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SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS MIGRANTS VICTIMES DE L'INCENDIE DU BIDONVILLE DE PALOS DE LA FRONTERA !

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SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS MIGRANTS VICTIMES DE L'INCENDIE DU BIDONVILLE DE PALOS DE LA FRONTERA !

Depuis Huelva, en Andalousie, nous recevons ce courrier électronique d'une compañera qui travaille au sein de la Commission navale de l'accueil des zapatistes en Europe. Nous pensons qu'il est important de montrer notre solidarité, en se joignant au texte qui se trouve en annexe et qui est reproduit ci-dessous. Comme le dit notre collègue il suffit d'envoyer un courriel d'adhésion au texte, à
mariac.villaverde@gmail.com.

Bonjour camarades.

Jeudi dernier (19 février, NdT], il y a eu un incendie dans le bidonville des journaliers
immigrés travaillant dans les fruits rouges à Palos de La Frontera (Huelva/Andalousie/Etat espagnol) où les camarades (plus de 400) ont perdu tout ce qu'ils avaient. J'ai reçu par l'intermédiaire de l'Association multiculturelle de Mazagón qui travaille avec plusieurs bidonvilles dans la région le texte que je joins en annexe pour que celles et ceux qui le considèrent y adhérent (collectifs, associations, organisations syndicales... ou à titre individuel).

Il suffit d'envoyer un courriel à l'adresse suivante : mariac.villaverde@gmail.com

NOTE DE PRESSE, 21 février 2021

En ce qui concerne l'incendie du bidonville situé à côté de la zone industrielle de San Jorge à Palos de la Frontera, le 19 février dernier, qui a touché plus de quatre cents travailleurs migrants, sans toit où se réfugier, les collectifs et organisations soussignées déclarent :

- Nous dénonçons l'inaction, une fois de plus, de la Mairie de Palos de la Frontera. À ce jour, elle n'a pas offert d'aide d'urgence aux 400 victimes de l'incendie qui ont dû se réfugier grâce à la solidarité d'autres migrants et collectifs sociaux, beaucoup d'entre eux dormant à l'extérieur. Nous, les organisations soussignées, exigeons que la mairie vienne immédiatement en aide aux victimes de l'incendie et nous regrettons que, étant l'une des municipalités les plus riches de la province, avec un excédent d'année en année dans les comptes municipaux, elle montre une incapacité obscène à s'occuper des travailleurs saisonniers affectés qui apportent tant de richesse à leur ville par leur travail dans la récolte des fraises. Nous ne connaissons pas la cause de cette attitude persistante, qui ne peut s'expliquer que par l'ignorance de leurs responsabilités et de leurs obligations légales, ou par une déshumanisation absolue et un manque d'empathie, ou encore par la perspective d'un racisme institutionnalisé, ou tout cela à la fois.

- Au lieu de se préoccuper du malheur qui a frappé les habitants de sa municipalité, le maire de Palos de la Frontera se limite, d'une part, à se dérober à ses propres obligations et, d'autre part, à dire que certains des immigrants touchés par l'incendie sont arrivés des Canaries il y a quelques mois, en mettant l'accent sur l'anecdote, alors que la réalité publique et manifeste est que la colonie qui a brûlé, comme tout le monde le sait dans cette province, existe depuis des années, depuis presque aussi longtemps que les exploitations de fraises de la région elles-mêmes.

- Dans un État pleinement démocratique, aucune administration ne peut rester insensible à cette situation historique de violation des droits fondamentaux des personnes et du droit du travail qui se vit dans la province de Huelva dans le secteur agricole et, plus particulièrement, dans les municipalités où se trouvent les exploitations de fruits rouges, et qui est actuellement aggravée par une situation d'urgence sanitaire due à la pandémie de COVID. Il est paradoxal, mais aussi pathétique, d'observer comment les différentes administrations se cachent derrière une distribution de masques ou d'eau par des ONG, alors qu'il s'agit de la main-d'œuvre étrangère dans un des secteurs qui contribuent le plus au PIB de la province de Huelva. Ce n'est que dans la logique d'un racisme profondément enraciné ou d'une irresponsabilité institutionnelle absolue qu'une telle incongruité peut être comprise.

- Nous exigeons que les différentes administrations - chacune dans son domaine de compétence - et le secteur des entreprises qui bénéficie tant de cette main-d'œuvre, mettent immédiatement à la disposition des personnes touchées une réponse d'urgence en matière de logement et que, d'autre part, ils apportent une solution définitive à ce grave problème de violation des droits fondamentaux indigne d'un État de droit social et démocratique et qui devrait nous faire honte à toutes et tous en tant qu'habitants de cette province.

ASOCIACIÓN MULTICULTURAL DE MAZAGÓN / TEL(ESPAÑA) : 00 34 616283614

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