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Esta es la nueva pagina de europa Zapatista : Contiene noticias y artículos publicados en los sitios web y blogs de los diferentes colectivos europeos solidarios con l@s zapatist@s y con los de abajo y a la izquierda. Permitiendo así colectivizar e intercambiar la información desde nuestros rincones.

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El zapatismo es un movimiento esencial

El zapatismo fue un movimiento precursor de los movimientos actuales que funcionan en red y cuya gran fuerza consiste en buscar nuevos sentidos a la acción colectiva. Por otra parte, el zapatismo es un movimiento esencial porque también reflexionó sobre la forma de pasar de las armas al verbo.

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Communiqué du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène – Commandance Générale de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale

Mexique.

Octobre 2014 ;

Aux étudiants de l'école Normale “Raul Isidro Burgos” de ayotzinapa, Guerrero, Mexique. A la Sexta nationale et internationale Aux peuples du Mexique et du Monde :

Soeurs et frères Companeras et companeros :

Aux étudiants de l'école Normale de Ayotzinapa, Guerrero, Mexique, et à leur famille, camarades de classe, Maitre-sse-s, et ami-e-s, nous voulons seulement vous faire savoir que :

Vous n'êtes pas seul-e-s Votre douleur est notre douleur Notre est aussi votre digne rage

  • -

Aux companeras et companeros de la Sexta au Mexique et dans le monde nous les appelons pour qu'ils se mobilisent selon leurs moyens et modes, en soutien à la communauté de l'école Normale de Ayotzinapa, et pour la demande d'une vraie justice.

  • -

Comme EZLN nous nous mobiliserons aussi dans la mesure de nos possibilités, la journée du 8 octobre 2014, avec une marche silencieuse, en signal de douleur et de rage, à San Cristobal de Las Casas, Chiapas, à 17 heures.

DEMOCRATIE ! LIBERTE ! JUSTICE !

Depuis les montagnes du Sud-est Mexicain

Pour le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène – Commandance Générale de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) Sous Commandant Insurgé Moisés

Mexique, Octobre 2014, En l'année 20 du début de la guerre contre l'oubli

Traduction par Espoir Chiapas

DECLARATION DU CNI ET DE L'EZLN POUR LA LIBERATION DE MARIO LUNA, PORTE-PAROLE DE LA TRIBU YAQUI

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A LA TRIBU YAQUI :

AU PEUPLE DU MEXIQUE :

A LA SEXTA NATIONALE ET INTERNATIONALE :

AUX GOUVERNEMENTS DU MEXIQUE ET DU MONDE :

"Nous exigeons l'annulation immédiate des mandats d'arrêt et de la fabrication de délits contre des membres de la Tribu Yaqui et nous condamnons la criminalisation de leur lutte, et nous disons aux mauvais gouvernements issus des partis politiques que le fleuve Yaqui a été historiquement le porteur de la continuité ancestrale de la culture et du territoire de la Tribu Yaqui, et que, nous qui formons le Congrès national indigène, nous réitérons qu'une attaque contre certains d'entre nous est une attaque contre tous. Nous répondrons donc en conséquence devant toute tentative de réprimer cette digne lutte, ou toute autre lutte." (Caracol de Oventic, 7 juillet 2013, communiqué commun CNI-EZLN)

Ils n'ont pas réussi à tuer nos peuples. Car tels des semences, ils repoussent sans cesse. Ils ont voulu nous tuer en utilisant des armes à feu, mais comme ils n'ont pas réussi, ils ont essayé de nous tuer en utilisant les maladies. Mais de nouveau ils ont échoué. Nombreux sont les chemins utilisés par les puissants pour en finir avec nous, les indigènes.

Maintenant ils veulent nous assassiner à coups d'éoliennes, d'autoroutes, de mines, de barrages, d'aéroports, de narcotrafic. Aujourd'hui, ce dont nous souffrons particulièrement c'est que dans l'Etat du Sonora, ils tentent de nous tuer avec des aqueducs.

Le 11 septembre dernier, des fonctionnaires, qu'on suppose appartenir aux services du Procureur Général de Justice (PGJ) de l'Etat du Sonora, ont arrêté notre frère Mario Luna, porte-parole de la tribu yaqui, en l'accusant à tort de crimes fabriqués pour l'occasion. Par ce biais, ils prétendent emprisonner la lutte menée par la tribu yaqui en défense de ses cours d'eaux, lesquels leur ont été attribués en 1940, suite à une longue guerre, par Lázaro Cárdenas [alors Président du Mexique]. Mais depuis 2010, les maîtres de l'argent souhaitent s'en emparer grâce à la mise en service de l'aqueduc "Independencia", faisant fi d'une résolution de la Cour suprême de justice de la Nation ainsi que de tous les droits que les conventions internationales ont consignés en notre faveur.

L'aqueduc "Independencia" n'est évidemment pas destiné à apporter aux pauvres "eau et progrès", comme l'affirment ceux d'en haut. Il sert à ce que les riches puissent s'emparer de l'eau qui depuis des siècles appartient aux yaquis. Au lieu d'alimenter les champs et les semailles, ils veulent détourner l'eau pour les grands industriels de Sonora.

Pour les mauvais gouvernements cette spoliation a été érigée en étendard du progrès, et à la tête du mégaprojet, on retrouve Guillermo Padrès Elias, gouverneur de l'Etat du Sonora, et Enrique Peña Nieto [président du Mexique], chef suprême des paramilitaires. Mais tout comme le dictateur Porfirio Díaz, qui avait proclamé au nom de ce progrès l'extermination de nos peuples, et tout particulièrement de la tribu yaqui, nous autres savons bien que les verbiages de Padrès et de Peña Nieto ne sont que des mensonges, et que pour que ces mégaprojets puissent exister, il faut en fait que nous, les peuples originaires, nous disparaissions. Mais une bonne fois pour toutes on leur fait savoir, à ceux d'en haut, que ce n'est pas dans nos intentions. S'ils ont arrêté notre frère Mario Luna c'est parce qu'il a refusé de se vendre et de se rendre, et parce qu'il a été un frère de lutte auprès de tous ceux d'entre nous qui veulent que ce monde change en bas à gauche.

Nous autres on ne leur demande rien, aux mauvais gouvernements, car en ce moment il y a bien une chose qu'on a envie de leur faire savoir : c'est que la liberté de notre compañero Mario Luna ne leur appartient pas, et qu'ils ne peuvent pas la lui enlever juste comme ça. Ce qu'on leur dit, c'est que cette liberté lui appartient, à lui et à son peuple, et qu'ils vont devoir rendre ce qu'ils ont pris par la force.

A notre compañero Mario, nous lui faisons savoir que nous, nous avançons ensemble depuis plus de 500 ans maintenant, et que dans la lutte, sa tribu avance, et même quand ces lâches de gouvernants les trimballent en esclavage jusqu'à l'autre bout du pays, les yaquis s'en reviennent à Vícam, à Pótam, Tórim, Bácum, Cocorit, Huiriris, Belem et Rahum, parce que c'est là que leur sang coule. Que nous autres nous sommes des yaquis, bien que nous soyons aussi zoques, mames ou tojolabales, ou amuzgos, ou nahuas, zapotèques, ñahto, ou tout autre langue. Et qu'en tant que yaquis que nous sommes, nous n'allons pas les laisser nous dérober notre eau, et encore moins notre liberté.

Nous exigeons la libération immédiate de Mario Luna. Nous exigeons l'annulation des mandats d'arrêt et des délits fabriqués à l'encontre des membres de la tribu yaqui, et à côté de cela, nous exigeons aussi la libération de toutes nos prisonnières et de tous nos prisonniers, et en particulier de nos frères nahuas Juan Carlos Flores Solís et Enedina Rosas Vélez, emprisonnés par le mauvais gouvernement depuis le mois d'avril de cette année, accusés eux aussi de faux délits, avec l'objectif de freiner la lutte entreprise par le Front des Villages en Défense de l'Eau et de laTerre du Morelos, de Puebla et de Tlaxaca contre le "projet intégral Morelos".

Mexique, septembre 2014

JAMAIS PLUS UN MEXIQUE SANS NOUS POUR LA RECONSTITUTION INTEGRALE DE NOS PEUPLES

CONGRES NATIONAL INDIGENE COMITE CLANDESTIN REVOLUTIONNAIRE INDIGENE-COMMANDANCE GENERALE DE L'EZLN

source originale :

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/...

traductions à plusieurs mains.

— -

NOTE (siete nubes) : Depuis, Fernando Jiménez Gutiérrez, un autre membre en vue de la tribu yaqui, notamment présent dans les dernières tables rondes de "conciliation" de l'été dernier entre gouvernement fédéral et autorités yaquis, vient d'etre lui aussi arrêté, le 23 septembre dernier.

( voir : http://serapaz.org.mx/comunicado-ur...)

Formellement, les faits concernent la privation de liberté dont a été victime un yaqui, Francisco Delgado Romo, qui le 8 juin 2013, avait tenté de forcer le blocage de l'autoroute Mexico-Nogales par les yaquis en résistance contre la construction de l'aqueduc "Independencia". Francisco Delgado Romo, qui, en en état d'ébriété a alors failli écraser une femme et son fils, avait été jugé à ce moment là par "us et coutumes", et privé temporairement de sa liberté et de son véhicule.

C'est à cause de ces faits, ayant eu lieu près de 15 mois auparavant, que le procureur général du Sonora fait aujourd'hui exécuter des mandats d'arrêts contre diverses autorités yaquis connues pour leur résistance aux projets du gouvernement, en qualifiant les leaders emprisonnés d'avoir coordonné la "séquestration" de Francisco Delgado Romo, alors même que le jugement d'us et coutumes prononcé à son encontre n'est pas de leur responsabilité, mais de celle des institutions traditionnelles de justice propres à la tribu yaqui (non reconnues par le gouvernement du Sonora).

Ce ne sont donc évidemment que des manœuvres d'intimidation mises en oeuvre par le gouverneur de l'Etat du Sonora, Guillermo Padrès Elias, lui-même récemment éclaboussé par un scandale au sujet de la construction illégale d'un barrage "privé" sur ses domaines fonciers.

La contamination du fleuve Sonora par les épanchements de déchets toxiques, et la multiplication de barrages illégaux en son long, comme celui du gouverneur, sont les principaux motifs du manque d'eau à la ville d'Hermosillo. Les effets de la spoliation de l'eau du fleuve yaqui sont quant à eux dramatiques.. quelques images ici : http://vimeo.com/96770816.

Iguala, Guerrero, Mexico: “What I Saw and Heard About Ayotzinapa Massacre ” – Father Alejandro Solalinde

 

 

A message from Dorset Chiapas Solidarity: We hope our readers will understand why we have recently been publishing some news which does not appear to be Chiapas-based. We hope they will also understand why we reluctantly decided to publish the following, when the hope of the world is that the students will be returned alive. Thank you.

 

 

Iguala, Guerrero, Mexico: “What I Saw and Heard About Ayotzinapa Massacre ” – Father Alejandro Solalinde

 

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Proceso: José Reveles

He was a young normal school student from Ayotzinapa, one of the Indigenous who were saved. Suddenly, he broke out weeping inconsolably. Father Alejandro Solalinde recalls:”And I wept with him, we cried together for a long time.”

That was on Wednesday, October 15.

Last Sunday, October 12, the priest was able to interview some of the police and people involved in the kidnapping of the 43 students who, supposedly, the government continues “searching for,” but they were eliminated in the early hours of September 27: “I cannot tell you who they are, because their lives are in danger. They are full of fear, because they are people of conscience, people of our people who were witnesses of the horror (in truth, they were more than witnesses, he adds). They are people who told me that some of the injured students they burned were not dead.”

Solalinde asked one of the informers who communicated the horror directly: “Why didn’t you report it?” “He replied, ”But to whom, if everyone is judge and jury? I cannot go say anything knowing that they are going to kill me first thing. My testimony wouldn’t reach anyone’.”

In an interview, Solalinde recapitulates: “It is heartrending information that fills me with sorrow and pain. Its confirmation would reveal not only the viciousness of an entire system, but also its hypocrisy and the mismanagement of the tragedy. Instead of taking a humanitarian approach, they took a political one, as if the tragedy could be a political resource for channeling (advantages) to the political parties.”

Proceso: Are you confirming it? Do you have any doubts about these witnesses?

“No. Absolutely not. They gave me details, but they are like police in Oaxaca who did things against their will and were driven nearly mad by their conscience, by remorse. They no longer serve the State.”

Proceso: Did you first inform the bishops, the Catholic hierarchy?

“I haven’t spoken with them, but I will. I am a friend of the Bishop of Acapulco and of the others, and I know that the Church has a lot of information, because the people approach their ministers and confide in them what is haunting them inside.”

Proceso: Why did you make this massacre public, when the government says that it is continuing to look for the 43 normal school students alive?

“Because my conscience demands it. I cannot remain silent. I am outraged to hear Governor Ángel Aguirre Rivero saying that he is hopeful, that he is confident that they are going to find the normal school students alive.

“Why do they manage the truth politically? They knew [the truth] before I and other priests whom people approach. In the government, from the outset, they receive information from everyone; they are only pretending with political opportunism.”

The State Shot to Kill and Kidnapped

Proceso: Can you overcome the entire power structure?

“My conscience and my duty as a priest come first, before such considerations. I do not manage myself like the politicians. We have to get to the bottom with the truth and not manipulate it politically.”

The well-known defender of migrant rights then adds, “We have to arrive at total transparency,” because the State “persecuted the normal school students. It shot them. On two occasions, it shot to kill. It delivered to the criminal gang the survivors they were able to capture and they were burned in a cruel manner.”

Proceso: Might they not have wanted to trick you with false or exaggerated information just to make a scandal?

“Everything is possible. Even a trap for me. Except that one knows and has experience with people. I would prefer that they pounce on me rather than continuing to deceive the people with false hope, when the government already has all the information.”

Father Solalinde likes to respond with questions: “Oh, how I hope I am wrong, but I don’t think so. Let’s see: if the students from Ayotzinapa were alive, do you think that they [government] would pass up the opportunity to release them so the problem wouldn’t continue to grow? [Failure to do so] is the best confirmation that they were liquidated. This is why the young student burst into tears when I began to talk to him about the other testimonies, because they [government had] raised the hope that they would find the disappeared students alive.

“Clearly, we see that the political parties are making time for everything to remain in doubt and gain time to win the election [midterm Congressional elections in June of 2015]. The government first [PRI, Party of the Institutional Revolution, party in power]. The PRD [left-leaning Party of the Democratic Revolution] is doing it in order not to lose that important stronghold [Guerrero's Governor is PRD], because it involves political capital.

“The PAN [rightist National Action Party] has never had influence in the southern part of the country because it has not had any interest in poor people; nonetheless, it can also make the most of the two [political parties] that are already stalled, because a third party could possibly make gains in Guerrero society.”

The priest says that starting at the federal level, through the state level and, of course, at the municipal level, “everything that happens in Guerrero is a patch. All that is done is a patch, but the same thing happens in Veracruz, Tamaulipas, Michoacán, everywhere.

“What is needed is a reworking of Mexico, the country in which bodies appear everywhere. Mexico is a grave. Why not make a national pact, a national dialogue. Why not take the best that we have and rework the country?”

The priest answers his own question: “Because the authorities invest more in powers for domination, and because they are at the service of other neoliberal, capitalist interests. We do not interest them. They do not care about us.”

Politicians “appear on television. The people see them on television, in photographs and in the press. They are people who seem serious, responsible. They seem truly concerned about us. But the truth is that we are alone.”

The priest says that in Michoacán, Veracruz, Nuevo León and in other states, only palliatives are implemented. The government does not yet know what to do “and the problem is that the violence is border to border and coast to coast.”

The Politically Useful

Another point-blank question is posed by the founder and director of the Migrants on the Road shelter located in Ixtepec, Oaxaca: “Let’s see. Politically speaking, what is least damaging? To say, ‘here are the tortured, burned, buried, destroyed’? Or to manage that they are disappeared?”

He does not wait for the response, which he has himself repeated several times: “For the politicians, the preservation of hope is more useful because, with that, there is no evidence, yet, that [that strategy] exhibits the criminality of the State itself.”

Solalinde said that it was providential that he missed the plane that was to take him from Guerrero to Nayarit. Instead, he was given the opportunity to be connected with eyewitnesses who were present at everything.

Proceso: Only eyewitnesses?

Solalinde hesitates for a few seconds, then responds: “Something more than that.”

He is not very explicit, because he doesn’t want to jeopardize those people. He knows that the government checks all his movements. By telephone, he prefers not to speak about certain things. But he lets loose: “Obviously, they remain fearful. I cannot say anything more because, believe me, it isn’t just them but also their families who are threatened if they tell what they saw.”

Translated by Jane Brundage

 

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Iguala, Guerrero, Mexico: “The 43 Ayotzinapa students are dead, some were burned alive,” Father Alejandro Solalinde

 

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Proceso, 17th October, 2014

The 43 Ayotzinapa normal school students disappeared from Iguala are dead. There is no hope that they will appear alive and some were burned alive, Father Alejandro Solalinde said today.

In an interview for the Novosti agency and the Austrian daily Der Standard of Vienna, he said: “From Sunday to today, I have had several meetings with witnesses, eyewitnesses, students who suffered the first and second attack, but there are other sources, who are not students, who spoke to us of another time. They talk about some that were wounded, and the wounded were burned alive. They poured diesel fuel on them. That is going to become known. They say that before they put wood over them, some of them were alive, some dead.

“The first direct information I got on Sunday. The second I got yesterday in Mexico City. The first thing I learned is that there are witnesses, but they are afraid to speak. There are witnesses among the police themselves. There is always someone who has a conscience; but if they talk, they fear that they are going to be killed,” said the priest.

Solalinde clarified that he doesn’t know whether the young people could be in one of the pits that the Attorney General’s Office (PGR) and the Union of Peoples and Organizations of the State of Guerrero (UPOEG) found in Iguala.

“We don’t know. If they are in the pits, the Argentine forensic anthropology team doesn’t have the technology to find out. They can work in normal conditions, but it is impossible with charred remains,” but, he insisted: “There is no hope that they are alive.”

Solalinde, who is the National Human Rights Award winner in 2012, said the Mexican government is managing the case politically rather than as one of justice, and assessing what truth to tell, that with the least political cost.

“What is least painful for the system? To say they were burned up, with all that implies? Or to say that they are missing, and they do not know what happened? Because it is less shocking to say the latter, and also less compromising, but it is more painful for the families to leave them with hope. The government knows many things. If it is withholding the truth, that is its responsibility. I must say, their management is already contaminated and its management is not one of justice. It’s political,” he charged.

http://www.proceso.com.mx/?p=385089

 

Translated by Reed Brundage

 

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An urgent message from SIPAZ: Urgent Action – Case of Ayotzinapa, Iguala, Guerrero, Mexico

 

 

An urgent message from SIPAZ:

 

Urgent Action – Case of Ayotzinapa, Iguala, Guerrero, Mexico

 

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Dear readers of SIPAZ,

We the team-members of The International Service for Peace (SIPAZ) greet you. SIPAZ is an international organization that has worked for over 18 years in favour of peace and human rights in Mexico. It is comprised of a coalition of more than 50 organizations from the U.S. and Europe that share concerns for human rights in Mexico.

As part of its work, SIPAZ has maintained a semi-permanent presence in the state of Guerrero since 2006, accompanying local indigenous and campesino organizations and collectives, men and women, and human-rights defenders who struggle for the good of their communities, respect for their rights, and the protection of their lands.

As you may already know, on 26 and 27 September in Iguala, Guerrero State, Mexico, municipal police as well as members of an unknown armed commando group opened fire at several coordinated events against students from the Raúl Isidro Burgos Rural Normal School of Ayotzinapa, in addition to athletes and other civilians, leaving six dead (3 of them students from Ayotzinapa), 25 injured, and more than 50 students forcibly disappeared (all of them from the same school in question).

Now three weeks after these events, little progress has been made in the search for the disappeared, although mass-graves containing dozens of bodies have been found. For this reason, and thus echoing the proposals made by several local, national, and international organizations, we urge you to write letters to the Mexican authorities (using list provided below) to demand the following points:

  1. To forthrightly carry out an independent and exhaustive investigation of all the events that took place on 26 and 27 September in Iguala.
  2. To process and punish the municipal police who are responsible for the extrajudicial executions as well as the municipal authorities who omitted and consented to the grave human-rights violations in question.
  3. To launch administrative and judicial processes against state and federal authorities who failed in their duties to reasonably prevent these grave rights-violations from taking place.
  4. To carry out investigations and searches to determine the whereabouts of the disappeared students, to present them with life, and to guarantee access to ministerial investigations on the part of relatives of the victims and their representatives
  5. To implement precautionary measures toward the end of guaranteeing and protecting the physical and psychological integrity of the disappeared students.
  6. To guarantee comprehensive medical and psychological attention to the harmed students.
  7. To establish the truth and comprehensively to compensate the damages to victims and their relatives by means of payment, restitution, rehabilitation, and guarantees of non-repetition.
  8. To guarantee the security and physical integrity of the students who have denounced the acts and of the human-rights defenders who have accompanied the social processes of the students from the Ayotzinapa Rural Normal School, in accordance with the stipulations of the Universal Declaration of Human Rights regarding the rights and responsibilities of peoples, groups, and social organizations to promote and protect the human rights and basic freedoms that are recognized universally.

We thank you for your interest and support in responding to these events, which have caused us great alarm.

Regards,

The SIPAZ team

LIST OF AUTHORITIES TO CONTACT:

Lic. Miguel Ángel Osorio Chong
Secretario de Gobernación
C. Abraham González No.48, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc C. P. 06600, México, D. F.
Tel. (55) 5728-7400 ó 7300.
secretario@segob.gob.mx

Lic. Jesús Murillo Karam
Federal Attorney General
Paseo de la Reforma 211-213, Piso 16
Col. Cuauhtémoc, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06500 México D. F.
Tel: (52.55) 53460000 ext. 0108
Fax: (52.55) 5346.0928
ofproc@pgr.gob.mx

Lic. Ángel Aguirre Heladio
Governor of Guerrero State
Palacio de Gobierno, Edificio Centro 2do. Piso, Col. Ciudad de los Servicios,
C.P. 39074 Chilpancingo, Guerrero, México
Fax: +52 747 471 9956
contacto@guerrero.gob.mx; gobernador@guerrero.gob.mx

Lic. Jesús Martínez Garnelo
Secretary of Governance for Guerrero State 
Palacio de Gobierno, Edificio Norte, 2º Piso.,
Boulevard Lic. René Juárez Cisneros No. 62. Col. Cd, de los Servicios, C.P. 39074, Chilpancingo, Gro.
Tel: (747) 471 9803, 471 9804, 471 9806
contacto@guerrero.gob.mx, secretariageneral@guerrero.gob.mx

Lic. Iñaki Blanco Cabrera
State Attorney General of Guerrero
Procuraduría General de Justicia del Estado de Guerrero
Boulevard René Juárez Cisneros S/N, esquina calle Juan Jiménez SánchezCol. El Potrerito,
C.P. 39098, Chilpancingo, Guerrero
.Tel. 01 747 494 29 99
pgj@guerrero.gob.mx

Dr. Raúl Plascencia Villanueva
President of the National Commission on Human Rights 
Edificio “Héctor Fix Zamudio”, Blvd. Adolfo López Mateos 1922, 6° piso,
Col. Tlacopac San Ángel, Del. Álvaro Obregón, C.P. 01040, México, D.F.
Tels. y fax (55) 56 81 81 25 y 54 90 74 00
correo@cndh.org.mx, presidencia@cndh.org.mx

Lic. Ramón Navarrete Magdaleno
President of the Commission for the Defense of Human Rights in Guerrero State (CODDEHUM)
Avda. Juárez, Esq. Galo Soberón y Parra
Col. Centro, 39000, Chilpancingo, Guerrero, México.
Teléfono: (+52) (01) 747 471 21 90 Fax: (+52) (01) 747 471 2190
coddehum@prodigy.net.mx

Javier Hernández Valencia
United Nations High Commissioners Office
Alejandro Dumas No 165,
Col. Polanco. Del. Miguel Hidalgo. C.P 11560, México D.F.
Tel: (52-55) 5061-6350; Fax: (52-55) 5061-6358
quejasoacnudhmexico@ohchr.org  ; oacnudh@ohchr.org

Dr. Emilio Alvarez Icaza
Executive Secretary of the Inter-American Commission on Human Rights
1889 F Street, N.W. Washington, D.C., 20006 U.S.A.
Tel: 202-458-6002
Fax: 202-458-3992
cidhoea@oas.org

 

www.sipaz.org

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L'altra metà del cielo: donne in resistenza nella Rojava

Si è svolta a Roma presso la Casa Internazionale, promossa da Organizzato da: Giuristi Democratici/IADL, Fondazione Delle Donne Libere Internazionale, Movimento internazionale delle donne curde, Casa Internazionale delle Donne, Associazione donne, diritti, giustizia, Associazione Senza Confini, UIKI Onlus, l'interesante giornata di incontro dedicato all'esperienza delle donne curde, alla lotta al femminicidio portato avanti dall'oscurantismo reazionario dell'Isis.

Fuori dai clichè e dai luoghi comuni delle immagini mainstream è stato possibile attraverso i numerosi interventi, analizzare e comprendere la lotta, che affonda le sue radici nel lungo percorso della resistenza curda, delle donne che abbiamo imparato a conoscere come le combattenti che resistono nella Rojava.

Emancipazione, parità intesa come valore della differenza, volontà di cambiare complessivamente l'assetto sociale che fa del patriarcato una delle sue colonne portanti.

Ascoltando gli interventi delle compagne curde, il loro racconto della centralità data fin dalla formazione del PKK alla lotta al patriarcato e allo sfruttamento femminile, è impossibile non cogliere l'eco di un'altra esperienza diversa per contesto e radici, quella delle "mujeres rebeldes zapatistas". Come nella lontana Selva Lacandona il discorso, fatto di esperienze e pratica del conflitto, supera il femminismo classico e ci offre uno stimolo in più per capure come l'alternativa all'esistente si costruisce avendo il coraggio di costruire una nuova narrazione sociale complessa e ricca di diritti e dignità.

VI PROPONIAMO GLI INTERVENTI DEL CONVEGNO TRATTI DA www.uikionlus.com

Feminicidio: la guerra senza fine del sistema partriarcale
*Intervento di Havin Guneser
Giornalista e portavoce dell'Iniziativa Internazionale ‘Libertà per Abdullah Öcalan – Pace in Kurdistan'

Prima di tutto voglio dirvi che sono davvero molto contenta di essere qui tra voi per discutere della lotta di liberazione delle donne in generale, ma nello specifico della lotta delle donne curde, specialmente in tempi come questi. Personalmente non ho mai pensato che avrei attraversato una storia di questo genere nel corso della mia vita. Siamo davvero testimoni della costruzione della storia a Kobane, Kurdistan occidentale.

Ringrazio le organizzatrici per questa opportunità. Presumo che gli inizi siano molto importanti per tutto e tutti, ma in particolare per dei movimenti politici. I valori morali e i principi politici che costituiscono la base di ogni movimento, gli danno la capacità di trasformarsi e di trascendersi. Il movimento di liberazione curdo e il suo principale stratega e leader Abdullah Öcalan, si possono inserire in questa categoria. In effetti, il PKK è nato poco dopo gli straordinari e rivoluzionari effetti del 1968.

La formazione iniziale del gruppo ha preso avvio all'inizio degli anni '70 e alla fine nel 1978 è stato fondato il PKK. Quindi non è risultato in un'organizzazione che si possa considerare completamente interna alle categorie né della vecchia sinistra, né di quella nuova. Tuttavia aveva una fortissima unicità. I fondatori del PKK venivano da diversi percorsi di vita, convinzioni, etnie e c'erano delle donne già nel nucleo iniziale del gruppo. Questa combinazione di giovani di origini rurali e urbane, la maggior parte dei quali erano studenti, davano a questo giovane movimento uno straordinario dinamismo. Una simile combinazione non consentiva il dogmatismo.

Quindi feudalesimo, sciovinismo, nazionalismo e dominio maschile in generale furono rigettati fin dal principio, dando al movimento una buona base su cui svilupparsi. Sarebbe ingiusto sostenere che l'approfondimento e l'analisi della questione femminile già allora fossero così profondi. Daremmo una qualità magica a quello che è successo in 40 anni. Al contrario, nonostante il fatto che ci fosse un solido inizio, il punto di vista sulla schiavitù delle donne e quindi sulla libertà, si sono sviluppati in modo così profondo come risultato della partecipazione di donne in numero crescente e grazie all'approccio dialettico di Abdullah Öcalan come principale stratega del movimento.

Un altro fattore importante è la complessità stessa della questione curda. Non c'era una risposta semplice alla questione curda e lo status quo formato intorno ad essa non consentiva una soluzione semplice. L'accordo di Yalta tra l'Unione Sovietica e gli USA esasperarono la già terribile situazione delle loro negazione e delle politiche di eliminazione. Quindi non c'era spazio per le illusioni, tutte le forme di ideologia dominante o persino spazi che assimilavano movimenti al sistema erano chiusi per il PKK. Questo, io credo, ha portato alla vera ricerca di libertà e a vedere le maschere dietro alle quali si nascondevano diversi movimenti e ideologie.

Ma poi nel 1980 ci fu un golpe militare e il movimento di liberazione era ancora molto giovane e non ancora pienamente organizzato, se consideriamo che il PKK era stato fondato nel 1978. Fu uno dei colpi di stato militari più duri di tutti i tempi. Molti furono uccisi. Furono arrestate migliaia di persone, buttate in prigione e sottoposte a orrende torture. Molte altre centinaia di migliaia di persone furono raggruppate nelle scuole, negli stadi e torturate. Presto sarebbe stata ripristinata la rinnovata obbedienza della società – così pensavano. La resistenza e la lotta dei componenti del PKK nel famigerato carcere di Diyarbakir; tra loro la resistenza delle donne e in particolare quella della fondatrice del PKK Sakine Cansiz, presto divennero una narrazione quasi mitologica.

Le aspirazioni di libertà del popolo curdo, ma specialmente quelle delle donne curde, ma più specificatamente la lotta implacabile di Sakine Cansiz e la sua resistenza di fronte alle orrende torture alle quali era sottoposta, aprirono la strada al fatto le donne avessero un ruolo enorme nei giorni a venire. Quindi nonostante il fatto che all'inizio la lotta delle donne all'interno del PKK non trascendesse i confini della vecchia sinistra, non poteva neanche essere contenuta in essi. Qui il ruolo di Öcalan è importante sia come stratega, che come leader politico del movimento curdo. Non ignorava la schiavitù delle donne, né il loro desiderio di lotta per la libertà. Lui, nonostante le reazioni negative di alcuni componenti maschi dell'organizzazione, aprì spazi politici, sociali, culturali, ideologici e organizzativi per le donne. Lo face con grande convinzione.

Le donne si unirono alle forze della guerriglia fin dall'inizio per via del sessismo basato sulle strutture feudali tribali con il quale si confrontavano e per via della rabbia che provavano di fronte alla crescente oppressione colonialista e sfruttatrice dello stato turco nei confronti dei curdi. Arrivarono persone con percorsi di vita di ogni genere per combattere una lotta comune.

Già si incontrava il primo problema. Arrivare e unirsi a un movimento rivoluzionario, non bastava a superare le caratteristiche consolidate derivanti dalle strutture colonialiste e feudali. Iniziarono a emergere problemi, in particolare nell'approccio nei confronti delle donne c'era un tentativo di riprodurre ruoli tradizionali nelle forze di guerriglia e nelle strutture di partito. C'erano donne che accettavano la riproduzione di questi ruoli e c'erano anche donne che la rifiutavano.

Quindi presto l'organizzazione si accorse della gravità del problema che aveva davanti e costruì la YJWK (Unione Patriottica delle Donne del Kurdistan) nel 1987. La fondazione di questa unione fu la prima dichiarazione di intenti verso un'organizzazione delle donne unica e separata. Negli anni '90 c'è stato un enorme afflusso di donne nelle forze della guerriglia. Questo obbligava alla formazione di una nuova organizzazione con le forze della guerriglia. Nel 1993 per la prima volta furono formate unità di sole donne. Questo significava che non sarebbero state sotto il controllo diretto di guerriglieri maschi e che avrebbero avuto modo grado di fare dei propri piani di decisioni e quindi di realizzare questi piani.

Il conseguente sviluppo delle donne nell'autodifesa diede loro sicurezza si sé. Questo portò a enormi trasformazioni ideologiche, politiche e sociali. Questa fu la seconda svolta dopo l'eroica resistenza delle donne nelle carceri turche. In effetti portò a cambiamenti rivoluzionari nel modo in cui le donne erano percepite all'interno della società curda e dai maschi. Così più tardi nel 1995 fu formata la YAJK (Unione delle Donne Libere del Kurdistan).

Da allora in poi il lavoro sociale e politico fu svolto non solo tra le donne, ma anche nella società. Allo stesso tempo iniziò anche il lavoro per la solidarietà internazionale. È durante questi anni che Öcalan iniziò a parlare di un nuovo concetto: uccidere il maschio dominante. Da quel momento la lotta di liberazione delle donne diventò più radicale. Iniziarono a parlare di staccarsi dalla mentalità dominante della modernità, psicologicamente e culturalmente. Ma parlavano anche di un progetto in parallelo per trasformare i maschi. A questo scopo la formazione degli uomini era fatta dalle donne.

Mentre si avvicinava il 1998, le donne definirono i principi dell'ideologia della liberazione delle donne e per metterla in pratica formarono il PJKK (Partito delle Lavoratrici del Kurdistan). Nel 2000 allargarono la loro prospettiva organizzativa e di lotta e fondarono il PJA – Partito delle Donne Libere. Una delle più importanti conquiste di questo periodo è il Contratto Sociale delle Donne. Tuttavia tutti questi tentativi non superarono completamente i limiti e la struttura del patriarcato. Non solo il movimento delle donne, ma tutta l'organizzazione era alla ricerca di un'alternativa.

Nonostante il fatto che il PKK non fosse più la vecchia sinistra, era incapace di trovare una soluzione che rompesse completamente con il socialismo reale e quindi con la modernità capitalista. Si può definire il periodo tra il 1993 e il 2003 il periodo di transizione per costruire un'alternativa alla modernità capitalista. Il materiale teorico disponibile, esperienze passate di vari altri movimenti, il femminismo e l'esperienza dello stesso PKK portarono il movimento a concludere che la schiavitù delle donne costituiva la vera base di ogni successiva riduzione in schiavitù, così come di tutti i problemi sociali.

Così iniziò a distinguersi dai marxisti-leninisti classici. Si distingueva nel modo in cui iniziava a vedere l'apparato statale, uno strumento di potere e di sfruttamento che non è necessario per la continuazione della vita umana e naturale. In terzo luogo cambiò anche la sua percezione della violenza rivoluzionaria e alla fine venne formulata come autodifesa. Öcalan stabilì che la schiavitù delle donne era stata perpetuata su tre livelli nel corso di cinquemila anni: per prima c'è la costruzione della schiavitù ideologica; poi la questione dell'uso della forza; infine c'è l'esclusione dall'economia.

Fu quindi veloce nel fare il collegamento tra la profondità della schiavitù delle donne e l'intenzionale occultamento di questo fatto e l'ascesa del potere gerarchico e statalista all'interno della società. Se le donne sono abituate alla schiavitù, il percorso verso la riduzione in schiavitù di altre parti della società è aperto. La schiavitù degli uomini viene dopo la schiavitù delle donne. Ma la schiavitù delle donne per certi aspetti è diversa dalla schiavitù della classe e della nazione.

La sua legittimazione si raggiunge attraverso una raffinata e intensa repressione combinata con le bugie che giocano sulle emozioni. La differenza biologica della donna è usata come giustificazione per la sua schiavitù. Tutto il lavoro che svolge è dato per scontato ed è definito “lavoro da donna” privo di valore. Senza analizzare il processo attraverso il quale la donna viene sottomessa socialmente, non solo non si possono capire bene le caratteristiche fondamentali della conseguente cultura sociale del maschio dominante, ma nemmeno cosa costruire al suo posto.

Senza capire come la mascolinità è stata formata socialmente, non si può analizzare l'istituzione dello stato e quindi non si è in grado di definire in modo accurato la cultura della guerra e del potere connesse all'essere uno stato. Questo è qualcosa che dobbiamo sottolineare perché questo è quello che ha aperto la strada al femminicidio e alla colonizzazione e allo sfruttamento dei popoli.

Il soggiogamento sociale della donna è la più vile controrivoluzione che sia mai stata fatta. Öcalan evidenzia che .‘La spada della guerra brandita dallo stato e la mano dell'uomo all'interno della famiglia sono simboli di egemonia. L'intera società suddivisa in classi, dagli strati più alti ai più bassi è incastrata tra la spada e la mano'. Il capitalismo e lo stato-nazione sono analizzati per rappresentare il maschio dominante nella sua forma più istituzionalizzata.

La società capitalista è la continuazione e il culmine di tutte le vecchie società basate sullo sfruttamento. Si tratta in effetti di una guerra continuativa contro la società e la donna. Per dirlo succintamente, il capitalismo e lo stato-nazione sono il monopolio del maschio tirannico e sfruttatore. Basta guardarsi in giro nel mondo per vedere un nuovo aumento della violenza, dello sfruttamento della ri-repressione delle donne. Questo non sta succedendo solo nei cosiddetti paesi del terzo mondo, ma nel mondo intero. Un nuovo obiettivo dell'egemonia ideologica della modernità capitalista è di cancellare fatti storici e sociali riguardanti la sua concezione ed essenza.

Questo dipende dal fatto che la forma economica e sociale capitalista non è una necessità storica, è una costruzione forgiata attraverso un processo complesso. Religione e filosofia sono state trasformate in nazionalismo, la divinità dello stato-nazione. L'obiettivo principale di questa guerra ideologica è di garantire il suo monopolio sul pensiero. Le sue armi principali per raggiungerlo sono il religionsimo, la discriminazione di genere e lo scientismo come religione positivista.

Senza egemonia ideologica, con la sola oppressione politica e militare, sarebbe impossibile mantenere la modernità. Mentre il capitalismo usa il religionismo per controllare la consapevolezza della società, usa il nazionalismo per controllare classi e cittadinanza, un fenomeno che è cresciuto intorno al capitalismo. L'obiettivo della discriminazione di genere è di negare alla donna ogni speranza di cambiamento.

Il modo di funzionare più efficace dell'ideologia sessista consiste nell'intrappolare l'uomo in relazioni di potere e nel rendere la donna impotente attraverso lo stupro costante. Attraverso lo scientismo positivista, il capitalismo neutralizza il mondo accademico e i giovani. Li convince che non hanno altra scelta che integrarsi nel sistema e, in cambio di concessioni, questa integrazione è assicurata. Ma chiarire in modo non ambiguo lo status delle donne è solo un aspetto di questa questione.

Molto più importante è la questione della liberazione; in altre parole la risoluzione del problema va oltre l'importanza della sua rivelazione e della sua analisi. Durante l'ultimo quarto del ventesimo secolo il femminismo è riuscito in una certa misura a rivelare la verità sulle donne. Ma il movimento di liberazione curdo e Abdullah Öcalan hanno fatto un passo ulteriore e basano la loro analisi della società sulla ‘società morale e politica'. Hanno costruito una relazione tra libertà e morale e libertà e politica.

Per sviluppare strutture ed espandere il nostro spazio di libertà, la morale è indicata come la coscienza collettiva della società e la politica come il suo sapere comune. Ma ora come lavoriamo verso questo obiettivo? Per essere in grado di fermare la perpetuazione del capitale e l'accumulazione di potere, così come la riproduzione della gerarchia, c'è la necessità di creare strutture per una società democratica, ecologica, basata sulla liberazione di genere. Raggiungere questo smantellamento del potere e della gerarchia è una necessità assoluta. Questo sistema sociale della modernità democratica è il Confederalismo Democratico e l'Autonomia Democratica. Questo sistema non è una formazione alternativa dello stato, ma un'alternativa allo stato.

Le nostre democrazie contemporanee si sono sviluppate secondo la democrazia romana che è rappresentativa anziché partecipativa. Quindi comanda la maggioranza e un élite decide sulle questioni fondamentali per nostro conto. L'autonomia democratica invece è democrazia radicale soprattutto con la partecipazione organizzata e attività decisionali delle donne, ma anche di tutte le aree della società che si organizzano e prendono parte direttamente al processo decisionale per essere in grado di decidere su questioni che le riguardano direttamente e indirettamente. Così il movimento delle donne ha attraversato diversi periodi di ristrutturazione.

C'era bisogno di un'organizzazione delle donne che trascendesse le strutture di partito e che fosse più flessibile e che fosse un'organizzazione completa confederale delle donne. Quindi nel 2005 è stato fondato il KJB (Alto Consiglio delle Donne). Come risultato c'è stata azione e ristrutturazione organizzativa per dare luogo alla formazione del nuovo paradigma basato sulla democrazia, l'ecologia e la libertà delle donne. Il KJB è stato costituito per diventare il punto di coordinamento tra le forze di autodifesa, organizzazioni sociali, il partito delle donne PAJK e l'organizzazione delle giovani donne.

Nel settembre del 2014 l'organizzazione delle donne ha attraversato un'altra trasformazione e contemporaneamente di conseguenza ha cambiato il suo nome in KJK. C'era bisogno di questa trasformazione per affrontare in ugual modo e complessivamente i bisogni della società e la formazione delle istituzioni necessarie per continuare con la trasformazione degli uomini, la democratizzazione della società, per creare etica ed estetica della vita libera.

Le donne quindi si organizzano a partire dal livello locale verso e in tutte le strutture decisionali. Prendono autonomamente tutte le decisioni che le riguardano e sono rappresentate a livello locale e a tutti i differenti livelli in cui vengono prese decisioni che riguardano l'intera società. Altre aree della società, giovani, anziani, professionisti, artigiani, sono anch'esse organizzate in modo che il potere e le formazioni e strutture gerarchiche non possano essere perpetuate e ogni tentativo viene fermato da questi meccanismi.

La schiavitù delle donne è stata perpetuata su tre livelli: la costruzione della schiavitù ideologica; poi l'uso della forza; infine l'esclusione dall'economia, allora anche queste tre aree vanno affrontate simultaneamente. Doveri intellettuali e istruzione: Guardando la storia, vediamo come si sono sviluppate la schiavitù delle donne e poi quella dell'intera società. Prima era ideologica; in effetti gerarchia significa ‘governo da parte del sacerdote'. Poi è necessario denunciare la storia della colonizzazione delle donne. Insieme con questo vanno rivelate anche la colonizzazione economica, politica e intellettuale delle donne. Questo significa denunciare la storia dell'umanità per l'intera società. Più la scienza e il sapere venivano portate verso il capitale e il monopolio del potere, più iniziavano a prendere di mira la società morale e politica. La civiltà ha costruito un monopolio sia sulla scienza che sulla conoscenza, staccandole così dalla società e in particolare staccandole profondamente dalle donne. Questo significava anche il loro distacco dalla vita e dall'ambiente.

Economia, industrialismo, ecologia: L'economia è la terza forza dopo l'ideologia e la violenza, attraverso la quale le donne, e successivamente l'intera società, sono state intrappolate e costrette ad accettare la dipendenza. Economia in senso letterale significa ‘gestione della casa'. Ma nell'ordine delle donne, l'accumulazione non era né per il mercante, né per il mercato, era per la famiglia. Quindi c'è un vero bisogno di trasformarla in quello che dovrebbe essere. Ma per gli economisti capitalisti solo il lavoro che è produttivo e visibile si misura in termini di denaro. Quindi il nesso tra il lavoro invisibile delle donne e l'accumulazione del capitale si è trovato considerando qual è il ruolo del lavoro domestico nel capitalismo.

Coloro che vogliono un adeguato lavoro domestico senza stabilire relazioni salariate, devono farlo tramite la violenza strutturale e diretta. In effetti questa violenza strutturale e diretta caratterizza le relazioni di sfruttamento: tra umani e natura, industria e contadini, città capitali e colonie. Questa è una delle ragioni per le quali Abdullah Öcalan considera la relazione uomo-donna come intrinsecamente coloniale. E quindi la donna come la prima colonia. Autodifesa: Anche questa è una questione della massima importanza. Perché la violenza combinata con offensive ideologiche ed economiche contro le donne hanno portato a ottenere risultati.

Oggi la violenza è monopolio dello stato. Gode del diritto esclusivo. Non è stato facile opprimere le donne nel corso di cinquemila anni; ha significato bruciarle come streghe o seppellirle vive per il fatto di essere donne, picchiarle con o senza pretesti e la lista potrebbe continuare. Ma la cosa importante è che non devono più essere alla mercé di altri, a prescindere da chi essi siano. In tempi di caos come quelli che stiamo attraversando, la possibilità di cambiamento è più che mai presente.

Il capitalismo è in una crisi sistemica e sta cercando di modificare questo stato di cose cambiando e trasformando se stesso. Questo non deve necessariamente significare che questa trasformazione sia un progresso. Al contrario, le forze reazionarie in tutto il mondo stanno cercando in diverse forme di imporre alla popolazione mondiale, e in particolare alle donne, un sistema più di destra. Il caos si è concentrato sul Medio Oriente e al suo interno su Kobane, in Kurdistan.

La lotta in quel luogo ha un doppio significato; per i curdi e per la lotta generale per libertà in tutto il mondo e per le donne. Abbiamo bisogno di guardare oltre le nuvole. Questo costituisce anche un'opportunità per le forze democratiche di emergere da questo caos come grandi vincitrici. Qualsiasi cosa sia stata costruita dalla mano umana può essere distrutta dalla mano umana. La schiavitù delle donne non è né una legge della natura, né è destino.

Vorrei ricordare le tre donne rivoluzionarie che sono state assassinate a Parigi, vorrei inoltre ricordare le coraggiose giovani donne che mentre stiamo parlando, stanno combattendo per fermare il dilagare del fascismo. Non possono essere lasciate sole. Sono le Mujeres Libres del 1937 in Spagna. Ascoltatele; stanno cantando una bellissima canzone di libertà.E fate in modo che le loro voci vengano ascoltate.

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Il Femminicidio, un Crimine Contro l'Umanità

Intervento di Nursel Kilic
Rappresentante internazionale del movimento delle donne curde KJK

Proprio nel mezzo di una lotta che si rafforza in ogni momento, vi saluto a nome di tutte le donne che lottano per un futuro migliore e soprattutto per la liberazione delle donne. Vorrei anche in questa occasione commemorare tutte le donne martiri per la Liberazione del Kurdistan, in particolare tutte le combattenti delle YPJ che hanno sacrificato la loro vita per salvare le donne minacciate di genocidio dal Daesh. Queste donne sono ora minacciate di attacchi femminicidiari. ?? Qui la parola non ha molto senso in italiano, potresti forse dire “minacciate proprio in quanto donne”

Il femminicidio non ci è sconosciuto. Noi donne curde ci dobbiamo confrontare con una doppia discriminazione a causa della nostra identità e del nostro genere. Siamo state e siamo tuttora le prime vittime del conflitto armato. Le donne sono sempre state utilizzate come bottino di guerra e continuano ad esserlo oggi per gli attacchi del Daesh.

Le donne curde non sono obiettivi solo sul terreno del conflitto armato. Esse sono minacciate in tutti i settori in cui sono attive per i loro diritti politici, sociali e culturali.

La lotta per la liberazione delle donne è una lotta millenaria, dalla notte dei tempi le donne di tutto il mondo affrontano una discriminazione multipla; ricordiamo figure simboliche ed emblematiche del 19° secolo come Olympe de Gouges, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg e le tre sorelle Mirabal. Possiamo citarne molte altre. In tutti i settori della società le donne erano un pericolo potenziale contro la struttura del sistema patriarcale.

Il pericolo principale di cui erano e sono sempre portatrici è la loro presa di coscienza, la loro forza organizzativa e la loro resistenza di fronte a tutte le persecuzioni dei fautori del dominio maschile.

Il Movimento delle donne curde ha saputo trasmettere questo patrimonio con figure femminili memorabili per la liberazione del popolo curdo. Il movimento delle donne curde è nato attraverso la lotta del Movimento Nazionale Curdo. Ma fin dalla sua nascita le donne sono sempre state un partito in piena regola all'interno del meccanismo decisionale del Movimento per la Liberazione del Kurdistan. Sono state, per la loro posizione di motrici della resistenza contro i regimi dittatoriali, un simbolo popolare della determinazione del popolo.

Gentili partecipanti,

Vorrei rendere omaggio a Sakine Cansiz, co-fondatrice del PKK e del Movimento delle Donne Curde. Sakine Cansiz anche è stata una di quelle donne che hanno fatto la storia; è nata a Dersim nel Kurdistan turco, e aveva dalla nascita dentro di sé il germe della ribellione del suo popolo, che poco prima, nel 1938, era stato per la ventottesima volta massacrato dal governo turco. Durante il suo percorso di studentessa ha simpatizzato rapidamente con gli ambienti degli studenti rivoluzionari; come carattere Sakine Cansiz era sensibile al tema della liberazione delle donne, rivendicava sempre che il ruolo delle donne fosse uguale a quello degli uomini nella società dell'epoca. Come metodo di mobilitazione cominciò dalle relazioni sociali nel quartiere, iniziando spesso con l'alfabetizzazione per le donne che non avevano avuto nella loro infanzia i mezzi per seguire un percorso scolastico. Questo mezzo mirava in particolare alla creazione di una presa di coscienza nell'ambiente domestico e in particolare ad aumentare il livello di partecipazione delle donne alla vita politica del Movimento. Sakine Cansiz ha sempre riprodotto attraverso la sua marcia militante e rivoluzionaria tutti i principi e gli obiettivi della lotta. Nei primi anni '80 è stata imprigionata con i suoi compagni di lotta dal governo turco per le sue attività politiche. La sua statura integra, la sua rivolta e la sua rilevanza erano il suo scudo contro questi soggetti che non l'hanno risparmiata nei corridoi delle torture della prigione di Diyarbakir. Di fronte al torturatore Esat Oktay Yildiran esclamò: “Mi avete mutilato il seno ma mi vergogno di dire ahi per la giusta causa del mio popolo.” E' stata il simbolo della resistenza del popolo kurdo. Sakine Cansiz-Sara ha oggi arricchito il patrimonio di figure storiche del movimento di liberazione delle donne.

Sakine Cansiz è stata brutalmente assassinata il 9 Gennaio 2013 presso la sede del Centro di Informazione del Kurdistan, nel cuore di Parigi.

Fidan Dogan, un'altra figura emblematica della diplomazia curda in Europa; molto giovane si è interessata alla causa curda. Ha lasciato gli studi per partecipare più attivamente alle attività politiche rivolte alla ricerca della soluzione della questione curda. Ha maturato la sua esperienza nella pratica mentre era una rappresentante politica curda. Era la voce delle rivendicazioni di un popolo per la libertà, la democrazia e la pace, nota a molti politici europei; è stata anche un obiettivo importante a causa delle sue capacità diplomatiche. Ha rappresentato un grande pericolo per i protagonisti politici negazionisti e nemici del popolo curdo. E' stata un ponte tra il suo popolo e la comunità internazionale. Era curda, femminista e attivista autentica della causa curda.

Fidan Dogan è stata brutalmente assassinata il 9 Gennaio 2013 presso la sede del Centro di Informazione del Kurdistan, nel cuore di Parigi.

Leyla Saylemez, membro attivo della gioventù curda, ha lasciato gli studi universitari nel 2007 per partecipare attivamente al movimento giovanile curdo. Originaria di Amed-Diyarbakir, capitale geografica del Kurdistan. Si sentiva responsabile per la situazione del suo popolo e ha deciso di impegnarsi attivamente nella lotta per la liberazione del Kurdistan. Trasmettere la storia degli antenati e l'eredità del movimento era anche una minaccia per le forze distruttrici imperialiste e neo-liberali che non si augurano in nessun caso di riconoscere l'esistenza di questo popolo e, ragion di più, del loro stato.

Leyla Saylemez è stata brutalmente assassinata il 9 Gennaio 2013 presso la sede del Centro di Informazione del Kurdistan, nel cuore di Parigi.

La data del 9 gennaio 2013 è scritta per sempre come un giorno buio nella storia dei curdi. Eppure l'inizio di quell'anno è stato caratterizzato da sviluppi positivi che lasciavano infine sperare nella fine di un conflitto di 35 anni. Non può essere una coincidenza il fatto che questo massacro sia stato realizzato esattamente 12 giorni dopo l'annuncio ufficiale dei colloqui, il 28 dicembre 2012.

Gli ambienti che mantengono uno sguardo obiettivo e indipendente hanno interpretato questo crimine come un tentativo di “sabotaggio” dei negoziati in corso a Imrali, e hanno insistito sulla natura politica di questi omicidi, i quali, secondo coloro che sono implicati, sarebbero indiscutibilmente ad opera di uno o più Stati. Il popolo curdo e i suoi rappresentanti condividono questo punto di vista, precisando che potrebbe essere un atto promosso dalla “Gladio turca” destinato non solo a demolire i colloqui di pace, ma anche ad intensificare gli sforzi di annientamento del movimento curdo.

A parte le circostanze politiche, vorrei sottolineare che questo assassinio politico ha anche un altro aspetto fondamentale. Un triplice omicidio, tre donne rivoluzionarie e femministe. Non si limitavano a difendere la causa di un popolo, hanno militato fino al loro ultimo respiro per la liberazione delle donne. Avevano ereditato le convinzioni di grandi figure del movimento femminista popolare. Lottavano contro tutti gli aspetti del femminicidio di cui sono state vittime.

Mi permetto ancora oggi a più di un anno e mezzo dopo quel terribile giorno, di commemorare la loro memoria. Lo ripeto ancora che resteranno per sempre attraverso la crescente lotta del movimento di liberazione delle donne.

Care partecipanti,

Un tema incrociato è quello della situazione delle Donne Curde del Rojava

Le donne curde si sono organizzate nel Kurdistan Occidentale (Rojava) e oggi, quartiere per quartiere, si sono create organizzazioni educative e sociali per garantire lo sviluppo e la sicurezza dei bambini in questo paese alle prese con una guerra che dura da 3 anni.

Queste donne, perché sono curde, sono vittime e mezzi sia del regime di Bashar al-Assad sia degli jihadisti. Le donne curde del Rojava si sono mobilitate con le donne arabe, turcomanne, assire e alevite per lavorare a soluzioni politiche e sociali collettive per l'emancipazione delle donne. Queste donne sono la forza motrice della rivoluzione e le architette di un sistema democratico ripulito da tutti gli approcci patriarcali.

Le donne curde del Rojava sono pienamente impegnate e sono uno dei pilastri del sistema chiamato “autonomia democratica del Kurdistan siriano.” Hanno avuto accesso a tutti i livelli dell'autogoverno, composto da tre cantoni. Si tratta di una rivoluzione nella rivoluzione.

Gli attacchi disumani delle bande dell'IS perpetrati contro i popoli e le religioni del Medio Oriente rappresentano un grande pericolo.

Dal mese di luglio 2014 gli attacchi delle bande dell'IS si sono sempre più intensificati; iniziando dal Comune di Kobane in Rojava (Kurdistan occidentale – Siria) l'invasione di questi gruppi terroristici si è propagata alla città di Mosul; dopo luglio gli attacchi si sono moltiplicati divenendo più violenti e configurando il crimine di genocidio contro il popolo curdo degli yazidi di Sinjar.

Nelle zone sotto il controllo dell'IS, le persone sono costrette a diventare musulmane e sono anche giustiziate in massa. E' in un spirito di festa che gli yezidi e i cristiani vengono sterminati. L'esecuzione di persone non musulmane è uno sterminio di culture e di credenze che persiste. Le bande dell'IS mirano a cancellare la ricchezza delle fedi, delle culture e la storia della Mesopotamia.

Secondo i rapporti delle Nazioni Unite più di 700.000 persone a Sinjar, 10.000 rifugiati provenienti dai campi profughi di Maxmur, che sono stati esiliati più di 8 volte, hanno affrontato il rischio di morte a causa della condizione di sfollamento forzato. Il campo di Maxmur era sotto la protezione e la responsabilità dell'UNHCR fino al 7 Agosto 2014. La maggior parte di questi rifugiati sono donne e bambini.

Secondo i rapporti ufficiali, si è constatato che tra chi è costretto a migrare, le persone morte a causa della fame e della disidratazione sono in gran numero bambini e anziani.

Attualmente ci sono ancora 20.000 persone sulle montagne di Sinjar, disidratate, senza cibo e senza farmaci.

L'IS e il Daesh sono nemici giurati delle donne, di conseguenza rappresentano un grande pericolo per le donne e le ragazze

Le bande dell'IS rapiscono le donne, le violentano, le usano come oggetti sessuali e le mettono in vendita nei “bazar della schiavitù.” Esercitano queste pratiche secondo la loro propria interpretazione dell'Islam basata su una mentalità dominatrice nel nome della religione. Per questo i “matrimoni temporanei” sono considerati legittimi, la vendita, la schiavitù delle donne, vengono interpretate come diritti e leggi della religione. Secondo le statistiche dell'Organizzazione dei diritti dell'uomo, più di 1.200 donne sono state stuprate e vendute nel bazar stabilito dall'IS a Mosul.

In questo momento mentre termino il mio discorso, le donne combattenti delle YPJ continuano ad essere scudi viventi contro gli attacchi del Daesh a Kobane. A rischio della loro vita difendono tutti i popoli del Rojava. Sono presenti in tutti i settori della società per offrire un mondo migliore ai loro discendenti che spero non dovranno più vivere in zone di conflitto, ma in una struttura e in un sistema democratico in terra libera.

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Lotta tra due sistemi contrapposti: l'ISIS, forza d'impatto della modernità capitalista, e le donne che costruiscono la modernità democratica
Intervento di Dilar Dirik
Ricercatrice Università di Cambridge

Voglio ringraziare le organizzatrici per questo grande evento e salutare la coraggiosa e storica resistenza del popolo e in particolare delle donne a Kobane, che stanno conducendo una lotta per l'esistenza contro l'oscurità del cosiddetto Stato Islamico e la cui coraggiosa resistenza dovrebbe far vergognare tutti coloro che stanno in silenzio a guardare o che contribuiscono attivamente agli attacchi contro la città.

Come molti di voi probabilmente sanno, dopo gli attacchi di IS a Kurdistan, Siria e Iraq, i media mainstream e il discorso politico hanno dato attenzione alla resistenza del popolo curdo contro gli atti brutali e genocidi di IS, e più in particolare al ruolo delle donne in questa lotta. Il mondo si è accorto della notevole lotta delle donne curde che hanno preso le armi per combattere il gruppo jihadista ultra-patriarcale, cosa che viene percepita come inusuale, dato che il Kurdistan si trova in una parte del mondo che è nota per essere straordinariamente patriarcale, feudale e sotto il dominio maschile. Il fatto che queste donne, in una società altrimenti conservatrice, dominata dagli uomini, combattano militarmente e sconfiggano un'organizzazione brutale, ha affascinato molti osservatori esterni. Tuttavia affermazioni sensazionaliste come “IS teme le donne curde perché se uccisi da una donna non andranno in paradiso” si concentra su elementi superficiali di una situazione profondamente complessa, ignorando che in questa lotta c'è più del solo combattimento con le armi, ovvero un progetto di emancipazione politica più ampio.

Di seguito vorrei parlare di due sistemi opposti che al momento si combattono in Kurdistan. L'organizzazione assassina IS con le sue intenzioni, ambizioni e azioni monopoliste, egemoniche, ultra-patriarcali e repressive è la personificazione della modernità capitalista. La resistenza e il movimento delle donne curde che lotta per un sistema di società alternativa basato sulla modernità democratica, una significativa lotta per libertà, giustizia e democrazia oltre gli stati-nazione, economia capitalista e potere egemonico.

Per fare questo prima di tutto dobbiamo capire gli elementi rivoluzionari delle donne in una società come quella del Kurdistan che prendono le armi contro un'ideologia così brutale. Per prima cosa, va capito il significato della lotta armata delle donne nel contesto dei concetti patriarcali di guerra e militarismo. Tradizionalmente le donne sono viste come parte delle terre che gli uomini devono proteggere. La violenza sessuale viene usata come strumento di guerra per “dominare” il nemico, in particolare dove il concetto di “onore” viene costruito intorno ai corpi e comportamenti sessuali delle donne. Le donne militanti vengono accusate di violare la “santità della famiglia” perché osano uscire dalla prigione centenaria che è stata loro assegnata. Il fatto ce le donne curde prendano le armi, simboli tradizionali del potere maschile, per molti versi è una devianza radicale dalla tradizione. Anche questa è una ragione per la quale molte donne che lottano, ovunque nel mondo, sono soggette ad una violenza sessuata, sia come combattenti, che come prigioniere politiche. Nel contesto delle donne militanti, lo scopo della violenza sessuata, fisica o verbale, è di punirle per essere entrate in una sfera riservata al privilegio maschile.

IS ha dichiarato esplicitamente una guerra contro le donne. Usa sistematicamente la violenza sessuata attraverso rapimenti, matrimoni forzati e stupro. Strumentalizza la religione per i suoi scopie sfrutta il concetto di “onore” prevalente nella religione. Secondo rapporti, migliaia di donne yezide di Shengal (Sijnar) sono state catturate, vendute nei mercati degli schiavi o “date” agli jihadisti come bottino di guerra, Questa sistematica distruzione delle donne è una forma specifica di violenza: il femminicidio.

L'ideologia sciovinista di IS non solo strumentalizza la religione per i suoi scopi egemonici, ma mira inoltre a stabilire un sistema di monopolismo completo. (…)

Nonostante il fatto che i media parlino delle donne al fronte, le motivazioni politiche della loro lotta sono spesso tralasciate. Per esempio, nonostante le ragioni della militanza delle donne curde siano molteplici, la maggior parte dei combattenti delle Unità di Difesa del Popolo (YPG) e delle Forze di Difesa delle Donne (YPJ) del Rojava (Kurdistan occidentale/Siria settentrionale) che stanno combattendo IS da due anni, sono leali all'ideologia del Partito del Lavoratori del Kurdistan, il PKK.

Il PKK nonostante venga definito “organizzazione separatista”, da tempo è andato oltre i concetti di stato e nazionalismo e ora sostiene un progetto do liberazione alternativo in forma di autonomia regionale e autogoverno, il “confederalismo democratico”, basato su parità di genere, ecologia e democrazia dal basso, messo in pratica attraverso i consigli popolari. Nelle sedi delle YPG/YPJ, che ora insieme al PKK aiutano anche le forze dei peshmerga dei curdi del sud (curdi irakeni) a difendere la regione da IS, in genere si trovano ritratti di Abdullah Öcalan, l'ideologo del PKK in carcere, le cui teorie hanno contribuito in larga parte alla liberazione delle donne in Kurdistan. Il PKK sfida il patriarcato e pratica la co-presidenza, che divide l'amministrazione in modo paritario tra una donna e un uomo, dalla presidenza dei partiti fino ai consigli di quartiere e ha quote di genere 50-50 a tutti i livelli delle amministrazioni. Queste politiche sono meccanismi per garantire la rappresentanza delle donne in tutti gli ambiti della vita, consigli, accademie, partiti e cooperative, oltre alla decostruzione patriarcato a livello teorico, mirano a dare significato a questa rappresentanza.

L'amministrazione del Kurdistan occidentale (Rojava) che ha dichiarato tre cantoni autonomi nel gennaio del 2014, ha applicato la co-presidenza e le quote, creato unità di difesa delle donne, consigli delle donne, accademie, scuole e cooperative. Le sue leggi mirano a democratizzare la famiglia e a eliminare la discriminazione di genere. Uomini che usano violenza contro le donne non possono far parte dell'amministrazione. Uno dei primi atti di governo è stato di mettere fuori legge matrimoni forzati, violenza domestica, delitto d'onore, poligamia, matrimoni con bambine, prezzo della sposa e scambio di spose. Le amministrazioni dei partiti, dei comuni, i consigli e comitati sono gestiti da una donna e un uomo, co-presidenti che condividono l'incarico. Ma i cantoni del Rojava vengono marginalizzati a livello internazionale attraverso embargo economici e politici.

Oppresso e marginalizzato in molte forme, etnia, classe, genere, il movimento delle donne curde è consapevole che la libertà deve comprendere tutti gli aspetti della vita. In questo modo la liberazione delle donne è diventata un prerequisito nella resistenza curda contro l'oppressione e non sorprende che le donne in tutta la regione, arabe, turche, armene e assire, partecipino sia alle unità armate che nelle amministrazioni.

È interessante notare che nonostante il fatto che il movimento delle donne sembri essere sull'agenda di oggi, le motivazioni e l'ideologia del movimento sembrano essere omesse a bella posta. Per esempio mentre alcuni articoli hanno iniziato ad ammirare il coraggio delle donne che lottano contro il regime e le forze legate ad Al-Qaeda nel Kurdistan occidentale, gli stessi autori spesso non citano il fatto che queste donne affermano in modo esplicito che la forza motrice dietro a questa mobilitazione è l'ideologia di Abdullah Öcalan, “L'uomo è un sistema. L'uomo è diventato stato e ha trasformato questo nella cultura dominante. Oppressione di classe e di genere si sviluppano insieme; la mascolinità ha prodotto il genere che comanda, la classe che comanda e lo stato che comanda. Se il maschio viene analizzato in questo contesto, è chiaro che la mascolinità deve essere uccisa. In effetti, uccidere il maschio dominante è il principio fondamentale del socialismo. Ecco cosa significa uccidere il potere: uccidente il dominio unilaterale, la disuguaglianza e l'intolleranza. Inoltre uccide fascismo, dittatura e dispotismo”.

E che piaccia o meno, l'ideologia del PKK è un fattore cruciale per raggiungere questo,
Analizziamo gli attacchi a Kobane in questo contesto. Molti attori della regione, in particolare Turchia, Qatar e Arabia Saudita hanno usato IS per i propri interessi e per molto tempo gli hanno fornito sostegno militare, finanziario e politico. Larga parte della comunità internazionale ha contribuito alla crescita di IS, se non altro con la passività e la tolleranza silenziosa. IS ha beneficiato dal sistema dello stato-nazione con le sue implicazioni capitalistiche (…).

In effetti molti sono stati contrari a chiamare IS “Stato Islamico” perché gli da una legittimità. Va messa in discussione la validità di questa affermazione, considerando che IS di fatto prende in prestito tutti gli elementi oppressivi dell'attuale sistema capitalista, patriarcale, orientato allo stato-nazione, ma in versione estremista.

Le strutture di autogoverno del Rojava sono state marginalizzate fin dall'inizio da tutto il mondo. I curdi sono stati esclusi da Ginevra II, vi sono embargo economici e politici contro i cantoni. E mentre Kobane è completamente assediata da IS, la comunità internazione ancora esita, perché la Turchia fa parte della NATO. Va detto che gli attacchi a Kobane sono un attacco al movimento delle donne, a un sistema alternativo, all'unica soluzione sostenibile alla crisi IS. Il sistema alternativo è sotto attacco perché ha il potenziale di sfidare radicalmente lo status quo. Sia l'ideologia del movimento delle donne che quella di IS sono classificate a livello internazionale come organizzazioni terroristiche, svelando la vera natura dell'ordine internazionale, che non vuole che il sistema alternativo del movimento curdo abbia successo, perché ne metterebbe in pericolo l'egemonia.

Le donne di tutte le parti del Kurdistan stanno lottando contro lo stato turco che ha il secondo più grande esercito della NATO e un governo conservatore che dice alle donne di non sorridere e di fare almeno tre figli, il regime iraniano che priva le donne dei loro diritto fondamentali, presuntamente in nome dell'Islam, e gli jihadisti radicali ai quali vengono promesse 72 vergini quando vanno in paradiso per le loro atrocità, dichiarando “halal” violentare le donne del nemico. Ma le donne curde sottolineano che continueranno a lottare contro il patriarcato in Kurdistan, contro i matrimoni di bambine, contro i matrimoni forzati, i delitti d'onore, la violenza domestica e la cultura dello stupro. Per le istituzioni patriarcali, accettare le donne come alla pari in combattimento, significherebbe mettere in discussione la loro egemonia. Così per IS, le donne curde combattenti sono il maggiore nemico.

IS non ha paura delle donne curde perché meglio equipaggiate o addestrate militarmente, ma perché l'ideologia di liberazione delle donne ha il potenziale di distruggere completamente l'egemonia del califfato patriarcale.

IS è solo la forma attualmente più estrema non solo di oppressione fisica delle donne; ma cerca anche di distruggere ideologicamente tutto ciò che la liberazione delle donne rappresenta. La lotta delle donne curde non è solo una lotta militare contro IS per l'esistenza, ma una posizione politica contro l'ordine sociale e la mentalità patriarcale alla base dell'ordine sociale e della mentalità patriarcale. Sfidare le strutture sociali attraverso la mobilitazione politica e l'emancipazione sociale, insieme all'autodifesa armata, è un contropotere sostenibile a lungo termine per sconfiggere la mentalità di IS.

Le donne del Kurdistan si percepiscono come le garanti di una società libera. È facile usare adesso le combattenti curde per dare un'immagine simpatetica di un nemico di IS, senza riconoscere i principi che stanno dietro alla loro lotta. L'apprezzamento per queste donne non dovrebbe essere correlato soltanto alla loro lotta militare contro IS, ma anche al riconoscimento della loro politica, delle loro ragioni e visioni. Se ci sarà una vittoria contro IS, avverrà per mano delle donne curde.

Brasile ed America Latina " L'impasse dei governi progressisti"

Si avvicinano le elezioni in Brasile. Per continuare ad offrire spunti di riflessione pubblichiamo un articolo edito da Le Monde Diplomatique e tradotto da Antonio Lupo, in cui Frei Betto teologo, scrittore e attivista brasiliano, si sofferma su alcuni tratti comuni dei governi progressisti in America Latina. Se su molti aspetti ci sarebbe ovviamente da discutere l'analisi che Frei Betto propone coglie un tema che ci pare importante: le contraddizioni e difficoltà che si vivono dall'altra parte dell'oceano nell'epoca del capitalismo finanziario che ha come spazio unico il mercato globale.

L'IMPASSE DEI GOVERNI PROGRESSISTI di Frei Betto

Oggi, a metà del secondo decennio di questo secolo, i governi democratici popolari predominano in America Latina. La maggioranza di essi è stata eletta da forze di sinistra.
Cinque degli attuali Capi di Stato sono stati guerriglieri durante le dittature: Dilma Rousseff, in Brasile; Raúl Castro a Cuba; José Mujica Uruguay; Daniel Ortega, Nicaragua; Sanchez e Salvador, El Salvador.
Ora, essere di sinistra non è un problema emotivo o di mera adesione ai concetti formulati da Marx, Lenin e Trotsky. Si tratta di una scelta etica, con fondamento razionale.
Una opzione che mira a promuovere, in primo luogo, gli emarginati ed esclusi.
Nessuno è di sinistra in quanto si dichiara tale o perché si riempie la bocca di luoghi comuni ideologici, ma per la pratica che svolge in relazione ai segmenti più poveri della popolazione.

In America Latina, i cosiddetti governi democratici popolari comprendono diverse concezioni, e perseguono, in teoria, progetti di società alternative al capitalismo.
Si muovono in modo contraddittorio tra politiche pubbliche rivolte ai segmenti a basso reddito e il sistema capitalistico globale, governato dalla "mano invisibile" del mercato.
I governi democratici popolari hanno prodotto, infatti, importanti cambiamenti per migliorare la qualità della vita di ampi segmenti della società.
Oggi, il 54% della popolazione latino-americana vive in paesi governati da governi progressisti.
E' un evento senza precedenti nella storia del continente.
L'altro 46%, circa 259 milioni di persone, vivono sotto governi di destra, alleati degli Stati Uniti e indifferenti al peggioramento della disuguaglianza sociale e della violenza.

Secondo Bernt Aasen, Direttore regionale dell'UNICEF per l'America Latina e i Caraibi, tra il 2003 e il 2011, nel Continente oltre 70 milioni di persone sono uscite dalla povertà; il tasso di mortalità dei bambini sotto i cinque anni è stato ridotto del 69% tra il 1990 e il 2013; la malnutrizione cronica tra i bambini da 6 mesi a 5 anni è diminuita da 12,5 milioni nel 1990 a 6,3 milioni 2011, l'iscrizione alla scuola primaria è aumentata dal 87,6% nel 1991 al 95,3% nel 2011.
Tuttavia, aggiunge, "la nostra regione continua a rimanere la più ineguale del mondo, dove 82 milioni di persone vivono con meno di 2,50 dollari al giorno; 21,8 milioni di bambini e adolescenti non vanno a scuola o rischiano di abbandonarla; 4 milioni non sono stati registrati alla nascita e quindi non esistono ufficialmente. (...) E 564 bambini sotto i 5 anni muoiono ogni giorno per cause prevenibili "(vedi O Globo, 2014/05/10, pag. 19).

Da un punto di vista storico, è la prima volta che così tanti governi del Continente si tengono lontano dai dettami della Casa Bianca. E' anche la prima volta che si creano istituzioni continentali e regionali (ALBA, CELAC, UNASUR, ecc) senza la presenza degli Stati Uniti.
Ciò costituisce una riduzione dell'influenza imperialista in America Latina, intesa come la predominanza di uno Stato rispetto ad un altro.
Tuttavia, un'altra forma di imperialismo prevale in America Latina: il dominio del capitale finanziario, incentrato sulla riproduzione e la concentrazione del grande capitale, che si basa sulla potenza dei loro paesi d'origine per promuovere, da parte dei paesi ospitanti, l'esportazione di capitali, merci e tecnologie, e appropriarsi delle ricchezze naturali e del valore aggiunto.
C'è stato un cambiamento dalla sottomissione politica alla sottomissione economica.
La forza di penetrazione e la speculazione delle grandi imprese non è diminuita con i governi progressisti, nonostante le misure normative e fiscali adottate da alcuni di questi Stati.
Se da un lato, ci sono stati progressi nella realizzazione di politiche pubbliche in favore dei poveri, dall'altro non si è ridotta il potere di espansione del grande capitale.

Tra i governi democratici popolari alcuni hanno osato promuovere cambiamenti costituzionali, altri rimangono nel quadro istituzionale e costituzionale dei governi neoliberali che li hanno preceduti, anche se impegnati in importanti conquiste sociali, come la riduzione della miseria e della disuguaglianza sociale.

Le forze di sinistra in AL continuano a focalizzarsi sull'occupazione dell'apparato statale.
Lottano perché i gruppi emarginati ed esclusi si incorporino nelle regole normative di cittadinanza (indigeni, senza terra, senza casa, le donne, raccoglitori di materiali riciclabili, ecc).
I governi e i movimenti sociali si uniscono, soprattutto durante i periodi elettorali, per contenere le reazioni violente della classe dominante alleata all'apparato statale.
Ma è questa classe dominante quella che mantiene il potere economico.
E per quanto il potere politico aumenti misure favorevoli ai poveri, c'è un ostacolo insormontabile nel cammino: l'intero modello economico richiede un modello politico coerente con i loro interessi. L'autonomia della sfera politica in relazione alla situazione economica è sempre limitata.
Questa limitazione impone ai governi democratici popolari un arco di alleanze politiche, spesso spurie, e con settori che, all'interno del paese, rappresentano il grande capitale nazionale e internazionale, che erode i principi e gli obiettivi delle forze di sinistra al potere.
E, la cosa più grave, questa sinistra non riesce a ridurre l'egemonia ideologica della destra, che esercita un ampio controllo sui media e sul sistema simbolico della cultura prevalente.
Mentre i governi democratici popolari si sentono permanentemente accerchiati dalle offensive destabilizzanti della destra, accusandola di tentativi di golpe, questa si sente sicura, essendo sostenuta dai grandi media nazionali e globali, e per l'incapacità della sinistra di creare media alternativi sufficientemente attraenti per conquistare cuori e menti dell'opinione pubblica.

Il modello economico prevalente, gestito dal grande capitale e adottato dai governi progressisti, intende approfittare dei vantaggi della "globalizzazione" per esportare commodities e risorse naturali e fare cassa per finanziare, tramite politiche pubbliche, il consumo dei segmenti esclusi.
I governi democratici popolari usano una retorica progressista, ma non riescono a fare a meno del capitale transnazionale, che assicura loro un sostegno finanziario, le nuove tecnologie e l'accesso ai mercati. E per questo, lo Stato deve partecipare come forte investitore degli interessi del capitale privato, sia facilitando il credito, sia con l'esenzione delle tasse e l'adozione di partenariati pubblico-privati. Questo è il modello di sviluppo post-neoliberale oggi predominante in America Latina .

Questo processo esportatore-estorsivo include le risorse energetiche, acqua, minerali e risorse agricole, con progressiva distruzione della biodiversità e dell'equilibrio ambientale, e il trasferimento di terre alle monocolture, sfruttate con pesticidi e OGM.
Lo Stato investe nella costruzione di infrastrutture per favorire il flusso di beni naturali mercificati, i cui ricavi in valuta estera raramente tornano al paese.
Una gran parte di questa fortuna si rifugia nei paradisi fiscali.
Ecco la contraddizione di questo modello neosviluppista che, nel “friggere le uova”, annulla le differenze strutturali tra i governi di destra e sinistra.
Accettare questo modello significa accettare tacitamente l'egemonia capitalista, sia pure con il pretesto di cambiamenti "graduali", "realismo" o "umanizzazione" del capitalismo.
In realtà, è mera retorica che si arrende al modello capitalista.

Se i governi democratici popolari vogliono ridurre il potere delle grandi imprese, non c'è altro modo che una intensa mobilitazione dei movimenti sociali, poiché, in questa congiuntura, la strada rivoluzionaria è esclusa, anzi interessa solo a due settori: l'estrema di destra e i produttori di armi.
Invece, se l'obiettivo è quello di garantire la prestazione del grande capitale, allora i governi progressisti dovranno adattarsi, sempre più, a cooptare, controllare o criminalizzare e reprimere i movimenti sociali. Ogni tentativo di equilibrio tra i due poli è infatti un matrimonio con il capitale e, insieme, un flirt con i movimenti sociali, nel tentativo esclusivo di sedurli e neutralizzarli.

Come trattano i governi popolari i segmenti dei popolazione beneficiati dalle politiche sociali?
E' innegabile che il livello di esclusione e di miseria causato dal neoliberismo impone misure urgenti che vadano oltre il mero assistenzialismo.
Ora questo assistenzialismo si limita all'accesso a benefici personali (bonus finanziari, scuola, cure mediche, credito facilitato, l'esenzione sui prodotti di base, ecc), senza una complementarietà con processi pedagogici di formazione e di organizzazione politica.
In tal modo vengono creati bacini di rendite elettorali, senza una adesione ad un progetto politico alternativo al capitalismo.
Si danno benefici senza creare speranza.
Si promuove l'accesso al consumo senza favorire l'emergere di nuovi protagonisti sociali e politici. E quel che è peggio, senza rendersi conto che, nell'attuale sistema consumistico, in cui le merci riciclabili sono impregnate di feticci che danno valore al consumatore e non al cittadino, il capitalismo post-neoliberale introduce "valori" - quali la competitività e la mercificazione di tutti gli aspetti della vita e della natura - rafforzando l'individualismo e il conservatorismo.

Il simbolo di questa modalità post-neoliberale del consumismo è il telefono cellulare.

Esso porta con sé la falsa idea della democratizzazione attraverso i consumi e l'incorporazione nella classe media. Così, i segmenti esclusi si sentono meno minacciati quando ritengono sia alla loro portata, aggiornare facilmente il modello del cellulare piuttosto che ottenere servizi igienico-sanitari nelle loro case. Il cellulare è la password per sentirsi inclusi nel mercato ...
E noi tutti sappiamo che le forme di esistenza sociale condizionano il livello di coscienza.
O, in altre parole, la testa pensa dove i piedi sono (o immaginano di essere).

I nostri governi progressisti, nelle loro molteplici contraddizioni, criticano il capitalismo finanziario e allo stesso tempo promuovono la “bancarizzazione” delle fasce più povere , attraverso carte di accesso al beneficio monetario, alle pensioni e ai salari, facilità al credito, nonostante la difficoltà a produrre diritti e a eliminare i debiti.
In breve, il modello neosviluppista monitorato dalla sinistra si sforza di rendere l'America Latina un'oasi di stabilità del capitalismo in crisi. E non cerca di sfuggire all'equazione che coniuga la qualità della vita e la crescita economica secondo la logica del capitale.
E non socializzando la proposta culturale indigena del ben vivere, per la stragrande maggioranza vivere bene sarà sempre sinonimo di vivere meglio in termini materiali.
Il grande pericolo in tutto questo è quello di rafforzare, nell'immaginario sociale, l'idea che il capitalismo è perenne ("La storia è finita", ha dichiarato Francis Fukuyama), e che senza di esso non ci può essere alcun processo veramente democratico e di civiltà.
Il che significa demonizzare ed escludere, anche con la forza, tutti coloro che non accettano questa"ovvietà", considerarli terroristi, nemici della democrazia, sovversivi o fondamentalisti.
Questa logica è rafforzata quando, nelle campagne elettorali, i candidati a sinistra parlano con energia, che bisogna ottenere la fiducia dei mercati, per attrarre investimenti esteri, rassicurando imprenditori e banchieri che avranno maggiori guadagni, ecc
Per un secolo la sinistra latinoamericana non si era mai adattata all'idea di superare il capitalismo a tappe. Si tratta di un dato nuovo, che richiede molta analisi, per attuare politiche che impediscano che gli attuali processi democratici popolari vengano invertiti dal grande capitale e dai loro rappresentanti politici di destra.
Questa sfida non può contare solo sui governi.
Si deve estendere ai movimenti sociali e ai partiti progressisti che, al più presto, devono lavorare come "intellettuali organici", socializzare la discussione sui progressi e le contraddizioni, le difficoltà e le proposte, in modo di estendere sempre più un immaginario centrato sulla liberazione del popolo e la conquista di un modello di società post-capitalista veramente emancipatorio.

Frei Betto è uno scrittore, autore di "Calendario del potere" (Rocco), tra gli altri libri.
Questo articolo è stato originariamente pubblicato su Le Monde Diplomatique ottobre 2014.

Padova: l'inaugurazione della nuova sede in Via Barbarigo, un'occasione di riflessione sulla Rojava e sul mondo

Aprire una sede nel cuore della città vuol essere un contributo a comprendere come le nostre vicende locali, a volte significative e a volte molto misere, oggi possano essere agite solo se riusciamo ad afferrare il tempo e la dimensione globale in cui viviamo. Da vent'anni a questa parte, abbiamo sempre pensato Ya Basta come una finestra aperta sul mondo, un ponte per connettersi con quel che avveniva altrove, una bussola da portarsi nello zaino per ragionare sul quel che facevi nel tuo territorio.

L'apertura di questa nuova sede vuole essere un contributo ancora una volta in questa direzione, uno spazio in cui approfondire la discussione per “camminare domandando”, come dicono gli zapatisti, e per costruire un diverso presente.

Nel corso dell'inaugurazione abbiamo voluto proporre dei temi, semplicemente i titoli di una discussione e di una pratica che ci piacerebbe affrontare con molte e molti altri.

Se guardiamo al mondo in cui viviamo e vogliamo essere realisti, onesti e materialisti, non possiamo negare di vivere nel tempo che possiamo definire del capitalismo globale finanziario. E non c'è possibilità di tornare indietro rispetto a una realtà dove il mercato stesso è uno spazio oggi totale, che determina da sé la propria sovranità, al di fuori di tutto quello che avevamo conosciuto in passato. Ed è questo spazio unico del mercato globale del capitalismo finanziario a definire oggi i tratti fondamentali di un'epoca di profondo cambiamento. In che senso?

Nelle epoche che abbiamo conosciuto, o che hanno conosciuto quelli che sono venuti prima di noi, ad ogni fase di sviluppo del capitalismo corrispondevano specifiche forme di sovranità, che a loro volta contribuivano a definire gli spazi di mercato.
Se pensiamo al secolo scorso, abbiamo avuto uno sviluppo degli Stati-nazione che rispondeva alla dinamica dello sviluppo capitalistico e che ha prodotto l'epoca dello scontro per il controllo dei mercati: il tempo del colonialismo prima e dell'imperialismo poi, fino al tempo della contrapposizione tra i blocchi.
Il mercato era qualcosa su cui gli Stati agivano a partire dalle sovranità nazionali per conquistarne delle parti, per definire chi ne era padrone.
In quel tempo era chiara la dialettica tra lotte (operaie o anti-coloniali che fossero) e sviluppo, lotte che spingevano sempre più avanti l'assetto capitalistico. Poi, grazie anche a queste lotte, alla fine dello scorso millennio, si è aperta la prima fase della globalizzazione capitalistica, col tentativo di affermare poteri sovranazionali, nella cornice di un impero a guida americana. E questo è stato anche il tempo del grande movimento “no-global”, che ha cercato di contrapporre alla semplice idea della globalizzazione del mercato l'idea della globalizzazione dei diritti, dell'affermazione in ogni dove del portato migliore dei cicli di lotta precedenti.
Anche come risposta capitalistica a questo tempo lungo del movimento “no-global”, abbiamo visto nascere e svilupparsi il tempo della crisi: una crisi che, a differenza dei precedenti storici analizzati e attraversati da teorici e movimenti, non era né una crisi di sviluppo, né una crisi di sovrapproduzione, né solamente una crisi di comando.
Una crisi permanente, che ci viene presentata come un orizzonte inamovibile ed è però accompagnata con forza dall'affermazione complessiva del capitalismo finanziario, di quel “finanz-capitalismo” in cui denaro produce direttamente denaro, e dove non vi è più alcun tipo di dialettica e mediazione possibile, come prima avevamo conosciuto, tra lavoro vivo, merci, denaro e sovranità.

Vorremmo provare a ragionare insieme a partire dal fatto che stiamo vivendo in diretta, ed a volte si crea un senso di disorientamento collettivo, il tempo in cui l'affermazione del capitalismo globale finanziario non si pone il problema di creare una nuova forma di sovranità politica.
In pochi anni abbiamo visto che si parlava di G8, poi di G20, poi di G2 ed ancora di FMI, di WTO et cetera … ma oggi nessuna di queste forme politiche sovranazionali è in grado di comandare il mondo.
In realtà quel che fa girare il mondo è lo sviluppo del capitalismo finanziario e del suo mercato come unico spazio possibile in cui contendono, talvolta si contrappongono, talvolta si alleano, si avvicinano e poi si allontanano poteri e potenze, che a volte sono statali, ma non solo.
Il mercato finanziario globale è lo stesso spazio in cui confluiscono i flussi prodotti dall'Apple ma anche dall'Isis, dagli Stati Uniti ma anche dal turbo-comunis-capitalismo cinese, dai grattacieli della City e dal narcotraffico, dalle nuove potenze economiche continentali come i paesi dell'America Latina alla Russia di Putin. In cui giocano attori statali, ma anche imprese mutinazionali, grandi studi legali e cartelli mafiosi.
In questa frammentazione di poteri ognuno cercar di affermare la propria presenza e il proprio ruolo, condividendo appieno quel unico ambiente capace di dettare a tutti le sue regole, che è lo spazio del mercato finanziario globale.

In questo quadro anche il tema della guerra può essere diversamente interpretato. Guardando la mappa del “piccolo” pezzo di mondo, di cui parliamo in questa occasione, cioè la Siria, c'è di tutto: c'è un regime dittatoriale, ci sono gli interventi delle potenze regionali, di quelle globali, ci sono gli integralisti islamici e ci sono anche compagni che resistono e lottano.
È come se quella mappa fosse la rappresentazione del mondo in un caleidoscopio, dove non vi è qualcuno che guida tutto con una regia unica.
Una volta era tutto più semplice: c'erano i blocchi, ad una mossa sovietica ne corrispondeva una americana, poi c'è stato il tentativo statunitense di definirsi come unico polo egemone, poi c'è stato un mondo in cui emergevano via via nuove potenze continentali, la Cina, l'India l'America Latina (e, a parte, un'Europa sempre traballante). Ma anche questa descrizione non è più sufficiente, perché il mercato unico globale è permanente, attraversato da soggetti che non rispondono più a una logica di sovranità statale, ma che agiscono come potenze, come centri di potere, al pari di altri.

Questi sono ovviamente solo alcuni titoli, temi da approfondire, perché l'idea è proprio che Ya Basta sia uno strumento per capire e per conoscere chi in altre parti del mondo si sta ponendo, come noi, profondi interrogativi nella prospettiva di contribuire a un cambiamento radicale, quanto mai necessario, anche se di fronte abbiamo grandi difficoltà nella costruzione dell'alternativa, della pratica del comune.

Noi ci mettiamo a disposizione per offrire stimoli, attenzione teorica, approfondimenti fuori dalle semplificazioni, perché oggi c'è quanto mai bisogno d'intelligenza, di creatività, di rottura degli schemi dati, per non limitarsi alla testimonianza e alla denuncia, ma per invece affrontare la ricerca in un presente in continuo divenire.

Partiamo oggi parlando di quel che succede in Rojava, che ci propone, nel rompicapo del nostro spazio Euro-mediterraneo, un'esperienza che nella straordinaria resistenza di Kobane, così come è avvenuto con la resistenza zapatista nella Selva del Chiapas, cerca di aprire uno spazio possibile di autonomia ed indipendenza, di autogoverno comunitario - multietnico, multiculturale, multireligioso – caratterizzato dalla continua ricerca di forme della decisione democratica che siano capaci di parlare ai molti, di assumere la pluralità come punto di partenza e di arrivo della pratica politica, di sfuggire ad ogni tentazione identitaria e autoreferenziale, e di confrontarsi con intelligenza con i rapporti di forza dati nello scenario complesso in cui si trova ad operare.

Di seguito vi proponiamo la trascrizione dell'interessante conversazione, avvenuta all'inaugurazione della sede operativa dell'Associazione Ya Basta con MARTIN GLASENAPP (vice-direttore per le relazioni esterne e la comunicazione di Medico International). di ritorno dalla Rojava.

Parto da qualche informazione su quel che sta dietro a ciò che vediamo in televisione, a partire dal fatto che come Medico International operiamo nella regione da tre anni, io personalmente ci sono stato tre volte, e sono di ritorno dalla Rojava da meno di tre settimane.
Prima di descrivere quel che succede in Rojava obbiamo accettare l'idea che parliamo di una parte della Siria.
Non è accettabile per gente di sinistra pensare al fatto che non puoi separare la situazione in Rojava dalla complessiva situazione in Siria. Parto da qualcosa che magari può sembrare poco educato dal punto di vista del “politically correct”: mentre noi oggi siamo seduti qui a discutere della Rojava e della resistenza curda, non ci sono state tante altre occasioni in questi ultimi anni gente di sinistra si sia trovata a discutere della resistenza e della rivolta ad Homs, ad Aleppo e nel resto della Siria.

Parlerò della Rojava, ma per far questo permettetemi di spiegare come si è arrivati a questa situazione in Siria.
Tutto questo è più facile, se citiamo fatti e numeri: pochi giorni fa l'Alto Commissariato per i rifugiati delle Nazioni Unite (UNHCR) ha avuto modo di dichiarare, dati alla mano, che la situazione dei rifugiati in Siria è la più grande catastrofe umanitaria dell'ultimo secolo. Ci sono 23 milioni di abitanti in Siria e ci sono 8 milioni di rifugiati all'interno del paese e 4 milioni all'esterno tra Turchia, Giordania, Libano e Iraq.
Per esempio, in Libano ogni due esseri umani presenti uno è un rifugiato siriano. In Giordania la più grande città per dimensioni è un campo di rifugiati siriani. Il 60 % delle infrastrutture sanitarie in Siria sono state distrutte dalla guerra, l'economia è distrutta, non funziona più niente, le relazioni tra le persone, le forme in cui le comunità erano organizzate localmente, le relazioni di vicinato sono completamente saltate.
La situazione peggiore è nelle campagne, nei piccoli villaggi, in particolare nelle zono abitate dalla popolazione di origine sunnita. E quando parliamo di popolazione sunnita parliamo del 60% della popolazione siriana.
Se vogliamo dare una caratterizzazione, una connotazione allo scontro in atto in Siria possiamo dire che all'inizio questa battaglia si è giocata contro i villaggi, nei territori abitati dai sunniti. Questa è una maniera molto grezza di spiegare la situazione, ma è necessaria per comprendere come mai le forze dell'ISIS sono così rispettate in quelle aree.

Tutto è iniziato nella primavera del 2011, a partire dalle aree periferiche delle principali città siriane come Damasco, Homs e altre, che si erano riempite negli ultimi anni della popolazione contadina più povera, colpita dalla disoccupazione e soprattutto da quelle politiche di shock neoliberale, che Assad aveva imposto negli ultimi tempi distruggendo anche quel tessuto di relazioni, di scambi comunitari che all'interno del regime autoritario garantivano la sopravvivenza di larghi settori della popolazione.
Se volessimo fare un esempio paragonandolo con la situazione della Germania, dopo la fine del regime socialista nella DDR, possiamo dire che è come se avessero totalmente distrutto l'economia socialista di mercato in quel paese, ma avessero mantenuto solo la struttura dei servizi segreti; posssiamo dire la “via cinese” di ristrutturazione dello sviluppo.

Così è partita nella primavera del 2011 la rivoluzione in Siria, in maniera molto simile a quello che è avvenuto in Tunisia e nelle altre situazioni delle cosiddette “Primavere Arabe”. In una situazione che è nata non nel centro delle grandi città siriane, dove era più forte la presenza della vecchia sinistra, delle vecchie strutture del Partito comunista siriano, ma nelle periferie, nelle campagne, le realtà dove le parti più povere della popolazione si trovavano senza nome, senza identità, senza legami comunitari.
Una situazione molto simile a quella verificatasi in Tunisia o in Egitto: niente partito, niente strumenti e forme, cui siamo abituati nella tradizione di sinistra, anche quelle che abbiamo conosciuto in America Latina, con gli zapatisti o con altri. Non c'era partito, non c'erano leader, non c'era neppure una direzione di carattere militare in campo, e neppure le forme tradizionali di comunicazione politica cui siamo abituati.
C'erano solo le masse, la gente.

La dinamica è stata molto chiara:
i luoghi di aggregazione erano le moschee, non perché la rivolta avesse un particolare contenuto religioso, ma perché erano gli unici punti possibili di aggregazione. Le manifestazioni partivano ogni venerdì dopo le celebrazioni religiose e dopo queste manifestazioni le manifestazioni successive erano dei funerali, perché c'era la repressione, i morti. All'inizio le manifestazioni erano pacifiche, poi sono diventate dei funerali, che sono diventati la necessaria risposta al regime.
In Siria non c'era niente di paragonabile a un tessuto di società civile, a spazi pubblici dove fosse possibile ritrovarsi, organizzarsi. Niente di tutto questo era possibile o pensabile.
Era un mix tra una dittatura, il potere di una famiglia e un regime socialista in stile orientale/est europeo. Basti pensare al fatto che la denominazione ufficiale dello Stato continua ad essere “Repubblica Araba Socialista di Siria”.

Adesso possiamo venire alla Rojava. Nessuno si aspettava che cosa è successo nei primi due anni di rivolta in Siria. Erano qualcosa d'inimmaginabile le dimensioni, la forza, la diffusione della rivoluzione contro il regime. Ogni venerdì in ogni villaggio, in ogni quartiere abitato dalla popolazione sunnita, c'erano manifestazioni e scontri con la polizia e l'esercito.
Tutto questo avveniva nella parte centrale del paese, quella più urbanizzata ed era qualcosa assolutamente fuori controllo del regime. Non c'era un centro della protesta, della rivolta per cui non c'era la possibilità di intervenire in termini puramente repressivi.

Quali sono stati i problemi di questa rivolta?
Il primo è che si trattava di una coalizione, di una alleanza semplicemente negativa, contro Assad. Questo significa che venivano avanzate tre rivendicazioni molto semplici: pane, dignità e libertà. Questo si traduceva nella richiesta: basta con il regime, con il sistema, via il Presidente. Ma senza alcuna idea di che cosa si sarebbe potuto costruire dopo.
Teniamo ben in mente che da questo punto di vista il nemico era uno stato secolare, uno stato laico. La religione era proibita in politica in Siria, nonera permessa alcuna commistione tra religione e politica. Ogni partito che avesse un approccio di carattere religioso era vietato. Ovviamente la religione era anche molto importante dal punto di vista del regime, per i rapporti con ogni comunità locale, con ogni moschea, con ogni singola minoranza religiosa. Ma ufficialmente nelle politiche del Baath era vietato qualsiasi riferimento alla religione. Quindi tu avevi questa situazione per cui, da una parte, ti trovavi a lottare contro uno stato laico, con questo discorso ideologico formalmente socialista, ma che aveva sempre gestito in maniera estremamente crudele tutti i problemi della società e l'idea trasmessa alla società siriana era che qualsiasi problema si ponesse dal punto di vista sociale lo si sarebbe affrontato soltanto con l'uso brutale della forza. Dall'altra parte, avevi però uno stato che garantiva istruzione anche superiore e universitaria gratuita, la sanità gratuita e che gli standard di vita medi erano, se paragonati alle altre situazioni mediorientali, incomparabilmente più alti.
Si tratta come potete immaginare di una situazione molto complessa, che non puoi interpretare, analizzare con i classici schemi marxisti.

Adesso non mi soffermo su come le potenze regionali di questa area hanno poi iniziato a fornire armi , organizzare milizie, ad inviare truppe. Questa è la seconda questione.

La prima è come è nata la rivolta e quali sono state le caratteristiche della rivolta.
Quando è iniziata la rivolta il regime è stato costretto a concentrare tutti gli sforzi dell'intervento repressivo sulle zone centrali del paese, perché è lì il centro dell'economia, della vita pubblica, il perno attorno a cui ruotava tutto il Paese. Il regime ha concentrato lì tutti gli sforzi.

Da un lato c'è dunque questa narrazione della rivolta, delle sue similarità con le altre rivolte delle “Primavere Arabe” e poi c'è un'altra storia, quella che riguarda i curdi di Siria, la Siria curda.

La storia della Siria è la storia tipica di uno stato post-coloniale, con una forma rigidamente autoritaria di assimilazione, di “arabizzazione” forzata.
Questo ha significato, fin dall'inizio della storia della repubblica, una forte pressione sulla minoranza curda, addirittura a volte più forte di quella subita dalla minoranza curda in Turchia, e sappiamo che cosa abbia sgnificato.

Se si guarda alla mappa oggi, vediamo i tre cantoni di quella che è la Rojava. Perché sono tre e sono separati?
Nel passato quando parliamo dei territori curdi di Turchia, Siria, Iraq, Iran parliamo di un unico spazio territoriale. A partire dagli anni Sessanta il Baath ha iniziato a costruire quella che hanno definito come la “cintura araba”. È lo stesso sistema con cui Isreale ha fondato e sviluppato gli insediamenti in Cisgiordania. Hanno preso le popolazioni più povere, le tribù lealiste che venivano dal centro della Siria e le hanno portate in mezzo ai territori curdi. Hanno privato dei diritti di cittadinanza i curdi. La definizione ufficiale era “esseri umani che attualmente vivono qui”, ma non cittadini. Questo significava che non potevano acquistare niente, vendere niente, non avevano il permesso di fare niente. Nei confronti di questa repressione c'è sempre stata una forte resistenza in termini di costituzione di un'identità curda, dal punto di vista culturale, linguistico, e degli stili di vita.
Ovviamente questa resistenza è stata profondamente ispirata da parte del movimento di resistenza curdo in Turchia.

Questo significa che per quanto riguarda la Turchia, per lo meno negli ultimi trent'anni, essere curdo non ha significato soltanto un approccio in termini di identità culturale, ma un forte approccio in termini politici.
Significava una precisa appartenenza, una ben definita identità politica.
Oggi questo è un approccio non nazionalistico, multietnico, multireligioso.
Questo significa molto in questa regione.
Questo è molto più del minimo che si possa fare.
Quindi parliamo di popolazioni che vivevano in Siria, ma si riconoscevano in un movimento poliico che aveva un retroterra in Turchia e che era questa forte idea, l'identità politica proiettata verso la costruzione di una società socialista, comunitaria, secondo le idee del PKK, di Abdullah Oçalan, della resistenza curda di Turchia.

Nel momento in cui il regime di Assad si è trovato nell'impossibilità di gestire la rivolta nel centro del paese, i curdi hanno fatto questo ragionamento: “bene, dacci la nostra possibilità di autodeterminarci, noi resteremo qui, noi non attaccheremo il regime, i lealisti, non organizzeremo spedizioni verso Damasco, vogliamo solo la nostra autodeterminazione nella Rojava. Se ci accetti, noi restiamo nei confini della Siria”.
Quello che, a quel punto, ha fatto il regime è stato dire: “bene, noi abbiamo un problema più grande da gestire, la situazione nel centro della Siria. Ai curdi possiamo pensare più tardi. In questo momento le scelte della minoranza curda nel Nord non sono una nostra priorità. “
Questo è l'inizio della storia della Rojava.

Questo spiega perché stiamo parlando di qualcosa di diverso dalla rivolta che è esplosa in Siria, ma al tempo stesso questo non significa che possiamo dimenticare ciò che è successo e sta succedendo in Siria e il diritto di tutta la popolazione siriana a rivendicare diritti e dignità.

Questo spiega perché la Rojava è un progetto di sinistra, è un progetto di emancipazione.
Perché a mio avviso e penso anche a tutti voi, è per questo che interessa quel che sta succedendo in Rojava.
È probabilmente per la prima volta da quarant'anni a questa parte, secondo me per la prima volta a partire dalla prima Intifada, che c'è finalmente nella situazione mediorientale, che è fatta di massacri, scontri, repressioni di tutti i tipi, un progetto che ha invece caratteristiche di emancipazione, di liberazione, un progetto non nazionalista, non settario, non di integralismo religioso.

Siamo qui nella sede di Ya Basta , ovviamente siamo colpiti, ci opponiamo se l'esercito messicano massacra gli indigeni in Messico, ma quello che ci interessa dello zapatismo è l'idea politica che sta dietro questa esperienza, perché è un'idea che parla un linguaggio di carattere universale, non concentrata solo nella Selva del Chiapas, ma che parla a noi tutti.

Questo spiega perché siamo in molti a essere interessati a quel che accade in Rojava ed anche perché Rojava è dappertutto. Che cosa significa? Che è ovunque dove ci siano dei curdi. Questo spiega anche perché ovunque vi sia una presenza curda e di amici della resistenza popolare curda, adesso c'è la possibilità di cambiare il punto di vista dell'opinione pubblica globale.
Tutti sanno dove è Kobane e che cosa è Kobane.

Affrontiamo adesso la situazione attuale e che cosa si dovrebbe fare.
Cerco di spiegare che cosa è successo e che sta succedendo, non da un punto di vista esterno, ma interno alla situazione siriana.
Noi abbiamo una rivoluzione che adesso è diventata una guerra civile.
Guerra civile significa milizie dappertutto. Milizie soprattutto nelle campagne, e soprattutto milizie pagate da altri paesi, da potenze straniere.
Se qualcuno pensa ancora a quel che sta succedendo con i vecchi schemi della sinistra, vi informo che nessuna di queste milizie è pagata dagli americani. Non sono pagati dalla CIA.
Sono pagati dagli stati del Golfo, non formalmente dai governi, per esempi dal Qatar, ma da ricche famiglie e clan di questi paesi.
Per il tipo di situazione che si è prodotta su scala globale, per il tipo di crisi della propria egemonia, gli Stati Uniti non avevano nessuna intenzione di intervenire in Siria. Quindi la radice di questa guerra civile non è un progetto imperialista degli americani per far fuori il regime di Assad. Loro volevano intervenire, ma certamente non in questo modo.

A tre anni dall'inizio della rivoluzione e poi del suo sviluppo in guerra civile, a tre anni dall'inizio della rivoluzione dei curdi nella Rojava, le milizie dell'Isis si sono spostate ed hanno deciso di attaccare la Rojava.
Questo utilizzando tutte le armi, in particolare le armi pesanti, che l'Isis aveva catturato nella regione irachena di Mosul. In particolare quelle armi pesanti che erano state fornite dall'Esercito americano al ricostituito esercito iracheno.
Questo significa che, quando in questi giorni gli americani hanno bombardato le postazioni dell'Isis a Kobane, hanno bombardato i propri armamenti.

Dall'altra parte abbiamo la Turchia.
La Turchia ha il suo problema interno con il movimento rivoluzionario curdo, per il modo con cui il movimento curdo pone il problema della democrazia in Turchia.
La Turchia non è soltanto un normale membro della Nato, dunque di un'alleanza politico-militare occidentale, è una sub-potenza regionale a tutti gli effetti.
Questo significa che gli americani devono chiedere, “pregare” la Turchia di concedere l'autorizzazione anche all'aviazione americana di utilizzare le proprie basi e lo spazio areo. Per esempio quella di Inçirlik è una base Nato, ma dove per volare l'aviazione statunitense deve ottenere l'autorizzazione dalla Turchia.
Da questo punto di vista gli americani sono andati letteralmente “via di testa” per l'appoggio dato dai turchi all'Isis.

Dopo aver conquistato Mosul, l'Isis, come sapete, ha attaccato l'area in cui vive la minoranza yazida.
In quel momento il naturale alleato degli americani, il governo del Nord Iraq, cioè del Sud Kurdistan, il governo di Barzani è completamente svanito e ha totalmente rinunciato a difendere gli yazidi.
Nelle montagne di Sinjar parliamo di 5.000 yazidi che non sono stati semplicemente ammazzati, ma sono stati letteralmente massacrati dall'Isis. Una vera e propria carneficina. 3.000 giovani donne e bambini presi come schiavi.
Ed è a questo punto che le formazioni guerrigliere del PKK dal nord e le formazioni della Rojava dall'ovest sono intervenute per proteggere e salvare gli yazidi.
Sono riusciti ad aprire un corridoio umanitario di 60 kilometri per portare al sicuro dalle montagne dello Sinjar la popolazione degli yazidi. Questo solo con furgoncini e armamento leggero. Questo è stato l'inizio del vero cambiamento nel come il mondo ha guardato alla popolazione curda di Siria.
Tutto il mondo doveva accettare l'idea che a salvare gli yazidi non era stato l'Occidente, l'esercito americano, Barzani o il governo dell'Iraq, ma era stata la sinistra rivoluzionaria curda.
I curdi “cattivi”, inaccettabili, quelli che credono “nella caduta degli dei”, e che hanno come proprio riferimento Oçalan.

Questa è stata anche la prima volta in cui l'esercito americano è intervenuto, perché la città di Erbil era in pericolo. Dal punto di vista degli americani le montagne del Sinjar non erano importanti, mentre Erbil era decisiva, non potevano permettersi la caduta di Barzani. Ed è a questo punto che i governi occidentali, anche la Germania per la prima volta, hanno iniziato a rifornire di armi i curdi, ovviamente quelli del nord Iraq, per iniziare la controffensiva e spingere l'Isis fuori dai territori del Kurdistan iracheno, di nuovo verso il centro della Siria, verso Raqqa che è il loro quartier generale.

In questo momento inizia il flusso dell'Isis verso Kobane. Perché?
Ci sono diverse ragioni.
Distruggere Kobane significava distruggere il cantone centrale dell'esperienza della Rojava, lasciare solo i due cantoni più periferici. Distruggere Kobane significava distruggere l'idea di un autogoverno comunitario della regione.
Conquistare Kobane significava avere un tratto completamente libero di 150 kilometri di confine con la Turchia. Questo significava che lo Stato Islamico era ai confini dell'alleanza occidentale.

Il secondo punto era distruggere Kobane perché dal punto di vista politico del progetto della Rojava, Kobane è molto importante.
La farò breve, ma questo è un punto molto importante. Anche prima che iniziasse la rivoluzione c'erano molti e diversi partiti curdi in Siria. C'erano piccoli partiti, partiti a struttura familiare, partiti della classe media. Più o meno tutti collaboravano con il regime. La regione di Kobane è estremamente povera. La città di Kobane è stata fondata solo negli anni Trenta, dopo la Prima guerra mondiale. Fino ad allora non c'erano realtà urbane, c'era soltanto un punto dove si trovavano popolazioni nomadi. La popolazione è nel frattempo cresciuta, però parliamo di una realtà molto isolata, dove vivevano i più poveri.
Quando è nata e si è sviluppata l'esperienza del PKK in Turchia, hanno iniziato a fare intervento politico soprattutto nelle aree dove la popolazione curda era più povera. Per quanto riguarda la Siria il PKK iniziò ad intervenire ed a lavorare proprio su Kobane. Questo significa che, anche dal punto di vista delle dinamiche politiche interne al movimento di liberazione curdo, Kobane è il vero cuore della Rojava. Molti leader, molti combattenti del PKK vengono da Kobane, che è stato il primo dei cantoni a dichiararsi indipendente.
Questo significa che dopo la prima settimana degli attacchi dell'Isis, quando la resistenza a Kobane ha dichiarato “noi non ci arrenderemo mai, devono massacrarci tutti, venirci a prendere casa per casa”, questo non significa immaginare la Masada dei curdi o la Stalingrado dei curdi, ma significa che se non fossero stati in grado di proteggere Kobane, il cuore appunto della rivoluzione curda, nessun altro cantone si sarebbe più sentito sicuro.

Tanto per capirci, anche se tu hai un preciso progetto politico questo non significa che l'intera popolazione sia completamente convinta, devi continuamente convincerla. Una larga fetta della popolazione di Rojava sta dicendo “non è che io sia proprio convinto di queste curiose, strane idee di Oçalan”, però intanto io qui sono protetto.

Non succede proprio dappertutto da quelle parti che ci siano donne che danno ordini, che non prendono ordini, che si organizzano e sono protagoniste.
Tanto per capirci la responsabile delle forze di polizia a Kobane è una ragazza di 28 anni. E' lei che da gli ordini agli uomini. In ogni settore, in ogni parte di questo sistema di autogoverno comunitario, c'è un preciso sistema di quote: c'è un uomo e una donna. Dappertutto è 50 e 50. Qualsiasi cosa succeda a casa, da un punto di vista pubblico è 50 e 50.

Questo significa che non è certo che tutti siano entusiasti di questa situazione, dell'idea di costruire una società così. Se Kobane fosse caduta, il messaggio per la gente della classe media, per i cristiani, per gli armeni, per le altre componenti della popolazione ed anche per tutti i rifugiati che sono arrivati dalle zone centrali della Siria, sarebbe stato “voi non siete in grado di proteggerci e le vostre idee politiche mi convincono ancora meno”.
Questo lo sappiamo anche per la pratica nostra politica di sinistra, negli ultimi vent'anni in Europa, che se noi avessimo solo avuto a che fare con la gente totalmente convinta, avremmo sicuramente sempre perduto.
Costruire una società non significa costruire un partito.
E' qualcosa di più e di più complesso. Questo significa che se in Kobane fossero rimasti solo quelli convinti, i ragazzi di 20 e 25 anni in armi, che erano convinti di combattere fino alla morte, avrebbero perso. Invece per loro è stato assolutamente necessario, un bisogno fondamentale, avere intorno anche quelli più moderati, i liberal, e porsi il problema della costruzione di uno spazio pluralistico di partecipazione e consenso attorno a questa esperienza.

Ed anche per noi esprimere solidarietà a Kobane e sviluppare iniziative di solidarietà significa semplicemente dare a questo esperimento democratico una possibilità in più.
È solo una possibilità, noi non sappiamo quali saranno i risultati, ma il nostro dovere è lavorare perché abbiamo questa possibilità.
Noi non sappiamo come andrà a finire, potrebbe anche finire in un'altra Albania.
Il punto adesso è questo: oggi pare che la città sia stata liberata, grazie alla coraggiosa resistenza del popolo di Kobane, grazie alla incredibile e straordinaria resistenza della popolazione curda in Turchia ed anche grazie, anche se è più difficile e complicato come ragionamento da fare, all'aviazione degli Stati Uniti d'America che hanno bombardato l'Isis.
Questa è la realtà che noi dobbiamo accettare e comprendere.
La città è liberata, ma sono circa 300 i villaggi nelle campagne che sono ancora sotto la pressione dell'Isis, e tutti i rifugiati che sono al di là del confine turco vogliono ritornare indietro nelle loro case.

La richiesta principale che viene dalla popolazione di Kobane e che noi dobbiamo tenere ben in mente, se pensiamo a cosa è necessario fare, al di là di tutte le discussioni complicate sul ruolo della Nato o che avvillupano la sinistra europea sul fatto se sia giusto o no mandare armi, è quella di avere un corridoio umanitario.
È un corridoio umanitario non per andarsene, ovviamente lo devono poter usare anche le persone anziane o con problemi che vogliono uscire, ma soprattutto per arrivare, per poter far entrare a Kobane tutti i miliziani, tutti gli attivisti che vogliono partecipare alla resistenza e alla riconquista di tutta la regione.
Un corridoio dove possano passare tutte le cose che servono, sia da un punto di vista umanitario, sia da un punto di vista militare.
Questa è una grande opportunità per questa sinistra europea che si pone sempre il problema di discutere sull'imperialismo, i piani della Nato, che cosa sta dietro a tutto questo et cetera.
Qui e ora invece il problema è molto semplice: la lotta di Kobane è tutt'altro che finita, “dateci gli strumenti per combattere questa battaglia.”

La cosa importante con cui vorrei chiudere è che evidentemente lo spirito di Genova 2001, lo spirito della resistenza non è finito.
Ci sono posti che noi non avremmo mai immaginato, come queste regioni del Kurdistan, che ci costringono a pensare questa possibilità del cambiamento, non soltanto per fare qualcosa per i curdi, ma nei prossimi mesi ci costringeranno a pensare che cosa possiamo fare con i curdi, insieme a loro.

Comunicado sobre el fin de la huelga de hambre de anarquistas presos

De manera colectiva y coordinada el día 17 de octubre decidimos levantar la huelga de hambre. Creemos que el carácter reivindicativo de negación y profundo desprecio a las cárceles y el sistema podrido desde sus raíces que lo rige, se ha cumplido, y lo seguiremos negando desde la cotidianidad de nuestras vidas, ya sea dentro o fuera de la prisión.

A toda la gente solidaria
 
A los medios libres:

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Global Day of Action for Ayotzinapa: Wednesday 22nd October, 2014

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Global Day of Action for Ayotzinapa: Wednesday 22nd October, 2014

 

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Action in London:

WEDNESDAY 22 OCTOBER, 5PM: DEMONSTRATION – please note CHANGE of venue

THIS WEDNESDAY 22 OCTOBER, 5PM: POTTERS FIELDS PARK (we’ll meet by the side of the river), FOR THE RETURN OF THE 43 DISAPPEARED STUDENTS IN AYOTZINAPA, GUERRERO. THIS IS PART OF A GLOBAL ACTION DAY CALLED BY THE RELATIVES OF THE DISAPPEARED, SO LET’S RAISE OUR VOICES FROM ALL OVER THE WORLD
VIVOS LOS LLEVARON, VIVOS LOS QUEREMOS!
THEY TOOK THEM ALIVE, WE WANT THEM ALIVE!

 

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Action in Edinburgh:

PROTEST IN SUPPORT OF THE KILLED AND MISSING IN AYOTZINAPA WEDNESDAY AT 12:30                                                                                                                         TOP OF MIDDLE MEADOW WALK, NEAR TO LAURISTON PLACE

 

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Sign the Open Letter from Abroad, to be published on Wednesday:

https://ayotzinapasomostodos.wordpress.com/

 

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