l@s zapatistas no están sol@s.

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Esta es la nueva pagina de europa Zapatista : Contiene noticias y artículos publicados en los sitios web y blogs de los diferentes colectivos europeos solidarios con l@s zapatist@s y con los de abajo y a la izquierda. Permitiendo así colectivizar e intercambiar la información desde nuestros rincones.

Estado de la pagina

Número de artículos:
10  15  20 

 

BoCa En BoCa #36 Agosto 2015

tags : #36, 36, boca, boca en boca, pl-fr,


BoCa En BoCa es una revista independiente que pretende difundir lo que ocurre en las comunidades organizadas en Chiapas. A través de resumenes o fragmentos de sus comunicados el objetivo es generar solidaridad entre los pueblos transmitiendo sus palabras.




Enlaze Zapatista presenta su nuevo sitio web

tags : pl-fr, zapatista,

Grieta logoMéxico: Dan a conocer el portal de noticias “Grieta: Medio para armar…”

Publicado por: POZOL COLECTIVO 
México, 3 de septiembre. Como resultado de un esfuerzo por dar a conocer las diferentes resistencias de la sociedad organizada en México, el equipo de Enlace Zapatista, da a conocer el sitio web: “Grieta: medio para armar”. En dicho portal, se recopila y se difunde información actual de las luchas tanto del campo como de la ciudad, por la defensa de la tierra y territorio.
La forma de abordar los temas en este nuevo medio se da de manera profunda, pero a la vez es muy entendible para todas aquellas personas que acudan a consultarlo.
En la página de Grietas, se da a conocer de manera sistematizada información sobre los diferentes estados de la república y el Distrito Federal. Por ejemplo en el apartado denominado Megaproyectos, se podrá consultar sobre temas como Minería, Hidrocarburos, Parques eólicos, Proyectos hídricos, Comunicaciones y Transportes, Recursos forestales, Turismo, Agroindustria, Áreas Naturales Protegidas, Proyecto Integral Morelos (PIM), Zonas Económicas Especiales (ZEE), Zonas de Desarrollo Económico y Social (ZODES), los cuales están debidamente explicados.
Otro de los apartados del sitio es Los Espejos de la Resistencia, que contiene información sobre la organización y lucha de las comunidades integradas en el Congreso Nacional Indígena (CNI).
En la página también se da a conocer la palabra del EZLN, del seminario el Pensamiento Crítico Frente a la Hidra Capitalista, así como temas nacionales en materia de feminicidios, condiciones de vida y trabajo de jornaler@s, personas migrantes, personas desaparecidas, así como sobre la violencia contra las y los periodistas.
Para su labor de información el portal Grietas, retoma información tanto de los “medios de paga” locales y nacionales, organizaciones sociales, así como de los “medios libres, alternativos, autónomos o como se llamen”.
Dirección del portal Grietas: http://www.grieta.org.mx/

EnConstruction2


Video de la peregrinacion del Pueblo Creyente de las Margaritas

tags : margaritas, pl-fr, video,
x KomanIlel

 

leer el comunicado leido tras de la peregrinacion

Video en Français sur l'histoire des familles zapatistes de Banavil, déplacées depuis 2011

tags : pl-fr, video,

Plusieurs familles zapatistes de la communauté de Banavil ont été déplacées de leur communauté en 2011, et luttent depuis pour pouvoir retourner travailler leur terre et que justice se fasse au sujet de la mort toujours impunie d'un de leurs membres.

Dans un contexte de guerre de contre-insurrection, des familles sympathisantes de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) ont été agressées le 4 décembre 2011 dans la communauté de Banavil (municipalité de Tenejapa, Chiapas).

Alonso López Luna a été séquestré et a disparu. Le reste de la famille a été forcé de se déplacer.

Ils vivent aujourd'hui à San Cristóbal de Las Casas, où leurs sont déniés leurs droits à la terre, à la santé, à l'éducation et à l'alimentation.

http://komanilel.org/2015/08/09/doc...

A un mois de l'agression militaire contre Ostula

tags : ostula, pl-fr, un,

A un mois de l'agression militaire contre Ostula, de l'assassinat d'Hidilberto, et de l'emprisonnement de Cemeí

Santa María Ostula, municipalité d'Aquila, Michoacán, 19 août 2015

Aux peuples du Mexique et du monde

Au Congrès National Indigène

A l'Armée Zapatiste de Libération Nationale

A la Sexta nationale

Aux organismes de défense des droits humains honnêtes

A tous les médias libres

Depuis la communauté indigène d'Ostula, nous vous adressons cet appel urgent, car cela fait maintenant un mois que notre frère, commandant et compañero Cemeí Verdía Zepeda a été incarcéré, et que la violence physique et psychologique s'est abattue sur nous, les comuner@s d'Ostula.

Répression durant laquelle certain.e.s de nos comuner@s ont été blessés, et durant laquelle l'enfant Hidelberto Reyes García a été brutalement assassiné, comme cela a été largement diffusé par de nombreux médias et durant de nombreuses visites de divers organismes, qui soi-disant étaient venus pour réaliser un travail d'investigation sur les faits lamentables du 19 juillet dernier, mais qui, loin de dire la vérité, répondent aux intérêts du gouvernement et des grands capitalistes nationaux et transnationaux.

Depuis cette date, nous maintenons les exigences suivantes :

1. La liberté immédiate et inconditionnelle du commandant Cemeí Verdía Zepeda, et le retrait des fausses accusations existantes à son encontre.

2. La condamnation des responsables et des membres des corporations militaires et policières qui ont assassiné l'enfant Hidilberto Reyes García, qui ont roué de coups et blessé différents comuneros, et détruit des biens de la communauté d'Ostula.

3. La réparation des dommages causés à la communauté d'Ostula, et la dévolution des articles suivants : quatre émetteurs radio, et le tampon d'identification du conseil de vigilance.

4. La présentation en vie des comuneros disparus, et la condamnation des auteurs intellectuels et matériels des assassinats des comuneros appartenant à la communauté d'Ostula durant les quatre dernières années, assassinats restés impunis jusqu'à ce jour.

5. Le respect, la reconnaissance et la dévolution de garanties permettant le fonctionnement de la police communautaire des municipalités d'Aquila, Coahuayana, Chinicuila et Coalcomán, vu que ce sont les véritables gardiens des peuples originaires.

6. Nous manifestons notre rejet des mégaprojets touristiques et miniers, qui, au sein de notre territoire nahua, prétendent détruire et saccager les ressources minières, et privatiser nos plages.

7. Que cessent la désinformation et la création de groupes de choc au sein du peuple nahua.

Nous dénonçons le fait que, au moment de la rédaction, nous n'observons aucune réponse de la part du gouvernement fédéral, ni de la part du gouvernement du Michoacán. Nous nous rendons compte que l'armée mexicaine n'a pas été condamnée, bien au contraire : elle a été récompensée avec des augmentations et des diplômes pour sa participation aux faits délictueux mentionnés plus haut, raison pour laquelle nous accusons les gouvernements d'être responsables de cette impunité, du fait de ne pas avoir condamné les coupables de l'agression.

Notre unique délit est la défense de notre Terre-Mère face aux intérêts des puissants, qui prétendent s'emparer et nous déposséder du territoire communal où reposent nos ancêtres. C'est l'une des raisons pour laquelle jamais nous n'abandonnerons et ne laisserons tomber cette lutte.

Nous rendons les deux niveaux de gouvernement (FÉDÉRAL ET DU MICHOACÁN) responsables de toute agression, détention, disparition, séquestration et violations de nos droits en tant que peuple originaire de Santa María Ostula.

Et de plus, nous nous joignons aux exigences suivantes :

1. La réapparition en vie des 43 jeunes étudiants d'Ayotzinapa, Guerrero, ainsi que la justice pour les 3 jeunes qui furent assassinés.

2. Liberté pour tous les prisonniers politiques du pays et du monde.

3. L'annulation du projet d'autoroute que les gouvernements prétendent construire à Xochicuautla, municipalité de Lerma, Etat de Mexico.

4. Halte à la guerre d'extermination contre les peuples originaires.

5. Que soient expulsés les groupes paramilitaires et les groupes de choc des peuples indigènes.

6. Que soient respectées les communautés bases de soutien de l'armée zapatiste de libération nationale, et condamnés de manière effective les assassins du compañero Galeano.

Bien à vous

Communauté indigène de Santa María Ostula

“Nous autres luttons pour la vie et pour la paix, nous ne luttons pas pour le pouvoir, encore moins pour la mort”.

“Jamais plus un Mexique sans nous”

COMMUNIQUÉ CONJOINT DE SANTA MARIA OSTULA ET DE COMUNEROS DE LA COMMUNAUTÉ DE POMARO

AU PEUPLE DU MEXIQUE ET AUX PEUPLES DU MONDE

“NOUS AVONS UN ENNEMI COMMUN : LE CAPITALISME”

Aujourd'hui 16 août 2015, les autorités agraires et civiles de Santa María Ostula et plus d'une cinquantaine de comuneros de Pómaro travaillant à la reconstruction de leur communauté, appartenant tout comme Ostula au peuple nahua de la région côtière du Michoacán, avons réalisé une réunion de travail et décidé de rendre publique notre décision de marcher côte à côte et d'unifier notre peuple, face aux attaques perpétrées par le capitalisme contre nos communautés au travers des programmes et des actions du mauvais gouvernement, agissant en complicité avec les cartels mafieux et les entreprises transnationales afin de nous spolier de nos terres et de voler nos ressources naturelles ; ceci est notre parole :

PREMIEREMENT.- LA COMMUNAUTÉ DE SANTA MARÍA OSTULA lutte pour la défense de ses terres communales et contre les groupes criminels qui durant les deux années antérieures se sont dédiées au vol de ses ressources forestières, avec le soutien du président municipal aujourd'hui en prison, Juan Hernández Ramírez, également responsable de la tentative d'assassinat contre le commandant général de la communauté, Cemeí Verdía Zepeda. En ce moment la communauté, en plus de sa revendication primordiale à ce que soit respectée la totalité de ses terres, de ses forêts et de ses sources d'eau, exige :

1/ La libération immédiate et inconditionnelle du commandant général de la police communautaire d'Ostula, Cemeí Verdía Zepeda ;

2) La condamnation des membres de l'armée mexicaine, de la marine militaire du Mexique, de la Police fédérale Préventive et de la police de l'Etat du Michoacán (dénommée Force Citoyenne), ayant participé à l'attaque perpétrée contre la communauté le 19 juillet dernier, attaque durant laquelle est décédé l'enfant Hidelberto Reyes García, et durant laquelle de nombreux comuneros furent blessés.

3) L'arrestation des chefs régionaux du cartel des Templarios, et le véritable démantèlement de ce cartel.

4) Le respect et la dévolution de garanties de fonctionnement pour les polices communautaires d'Ostula et pour les polices communautaires et les auto-défenses des municipalités d'Aquila, Coahuayana, Coalcomán et Chinicuila ;

5) La condamnation des responsables des disparitions et des assassinats des comuneros d'Ostula, depuis 2008 jusqu'à aujourd'hui.

DEUXIÈMEMENT.- LA COMMUNAUTÉ DE SANTA MARÍA OSTULA fait partager l'expérience de la division qui existait au sein de la communauté du fait de l'intervention des partis politiques dans l'élection de ses autorités agraires et civiles, les groupes de pouvoir parrainant les évènements en invitant des mariachis, en offrant des repas et même des boissons, les campagnes politiques triomphales engendrant de nombreuses souffrances dans notre communauté. Le communauté fit preuve de volonté afin de s'organiser et de se décider à expulser les partis politiques, en désignant les responsables du maintien de l'ordre, les chefs de démarcation et les commissaires des biens communaux de manière traditionnelle et uniquement au travers de l'assemblée générale, sans aucun compromis avec les groupes de pouvoir, en obéissant au principe que le peuple commande et le gouvernement obéit.

TROISIÈMEMENT.- LA COMMUNAUTÉ INDIGÈNE DE PÓMARO a toujours été unie à sa communauté sœur d'Ostula, soutenant en 2009 la lutte entreprise par cette dernière pour récupérer les terres de la nouvelle démarcation agraire de San Diego Xayakalan ; toutefois les autorités corrompues de Pómaro, dirigées par celui qui était alors son commissaire des biens communaux avant de devenir président municipal d'Aquila, Juan Hernández Ramírez, ont toujours été opposés à l'UNITÉ entre les deux communautés. De manière précise, Juan Hernández Ramírez, une fois président municipal, s'est allié à Servando Gómez Martínez, alias la Tuta [leader charismatique du cartel des Caballeros Templarios, aujourd'hui emprisonné] afin de voler les minerais présents dans les mines existantes au sein de la communauté de Pómaro, en complicité avec les autorités corrompues de la communauté. Aujourd'hui, il y a chaque fois plus de comuneros de Pómaro convaincus de la nécessité de défendre leurs terres, et déçus du fait que Juan Hernández Ramírez se soit converti en lieutenant du crime organisé.

QUATRIÈMEMENT.- LA COMMUNAUTÉ INDIGÈNE DE PÓMARO ne soutient pas le blocage de l'autoroute fédérale côtière numéro 200 mis en place au niveau de la communauté de Maruata, et dirigé par Mohamed Ramírez Méndez, cousin de Juan Hernández Ramírez, excandidat de la mafia et du Parti Vert Écologiste Mexicain à la municipalité d'Aquila. Ce blocage n'a fait l'objet ni d'une consultation, ni n'a été approuvé par l'assemblée de Pómaro, et n'a d'autre objectif que d'exercer une pression afin que le groupe lié à Juan Hernández Ramírez et au cartel des caballeros templarios conserve le pouvoir au sein de la municipalité d'Aquila.

CINQUIÈMEMENT.- Nos deux communautés s'engagent à rester unies afin de faire face au capitalisme et aux programmes gouvernementaux visant à fragiliser le régime comunal, ainsi qu'à réaliser des réunions périodiques afin de freiner dans un premier temps la mise en place du programme PROCEDE et/ou FANAR [programmes gouvernementaux de privatisation des terres communales], ou son futur équivalent, car la fonction de ce programme est d'exterminer les communautés de la région et de tout le pays.

Santa María Ostula, 16 août 2015.

Les autorités agraires et civiles de la communauté indigène de Santa María Ostula

Le groupe de comuneros de Pómaro pour la reconstruction de leur communauté

communiqués originaux disponibles ici : www.centrodemedioslibres.org...

www.centrodemedioslibres.org...

traduction 7nubS

Tunisia: l'emblematica vicenda dei rifugiati di Chou­cha deportati al confine algerino

Per raccontare la Tunisia di oggi, stretta tra autoritarismo ed integralismi, non si può far a meno di inserire un altro pezzo nel puzzle. La Tunisia è terra di emigrazione ma oggi è anche luogo in cui arrivano, sospinti da conflitti, diseguaglianze economiche e devastazioni ambientali, migliaia di uomini e donne.
La vicenda che ci narrano gli articoli di Martina Tazzioli e Sana Sbouai ci fanno capire quel che succede nel Paese dei gelsomini e ci portano ad ampliare lo sguardo per comprendere i drammi e le ipocrisie ufficiali che stritolano le vite di migliaia di uomini e donne.

In Tunisia rifugiati tra carcere e deportazione
di Martina Tazzioli

Ore cin­que del mat­tino, 1 set­tem­bre, Tunisi. A dare la noti­zia al tele­fono è uno dei rifu­giati del campo di Chou­cha, al con­fine con la Libia: «Ci stanno por­tando al con­fine con l'Algeria, ci mol­le­rano nel deserto, siamo…». Poi la chia­mata si inter­rompe, uno dei poli­ziotti, pro­ba­bil­mente strappa di mano il tele­fono a O.; da quel momento per tutta la mat­tina si per­dono le tracce dei dieci ragazzi, nige­riani e suda­nesi, da una set­ti­mana dete­nuti nella pri­gione di War­dia a Tunisi per aver pro­te­stato di fronte alla dele­ga­zione dell'Unione euro­pea chie­dendo di essere tra­sfe­riti in Europa, e che i fun­zio­nari UE hanno lasciato arre­stare dalla poli­zia tuni­sina. Poi un sms dopo qual­che ora: «La poli­zia ci ha lasciato alla fron­tiera alge­rina, vicino Kasserine».

Men­tre l'Unione euro­pea si appre­sta a pas­sare alla fase due della mis­sione mili­tare Euna­v­for e firma accordi bila­te­rali con i paesi afri­cani per bloc­care le par­tenze dalla Libia, la Tuni­sia, una pre-frontiera d'Europa par­ti­co­lar­mente cru­ciale in que­sto momento vista la pros­si­mità geo­gra­fica con la Libia, arre­sta e deporta verso l'Algeria rifu­giati e richie­denti asilo. La costru­zione delle pre-frontiere euro­pee comin­cia anche lasciando che i cosid­detti «paesi terzi» «gesti­scano» a loro modo migranti e rifu­giati, non importa se bloc­can­doli nel deserto di Chou­cha per quat­tro anni o depor­tan­doli nel deserto algerino.

Que­sto è quanto accade in Tuni­sia, Paese che pur avendo fir­mato la Con­ven­zione di Gine­vra a oggi non ha ancora una legge sull'asilo; e que­sto fa sì che anche coloro che hanno otte­nuto la pro­te­zione inter­na­zio­nale dall'Alto Com­mis­sa­riato per i Rifu­giati pos­sano essere arre­stati e dete­nuti, rischiando di essere poi depor­tati nel deserto alge­rino. Rifu­giati ille­ga­liz­zati dalle auto­rità tuni­sine per i quali sono sem­pli­ce­mente migranti irre­go­lari sul ter­ri­to­rio. O richie­denti asilo che, come le dieci per­sone depor­tate ieri mat­tina nel deserto alge­rino, erano stati ille­ga­liz­zati (la non con­ces­sione del diritto d'asilo li ha tra­sfor­mati in migranti irre­go­lari sul ter­ri­to­rio tuni­sino) nel 2012 dall'Unhcr, che come a molti altri in fuga dalla Libia e arri­vati al campo di Chou­cha, sono stati dinie­gati della pro­te­zione internazionale.

L'Unione europea ormai verso l'esternalizzazione della crisi a «paesi terzi»

Se da un lato la Tuni­sia ha finora sem­pre resi­stito alla pres­sione dell'Ue rivolta a costruire campi e strut­ture deten­tive finan­ziati dall'Europa, dall'altro la «gestione» dei migranti pro­ve­nienti dalla Libia rea­lizza in parte quello che i paesi euro­pei si aspet­tano, ovvero fare in modo che que­sti, in un modo o nell'altro, non arri­vino sull'altra sponda del Medi­ter­ra­neo. La pri­gione di War­dia, situata in quar­tiere peri­fe­rico di Tunisi con lo stesso nome, è uno dei luo­ghi, inac­ces­si­bile alla mag­gior parte degli avvo­cati, che il governo tuni­sino uti­lizza per far spa­rire i richie­denti asilo dal ter­ri­to­rio. A War­dia però sia l'Alto Com­mis­sa­riato per i rifu­giati che l'Organizzazione Inter­na­zio­nale per le Migra­zioni (Oim) pos­sono acce­dere, ma non risulta che le due orga­niz­za­zioni abbiano ripor­tato cosa accade all'interno, e soprat­tutto non ven­gono seguite le tracce di chi da War­dia improv­vi­sa­mente scom­pare. Una volta arre­stati e por­tati a War­dia, i rifu­giati ven­gono minac­ciati dalla Garde Natio­nale tuni­sina di essere depor­tati in Alge­ria nel caso in cui ad acqui­stare con i pro­pri mezzi eco­no­mici un biglietto aereo per fare ritorno nel pro­prio Paese di origine.

Tra loro vi sono anche fami­glie di siriani, a cui la Tuni­sia non ha con­cesso un per­messo di sog­giorno né una pro­te­zione uma­ni­ta­ria. A War­dia fini­scono anche coloro che arri­vano dal mare: di fatti, in que­sto momento con l'inasprimento dei con­trolli alla fron­tiera libica e la costru­zione in corso del muro pia­ni­fi­cata dal governo tuni­sino, in Tuni­sia arriva solo chi viene soc­corso dalla Guar­dia Costiera tuni­sina nel ten­ta­tivo di arri­vare in Europa dalla Libia. «Sulla nostra imbar­ca­zione, par­tita dalla città di Zwhara, era­vamo 97 eri­trei, e molti come me ave­vano già otte­nuto l'asilo poli­tico. Al largo della Tuni­sia siamo stati sal­vati dalle auto­rità tuni­sine», rac­conta R., rifu­giato eri­treo «ma poi giunti nel porto di Zar­zis 60 di noi sono stati por­tati a War­dia, dove siamo rima­sti un mese». Senza alcuna giu­ri­sdi­zione che ne rego­la­menti il fun­zio­na­mento, War­dia resta un luogo rispetto a cui non è pos­si­bile avere numeri su chi entra e chi esce. E alla totale opa­cità di que­sta pri­gione va ad aggiun­gersi anche l'invisibilità di altri cen­tri deten­tivi per migranti, il cui numero sem­bra oscil­lare tra dieci e tre­dici, sparsi nel Paese. Cen­tri di cui ha dato nota il dos­sier redatto nel 2013 dall'Alto com­mis­sa­rio per i Diritti Umani dell'Onu Fra­nçois Cre­peau e di cui par­lano molti migranti in Tunisia.

Dal 2011 lo spazio-frontiera tuni­sino è diven­tato paese di tran­sito ma anche, sem­pre piú, paese di «immi­gra­zione invo­lon­ta­ria»: in effetti, molte delle per­sone in fuga dalla Libia restano intrap­po­late in Tuni­sia in un limbo giu­ri­dico che impe­di­sce loro di pro­ce­dere in qua­lun­que dire­zione. Con le molte domande di asilo dinie­gate dall'Unhcr, che tra­sforma dun­que richie­denti asilo in migranti irre­go­lari sul ter­ri­to­rio tuni­sino, e a fronte dell'impossibilità per chi ottiene la pro­te­zione di essere rego­la­riz­zato dalle auto­rità tuni­sine, per molte e molti migranti arri­vati in Tuni­sia, i muri della pri­gione di War­dia non sono gli unici: il rifiuto dei paesi euro­pei di garan­tire il reset­tle­ment ai pochi rima­sti al campo di Chou­cha, l'assenza di una legge sull'asilo e la tassa di 80 euro men­sili per ogni mese tra­scorso da irre­go­lare da pagare per rien­trare nel pro­prio Paese di ori­gine sono solo alcuni degli osta­coli che bloc­cano i rifu­giati in Tunisia.

E il governo tuni­sino cerca d'altro canto di risol­vere il pro­blema delle pre­senze non volute disper­dendo i migranti sul ter­ri­to­rio ed effet­tuando depor­ta­zioni nel deserto alge­rino, sem­pre piú fre­quenti nell'ultimo anno, senza che peral­tro vi sia un accordo tra i due Paesi.

Con l'invisibilizzazione poli­tica dello spazio-frontiera tuni­sino, cer­ta­mente defi­lato rispetto ai riflet­tori pun­tati in que­sto momento sulla sponda nord e sui numeri di som­mersi e sal­vati nel mare Medi­ter­ra­neo che scan­di­scono i pic­chi di atten­zione media­tica, diventa dif­fi­cile par­lare dei «pic­coli numeri» che attual­mente carat­te­riz­zano il con­te­sto migra­to­rio della Tuni­sia. Non solo, guar­dando alle pri­gioni segrete tuni­sine esclu­si­va­mente attra­verso il metro del rispetto dei diritti umani si rischie­rebbe di cor­ro­bo­rare la nar­ra­zione dell'Unione euro­pea, pronta a fir­mare accordi con dit­ta­ture afri­cane come quella eri­trea e insieme a con­dan­nare l'inottemperanza dei paesi terzi nei con­fronti degli stan­dard inter­na­zio­nali uma­ni­tari. Tanto piú che in que­sto momento gli stati euro­pei stanno dando prova di met­tere in atto ovun­que vere e pro­prie cacce ai migranti.

Il dos­sier pub­bli­cato dal sito Sto­rie­mi­granti, Rifu­giati in Tuni­sia: tra deten­zione depor­ta­zione, frutto di un lavoro di ricerca pos­si­bile attra­verso le testi­mo­nianze rac­colte in diretta tele­fo­nica con rifu­giati dete­nuti a War­dia. E que­sto dos­sier guarda alla Tuni­sia per mostrare e con­te­stare gli effetti delle poli­ti­che di ester­na­liz­za­zione dell'Unione euro­pea che, diret­ta­mente strin­gendo accordi con i paesi terzi, o indi­ret­ta­mente lasciando che siano que­sti a gestire a loro modo il «pro­blema», cerca di mol­ti­pli­care le pro­prie pre-frontiere.

Tratto da Il Manifesto 2 settembre 2015

Sullo stesso tema vedi il contributo del 1 agosto di Martina Tazzioli in Tutmonda


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Camp de réfugiés de Choucha, à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Avril 2011. Crédit image : Guerric Per gentile concessione del sito Inkyfada.com

Tunisia: espulsione di migranti alla frontiera algerina
Sana Sbouai

Detenuti al Cento di accoglienza e orientamento di Ouardhya per 9 giorni, un gruppo di migranti si ritrova espulso e abbandonato alla frontiera algerina dalle autorità tunisine

Ci hanno portato alla frontiera algerina. Ci hanno portato di forza verso l'Algeria."

Bright Samson, che è scappato dalla guerra in Libia nel 2011 e che da quel momento vive nel campo di Choucha, chiama alle 11h di mattina e conferma che con altri 12 migranti, tutti detenuti al centro di accoglienza e orientamento di Ouardhya, si trovano in strada verso la frontiera algerina per l'espulsione. Al momento della chiamata, Bright sostiene che si trovino in una foresta, nel governatorato di Kasserine, vicino Feriana.

Per ascoltare la telefonata di Bright: https://inkyfada.com/2015/09/expulse-frontiere-migrant-algerie-ouardiya-tunisie/

Pronto?
Sì, qualcuno ha provato a chiamato a chiamarmi da questo numero.
Bright?
Si.
Sono Sanaa.
Ci hanno portato alla frontiera algerina. Ci hanno portato di forza verso l'Algeria.
Dove sei?
Alla frontiera algerina.
Sei alla frontiera algerina? In quale città?
Non lo so.
Ti richiamo.

Qualche ora prima, alle 6.30, ha avvertito Martina Tazzioli, ricercatrice italiana presente a Tunisi, informando che dalle 5.30 h del mattino, lui e altri 12 migranti sarebbero stati caricati a bordo di due furgoni della polizia, in cammino verso una destinazione sconosciuta e che non riconoscono la solita strada che conduce a Choucha.

Detenuti da fine agosto

Bright Samson era detenuto al centro di accoglienza e orientamento di Ouardhya dal 24 agosto. Era arrivato in Tunisia nel 2011, dopo essere scappato dalla guerra in Libia. “Diniegato” dallo statuto di rifugiato, si è ritrovato in Tunisia senza riconoscimento legale, come numerosi altri migranti in fuga dallo stesso conflitto e abbandonati alle loro sorti in una terra di nessuno: l'UNHCR ha dichiarato chiuso il campo nel giugno del 2013 e le autorità tunisine non hanno mai rilasciato i permessi di soggiorno che avevano promesso.

Lunedì 24 agosto 10 migranti si sono riuniti davanti la sede dell'Unione Europea a Tunisi. Rivendicano di essere reinstallati in Europa. “La polizia ci ha detto di venire al commissariato di polizia perché qualcuno dell'UE avrebbe voluto parlarci. Non appena arrivati, ci hanno arrestati” testimonia Bright.

I 10 manifestanti sono stati condotti al Centro di accoglienza e orientamento di Ouardhya. Li abbiamo contattati durante la detenzione e confermano di non aver potuto beneficiare dell'assistenza giuridica.
Nessun contatto con il loro avvocato

“Tunisie Terre d'Asile”, organizzazione di assistenza agli stranieri in Tunisia e specializzata nell'offrire un accompagnamento giuridico ai migranti detenuti, spesso in applicazione di una decisione di espulsione, tenta di inviare un avvocato per rappresentare il gruppo.

Citiamo:
“Le persone ci hanno contattato da Wardhya e con il loro accordo abbiamo mobilitato una avvocatessa per avere maggiori informazioni sulla procedura, sulle ragioni della detenzione e per verificare l'esistenza di una decisione di stato di arresto e una procedura di espulsione in corso”, spiega Anais El Bassil, responsabile della sezione tunisina.

L'avvocatessa Samia Djellassi, non riuscirà ad avere accesso ai documenti e si vedrà rifiutare il diritto di accesso al centro. Avrà conferma dal commissariato dell'arresto dei migranti per la situazione irregolare sul territorio, ma non potrà garantire loro l'assistenza. “Esiste una convenzione con il Ministero della Giustizia, gli avvocati possono visitare carceri e commissariati. Ma nessun accordo per i centri di detenzione, che dipendono dal Ministero degli Interni. Ho cercato di visitare i migranti come membro del team nazionale dei monitori dei luoghi di detenzione, ma non ho avuto risposte”, testimonia Semia Djelassi.

Dopo la detenzione, l'espulsione

A Ouardhya i migranti temono di essere riportati a Choucha, nonostante il campo si trovi in zona militare, considerata pericolosa perché frontaliera con la Libia o di essere espulsi alla frontiera algerina.

E' quello che è successo alla fine martedì 01 settembre, 9 dei 10 manifestanti e 4 altri migranti detenuti a Ouardhya sono stati espulsi alla frontiera.

Poco tempo dopo lo scambio telefonico di stamattina, il gruppo di migranti è stato obbligato ad attraversare la frontiera algerina:

Le forze dell'ordine tunisine ci hanno picchiato con dei bastoni e ci hanno minacciato: ‘se tornate indietro vi spariamo”. E' incredibile! Perché questo trattamento? Perché tanta violenza?” Chiede Bright.

Spiega che quindi sono passati dal lato algerino e che si sono ritrovati vicino ad un posto di frontiera dove hanno richiesto alle forze dell'ordine algerine in loco la loro localizzazione: posto di frontiera di Bouchebka, al limite del governatorato di Kasserine.
Il gruppo di nove di Chouha decide di rimanere vicino al posto di frontiera, dopo aver spiegato la loro situazione alle forze dell'ordine algerine:

Noi vogliamo che le autorità tunisine prendano le loro responsabilità.

Il gruppo composto dagli altri quattro migranti decide invece di restare sul territorio algerino.
Le autorità tunisine silenziose
Interrogato qualche giorno fa sulle possibili espulsioni alle frontiere algerine o libiche, il portavoce del Ministero dell'Interno, Walid Lougini, si accontenta di abbozzare una smorfia incredula.

Alla caserma della guardia nazionale di Al Aouina, il portaparola, colonnello Tarek Amraoui prende più seriamente la questione, ma si stupisce allo stesso modo della possibilità di espulsioni di migranti alle frontiere. Risponde che l'unico a potersi esprimere sulla questione è il direttore del centro diOuardhya, al momento in “missione di lavoro”. Rimanda quindi verso la Direzione della sicurezza pubblica che tenta di contattare a più riprese ma senza successo.

Se la possibilità delle espulsioni alle frontiere, in zone desertiche (del sud), pericolose o zone militari (Kasserine) desta scetticismo, le testimonianze di Bright e Othman e degli altri migranti, le varie chiamate e conversazioni lungo il tragitto oggi non lasciano più spazio a dubbi.

La Tunisie expulse des migrants à ses frontières

Queste testimonianze non sono le prime. In aprile scorso, tre ricercatrici italiane hanno pubblicato “Rifugiati in Tunisia: tra detenzione e deportazione”, un dossier preparato da Glenda Garelli, Federica Sossi, Martina Tazzioli.

Martina Tazzioli spiega: “In autunno 2014 un migrante ci ha chiamato un migrante per chiederci aiuto per un amico detenuto a Ouardhya. Abbiamo contattato questo migrante per telefono e abbiamo regolarmente discusso con lui durante la sua detenzione, oltre che con altri migranti.”

Il rapporto mette in luce le condizioni di detenzione, l'assenza di accompagnamento giuridico, la diversità della popolazione detenuta, ma soprattutto delle procedure per poter uscire dal centro: pagando il proprio biglietto aereo o rischiando un'espulsione.

Inkyfada ha tentato dal mese di aprile di avere delle risposte da parte del Ministero degli Interni su questa tematica. L'evento di oggi ci ha obbligato a pubblicare anche in mancanza di risposte chiare da parte delle autorità.

In quale quadro avvengono le espulsioni?

Se la legge tunisina parla di espulsione relativamente alla sanzione per un soggiorno o per una entrata irregolare sul territorio, perché dei migranti di nazionalità altre da algerina e libica e provenienti da paesi terzi vengono poi espulsi verso l'Algeria o la Libia?

Al Ministero degli Interni ci rimandano verso il Ministero degli Affari Esteri per verificare l'esistenza di una eventuale convenzione. Il responsabile della comunicazione è assente e nessun altro sa rispondere a questa domanda.

Sembra che i migranti autorizzati a entrare sul territorio algerino senza visto, secondo gli accordi bilaterali, vengono inviati alle frontiere. Una maniera di fargli abbandonare il territorio tunisino, nel quale si troverebbero in situazione illegale, e di farli entrare in territorio algerino, nel quale non hanno bisogno di visto.

“Nessuno vi ha detto chiaramente che i migranti sono inviati alle frontiere. E' imbarazzante dirlo. Non sono stata informata direttamente del fatto che erano stati deportati e peraltro nessuno ve lo dice, gli crea dei problemi, da un punto di vista legato ai diritti umani ammettere che fanno questo significherebbe dire: “Vogliamo sbarazzarcene”. Che possono fare i migranti se li abbandoni alle frontiere?”, s'interroga Djellassi.

Bright, Otham e gli altri si pongono la questione. Oltre ad essere stati deportati si ritrovano attualmente senza risorse, vicino ad una zona militare, dove l'esercito è presente e limita i movimenti per ragioni di sicurezza.

Tratto da www.tunisiainred.org

Articolo originale è apparso il 1 settembre 2015 :https://inkyfada.com/2015/09/expulse-frontiere-migrant-algerie-ouardiya-tunisie/ -
Traduzione dal francese a cura di Debora del Pistoia

Mexico: Des nouvelles de la C.I.P.RE- Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

cipre

Croix Noire Anarchiste- Mexico (CNA) : Des compagnons de la C.I.P.RE- Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance ont été transférés à la prison Nord. Ils dénoncent avoir reçu des coups de la part des matons.

1er septembre 2015

Lors d’une conversation téléphonique, les compagnons Fernando Bárcenas et José Hernández ont informé qu’à l’aube du 1er septembre ils ont été transférés à nouveau à la prison Nord, bien qu’ils soient toujours en train de récupérer de la grève de la faim qu’ils ont réalisé durant plus de cinquante jours.

Les compagnons ont raconté que lorsqu’ils ont refusé ce transfert ils ont été frappés par les gardiens. Le compagnon José a parlé d’une douleur forte aux côtes.

De retour dans la prison Nord, ils ont été placés à nouveau dans les dortoirs où ils se trouvaient avant leur grève de la faim.

Bien que les compagnons récupèrent bien, ils sont encore faibles et leur poids est très bas, de plus ils ont besoin d’un régime spécial, c’est pourquoi leur transfert dans la prison nord représente un risque pour leur santé.

Nous sommes en attente de plus de nouvelles.

Cruz Negra Anarquista- Mexico Source

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Fernando Bárcenas Castillo est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 20 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse, il a fait appel et il est dans l’attente de la décision. A l’intérieur de la prison, Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”. La C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) a été impulsée par Luis Fernando Bárcenas Castillo : “ C’est un mouvement qui émerge des entrailles de la prison, depuis l’organisation des prisonnierxs qui aujourd’hui ont décidé de crier !!”

José Hernández est un prisonnier dit de « droit commun » faisant partie de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance depuis le début.

LA C.I.P.RE c’est quoi ?

C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’État car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle ». [CIPRE]

Communiqués de la C.I.P.RE [chronologie] :

Communiqué de la C.I.P.R.E, fin de la grève de la faim

Mexico: 50éme jour de Grève de la faim de la C.I.P.R.E.

Mexico: La grève de la faim, une stratégie de lutte, Fernando Barcenas

Mexico: La Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance (C.I.P.RE) annonce une grève de la soif à partir du 10 août 2015

Prisonniers de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance (CIPRE) après 33 jours de grève de la faim.

Communiqué de presse grève de la faim de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance – C.I.P.R.E.

Déclaration de Fernando Barcenas Castillo à propos de la grève de la faim.

Déclaration collective. Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance en Grève de la faim

Grève de la faim de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

Message de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

 


GIRA DE DEFENSORAS DE DERECHOS HUMANOS DE GUATEMALA (en Madrid, 7 y 8 de Septiembre)

exigimosLa Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid y las organizaciones Asociación de Mujeres de Guatemala y Amigos de la Tierra reciben entre el lunes 7 el miércoles 9 de Septiembre a las defensoras de
Derechos Humanos del Norte de Huehuetenango, Alba Cecilia Mérida y Maria Victoria Pedro Mateo, muy cercanas a los presos políticos injustamente criminalizados y encarcelados en la región con motivo de su resistencia pacífica a la implantación de hidroeléctricas y megaproyectos por empresas trasnacionales.

En concreto, la empresa transnacional de origen español HIDRALIA, propiedad de los hermanos Castro Valdivia, especializada en la explotación de los recursos hídricos cuenta con las filiales Generadora San Mateo S.A., Promoción y
Desarrollo Hídricos e Hidroeléctrica San Luís y la Empresa cinco M. S. A. instaladas respectivamente en los municipios de Santa Cruz Barillas, San Mateo Ixtatán y Santa Eulalia. Las poblaciones de los tres municipios, haciendo uso de su derecho avalado por el Convenio 169 de la OIT y amparado por la actual legislación guatemalteca, han realizado masivas consultas en las que sus pobladores han expresado su rotundo rechazo a la explotación de cualquiera de sus recursos naturales por parte de las empresas extranjeras.

Es de conocimiento público que Hidro Santa Cruz opera en el municipio de Barillas sin licencia social, es decir, sin la aceptación mayoritaria de la población. A falta de consenso comunitario, obtiene respaldo a través de engaños (inicialmente compraron tierras para sembrar cardamomo); métodos violentos (contratación de empresa de seguridad y operadores militares); promoción de la división comunitaria; alianzas con el poder político, judicial, militar y paralelo; amenazas a líderes; persecución y re-persecución (nuevos delitos) judicial.

La gira de estas dos defensoras tiene como objetivos visibilizar las luchas en defensa del territorio en el Norte de Huehuetenango y sensibilizar sobre la problemática de la defensa del territorio, la criminalización y judicialización de las luchas en Guatemala, a través de entrevistas y reuniones con colectivos y organizaciones de solidaridad y con oficinas y organismos de
Derechos Humanos (Amnistía Internacional, MAEC,
Defensor del Pueblo, etc.)

Vídeos de presentación de la gira:

Cecilia Mérida: https://drive.google.com/file/d/0B6Jj-IlYLET4eXM2a2NtSkJUS1U/view?invite=CPLciqsF&pli=1

Maria Victoria Pedro Mateo: https://drive.google.com/file/d/0B6Jj-IlYLET4ZHltOE1fOENyRU0/view?invite=CNfa5sAC&pli=1

 

 

 

 

 

 

Liberté pour Miguel d'Eloxochitlan et pour Roque Coca

tags : pl-fr,

Dans le cadre de la semaine internationale en solidarité avec les prisonniers anarchistes, ami-e-s, compagnon-nes, familles et individus solidaires de l'assemblée communautaire d'Eloxochitlán de Flores Magón ont lancé un appel à la solidarité pour exiger la rapide libération de Miguel Ángel Peralta Betanzos, emprisonné dans le centre pénitentiaire de Cuicatlán, tout comme des neufs prisonniers de l'assemblée communautaire d'Eloxochitlán de Flores Magón, qui se trouvent emprisonnés à Ixcotel, ainsi que la suspension des ordres d'appréhension des membres de l'assemblée, et la libération de Roque Coca, indigène mixtèque arrêté à Oaxaca le 7 juin dernier et incarcéré dans la prison del Perote, Veracruz.

[note. Roque Coca, compagnon de barricade de Miguel et de nombreux autres compas durant le soulèvement de Oaxaca en 2006, a été arrêté dans cette même ville le 7 juin dernier, au terme de la journée de lutte contre la campagne électorale. Il est depuis emprisonné en compagnie de 7 autres autres personnes dans le penal del Perote, sans qu'acune accusation ne lui ait été notifiée jusqu'à présent].

Communiqué « Le système d'application de la justice à Oaxaca est pourri, de fait il empeste ! »

Après 110 jours de détention de notre compañero Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l'assemblée communautaire d'Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca, nous voulons vous faire savoir que le procès juridique qui s'est déroulé jusqu'à maintenant a été une nouvelle fois perturbé par ceux qui disent rendre la justice dans ce pays.

Après la sentence d'emprisonnement que le juge de Huautla de Jiménez, Oaxaca a prononcé le 7 mai, sa défense a opposé deux appels pour exiger la liberté de Miguel. Le délai juridique étant de trois mois, soit avant la date du 7 août, ces recours auraient du être résolus, cependant le juge de Huautla n'a pas permis le déroulement du procès puisqu'il a retenu les documents qui avaient été sollicités par les juges de Oaxaca pour résoudre la situation légalement. Au jour d'aujourd'hui, trois audiences ont été reportées suite aux omissions du juge de Huautla, c'est pour cela qu'est prévue le lundi 24 août la prochaine audience pour résoudre un des recours juridiques [NOTE : L'AUDIENCE DE MIGUEL A DE NOUVEAU ÉTÉ REPORTÉE AU 24 SEPTEMBRE PROCHAIN].

(...)

De même, nous exigeons la libération de notre compagnon Roque Coca, détenu le 7 juin dans la ville de Oaxaca, incarcéré depuis en compagnie de 7sept autres indigènes dans la prison de Perote, Veracruz, sans avoir reçu de notification légale de la raison pour laquelle il se trouvait là, de qui l'accuse et de quoi.

Liberté immédiate pour les 10 prisonniers de l'Assemblée Communautaire d'Eloxochitlán de Flores Magón incarcérées pour raisons politiques !!!

Liberté immédiate pour Roque Coca !!

Armée hors des rues de Oaxaca !!!

"La rébellion c'est la vie, la soumission c'est la mort" Ricardo Flores Magón

Prisonniers et prisonnières, liberté !!

Ami-e-s, compagnon-nes, familles et individus solidaires de l ?assemblée communautaire d'Eloxochitlán de Flores Magón

18 août 2015

Plus d'informations sur le cas de Miguel Peralta Betanzos sur le site https://liberonsles.wordpress.com/


ECRITS DE PRISON

Un jour de plus, c'est toujours un jour de moins Par Miguel Betanzos


La prison un centre de réadaptation sociale ? Ah ! Ah ! Ah ! Laissez-moi rire.

Un espace de ségrégation des individus-personnes, de discrimination, de non personnes, d'exclusions, de sans droits, de sous-alimentation, de non accès à la santé, un espace d'isolement, sans éducation, certainement pas un espace d'épanouissement de la sexualité.

Toujours obéir à des ordres, à des règles "de bon comportement ou de bonne conduite", à des horaires établis et des appels à cause de la fameuse fuite, l'évasion ; des espaces mal organisés, ou plutôt pas d'espace, pour les loisirs, le travail ou pour faire du sport et des installations en très mauvais état, bref, un lieu de détenus et de surveillants, de policiers et de directeur, de balances, pourquoi ne pas le signaler.

Selon les dires du directeur et des surveillants nous sommes au paradis, mais pour nous qui nous trouvons ici et pour ceux qui ont été dans d'autres centres pénitentiaires, toutes les prisons sont les mêmes.

En ces lieux, la faune est diverse et habituellement l'agitation commence à 6:00.

Les cinq chargés de préparer les aliments ouvrent la cuisine, le bruit commence avec le son des casseroles et des cuillères, tout un orchestre, même les oiseaux les accompagnent. On commence à entendre les premiers bonjours, dans le petit couloir entre la cuisine, la menuiserie et les toilettes.

7:00 du matin, c'est l'appel, toujours ponctuel, les yeux baissés, ça c'est leur discipline. Après l'appel on se met en rang pour la distribution des outils de travail dans la cage, ils ouvrent la menuiserie, ils allument la scie circulaire et la radio s'y mêle aussi. Parfois on n'arrive pas à faire la différence entre un son et un bruit, il y en a toujours un pour siffler une chanson du coin, une chilienne pour changer un peu et diversifier ! On se réunit aussi dans l'espace fumeur pour partager une cigarette et raconter les histoires qui nous arrivaient là-bas quand on était dehors et il y a aussi l'ouverture de la petite boutique où l'on peut acquérir divers articles pour l'hygiène personnelle, savon, dentifrice, rasoir, et aussi des gâteaux secs, des chips, des tartes, des bonbons, etc.

Aux environs des 7:30 on entend la voix de celui qui est chargé de distribuer les tâches de nettoyage des toilettes, des douches, couloir et cuisine, manaaaaaaaaaaaaaards, manaaaaaaaaards (tâcherons). Comme des moutons que le berger appelle pour leur donner du sel, ceux dont c'est le tour accourent et on distribue les tâches : recycler les poubelles, ramasser les papiers des toilettes, pour German et Mario les fourneaux (comal), laver et passer la serpillière, pour Carlos nettoyer le couloir, pour Torres nettoyer la table, pour Ernesto laver les casseroles. C'est comme ça pendant tout un mois, chacun essaie de se réveiller avec son activité et la musique de l'eau commence, on rince, on arrose et on rassemble les seaux, chaque goutte tape sur un tambour. Et quand c'est fini tout s'en va et il ne reste que notre corps. Mais ce que l ?on peut faire comprendre c'est que notre esprit, nos pensées, nos rêves sont libres, eux ne rentreront jamais dans la routine qu'impose le système. Les barreaux se diluent et on traverse les murs, les chants des oiseaux accompagnent l'eau, s'assemblent avec les coups de tonnerre et les éclairs dans le ciel.

Et ainsi la journée s'en va, ils nous l'ont prise, ils nous l'ont volée.

Écrits de prison, Miguel Betanzos

Juillet 2015, écrits envoyés pour la IIIe Rencontre contre l'emprisonnement et pour la liberté qui a eu lieu à Oaxaca, Mexique en juin dernier

Traduction : Amparo, Patxi et Les trois passants Correction : Myriam et Val