre amour et votre courage. »

*
Le 21 novembre 2019, l’Armée zapatiste de libération nationale, dénonçant le néolibéralisme, le capitalisme financier et l’industrie militaro-extractiviste, enjoint à défendre le vivant à la faveur d’une double lutte : contre le mode de production capitaliste et le patriarcat. À saisir la violence structurelle qui frappe de concert les femmes et « la Terre nourricière ». « Une tâche immense » — à laquelle le mouvement zapatiste entend apporter sa contribution en cette fin d’année.


Photographie de bannière : Daliri Oropeza
Photographie de vignette : Caracol d’Oventik, 2015 (Val K)

REBONDS
☰ Lire notre article « Nouvelles zapatistes : la réapparition (1) », Julia Arnaud et Espoir Chiapas, octobre 2019
☰ Lire notre article : « 25 ans plus tard : le zapatisme poursuit sa lutte », Julia Arnaud, mai 2019
☰ Lire notre abécédaire du sous-commandant Marcos, mai 2017
☰ Lire « Ne vous sentez pas seuls et isolés — par le sous-commandant Marcos », avril 2015
☰ Lire notre entretien avec Guillaume Goutte « Que deviennent les zapatistes, loin des grands médias ? », novembre 2014
☰ Lire notre dossier sur le Rojava

Pronunciamiento internacional por justicia para niñas masacradas en el Hogar Seguro, en Guatemala.




 
Nos duelen 56: En vísperas de que empiece el juicio, organizaciones de América Latina y del Mundo piden justicia y la rendición de cuentas de altos cargos en caso Hogar Seguro

22 de octubre de 2019

Hoy, 22 de octubre de 2019, inician audiencias preparatorias del juicio para determinar la responsabilidad penal de tres altos funcionarios en el caso “Hogar Seguro”. Organizaciones de todo el continente y mundo entero, incluyendo las que integran el Grupo de Litigantes contra la Tortura de América Latina*, piden unánimemente justicia para uno de los casos más graves de violaciones a los derechos humanos cometidas contra niñas, niños y adolescentes en América Latina.

El 8 de marzo de 2017, 41 niñas y adolescentes perdieron la vida calcinadas y 15 sobrevivieron con graves lesiones, incluyendo amputaciones y cicatrices permanentes, en el Hogar Virgen de la Asunción, ubicado en municipio de San José Pinula, a las afueras de Ciudad de Guatemala, como consecuencia de un incendio en el aula donde habían sido encerradas bajo custodia de la Policía Nacional Civil (PNC) y las autoridades del hogar. El fuego se propagó rápidamente, sin embargo, la subinspectora de la PNC, que cargaba la llave y estaba al mando del grupo de policías, se negó a abrir la puerta durante un lapso de nueve minutos, es decir, liberándolas demasiado tarde para evitar daños irreparables.

Las niñas y adolescentes habían pasado toda la madrugada en dicha aula, con menos de un metro de espacio por persona, sin poder cambiarse ni bañarse, sin agua potable ni sábanas, como forma de castigo tras haber intentado escapar del hogar a causa de los malos tratos, abusos sexuales y otras violaciones a los derechos humanos documentadas, a los cuales eran sometidas de forma rutinaria. En el marco del intento de fuga, que culminó en la captura y detención de las niñas, los niños y adolescentes en las afueras del Hogar Seguro por parte de agentes de la PNC, varias de ellas, junto con los niños y adolescentes varones que residían en el hogar, recibieron golpes con batón, escudo policial y aparatos de descargas eléctricas, fueron rociadas con gas pimienta y fueron puestas en el suelo boca abajo, con grilletes.

Según las informaciones recibidas a través de las organizaciones guatemaltecas que forman parte del Grupo de Litigantes contra la Tortura de América Latina, el proceso penal para enjuiciar a los responsables ha estado plagado de retrasos y obstáculos. Entre los principales, destaca que se haya fragmentado la investigación y el enjuiciamiento en tres procesos, en el marco de los cuales se investigan delitos y personas distintas, todas ellas relacionadas con los mismos hechos. Asimismo, se han pospuesto diligencias y etapas del proceso en múltiples ocasiones, retrasando el proceso de forma indebida con el impacto consiguiente en las víctimas sobrevivientes y sus familias.

Un punto que genera especial preocupación es que las figuras delictivas de las que se está acusando a las personas que se someterán a juicio en los próximos meses (Carlos Antonio Rodas Mejia, el entonces Secretario de Bienestar Social (SBS) de la Presidencia de la República de Guatemala, Anahy Keller Zabala, la entonces Subsecretaria de Protección, Acogimiento a la Niñez y Adolescencia de la SBS de la Presidencia de la República y Santos Torres Ramirez, el entonces Director del Hogar Virgen de la Asunción) son delitos menores, que no reflejan la gravedad e intencionalidad de las acciones y omisiones que resultaron en los hechos mencionados. En este sentido, el Comité contra la Tortura (CAT) en diciembre de 2018 expresó preocupación “acerca de la calificación de los hechos como delitos menores, sin tener en cuenta la intimidación como posible finalidad, la falta de investigación acerca de las alegaciones de malos tratos, abuso sexual y trata en dicho centro” (CAT/C/GTM/7, párr. 24).

El CAT urgió a Guatemala a “investigar con prontitud, exhaustividad e imparcialidad todas las alegaciones de homicidios, torturas, malos tratos, abusos sexuales y trata de niños, niñas y adolescentes institucionalizados en el Hogar Virgen de la Asunción”, que incluyeran tanto antes como después de los hechos ocurridos el 8 de marzo de 2017 (CAT/C/GTM/7, párr. 25 (a)).

En este contexto, es altamente preocupante que las víctimas sobrevivientes y sus familias no han sido atendidas ni reparadas debidamente. Por el contrario, ha habido múltiples hechos que indican la estigmatización y criminalización de las víctimas por parte de las autoridades. Tal es el caso de una de las sobrevivientes, quien recientemente ha sido denunciada y se ha iniciado una investigación en el Ministerio Público de Guatemala por ser la supuesta responsable de los hechos del 7 y 8 de marzo de 2017, así como los argumentos constantes de los abogados defensores acusando a las niñas, adolescentes y sus familias de culpables. De la misma forma, el hecho que las víctimas sobrevivientes sean sometidas a las mismas preguntas una y otra vez por parte de jueces, fiscales y abogados que actúan en los tres procesos distintos relacionados con los mismos hechos es sumamente revictimizante y las expone, junto con sus familiares, testigos, abogados y peritos involucrados en el caso, a un mayor riesgo de sufrir amenazas, coacciones e incluso atentados contra su vida e integridad.

En consecuencia, las organizaciones firmantes instamos a las autoridades competentes de Guatemala a:

Garantizar la integridad personal y la seguridad de las víctimas, testigos y familiares ante amenazas, actos de hostigamiento, intimidación y difamación;

Aplicar los estándares internacionales de derechos humanos y las recomendaciones de organismos internacionales especializados, como es el Comité contra la Tortura, junto con las leyes internas, en el proceso de investigación y enjuiciamiento del caso, principalmente para no vulnerar más los derechos de las victimas y del interés superior de las niñas y adolescentes;

No revictimizar a las víctimas, absteniéndose de hacerlas declarar repetidas veces sobre los mismos hechos, sin privarlas del derecho a proporcionar su declaración;

Esclarecer los hechos y determinar responsabilidades penales uniendo los juicios, tal y como dictan los principios y normas penales, garantizando así la integralidad de la investigación y la perspectiva de derechos humanos; de lo contrario se genera una impartición de justicia segmentada, donde se pueden perder detalles sustanciales que faciliten la impunidad;

Establecer un tribunal colegiado en vez de un juez unipersonal para que conozca un caso de la gravedad y transcendencia jurídica y social de este;

Tomar medidas urgentes para garantizar que no existen más dilaciones indebidas en el proceso penal;

Garantizar el acceso a la información y la publicidad del juicio. La sala donde se están sustentando las audiencias preparatorias al debate no cumple con las condiciones mínimas de aforo y equipamiento para observadores y medios de comunicación.

De manera general, urgimos al sistema de procuración e impartición de justicia de Guatemala a apegarse a la debida diligencia en los procedimientos abiertos y garantizar condiciones plenas de acceso a la justicia, esclarecimiento de los hechos, sanción a los responsables y reparación de los daños causados conforme a los parámetros internacionales.

Nos solidarizamos con las familias de las 41 niñas y adolescentes víctimas mortales, así como con las niñas y adolescentes sobrevivientes del incendio y sus familias, junto con los niños y adolescentes que fueron víctimas de tortura y otros tratos o penas crueles, inhumanos o degradantes en el marco de los incidentes del 7 y 8 de marzo de 2017 y sus familias. Nos sumamos a sus demandas de justicia para que estos hechos no queden en impunidad, recordando que la justicia es una garantía para la no repetición de hechos. Nos faltan 41 y nos duelen 56.

* El Grupo de Litigantes contra la Tortura de América Latina es una plataforma, establecida en abril de 2019, conformada por abogados/as de 18 organizaciones de la sociedad civil de 10 países de América Latina y la Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)*, dirigida a luchar de forma colectiva contra la tortura y la impunidad en la región mediante una perspectiva integral del litigio.

Firman el pronunciamiento:

Organizaciones integrantes del Grupo de Litigantes:

1. Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (Frayba) – México
2. Centro de Derechos Humanos Miguel Agustín Pro Juárez (Centro Prodh) – México
3. Centro de Derechos Humanos Paso del Norte, AC – México
4. Centro de Estudios Sociales y Legales (CELS) – Argentina
5. Centro de Prevención, Tratamiento y Rehabilitación de víctimas de la Tortura y sus Familiares (CPTRT) – Honduras
6. Comisión Colombiana de Juristas (CCJ) – Colombia
7. Comité de Familiares de Detenidos Desaparecidos de Honduras (COFADEH) – Honduras
8. Comité de Familiares de las Víctimas de los sucesos ocurridos entre el 27 de febrero y los primeros días de marzo de 1989 (COFAVIC) – Venezuela
9. Comisión de Derechos Humanos (COMISEDH) – Perú
10. Comisión Mexicana de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos, A.C. (CMDPDH) – México
11. Coordinadora de Derechos Humanos del Paraguay (CODEHUPY) – Paraguay
12. Documenta, Análisis y Acción para la Justicia Social, A.C. (Documenta) – México
13. Fundación Comité de Solidaridad con Presos Políticos (FCSPP) – Colombia
14. Instituto de Derechos Humanos de la Universidad Centroamericana “José Simeón Cañas” (IDHUCA) – El Salvador
15. Mujeres Transformando el Mundo (MTM) – Guatemala
16. Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH) – Guatemala
17. Observatorio Ciudadano – Chile
18. Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT) – Suiza
19. “Xumek” Asociación para la promoción y protección de los Derechos Humanos – Argentina

Organizaciones de Guatemala:
20. Agenda Global de Mujeres Indígenas (Guatemala) 
21. Alianza Estratégica de Mujeres Cedaw (Guatemala) 
22. Asociación Colectivo N’oj (Guatemala) 
23. Asociación de Abogadas Indígenas Chomija’ (Guatemala) 
24. Asociación de Mujeres Aq’ab’al (Guatemala) 
25. Asociación de Mujeres Alas de Mariposas (Guatemala) 
26. Asociación de Mujeres de Occidente Ixquic (Guatemala) 
27. Asociación de Mujeres de Petén Ixqik (Guatemala)
28. Asociación Mujeres Generando Equidad -ASOGEN- (Guatemala) 
29. Asociación de Mujeres Ixqik (Guatemala) 
30. Asociación de Mujeres Cambridge (Guatemala) 
31. Asociación de Mujeres Empleadas y Desempleadas Unidas contra la Violencia (Guatemala) 
32. Asociación de Trabajadoras del Hogar a Domicilio y de Maquila -ATRAHDOM- (Guatemala) 
33. Asociación de Trabajadoras del Hogar a Domicilio y de Maquila -ATRAHDOM- (Guatemala) 
34. Asociación de Vecinos de Chicoyoguito de Coban Alta Verapaz AVECHAV (Guatemala)
35. Asociación Gente Positiva (Guatemala) 
36. Asociación Ixoqib’ MIRIAM (Guatemala) 
37. Asociación las Crisálidas de Villa Nueva (Guatemala) 
38. Asociación Mujer Tejedoras del Desarrollo (AMUTED) (Guatemala) 
39. Asociación las Crisálidas de Villa Nueva (Guatemala) 
40. Asociación Política de Mujeres Mayas MOLOJ (Guatemala) 
41. Asociación Política La Cuerda (Guatemala) 
42. Asociación Mujeres en Solidaridad – AMES – (Guatemala) 
43. Asociación Mujeres en Solidaridad (Guatemala) 
44. Asociación Profesionales Mayas Kembal Noj (Guatemala) 
45. Asociación Trans Reinas de la Noche (Guatemala) 
46. Asociación Vidas Paralelas (Guatemala) 
47. Bufete Jurídico de Derechos Humanos – BDH – (Guatemala)
48. Casa de la Cultura 4 de Noviembre LGBTIQ (Guatemala) 
49. Caso Hogar Estudiantil ASOL (Guatemala) 
50. Central de Organizaciones Indígenas Campesinas Ch´ort´i Nuevo -….. Día (Guatemala)
51. Centro de Estudios de Guatemala – CEG –
52. Comité de Mujeres Los Rosales (Guatemala) 
53. Comité de Mujeres Activas, Petén (Guatemala) 
54. Cooperativa de Mujeres Agua Viva, Petén (Guatemala) 
55. Familiares y Amigos Contra la Delincuencia y el Secuestro – FADS -…..(Guatemala) 
56. Familiares de Víctimas del Diario Militar (Guatemala)
57. Fundación Sobrevivientes (Guatemala)
58. Grupo Multidisciplinario por la Defensa de los Derechos Sexuales y Reproductivos (Guatemala) 
59. Go Joven Guatemala (Guatemala)
60. Grupo de Mujeres Ixchel (Guatemala)
61. H.I.J.O.S. Guatemala (Guatemala)
62. INCIDE Joven (Guatemala) 
63. Instituto Centroamericano de Estudios Sociales para la Democracia – DEMOS – (Guatemala) 
64. Instituto de Enseñanza para el Desarrollo Sostenible – IEPADES – (Guatemala) 
65. La Otra Cooperativa de Mujeres Petén (Guatemala) 
66. Majawil Q’ij (Guatemala) 
67. Muvacofum (Guatemala) 
68. Oficina para la Diversidad Sexual y de Género Alta Verapaz (Guatemala) 
69. ONG Guatemaltecos Unidos para el Progreso de Guatemala UNIPROGUA (Guatemala)
70. Organización de Mujeres Afroamérica 21 (Guatemala) 
71. Pastoral de la Mujer VAP (Guatemala) 
72. Platafoma Tejedoras del Güipil (Guatemala) 
73. Rebeca Lane – Somos Guerreras- (Guatemala)
74. Red de Mujeres Afrodescendientes (Guatemala) 
75. Red de Mujeres Iindigenas por la salud de las Mujeres (Guatemala) 
76. Red Nacional de Mujeres con Diversas  Discapacidades (Guatemala) 
77. Red de Mujeres de Petén (Guatemala) 
78. Red de Mujeres Defensoras de Derechos Humanos de Petén (Guatemala) 
79. Red de Transformación Guatemalteca RTG (Guatemala)
80. Refugio con Visión Diversa Quiché (Guatemala) 
81. Resistencia Pacífica La Puya (Guatemala)
82. Sindicato de Trabajadoras Domesticas Similar y a Cuenta Propia – SITRADOMSA – (Guatemala) 
83. SINETS (Guatemala) 
84. Trabajando Unidos Huehuetenango (Guatemala) 
85. Unidad de Protección a Defensoras y Defensores de Derechos Humanos, Guatemala – UDEFEGUA – (Guatemala)
86. Union Nacional de Mujeres Guatemaltecas – UNAMG – (Guatemala)

Organizaciones de América Latina, de alrededor del mundo e internacionales:
87. ACI PARTICIPA (Honduras)
88. Asociación de Mujeres de Guatemala – AMG – (España)
89. Campaña 28 de Septiembre para América Latina y el Caribe
90. Católicas por el Derecho a Decidir (Argentina)
91. Centro de Apoyo Solidario, Documentación y Estudio, A.C. (Yucatán- México).
92. Centro de Atención Psicosocial (Perú)
93. Centro de Educación Integral de Base Chiapas (México)
94. Coalición Colombiana contra la Tortura – CCCT – (Colombia)
95. Colectiva Feminista MAPAS (Michoacan- México)
Guatemala Human Rights Defenders Project (Washington, USA)
96. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (España)
97. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (México)
98. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (Ecuador)
99. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (Perú)
100. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (Argentina)
101. Colectivo Miradas Criticas del Territorio desde el Feminismo (Uruguay)
102. Comisión de Justicia, Paz e Integridad de la Creación, Provincia Franciscana Nuestra Señora de Guadalupe de Centroamerica y Panamá
103. Comisión Episcopal de Acción Social – CEAS – (Perú)
104. Comisión Internacional de Juristas – CIJ –
105. Consorcio para el Diálogo Parlamentario y la Equidad Oaxaca A.C. (México)
106. Coordinadora Nacional de Derechos Humanos – CNDDHH – (Perú)
107. Fundación Ecuménica para el Desarrollo y la Paz – FEDEPAZ – (Perú)
108. Grupo de Trabajo contra la Tortura de la CNDDHH (Perú)
109. Maritimes – Guatemala Breaking the Silence Network (Canadá)
110. Melel Xojobal A.C. (México)
111. Movimiento Latinoamericano y del Caribe de Niñas, Niños y Adolescentes Trabajadores (MOLACNNATS)
112. Mujeres Transformando Mundos A.C. (Chiapas-México)
113. Peace Watch Switzerland (Suiza)
114. Plataforma Internacional contra la Impunidad
115. Proyecto Generar (Argentina)
116. Red por los Derechos de la Infancia en México – REDIM – (México)
117. Red Nacional de Organismos Civiles de Derechos Humanos – Red

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